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Soudan: visite du président tchadien Deby en vue d'une réconciliation

De Guillaume LAVALLEE (AFP)

KHARTOUM — Le président tchadien Idriss Deby Itno a entamé lundi sa première visite au Soudan depuis 2004, signe d'apaisement entre les deux voisins qui se livrent une guerre par rebelles interposés et dont les bonnes relations sont jugées essentielles à une solution au conflit du Darfour.

Le président tchadien est arrivé lundi en fin de matinée à l'aéroport de Khartoum, où il a été accueilli par son homologue soudanais Omar el-Béchir. "Il s'agit d'une visite historique, a déclaré à l'aéroport le ministre soudanais des Affaires étrangères, Deng Alor. Nous tentons d'améliorer les relations entre le Tchad et le Soudan. Et je pense que cette visite en est un témoignage.". "Nous espérons que plusieurs enjeux seront discutés et résolus au cours de cette rencontre", a poursuivi le chef de la diplomatie soudanaise.

débyMi-janvier, les deux pays ont déjà signé à N'Djamena un "accord de normalisation" de leurs relations assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières".Le Tchad et le Soudan s'engagent à cesser tout soutien à leurs mouvements rebelles respectifs. L'accord prévoit aussi le déploiement d'une force mixte à la frontière tchado-soudanaise composée de 3.000 hommes, à parts égales.

La dernière visite d'Idriss Deby au Soudan remontait à juillet 2004, à l'occasion d'une rencontre avec Omar el-Béchir à el-Geneina, capitale stratégique du Darfour-Ouest, à une vingtaine de kilomètres du Tchad. Mais les relations s'étaient détériorées l'année suivante pour des raisons liées dans un premier temps à la politique intérieure tchadienne: après une tentative avortée de coup d'Etat en 2004, des proches de Deby ont fait défection et formé une opposition armée ayant le Darfour pour base stratégique.

Ces dissidents étaient pour la plupart de la même tribu qu'Idriss Deby, les "zaghawa", aussi présents dans le Darfour soudanais.Pour contrer la rébellion tchadienne, Idriss Déby avait offert un sanctuaire aux rebelles darfouris du Mouvement pour la justice et l'Egalité (JEM) dirigé par Khalil Ibrahim, lui-même un "zaghawa" de l'influent sous-clan "kobe". Ces développements avaient profondément modifié les relations entre le Tchad et le Soudan, chaque pays soutenant désormais l'opposition armée hostile à son voisin.

Différentes tentatives pour réconcilier les deux pays étaient restées lettre morte dont le pacte de non-agression, baptisé "accord de Dakar", signé en mars 2008 dans la capitale sénégalaise. Mais "cette fois-ci, ça a l'air sérieux, a déclaré à l'AFP un diplomate sous le couvert de l'anonymat. "Les deux pays en ont besoin en ce moment. Le Tchad se dirige vers des élections législatives en novembre et une présidentielle en avril 2011, alors que des élections sont prévues en avril au Soudan, puis un référendum en janvier 2011", sur la sécession du Sud-Soudan, a-t-il noté.

Selon des observateurs, la normalisation des relations entre Khartoum et N'Djamena priverait les rebelles darfouris d'un de leurs importants soutiens et pourrait faciliter un accord entre la rébellion du Darfour et le gouvernement soudanais, qui doivent prochainement entamer des pourparlers directs au Qatar. "Cette visite (d'Idriss Deby) aura définitivement un impact positif sur les pourparlers de Doha", a assuré lundi le chef de la diplomatie soudanaise, Deng Alor.

Nous ne savons toujours pas comment se terminera cette mascarade qui n'est que la partie visible d'un gigantesque jeu de dupes dans lequel arrières pensées, corruption, basses manœuvres et trahisons seront la règle. Ce dont nous sommes certains c'est que tout cela est porteur de grands malheur pour les populations installées au Darfour et dans l'Est du Tchad.

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El-Béchir remercié par la France

L'Élysée a envoyé un représentant à Khartoum pour remercier le président soudanais Omar el-Béchir de ses efforts en faveur de la libération du travailleur humanitaire français Laurent Maurice, relâché samedi 6 février. Paris a demandé la poursuite des actions pour les trois français encore détenus dans la région.

Un conseiller du président français Nicolas Sarkozy a remercié en personne dimanche le président soudanais Omar el-Béchir des efforts déployés par Khartoum dans la libération du Français Laurent Maurice, otage pendant trois mois d'un groupe obscur du Darfour.

maurice"Je suis venu de la part des autorités françaises remercier le président Béchir et les autorités soudanaises pour les efforts qu'ils ont conduits et qui ont permis la libération du travailleur humanitaire du CICR de nationalité française", a déclaré André Parant, conseiller du président Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines. Laurent Maurice, un agronome français de 37 ans travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avait été kidnappé le 9 novembre dans un village de l'est du Tchad, près de la frontière avec le Darfour voisin, et a été libéré samedi après 89 jours de captivité.

Ci-contre : L'otage libéré, Laurent Maurice

Trois humanitaires toujours en captivité

Un groupe obscur du Darfour affirmant s'appeler les "Aigles de libération de l'Afrique" avait revendiqué ce rapt, de même que celui en Centrafrique de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH qui sont toujours en captivité. Un employé Franco-britannique du CICR, Gauthier Lefèvre, a quant à lui été enlevé au mois d'octobre dans le Darfour-Ouest, mais n'a toujours pas été libéré. Aucun groupe n'a revendiqué son rapt.

"J'ai également rappelé au président (Omar el-Béchir) l'existence de trois autres travailleurs humanitaires français (les deux de Triangle et celui du CICR, ndlr) qui sont encore détenus et j'ai exprimé à cette occasion le souhait que les efforts qui ont été menés pour libérer monsieur Laurent Maurice se poursuivent de façon à permettre également la libération des autres otages français", a ajouté M. Parant. Ce dernier s'est brièvement adressé à la presse après avoir rencontré le président soudanais Omar el-Béchir dans sa "guesthouse" (bait al-diafa) située dans le centre-ville de Khartoum.

"Nous avons discuté d'un certain nombre de sujets", a indiqué M. Parant, sans plus de détails

La date choisie pour cette libération n'est pas fortuite. Tout ceci pue la manipulation et s'inscrit dans un contexte beaucoup plus large. Al Béchir qui n'est probablement pas plus responsable de la libération de Laurent Maurice que de son enlèvement marque des points en apparence. Le plus important est toutefois dans le certain nombres de sujets qui ont été abordés.

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PROCÈS HABRE: Le Tchad propose 2 milliards de francs Cfa au Sénégal
(Le Soleil 06/02/2010) 

N’DJAMENA - Le Tchad a mis 2 milliards de Francs Cfa (3 millions d’euros) à la disposition du Sénégal pour l’organisation du procès de l’ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l’humanité, a annoncé, vendredi, le ministre tchadien des Droits de l’Homme, Abderamane Djasnabaille.

« Le gouvernement a mis à la disposition de ce dossier Hissène Habré 2 milliards de FCfa. Nous attendons que le gouvernement sénégalais nous dise où il faut mettre cet argent », a affirmé à N’Djamena, M. Djasnabaille lors d’un point de presse, après une audience accordée à une délégation conduite par Me Jacqueline Moudeina, avocate des victimes.

« Le gouvernement tchadien soutient politiquement et diplomatiquement les victimes. Nous allons bouger à Dakar, Addis-Abeba et partout ailleurs pour que le jugement de Hissène Habré et ses complices soit effectif en 2010 », a-t-il assuré. Le porte-parole de Human rights watch, Reed Brody, a précisé que : « Le ministre nous a demandé de présenter la liste des anciens agents de la Dds (Direction de la documentation et de la sécurité) qui sont toujours dans l’administration.

« Nous ne voulons pas seulement que les victimes soient indemnisées, nous voulons aussi que les locaux de la Dds soient transformés en Musée en mémoire des victimes », a indiqué M. Brody. La France avait indiqué, mercredi, qu’elle était prête financièrement à prendre « sa part dans le soutien qui sera apporté au Sénégal » pour l’organisation du procès. « Nous souhaitons que ce procès puisse avoir lieu rapidement et dans de bonnes conditions », avait indiqué Bernard Valero du ministère des Affaires étrangères. Hissène Habré a dirigé, de 1982 à 1990, l’ancienne colonie française.

Installé à Dakar depuis sa chute, l’ancien dictateur est accusé de milliers d’assassinats politiques et de torture systématique. Il est poursuivi pour « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture ».

En juillet 2006, l’Ua avait donné mandat au Sénégal de le juger. Mais ce procès n’a pas encore débuté.

L'occident a acheté à Déby un costume d'homme d'Etat de droit, de pourfendeur de la corruption, d'homme d'ouverture et de paix. Ainsi déguisé, il ne recule devant rien pour convaincre que l'habit fait le moine. Alors, pour hâter le procès d'Hissein Habré, il va participer à son financement. Dans ces conditions, il est encore plus probable que le rôle essentiel qu'il a tenu dans l'accomplissement des crimes imputés à H.H. Ne sera pas évoqué. Pas plus que ne fut évoquée sa profonde implication dans l'affaire des faux dinars de Barheïn. Ainsi va la justice façon francafric.

wadedébyKouchnerhabré

Quelle brochette ! ça promet !

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Le Sénat américain se penche sur des cas de corruption en Afrique

Le 7 Février 2010

Un rapport du Sénat américain a mis en lumière des opérations financières douteuses qui auraient été menées aux Etats-Unis par des membres des familles de chefs d'Etat africains. Il pointe la responsabilité des banques américaines et s'inquiète de la facilité avec laquelle l'argent est blanchi dans le pays.

SénatLe document de 330 pages consacré au blanchiment d'argent a été publié jeudi dénonce la facilité avec laquelle des banques américaines ont fait entrer sur le territoire des sommes importantes d'origine douteuse. Citigroup, Machovia et Bank of America sont dans le collimateur.

C'est quatre cas qui sont détaillés dans le rapport et citent la famille de l'ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, celle du chef de l'Etat equato-guinéen Teodoro Obian Nguema, une des femmes de l'ancien vice-président nigérian Atiku Abubakar et enfin Pierre Falcone, l'homme d'affaires français.

On peut lire comment l'ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, aujourd'hui décédé, a acquis par l'intermédiaire du lobbyiste Jeffrey Birrel six véhicules blindés et six avions militaires C-130. Avec l'autorisation de l'Etat américain. Des opérations douteuses d'un montant de 18 millions de dollars, selon le document du Sénat.

Un million de dollars sur un compte

Par ailleurs, Omar Bongo Ondimba aurait "fournit de grandes quantités d'argent liquide à sa fille Yamilee Bongo-Astier" qui a déposé ces fonds dans des banques à New York entre 2000 et 2007. La femme d'Ali Bongo, Inge Lynn Collins Bongo, est également citée comme ayant transféré de fortes sommes d'argent aux Etats-Unis. Dans le coffre fort de l'une des banques, dit le rapport, elle possédait un million de dollars en billets de 100 dollars.

Selon le rapport, le fils de Teodoro Nguema Obiang aurait fait entrer aux Etats-Unis, entre 2004 et 2008, environ 110 millions de dollars par l'intermédiaire de deux avocats américains, Michael Berger et George Nagler. Une enquête du département de la Justice américaine est en cours à ce sujet.

Le document cite également Jennifer Douglas, une américaine, épouse de l'ancien vice-président du Nigeria Atiku Abubakar, pour avoir fait passer aux Etats-Unis environ 40 millions de dollars entre 2000 et 2008.

Angolagate

Enfin, le rapport rappelle l'exemple de l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, surnommée "Angolagate", dans laquelle l'homme d'affaires Pierre Falcone, condamné et emprisonné en France, a transféré des millions de dollars aux Etats-Unis.

Avec ces exemples à l'appui, les élus de la commission des Enquêtes du Sénat américain dénoncent les failles du système financier des Etats-Unis qui permet à certaines personnalités de transférer de l'argent à la provenance douteuse vers des banques américaines, via des lobbyistes, des avocats, des agents immobiliers ou d'autres intermédiaires.

"La corruption est une menace directe sur nos intérêts nationaux", a déclaré le sénateur Carl Levin, président de la commission. (avec AFP)

Blablabla, Blababla. Bizarre, le sénat américain a retenu des dossiers qui ne touchent pas les intérêts américains, ça ne pose pas de problème d'en parler.

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Laurent Maurice libéré.


Par qui a t-il été enlevé ? Quelle est la contrepartie de sa libération ? Les voyous hantent la région. MJE, Déby, Khalil, Timan, Al Bechir et les mafias sur lesquelles ils s'appuient sont autant de coupables potentiels. Kouchner, grand spécialiste des paniers de crabes dans lesquels il se complaît doit le savoir pertinemment. Il est probabale que la vérité tarde à venir; .....................si jamais elle vient.

CICR - Communiqué de presse n° 10 / 13

6 février 2010

Soudan / Tchad : le CICR confirme la libération de Laurent Maurice, Genève (CICR)

Laurent Maurice, le collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge enlevé dans l’est du Tchad le 9 novembre dernier, est libre. M. Maurice a retrouvé la liberté aujourd’hui, 6 février 2010. Au terme de 89 jours de captivité, il est éprouvé, mais semble en bonne santé.

logoUn autre collaborateur du CICR, Gauthier Lefèvre, pris en otage le 22 octobre 2009 au Darfour Ouest, est toujours retenu captif. Le CICR, qui reste très préoccupé par le sort de M. Lefèvre, continue à demander instamment sa libération inconditionnelle. « Le CICR est soulagé que Laurent soit désormais libre, et il se réjouit que celui-ci puisse bientôt retrouver sa famille et ses amis », a déclaré Jordi Raich, chef de la délégation du CICR au Soudan. « Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien, d'une manière ou d'une autre, pendant sa captivité. »

Agronome de profession et de nationalité française, Laurent Maurice avait été enlevé à Kawa, dans l’est du Tchad, où il se trouvait pour évaluer la dernière récolte. Il travaillait alors au Tchad depuis environ 10 mois.

Informations complémentaires :

Saleh Dabbakeh, CICR Khartoum, tél. : +249 91 213 77 64

Alexandra Matijevic, CICR Khartoum, tél. : +249 183 476 464 ou +249 912 17 05 76

Marco Succi, CICR N'djamena, tél. : +235 6 20 10 05

Carla Haddad Mardini, CICR Genève, tél. : +41 22 730 3443 ou +41 79 217 32 26

ou sur notre site : www.cicr.org

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Une partie de poker menteur vient de commencer, à suivre avec grand intérêt

Le président Déby souhaite se rendre à Khartoum pour entériner la réconciliation avec le Soudan ( FRANCE 24)

DébyLe président tchadien, Idriss Déby Itno, a annoncé vouloir rendre visite le 8 février à son homologue soudanais. Toujours aux prises avec les accusation de la CPI, Omar el-Béchir n'a pas officiellement réagi à la demande de N'Djamena.

Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé mercredi qu'il allait rencontrer le président soudanais Omar el-Béchir à Khartoum le 8 février, une délégation tchadienne se rendant dès jeudi à Khartoum dans le cadre de la création de la force mixte tchado-soudanaise.

"J'irai le 8 février à Khartoum discuter avec le président el-Béchir", a affirmé M. Déby à N'Djamena lors d'une audience accordée à des représentants de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) rassemblés au Tchad. "Je suis un homme de dialogue et d'ouverture. La guerre n'a jamais arrangé les choses et je sais de quoi je parle messieurs les parlementaires. Le Tchad veut vivre en parfaite harmonie avec tous ses voisins", a-t-il assuré.

Le Tchad et le Soudan, qui entretiennent des relations chaotiques depuis cinq ans, s'accusant notamment de soutenir des rébellions hostiles à leur pouvoir, ont signé mi-janvier à N'Djamena un "accord de normalisation" assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières". Dans ces accords, les deux pays se sont engagés à cesser tout soutien à leurs mouvements rebelles respectifs et ont également établi un calendrier en vue de la création d'une force mixte.

Béchir dénonce les "visées destructrices" de la CPI

Mais outre le processus de réconciliation avec le Tchad, le président soudanais el-Béchir doit de nouveau faire face aux pressions de la Cour Pénal Internationale (CPI).

Le gouvernement soudanais a accusé mercredi la Cour pénale internationale de vouloir compromettre les élections soudanaises d'avril et le processus de paix avec la rébellion du Darfour, en réexaminant l'accusation de génocide non retenue dans le mandat d'arrêt contre le président Omar el-Béchir.

France 24 rapporte sobrement les propos de Déby sans proposer de justification à son initiative. Une attitude naturelle en sorte pour « un homme de dialogue et d'ouverture », rien de plus. Nous sommes consternés devant l'innocence de certains journalistes.

Ci-dessous, N'Djaména Matin publie un scénario digne d'un James Bond. Il est difficile d'imaginer que Omar Al Béchir puisse tomber dans un piège aussi grossier. Il est clairement établi que dans le plan de déstabilisation et de partition du Soudan imaginé par les Etats-Unis, Déby piloté et assisté par la France doit tenir un rôle important. On sait que les responsables américains et leurs homologues français sont parfois capables d'imaginer des stratégies à dormir debout. On imagine mal toutefois que cette idée soit la leur. Avec Déby, il faut toutefois qu'ils s'attendent à tout, surtout au pire.

Ce qui va se passer dans les semaines à venir risque de bouleverser l'équilibre de la région

L'article de N'Djaména Matin

Aux  parlementaires d’une vingtaine de pays francophones - réunis à N’djamena dans le cadre de leur traditionnel conclave – qui lui demandaient des nouvelles de l’accord dit de normalisation signé par son pays et le Soudan le 15 janvier dernier,  le dictateur tchadien Idriss Deby Itno a annoncé, en bombant le torse, hier mercredi, sur fond d’improvisation, une visite qu’il effectuera en terre soudanaise lundi 08 février prochain, afin de "discuter" avec son homologue El Béchir.

A en croire Deby même qui, en véritable analphabète des usages diplomatiques, pense pouvoir se rendre chez son homologue sans que celui-ci l’y ait invité, le général Béchir n’était même pas encore informé de cette rencontre au moment  où il l’annonçait à ses hôtes. « … C'est à vous que je réserve cette primeur. Il sera informé au sortir de cette rencontre », s’est-il empressé de dire, ajoutant au passage, lui l’indécrottable va-t-en guerre, qu’il est  « un homme de dialogue et d'ouverture », que « la guerre n'a jamais arrangé les choses… » et que « le Tchad veut vivre en parfaite harmonie avec tous ses voisins ».

Comme on le voit bien, la sommation adressée aux résistants politico-militaires tchadiens ayant leurs bases au Soudan de quitter ce pays a sans doute rendu Deby ivre de joie, et c’est sans aucun doute ce nouveau développement consécutif à l’accord de N’djamena que Deby s’en va "fêter" avec son ancien ennemi devenu depuis peu son ami.

En toute logique, on ne se serait pas attendu à ce que Deby fasse montre d’un aussi déraisonnable triomphe à la seule idée que les bases-arrières soudanaises de ses opposants sont coupées. Mais c’est compter sans l’inconséquence pathologique de ce chef de guerre dont le cerveau est bouché depuis des décennies par le sang que ses mains ont profusément versé.      

En effet, Deby aurait plutôt dû s’inquiéter de la décision prise par Khartoum vis-à-vis des politico-militaires tchadiens, pour deux raisons au moins :

La première raison qui découle d’une déduction tout simplement logique est que l’absence désormais de base dans un pays étranger de l’opposition politico-militaire tchadienne va contraindre celle-ci  à monter de manière décisive à l’attaque de N’djamena, tout espoir de paix - avec celui qui n’a jamais laissé d’autres choix à ses adversaires politiques que celui de la capitulation pure et simple ou celui de la guerre totale – étant complètement annihilé.

La deuxième raison est qu’au moment même où Deby annonçait sa visite au Soudan, la nouvelle selon laquelle Les juges d'appel de la cour pénale internationale (CPI) avaient demandé aux magistrats de première instance de reconsidérer leur décision de ne pas retenir l'accusation de génocide contre le président soudanais Omar el-Béchir, dans le conflit au Darfour tombait sur les télescripteurs du monde entier.

Pour qui  se rappelle que l’an dernier, le procureur de la CPI avait ravivé le conflit soudanais en inculpant El Béchir au moment où celui-ci discutait avec les rebelles du MJE, laquelle inculpation avait conduit le leader du principal  mouvement rebelle à quitter la table des négociations sous prétexte qu’il ne pouvait pas négocier avec quelqu’un qui pouvait être arrêté du jour au lendemain.

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Deby devrait comprendre que ce n’est pas demain qu’il y aura la paix totale au Soudan dont il dit avoir chassé de chez lui les rebelles.Il apparait donc clairement qu’autant les opposants au régime de Deby vont intensifier la lutte pour sauver leur peau, autant les sécessionnistes du Darfour qui n’ont plus de bases-arrières au Tchad vont intensifier la leur pour les mêmes raisons, à la nuance que El Béchir lui au moins, est toujours disposé à négocier nonobstant la suprématie de son armée.

Un piège à cons en marche ?

Au-delà de la partie visible de la visite prochaine de Deby à Khartoum - où il n’a, en réalité,  pas encore été invité - de nombreux observateurs avisés des méthodes du maître de N’djamena voient se profiler un piège dans lequel  il voudrait entraîner celui qu’il considère toujours  – nonobstant les apparences – comme son ennemi.

En effet il va aujourd’hui chez El Béchir, contre lequel il a longtemps plaidé pour l’arrestation dans le cadre du mandat d’arrêt international lancé par la CPI, et demain il invitera ce dernier au Tchad pour le livrer entre les mains de la CPI comme il l’a fait récemment avec l’opposant centrafricain Charles Massi.

Par A.K | Ndjamena-matin   

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Communiqué UFCD du 04 Février 2010

LE SOUDAN TENTE DE FAIRE COUP DOUBLE

D'un côté, le Soudan est empêtré dans divers problèmes dont le premier est Al Bechir lui même.. Viennent ensuite le Sud et son référendum à venir, l'hostilité internationale, le Darfour, le MJE, le T.P.I., les relations avec le Tchad...ça fait beaucoup. Vis-à-vis du reste du monde, il est important pour Al Bechir d'essayer de calmer le jeu, de jouer le président sage et ouvert, démocrate et pacifique.adouma

D'un autre côté, depuis des années, le Soudan équipe et finance à très grands frais une cohorte de pseudo rebelles tchadiens qui promettent inlassablement de renverser Déby sans oublier chemin faisant de réduire le MJE en miettes. Après plusieurs années et quelques centaines de millions de US $ dépensés, force est de constater que les pseudo chefs rebelles se sont enrichis de manière honteuse, que Déby ne se sent absolument pas menacé et que le MJE est de nouveau totalement opérationnel.

Il est donc tout à fait compréhensible que Al Bechir ait décidé de donner congés à ces rebelles aussi coûteux qu'inefficaces. Pour lui cela peut sembler gagnant-gagnant, il donne des gages à la communauté internationale et il fait des économies budgétaires conséquentes. Ce qui est incompréhensible c'est que Al Béchir ait attendu aussi longtemps avant de prendre cette mesure de bon sens. Cela suffira t-il à le sauver, rien n'est moins certain. Une opération de déstabilisation du Soudan menée par les USA avec la complicité de la France semble en marche. Il est peut-être trop tard pour la stopper.

Que vont faire les pseudo rébellions installées au Soudan ?

Il faut d'entrée exclure qu'ils prennent la tête des quelques combattants qui leur sont restés fidèles et qu'ils attaquent Déby de front.Les champs de bataille ce n'est pas leur domaine, ce ne sont pas des soldats. Il leur reste beaucoup trop d'argent à dépenser, ils ne peuvent pas envisager de mourir au champ d'honneur. L'honneur reste d'ailleurs pour eux quelque chose de très flou.

Ils ne semblent pas en position de force pour négocier à leur avantage un ralliement à Déby mais ils ont en commun avec lui un long passé mafieu et criminel, sans compter certains liens familiaux, rien n'est donc exclu. Une éventuelle réconciliation ne sera certainement pas financée par Déby. Les voleurs devront cette fois mettre la main au portefeuille.

Il leur reste la possibilité de se retirer dans les nombreuses propriétés qu'ils ont acquis ici et là. Confortablement installés, ils pourront ainsi faire fructifier leur argent en attendant le retour aux affaires auquel ils rêvent.

Quelles conséquences pour l'UFCD ?

Les troupes de l'UFCD n'ont pas à quitter le Soudan qui ne les soutient pas, elles sont installées au Tchad depuis longtemps. De ce point de vue les gesticulations actuelles n'ont aucune conséquence sur notre mouvement.

Les pseudo rebelles étaient de piètre militaires mais ils étaient équipés généreusement par le Soudan. Une partie des troupes faméliques de l'UFDD et du machin UFR en dissolution avancée a déjà rejoint les rangs de l'UFCD. Ce mouvement irréversible va se poursuivre, l'UFCD et ses alliés vont ressortir renforcés de cette affaire.

Déby et Al Béchir ont été contraints pour diverses raisons d'engager un rapprochement théâtral. Le premier acte se termine et jusque là les deux acteurs respectent le scénario : rencontres bilatérales fréquentes, Déby annonce même qu'il va aller à Khartoum prochainement. La mise en scène est parfaite mais connaissant les deux personnages principaux, un dérapage violent est envisageable. Si tel devait être le cas, des conséquence très positives pour notre mouvement et pour ses allié ne sont pas à exclure.

La lutte continue dans un contexte beaucoup plus simple, plus lisible et donc plus favorable.

Vive la Démocratie, vive les Tchadiens

logoLe Porte-parole de l'UFCD

Alhafiz SEID MAHAMAT

Contact : 008821621346535

E-mail : ufcd@ufcd.org

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4 Février 2010

COMMUNIQUE FPRN/UFC N°003/COR/NAT/PP/0110

concernant l'arrestation du Colonel DJIBRINE DASSERT

Par le présent, le FPRN/UFC attire une fois de plus l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le sort advenu au Colonel DJIBRINE DASSERT, président du MPRD,  fait prisonnier par le régime  de Déby le  08 janvier 2010.

Des informations concordantes attestent que le colonel Dassert, blessé au moment de sa capture, se trouve actuellement en situation de mort faute des soins. Incarcéré et quotidiennement torturé par les agents de l’ANS au sein même de la présidence, M.Dassert est délibérement abandonné au fond d’une cellule dans l’enceinte de ladite présidence. 

Par ce fait, le régime de Déby démontre sa fidélité à sa startégie habituelle, celle qui consiste à l’élimination physique de toutes les personnes qui osent lui opposer une voix discordante à la sienne.


Aussi le FPRN/UFC, en solidarité complète avec la base combattante du MPRD avec lequel il  partage les mêmes objectifs, dénonce avec la dernière énergie cet acte criminel  de DEBY  vis à vis de ses opposants et lance un appel solennel aux organismes des droits de l’homme ainsi qu’à l’Union Africaine et les différentes instances de l’ONU pour qu’elles s’investissent rapidement afin de suspendre les intentions criminelles   de Déby.
 
Fait le 30 janvier 2010
Pour le Président du FPRN/UFC,
Le Chargé de la Communication,
 
BRAHIM Oumar

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Des députés et sénateurs français évoquent la disparition de Ibni Oumar Mahamat Saleh.

La création d'une enquête parlementaire est envisagée et le socialiste Gaëtan Gorce dénonce une «conspiration du silence» à N'djaména comme à Paris.

Deux ans jour pour jour après la disparition, et l'élimination probable de l'un des principaux chefs de l'opposition tchadienne par le régime d'Idriss Déby à N'djaména, des parlementaires français ont décidé de passer à l'offensive pour tenter de faire la lumière sur l'assassinat d'Ibni Oumar Mahamat Saleh.

gorceLors d'une conférence de presse organisée, mercredi, à l'Assemblée nationale à l'instigation d'Amnesty international et de l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), deux députés - l'UMP Françoise Hostalier (présidente du groupe d'amitié France-Tchad) et le socialiste Gaëtan Gorce (photo)- ainsi que le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur, ont évoqué la possible création d'une commission d'enquête parlementaire pour tenter de briser le silence autour d'une affaire aux relents de secret d'État. En cas de refus, ils envisagent de porter l'affaire de la justice.

Si la France est interpellée dans cette affaire, c'est que la disparition d'Ibni, un mathématicien formé à Orléans, s'est produite alors que Paris apportait un soutien déterminant, quoique discret, au président Déby alors assiégé dans son palais par des rebelles soutenus par le Soudan.

En vertu d'un accord liant les deux pays, la France a fourni des renseignement et des munitions au pouvoir tchadien.

Enlèvement par des militaires
Sur place, ses soldats déployés dans le cadre du dispositif Épervier ont également sécurisé l'aéroport, permettant aux hélicoptères du régime, pilotés par des mercenaires, de porter des coups décisifs aux assaillants. Malgré les nombreuses démarches entreprises auprès des autorités françaises, le sort d'Ibni Oumar Mahamat Saleh n'est toujours pas connu à ce jour.

En septembre 2008, une commission d'enquête, formée à la demande de Paris et composée d'experts tchadiens et internationaux, avait établi que l'opposant, très respecté dans son pays, avait été enlevé par «sept à dix militaires, de l'ethnie Zaghawa», dont est issu le président Déby. Elle ne peut résulter, disait alors la Commission, que «d'une initiative personnelle d'un quelconque militaire subalterne». L'escadron agissait sur «ordre de sa hiérarchie ou des instances supérieures de l'État».

Pour Gaëtan Gorce, Paris a su «très tôt» quel sort avait été réservé à Ibni Oumar Mahamat Saleh. Paris dispose en effet de nombreux relais sur place. Au moment des faits, un officier de la DGSE encadrait la garde présidentielle. La publication de ce rapport n'a donné lieu à aucune suite judiciaire au Tchad. Françoise Hostalier a rappelé que le président français s'était engagé personnellement à ce que toute la lumière soit faite dans cette affaire.

Les engagements de Sarkozy
Lors d'un déplacement à N'Djamena, le 27 février 2008, Nicolas Sarkozy avait déclaré: «La France veut la vérité et je ne cèderai pas sur ce point». Gaëtan Gorce a dénoncé une «conspiration du silence» à N'djaména comme à Paris, estimant que le pouvoir français craignait sans doute qu'une enquête approfondie sur la disparition de l'opposant tchadien ne conduise tout droit dans les cuisines de la Françafrique.

Présent ce mercredi à l'Assemblée, Mohammed Ibni, l'un des deux fils du mathématicien, a lancé:«Nous ne faisons pas de politique. Nous sommes simplement des enfants qui voulons savoir la vérité sur la disparition de notre père.»

Par THOMAS HOFNUNG
Source: Liberation : 03/02/2010

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Biens mal acquis: le président camerounais Biya visé par une plainte à Paris

Le 3 Février 2010

Le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD) a déposé mardi une plainte pour "recel de détournement de fonds publics" qui vise le président camerounais Paul Biya, soupçonné d'avoir constitué un patrimoine immobilier en France financé par des détournements.

Le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD) a déposé mardi une plainte pour "recel de détournement de fonds publics" qui vise le président camerounais Paul Biya, soupçonné d'avoir constitué un patrimoine immobilier en France financé par des détournements.

Le CCD, une association de Camerounais vivant en France, a déposé plainte mardi au parquet de Paris, selon le récépissé de la plainte consulté par l'AFP.

Cette plainte, qui vise le chef de "recel de détournements de fonds publics", est dans la droite ligne des plaintes déposées ces deux dernières années par plusieurs associations comme Transparency international visant trois chefs d'Etat africains: Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo.

La doyenne des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris, Françoise Desset, avait donné son feu vert en mai 2009 à l'ouverture d'une information judiciaire après le dépôt de ces plaintes mais le parquet avait saisi la cour d'appel de Paris qui a finalement rejeté cette enquête au motif que les plaignants n'avaient pas subi de préjudice direct lié à d'éventuels détournements. "Cette plainte contre M. Biya est le fait d'une association de Camerounais, et non d'une ONG française, nous sommes directement concernés par d'éventuels détournements," a expliqué le président du CCD, Robert Waffo-Wanto, au cours d'une conférence de presse.

Selon les plaignants, le patrimoine acquis en France par M. Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.

"Si une enquête était ouverte en France, cela permettrait de savoir enfin ce que détient M. Biya, qui vit dans le luxe avec sa famille alors que la pauvreté progresse sans pschittcesse au Cameroun", a estimé le vice-président du CCD, Celestin Djamen. Le parquet de Paris peut désormais ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, mener lui-même une enquête préliminaire ou classer sans suite cette plainte.

Source: AFP via TV

La justice française que le monde entier admire est indépendante du pouvoir politique, les dirigeants français se relaient pour nous le répéter. On peut cependant penser que cette affaire fera pschiiiiiiit, classée sans suite, comme toutes celles qui ont précédemment touché tous ces amis de la France, ces grands démocrates intègres et soucieux du bonheur de leur peuple.

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L’ANR propose quelques pistes pour l’aprés Deby

L'ANR analyse avec sérénité et réalisme les difficultés qui nous attendent. Il ne suffit pas de défiler en criant vive la démocratie pour que celle-ci se mette en place comme par magie. Nous partirons d'une situation de chaos, d'absence de culture démocratique. A l'intérieur comme à l'extérieur du pays, les profiteurs du pouvoir actuel feront preuve d'imagination pour freiner et détruire notre élan patriotique, démocratique et égalitaire. Notre tâche sera rude, les obstacles seront nombreux mais heureusement notre détermination à oeuvrer dans l'intérêt du plus grand nombre sera sans faille . L'UFCD saura se montrer à la hauteur du défi qui attend le peupe tchadien. Vive le Tchad !

Depuis bien longtemps de nombreux opposants se reçoivent et se consultent sur l’avenir du Tchad. De toutes ces discussions parfois orageuses, parfois très constructives, nous avons tiré les premiers enseignements suivants :Il faut accepter la vérité, le Tchad est une société violente. Depuis Tombalbaye tous les pouvoirs en place à N’Djaména se sont imposés par la force. Deby ne voulant pas partir, il sera donc déposé par la force.Mais on ne peut plus se contenter de ce constat et il convient de tout faire pour que notre pays échappe à la malédiction de la violence et aux poisons de la division.

Remarquons d’abord que la prise du pouvoir par les militaires peut aboutir à la démocratie.Cela a été le cas au Mali et récemment en Mauritanie et au Libéria. Mais puisque Paris est un élément clé du processus démocratique au Tchad, il est peut être utile de souligner que sans le général de Gaulle il n’y aurait point eu de 18 juin. Même le Maréchal de Mac Mahon a fini par laisser la place à la IIIème  République de Jules Ferry.Ce petit rappel historique devrait servir à apaiser les bonnes âmes, toujours prêtes à servir la démocratie au Tchad, par tyran interposé. Lire la suite

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Citoyenneté au Tchad : Etat des lieux

lundi 2 février 2010,


Quelques réflexions intéressantes sur un sujet important et complexe. Lorsque nous aurons mis le tyran dehors, nous aurons beaucoup de travail pour reconstruire notre pays, reconstruire l'harmonie.

Après plusieurs décennies de guerres, de déstabilisation des institutions publiques, sociales et familiales, les Tchadiens sont profondément orientés vers des actes inciviques. D’où la nécessité de mener des actions vigoureuses pour ressouder le tissu social. Mais comment faire pour y parvenir ?

drapeau"Peut-on même parler de citoyen au Tchad ?", tels sont les propos d’un militant d’une organisation de la société civile, répondant à la question de savoir s’il existe une culture citoyenne au Tchad. Ce coup de gueule semble largement partagé par d’autres personnes interrogées. Un entretien réalisé sur le vif avec deux étudiants en Droit à l’université de N’Djaména vient renforcer ces propos. "Le Tchad n’a que des ressortissants, pas de citoyens", soutiennent-ils. Les Tchadiens vivent une crise de citoyenneté aiguë qui transparaît dans leurs comportements et leur mode de vie Malgré ce tableau sombre de la situation, il y a lieu de relever les efforts déployés tant par les structures étatiques que par les organisations de la société civile pour ancrer les valeurs citoyennes aux Tchadiens.

L’institutionalisation des organes de moralisation

Le remaniement ministériel du 23 juillet 2004 a vu la création d’un ministère chargé du Contrôle général d’Etat et de la moralisation de la vie publique qui a pour attributions de moraliser les agents de l’Etat et de poursuivre les agents indélicats qui se seraient rendus coupables de mauvaise gestion des deniers publics. Ce département alterne à la fois le bâton et la carotte. Plus spécifiquement, la Direction Générale de la Moralisation de la vie publique, structure de prévention, a pour principales missions de cultiver dans l’esprit des agents publics le sentiment de défense de l’intérêt général et de protection des biens publics. Elle a également pour but de lutter contre l’impunité et d’amener les agents à connaître leurs droits et leurs obligations. En bref, en sensibilisant les populations sur les valeurs citoyennes. Il n’y a pas longtemps, le ministère venait de boucler un long périple dans le Tchad profond pour sensibiliser les populations sur les valeurs citoyennes. Les leaders religieux et les autres ont été mis à contribution.

Le ministère de l’Éducation nationale s’investit également dans l’éducation citoyenne à travers les orientations des programmes de l’enseignement primaire. Un manuel d’éducation civique et morale destiné au cours élémentaire 1ère et 2ème années a été réalisé par une commission technique du Centre National des Curricula (CNC). L’éducation civique et morale a pour objectifs de développer chez les jeunes élèves le sens de l’intérêt général, le respect de la loi, l’amour de la patrie. Elle suppose la compréhension des règles de la vie démocratique et de leurs fondements, la connaissance des institutions, le respect de l’homme et de ses droits, la tolérance et la solidarité, le refus du racisme, du tribalisme, de l’intégrisme religieux et du terrorisme. Elle développe aussi la volonté de vivre ensemble dans un État laïc.

L’éducation morale en particulier, doit contribuer à former le caractère de l’enfant en termes de savoirs (connaître les textes juridiques réglementant les droits et devoirs du citoyen, l’organisation politique, les valeurs éthiques et morales…), de savoir-faire (sauvegarder l’environnement, promouvoir la paix, pratiquer les libertés et respecter le bien public…) et de savoir-être (honnêteté, responsabilité, tolérance…) Les organisations de la société civile (associations de droits de l’Homme, syndicats, associations féminines…) et autres organisations non gouvernementales, s’investissent également dans l’éducation citoyenne. Les organisations du réseau pétrole, par exemple, s’investissent dans le contrôle citoyen du processus budgétaire. A travers des ateliers et autres campagnes de sensibilisation, ces réseaux créent des cadres de concertation tripartites regroupant à la fois les structures étatiques, les partenaires au développement et les bénéficiaires. C’est l’occasion pour les populations bénéficiaires des projets de cerner les contours du processus budgétaire : l’élaboration, l’exécution et le suivi. Ainsi, elles sont à même de faire valoir leurs droits si tel projet de développement n’est pas implanté sur le site initial, s’il n’est pas exécuté dans les délais ou encore s’il est mal exécuté. Lire la suite

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Un nouveau président pour l’Union africaine : échec de la diplomatie libyenne

1er février 2010

Le quatorzième sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce 31 janvier à Addis-Abeba et le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, a été désigné pour présider l’organisation pendant les douze prochains mois.

Dès l’ouverture des travaux, il a fallu régler le problème du choix de la prochaine présidence tournante de l’organisation. Le Libyen Mouammar Kadhafi voulait rempiler un an de plus. Or, le principe d’une rotation régionale veut que ce soit le tour d’un chef d’Etat d’Afrique australe. La décision a finalement été prise : c’est Bingu wa Mutharika qui présidera l’organisation pendant un an. Par ailleurs, la cérémonie a débuté par un hommage au président de la Commission, Jean Ping, aux 170 000 morts du tremblement de terre survenu en Haïti le 12 janvier dernier.

Avec notre envoyé spécial Addis-AbebaJean-Karim Fall

BinguLe président du Malawi, Bingu wa Mutharika va diriger pendant un an l’Union africaine. Le suspens aura duré toute la matinée. Les pays d’Afrique australe, tous unis derrière leur candidat, ont été déterminés à barrer la route à un nouveau mandat pour la Libye. Les membres de le la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) avaient même menacé de recourir au vote si un consensus ne se dégageait pas en faveur de leur candidat.

Alors malgré de multiples pressions, il faut constater que la diplomatie libyenne a donc échoué. Le colonel Kadhafi a reconnu, sa défaite avec une certaine amertume : « Si j’avais su l’année dernière ce qu’était cette fonction de président de l’Union africaine, j’aurais refusé », a-t-il déclaré juste avant de passer le flambeau à son successeur.

Et puis juste avant de quitter ses fonctions, le colonel Kadhafi a aussi profité de l’occasion pour régler quelques comptes avec la commission de l’Union africaine : « Des décisions ont été prises cette année par la commission sans que le président de l’Union ne soit au courant », a regretté le guide libyen.

Et puis Mouammar Kadhafi a terminé en ces termes : « Cette position de président de l’Union africaine n’a pas beaucoup de sens à l’heure actuelle ».

Kadhafi égal à lui même, mégalomane et imprévisible a souligné avec sa mauvaise foi habituelle, le manque d'efficacité , de coordination, de repères et d'objectifs clairs de l'UA.

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Disparitions forcées : qu’est devenu Ibni Oumar Mahamat Saleh ? 

Le Tchad et la France doivent rendre des comptes

En présence de : 

  • Mohamed IBNI, fils d’Ibni Oumar Mahamat SALEH,
  • Françoise HOSTALIER, présidente du groupe d’amitié France-Tchad et député du Nord
  • Gaëtan GORCE, membre de la commission des affaires étrangères et député de la Nièvre

et de : 

  • Cécile MARCEL, Directrice des programmes de l’ACAT-France
  • Danielle ARTUR, coordinatrice Tchad d’Amnesty International France

  IbniIl y a deux ans, le 3 février 2008, l’opposant politique Ibni Oumar Mahamat Saleh était arrêté à son domicile par la garde présidentielle tchadienne au cours de la répression qui a suivi l’attaque de N’Djamena par des groupes armés d'opposition. Il n’a jamais été revu depuis. A ce jour, ni les autorités françaises ni les autorités tchadiennes n’ont apporté de réponse sur ce qui est arrivé à M. Saleh alors que la France s’était engagée à faire connaître la vérité sur sa disparition. Aucune enquête approfondie, ni poursuite en justice des responsables n’ont été obtenues des autorités tchadiennes.

  A l’occasion d’une conférence de presse, l’ACAT-France et Amnesty International France donneront la parole à Mohamed Ibni, le fils de M. Saleh, et évoqueront, en présence des députés Françoise Hostalier et Gaëtan Gorce, le rôle essentiel et l’engagement pris par la France pour faire la lumière sur le cas de M. Saleh et combattre la pratique des disparitions forcées au Tchad et dans le monde.

 Contacts Presse ACAT-France – Communication :

Cécile Michiardi - 01 40 40 74 10 / 06 89 28 4 46 - cecile.michiardi@acatfrance.fr

Amnesty International France – Service Presse :

Laure Delattre 01 53 38 65 41 / 06 76 94 37 05 – ldelattre@amnesty.fr

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Turbulences au MPS

31/01/2010
Les cadres Hadjaraïs du parti au pouvoir veulent créer leur propre parti : Le MOSANAT ?

débyIl semblerait que depuis l’arrestation de Mahamat Zen Bada, ex Maire de la ville de N’Djaména, les Hadjaraïs ne se sentent plus à l’aise dans leur soutien au Président Idriss Déby Itno. Aujourd’hui, l’éventualité de départ collectif du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) est renforcée par le refus du Président Déby Itno de rencontrer les 17 chefs de Cantons du Guéra qui ont sollicité une audience auprès de lui. Ces derniers ont fait le déplacement de N’Djaména afin d’apporter leur soutien au petit frère de Moldom Bada Abbas, vice-président historique du MPS, fondateur du parti de Bamina. Le Président Déby a juste envoyé son fils à leur rencontre. Acte qu’ils ont considéré comme un mépris.

Pour des nombreux cadres Hadjaraïs, le pacte qui les unit à Déby est rompu dès l’instant où il s’attaque à leur fils. Il faut dire que c’est pour la première fois que les Hadjaraïs se mobilisent ainsi pour une cause communautaire. Dès le lendemain de l’arrestation de Mahamat Zen Bada, Moussa Kadam, conseiller du Président de la République a conduit une importante délégation composée de tous les grands commis de l’Etat ressortissants du Guéra pour rencontrer Déby et voir avec lui les modalités de libération de Zen Bada. Malheureusement, Déby a préféré jouer à la délation et à la mauvaise foi.


Pour l’heure, la volonté de claquer la porte du parti des flammes n’est freinée que par les réticences d’un Zen Bada qui s’entête à faire montre de son indéfectible attachement à son chef. Il clame de sa prison qu’il est « en mission » et qu’il « assumera jusqu’au bout ». Selon des nombreux cadres du Guéra ainsi que leurs chefs de canton, il ne sert plus à rien de continuer à militer dans un parti d’un homme qui n’a jamais cessé de les humilier.

Si tout le monde sait que le Mouvement Patriotique du Salut est fondé essentiellement sur les cendres du Mouvement du Salut National du Tchad (MOSANAT), Déby fait comme si le parti lui appartient uniquement. Il fait tout pour effacer les traces de la participation des Hadjaraï dans sa prise de pouvoir alors que tout le monde sait que c’est grâce à Moldom qu’il s’est assis au Fauteuil du Président.

Les jours qui suivent seront riches en enseignement.


Waldar DAGUIGDAFFAK


Difficile de s'y retrouver dans ce jeu de dupes. Il n'est pas exclu que l'arrestation de Zene Bada fasse effectivement partie du scénario « mains propres » mis au point pour redorer l'image de Déby.

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Démocratie façon Déby, Marie-Thérèse Mbailemdana nommée maire de N'Djamena par décret prédisentiel.


(Cyberpresse 30/01/2010) 

Une femme a été nommée pour la première fois maire de N'Djamena en remplacement de Mahamat Zene Bada, écroué pour corruption présumée, selon un décret présidentiel diffusé vendredi par la radio nationale tchadienne.

Le décret de nomination Mme Marie-Thérèse Mbailemdana a été signé jeudi par le président Idriss Deby Itno. Aucune indication n'a été fournie sur la durée de son mandat de maire. Le Tchad doit organiser des élections municipales le 12 décembre prochain.

Marie-Thérèse Mbailemdana, précédemment responsable municipale adjointe, est la première femme à occuper le poste de maire à N'Djamena. Son prédécesseur, Mahamat Zene Bada ainsi que le 2e maire adjoint, Annour Djibrine, ont été inculpés pour "faux et usage de faux" et incarcérés le 12 janvier, au lendemain de leur interpellation pour malversations présumées.

Les deux hommes étaient visés par une plainte déposée contre eux le 7 janvier au Parquet de N'Djamena par le ministère délégué à la présidence chargé du contrôle d'Etat, selon des sources policière et municipale.

Ce ministère effectue depuis fin octobre dans les services publics une mission qui a déjà conduit à l'arrestation d'une dizaine de responsables municipaux, avait expliqué la source municipale. Selon elle, il est reproché à ces agents d'être impliqués dans des dépenses pour le compte de la mairie auprès d'entreprises fictives pour environ 3 milliards de FCFA (près de 4,6 millions d'euros).

Ces dernières semaines, les arrestations et mises en cause de personnalités pour corruption se sont multipliées au Tchad.


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La France demande aux autorité centrafricaines de donner des explications sur la situation de Charles Massi.

L'ex rebelle et ministre centrafricain serait décédé des suites de torture à Bangui

La France a demandé jeudi aux autorités centrafricaines que toute la lumière soit faite sur le sort de l'ex-ministre et chef rebelle centrafricain, Charles Massi, qui serait mort, selon sa famille, des suites des tortures qu'il a subies en prison après avoir été livré par le Tchad à Bangui.

"Quel que soit l'engagement politique de ce dernier, rien ne pourrait justifier qu'il ait eu à subir de mauvais traitements. La Francemassi souhaite que le gouvernement centrafricain communique toutes les informations en sa possession afin que la lumière soit faite sur la situation de Charles Massi", a déclaré Bernard Valéro, le porte- parole du Quai d'Orsay, au cours d'un point de presse.

Selon un communiqué rendu public par ses proches, Charles Massi serait mort le 8 janvier dernier "des suites des tortures qu'il a subies" dans les geôles centrafricaines.Charles Massi, âgé de 57 ans, plusieurs fois ministre sous le régime du président Ange-Félix Patassé entre 1993 et 2003 et de François Bozizé, dirige la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique et le Forum démocratique pour la modernité (FODEM), son parti politique

Il aurait été enlevé le 19 décembre en Centrafrique dans une zone proche de la frontière avec le Tchad, "par des éléments tchadiens, camerounais et centrafricains", avant d'être livré à François Bozizé par le président tchadien Idriss Déby Itno, a indiqué sa famille.

L'ancien ministre centrafricain a été déjà arrêté en mai 2009 dans le sud tchadien par N'Djaména pour"tentative de déstabilisation d'un pays voisin", alors qu'il tentait d'aller en Centrafrique, selon les autorités tchadiennes. Il a été libéré le 8 juillet.

Source : Grioo.com

Une demande pas trop contraignante, on peut attendre de Bozizé une réponse à peu près identique à celle fournie par Déby après l'assassinat de Ibni Oumar Mahamat Saleh.

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L'ANR explique pourquoi l'UFR ne fait rien depuis des mois

Un communiqué publié ce jour 29 janvier 2010 sur le site de l'ANR

us $Au royaume des bandits de grand chemin, Deby est hors catégorie, personne n’a jamais fait mieux (ou pire ?) et espérons que personne ne pourra le dépasser. En dessous de Deby, mais jouant tout de même en ligue 1 des voleurs nous avons la vaste confrérie des opposants/businessmen. Beaucoup a été dit sur Mahamat Nour, l’analphabète bouché et bovin du Darfour ainsi que sur le couple Nouri, unis dans l’affairisme cosmopolite.

Intéressons nous maintenant à Timan, un spécimen de prédateur autonettoyant et velléitaire. Du temps ou les jumeaux Erdimis étaient bien en cour, ils avaient en main le pétrole et le coton, l’or noir et l’or blanc du Tchad. Ils ont consciencieusement dilapidé à leur avantage exclusif, les richesses du Tchad. Timan, en détruisant CotonTchad a jeté des milliers de familles dans la misère. On ne compte plus les entreprises publiques qu’il a rachetées au franc symbolique avant de les saccager et de vivre dessus sans vergogne. Du temps de leurs splendeurs, tous les hauts fonctionnaires devaient reverser une partie de leurs salaires aux jumeaux. Avec une partie de l’argent dérobé, Timan et son frère ont acheté maints immeubles à Paris, tout simplement parce qu’une rue se nomme, rue de… Berry ! Les achats de propriété sont innombrables : au Maroc, aux Etats Unis, en Malaisie, en Espagne, etc.… Le duo Erdimi est une société immobilière de taille internationale dont les possessions, une fois aux mains du duo se caractérisent par une saleté repoussante et une odeur nauséabonde. Mais quelle cuisine peu ragoutante peuvent-ils bien faire pour que partout règne cette odeur de charogne caractéristique ?

C’est Timan que Deby, après le coup d’Etat en RCA, a chargé d’étendre le conflit au Darfour pour créer un Etat Zaghawa transfrontalier, le Zaghawa Al Kobra. C’est Timan qui, avec son parent, Abderahim Bahar Itno, a organisé les zébédéyés, les Jandjawids tchadiens dont les exactions sont d’autant plus horribles que personne n’en parle. C’est Timan qui a théorisé l’idée que les Zaghawas sont au dessus des autres Tchadiens qui ne sont que des « esclaves » à qui on peut tout prendre par la terreur. Ce sinistre individu a confisqué à son profit les biens, les terres cultivables, il a organisé la déportation ou l’élimination de tous les opposants ou simplement des gens honnêtes, qui n’acceptaient pas de servir la délinquance et la voyoucratie. La liste de ses victimes est innombrable : le Dr. Guetti Youssouf Togoïmi, Laoukem Barde, Kette Moise, Abdel Bagui et tant d’autres. C’est Timan le fossoyeur de Ninguilim, l’organisateur des massacres du Sud, le tueur en chef des Hadjarais et le meurtrier des Ouaddaïens.

Timan n’a jamais eu le moindre souci de l’intérêt public. S’il s’est opposé à son oncle Deby c’est uniquement parce qu’il a cru celui-ci affaibli et qu’il a pensé pouvoir le remplacer. Nommé à la tête de l’UFR, Timan, indigent moral, incapable de gérer, inapte à la chose militaire, a fait ce qu’il sait faire de mieux : étendre la haine partout et voler. Il est d’ailleurs curieux de noter la dégradation dans l’action des opposants/businessmen. Mahamat Nour est un voleur mais, grâce à Mahamat Issa, il a vraiment combattu Deby (au moins par personne interposée, lui était caché loin du front !).

Son successeur, Mahamat Nouri est un voleur mais il a feint d’attaquer Deby et, de ce fait, a pris raclée sur raclée (du moins ses troupes, lui était bien à l’abri à Khartoum).

Timan lui est un voleur et ça s’arrête-la. Depuis qu’il est à la tête de l’UFR, Deby dort tranquille (Timan aussi, car lui n’a jamais quitté sa luxueuse villa le long du Nil). Evidemment ne faisant rien d’autre, Timan se montre particulièrement créatif dans le brigandage. La rubrique des rapines menées par lui et ses proches est sans fin : trafic de passeports, trafics de nourriture, vente du matériel donné par les Soudanais et tant d’autres. Dans sa longue vie de malfaiteur, Deby s’est fait de très nombreux ennemis, ceux-ci sont prêts à financer puissamment toute opposition. Les opposants/businessmen ayant réussi à confisquer, à leur grand profit, l’image de la rébellion, ce sont des centaines de millions de dollars qui sont arrivés dans leurs caisses. Jamais dans l’histoire une rébellion n’a été aussi richement dotée, jamais aussi peu n’est arrivé aux vrais soldats, et jamais les résultats n’auront été si dérisoires par rapport aux moyens mis en œuvre.

C’est dire le niveau de rapine, d’incompétence et de bêtise des opposants/businessmen. Depuis l’arrivée de Timan, les caisses de l’UFR, déjà bien trouées, ne servent plus qu’à alimenter les caprices du Prince. Tout y passe, des voitures de luxe en passant par des bourses attribuées aux « étudiants » zaghawas. Timan s’est vu attribuer armes et équipements à profusion. Mais lorsque les soldats veulent se défendre contre l’ANT, ils doivent acheter les balles et l’équipement. Aujourd’hui, à part la cinquantaine d’hommes qui constituent la garde rapprochée de Timan, aucun véhicule n’a de quoi parcourir plus de 200 km car Timan vend le diesel à des prix exorbitants.

Voilà pourquoi, depuis que Timan a été imposé à la tête de l’UFR Deby est tranquille. Il ne risque rien sur le plan militaire et le caravansérail des opposants/businessmen n’est qu’un ramassis d’intrigues sordides, de cupidité infâme et de jalousies médiocres. Tout cela Deby le sait et s’en réjouit. Tout cela constitue le meilleurs rempart du pouvoir debyque car cela paralyse la vraie rébellion patriotique, démocratique et sincère. Par conséquent, au royaume dément et corrompu du roi Deby, cela a un prix. Hier comme aujourd’hui et comme demain, les opposants/businessmen négocient avec le tyran.

Nous affirmons que bientôt des ralliements surprenants vont avoir lieu, notamment celui de Timan. Celui-ci serait depuis longtemps à N’Djaména si Deby ne persistait pas à refuser le retour de son neveu. Cependant il est probable que l’entourage du tyran va finir par le convaincre- ou le forcer- à accepter . Tant mieux d’ailleurs car la rébellion ne s’en portera que mieux. A chaque fois n’oublions pas qu’il s’agit toujours de ralliements individuels, la quasi-totalité des troupes ne suivent pas. Bientôt la cour debyque va s’enrichir de nouveaux bouffons. Qu’ils s’amusent, se détestent et se tuent entre eux, grand bien leur fasse, cela ne nous concerne pas.

Eux adorent l’argent, c’est leur credo. Nous, nous aimons notre pays et on aime mieux vivre pauvres, mais dignes et, bientôt, libres !

anr.tchad@gmail.com

Tout ceci est malheureusement vrai et nous n'y ajouterons rien. Le statuquo convient à beaucoup de gens. Déby est tranquille, au sein de la rébellion, quelques chefs voyous s'enrichissent et certains soudanais également.

Les choses sont toutefois en train d'évoluer. Récemment, les véritables opposants, démocrates et soucieux de l'intérêt du peuple ont noué des alliances militaires et politiques qui excluent tous ces parasites cupides et militairement incompétents. La victoire approche.

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Corruption : La manipulation médiatique se poursuit. Les députés valident la mise en accusation de trois ministres

29 janvier 2010

Les ministres tchadiens Abderamane Koko, Limane Mahamat et Oumar Boukar Gana seront bientôt renvoyés devant la justice, mis en accusation pour corruption. Ils sont par ailleurs relevés de leurs fonctions.

assembléeL'Assemblée Nationale tchadienne a examiné jeudi 28 janvier à N'Djamena une demande de la Cour suprême concernant la mise en accusation de plusieurs membres du gouvernement dans une affaire de corruption révélée en octobre. Elle a validé leur renvoi devant la justice et les a relevé de leurs fonctions. Il s'agit du ministre de l'Education nationale Abderamane Koko, du secrétaire général du mouvement Limane Mahamat et du secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget, Oumar Boukar Gana.
Le renvoi devant la Justice a été entériné à 92 voix sur 116 votants pour le premier. Il a été accepté par 101 des 115 votants pour le second et par 99 des 114 votants pour le dernier. L'Assemblée tchadienne compte au total 155 députés.

"Les ministres mis en accusation sont suspendus de leur fonction dès cet instant", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Nassour Guelengdouksia. "Le Procureur auprès de la Haute Cour de Justice sera saisi dès demain (vendredi) des résultats du vote", a-t-il ajouté.


Des millions pour des cahiers
Au total, la responsabilité de six personnalités politques était étudiée. Les députés ont rejeté la mise en accusation des ministres Gata Ngoulou (Finances), du Dr Ngombaye Djaïbé (Santé publique) et de la Secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation Khadidja Hassaballah.
Selon le rapport de la commission parlementaire chargée du dossier, dont l'AFP a obtenue copie, "les charges (de corruption) sont supposées déterminantes" pour les trois membres du gouvernement dont la mise en accusation a été acceptée, elle "ne sont pas supposées déterminantes" pour leurs trois collègues.

Ces six personnalités ainsi qu'un député du parti au pouvoir -dont l'immunité a été levée le 19 janvier- sont soupçonnées d'être impliquées dans des malversations dans l'attribution d'un marché public pour l'achat de manuels scolaires pour l'année 2009 pour un montant de 1,5 à 2 milliards de FCFA (de 2,29 à 3,05 millions d'euros).


Chasse à la corruption
Cette affaire a été révélée en octobre. En novembre, sur une demande du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, le Conseil des ministres s'était réuni en séance extraordinaire. Il avait donné son accord pour un décret autorisant la justice à "entendre, à titre de témoins", les six membres du gouvernement mis en cause.
D'après le rapport parlementaire, le commerçant ayant obtenu le marché aurait notamment versé au ministre de l'Education nationale via un intermédiaire 60 millions de FCFA (près de 91.500 euros), et 75 millions de FCFA au ministre secrétaire général du gouvernement (plus de 114.000 euros) via un intermédiaire.
Quant au secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget, le commerçant "déclare lui avoir remis de l'argent à plusieurs reprises", ajoute le document, faisant état de "nombreux appels téléphoniques nocturnes" entre eux.

Le secrétaire général de la présidence de l'époque et alors numéro deux du parti au pouvoir, Haroune Kabadi, ainsi qu'un conseiller à la présidence et plusieurs hauts fonctionnaires avaient été à la même période inculpés pour "corruption" dans cette même affaire de pots-de-vin. Ils sont depuis écroués à la maison d'arrêt de N'Djamena.  (avec AFP)

Les députés sont satisfaits, ils ont posé un cataplasme sur une jambe de bois, mission accomplie. L'important était que le cataplasme soit grand et très visible afin de convaincre la monde entier que Déby est un homme sur qui la communauté internationale pourra s'appuyer. Un scénario bien pensé, une bonne mise en scène et des médias coopératifs qui regardent le spectacle, uniquement le spectacle et ne se posent pas de questions.

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La mission de l’ONU, la Minurcat, va plier bagages

AFP

cammaertLes autorités de Ndjamena ont demandé le retrait de la Mission des Nations unies du Tchad et de la Centrafrique (Minurcat). Une mission du Département de maintien de la paix de l’ONU est au Tchad depuis le mardi 26 janvier 2010 pour tenter de négocier avec le gouvernement tchadien, mais lors de la première réunion, mercredi 27 janvier, les autorités tchadiennes ont été très claires : tout ce qu'elles attendent de l'ONU c'est un calendrier de retrait de la mission dont le mandat expire le 15 mars prochain.

La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité de quelque 450 000 réfugiés et déplacés, victimes de la guerre du Darfour et des violences aux trois frontières : Soudan, Tchad et Centrafrique. Est-ce à dire que tous les problèmes sont réglés dans la région ? Le doute est permis. Mais l'ONU ne peut pas s'imposer contre la volonté d'un Etat.

Tout espoir de négociation s'est envolé en quelques minutes. Le général néerlandais Patrick Cammaert, chef de la délégation onusienne, a déclaré, mercredi 27 janvier, en guise de préambule, être là pour « écouter quels sont les problèmes ressentis et les raisons avancées pour le retrait de la Minurcat et, surtout, voir quels domaines pouvaient être améliorés ». Depuis que l'ambassadeur du Tchad aux Nations unies a déposé, il y a une semaine, une note verbale au Département de maintien de la paix demandant le non-renouvellement de la mission, les Nations unies ne voulaient pas y croire et pensaient tout simplement rentrer dans une nouvelle phase de négociation avec les autorités tchadiennes. Ces dernières se plaignaient des retards dans le déploiement de la mission ou dans la formation des militaires tchadiens.

Mais le représentant du président tchadien Idriss Deby auprès de la mission, le général Oki Daggasch, a coupé court à toutes discussions. Il a immédiatement précisé que la réunion avec la délégation de l’ONU ne devait porter que sur les modalités pratiques du retrait, après la fin du mandat de la mission le 15 mars prochain.

Le gouvernement tchadien a longtemps refusé le déploiement de cette mission. Sous pression de la France, il a fini par accepter le déploiement d'une mission hybride, moitié force militaire européenne (Eufor), moitié Nations unies. La Minurcat se réduisant, alors, à une simple composante civile. Un an plus tard, le 15 mars 2009, l'Eufor quitte le Tchad et la Minurcat pense enfin pouvoir se déployer pleinement. Mais avant même d'y être parvenu, Ndjamena lui demande de quitter le territoire.

Déby refuse de négocier son accord au maintient de la MINURCAT ! Manœuvre ou réelle volonté de voir la MINURCAT lui laisser le champ libre pour attaquer la rébellion démocratique, martyriser les populations de l'Est du Tchad et déstabiliser le Soudan ? De graves exactions et atteintes à la dignité de l'homme se préparent probablement. Ce n'est pas EPERVIER et les USA qui l'en empêcheront, c'est certain.

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La Voix toujours persécuté par l'Etat tchadien.

Nous avons relaté à plusieurs reprises les tracas infligés au média "La Voix" afin de l'empêcher de publier les vérités dérangeantes pour le pouvoir. La persécution continue et l'UFCD réitère son soutien à La Voix. Notre pays a besoin de transparence, "La Voix" y participe. Ce média doit pouvoir travailler librement.

Votre hebdomadaire La Voix a connu un malencontreux retard dans sa parution la semaine dernière. Motif : le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de N’Djaména, Hamza Abdoul a ordonné l’arrêt de son impression.

 EloiLe procureur de la République près le tribunal de Première Instance de N’Djaména, Hamza Abdoul a convoqué par téléphone, lundi 25 janvier 2010, un des responsables de l’imprimerie du Tchad (IDT), qui s’est fait accompagner d’un de ses avocats. Monsieur Hamza Abdoul intime l’ordre à l’IDT, sans lui notifier une base légale, d’arrêter immédiatement l’impression du journal La Voix, sinon il aurait à faire à lui. Ce qui n’est rien d’autre qu’un abus d’autorité de pouvoir. L’IDT a ainsi obtempérer en suspendant l’impression qui était presqu’à sa finalisation et faire bruler ensuite le journal déjà imprimé.

Cette nouvelle est tombée comme un couperet au sein de l’équipe rédactionnelle du journal, qui venait d’être soulagée par la Cour d’Appel de N’Djaména, qui, en son audience du 13 janvier 2010, infirmé en toutes ses dispositions de l’ordonnance qui avait autorisé la saisie de votre journal hebdomadaire La Voix.

Les journalistes de votre hebdomadaire, jusque-là, ignorent les vraies raisons qui ont conduit le Procureur à faire de telle injonction. Vérification faite, les journalistes de La Voix se sont rendus compte que les raisons étaient toutes simples. Comme tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir dans le pays de Toumaï, il faut user et abuser de ses prérogatives broyer les plus faibles. En fait, la peur morbide du gentil procureur serait liée aux multiples déboires auxquels il fait face en ce moment, quand on a des choses qui relèvent de la sphère personnelle à se reprocher face.


Cependant, votre hebdomadaire La Voix se veut un journal d’élite, de débats et qui a comme ambition d’élever le niveau des analyses, et non de fouiller dans les poubelles ou dans les caniveaux. Notre crédo est d’éviter de querelles de personnes, et surtout d’éviter de traiter la vie privée ou intime des individus. Nous rassurons donc, notre procureur de la République, qu’il ne trouvera aucune ligne sur sa vie privée et intime dans les colonnes de votre modeste hebdomadaire. 

Eloi Miandadji / Directeur de publication de LA VOIX

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Tchad : le silence de la France

27 Janvier 2010

Nous avons régulièrement condamné le traitement criminel que Déby fait subir aux courageux patriotes qui tentent de mettre fin à sa dictature sanglante. Djibrine Dassert dirigeant du MPRD s'est illustré ces dernières semaines en infligeant de lourdes défaites aux milices de Déby. Il a finalement été arrêté au terme d'une trahison et nous sommes sans nouvelles de lui.

Hassan Fadoul était convoqué par la justice française pour témoigner de l'implication de Déby dans l'affaire des faux Dinars de Bahreïn. Réfugié au Togo, il n' jamais obtenu de visa pour aller se rendre à la convocation de la justice française. Les barbouzes de Déby sont allés l'arrêter au Togo, silence depuis ! Difficile de na pas voir la main de la Francafric derrière tout cela.

SURVIE a publié un article concernant ces 2 dossiers et exige des explications de la part de la France. L'UFCD joint sa voix à celle de SURVIE

Le Sud du Tchad a été attaqué depuis la mi-décembre par l’armée tchadienne sans que notre pays n’en dise mot.

Le 8 janvier, le régime tchadien a annoncé l’arrestation de Djibrine Dassert, le dirigeant du mouvement rebelle sudiste, le MPRD (Mouvement pour la Paix, la Reconstruction et le Développement). La France, bien entendu au courant, n’en a pas parlé. L’arrestation de Dassert a été annoncée, par l’AFP notamment, sur des sites Internet, mais cette information n’a pas été relayée.

Peu après, le gouvernement tchadien a montré Dassert à la presse du pays, menottes aux mains. Depuis il est réputé avoir été envoyé dans le nord du pays sans que l’on sache ce qu’il en est de sa personne. La France reste toujours silencieuse sur la question, alors qu’on doit s’inquiéter du respect élémentaire des droits humains par le régime de Déby.

Djibrine Dassert, ancien compagnon d’Idriss Déby, a aidé ce dernier à renverser Hissène Habré. Par la suite Dassert est entré en rébellion contre le régime tchadien de Déby. Retranché dans le sud du pays, Dassert ne s’est pas lié aux autres forces rebelles.

Un autre silence français

Hassan Fadoul, Tchadien impliqué dans l’affaire des faux dinars de Barhein, n’a pu obtenir un visa pour venir en France au procès dans lequel il était accusé. Il a été arrêté au Togo, où il était réfugié. Dix jours auparavant le Président togolais, Faure Gnassingbé, a rencontré son homologue tchadien Idriss Déby. C’est à la suite de cette rencontre que Fadoul a été arrêté, fin décembre, à Lomé, ce que les autorités togolaises ont confirmé. Il a été envoyé à Kara dans le nord du pays. Un accord entre le Togo, le Tchad, et la France, pour protéger Déby ?

Hassan Fadoul a accusé Idriss Déby d’être le principal commanditaire de l’affaire des faux dinars de Barhein, affirmant avoir demandé en vain un visa pour se rendre à son procès en France, à l’issue duquel 5 ans de prison ont été requis contre lui.

Survie exige des autorités françaises qu’elles s’expliquent sur ces deux affaires dans les plus brefs délais.

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication stéphanie.duboisdeprisque(a)survie.org Tél. : 01 44 61 03 25

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Accord Tchad/Soudan : Appel du FSR -ANR au peuple tchadien martyr.

Communiqué de presse

25 janvier 2010

La coalition du Front pour le Salut de la République (FSR /UFR) et de l’Alliance Nationale de la Résistance (ANR), prend acte de l’accord de normalisation des relations diplomatiques et politiques intervenu le 15 janvier 2010 à Ndjaména entre le Gouvernement du Tchad et celui du Soudan.

Tout laisse à penser qu’il ne s’agit que d’un accord de façade et chaque partie vient à la table de négociations en continuant de manière visible à mener des activités bellicistes. Toutefois, si par miracle la paix pouvait survenir entre les deux régimes, l’alliance entre l’ANR et le FSR se réjouirait évidemment de ce pas important vers la diminution des souffrances des peuples concernés.

Nous avons suffisamment été échaudés et ce qui s’est passé à Doha nous laisse présager le pire. Tout en respectant la décision de ces deux pays pour cet accord qui entre dans le cadre légal de la souveraineté des Etats et de leur volonté commune de privilégier leurs intérêts réciproques, notre organisation politico-militaire déclare qu’il n’affecte en rien le combat dans lequel nous sommes engagés pour la délivrance de notre peuple de la tyrannie et de toutes les formes de pratiques oligarchiques et claniques au Tchad.

Les Tchadiens ne peuvent connaitre les valeurs démocratiques tant que ce régime oppresseur et liberticide transgresse délibérément les règles élémentaires des droits et libertés fondamentaux de ses concitoyens.

A cet effet, nous demandons à la communauté africaine et internationale de prendre la mesure des drames qui pèsent sur la situation sociopolitique au Tchad qui justifie notre lutte politique.

Que tous nos compatriotes, nos militants, nos sympathisants soient assurés de notre volonté inébranlable de poursuivre le combat pour l’instauration d’un véritable Etat de droit, respectueux des valeurs démocratiques et républicaines au Tchad.

Fait à Djimeza Hamra, le 25-01-2010 liberté

Pour le FSR(UFR)

M. Annour Alhelou

Pour l’ANR

Adam Daoud, Chef d’Etat Major adjoint

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L'UFCD répond positivement à l'appel lancé par l'alliance FSR-ANR.

Communiqué UFCD 01- 02 – 2010

26 Janvier 2010

Après la création de l'alliance FSR-ANR à la fin du mois de décembre dernier, l'UFCD avait annoncé qu'un dialogue serait engagé avec les dirigeants de ces mouvements et qu'une réflexion interne serait menée avant de décider ou non de rejoindre cette alliance.

A l'issue des contacts menés avec les responsables de l'alliance FSR-ANR, la direction de notre mouvement a dressé le constat suivant :

  • Les objectifs politiques de l'alliance sont sensiblement les mêmes que ceux auxquels l'UFCD est profondément attachée, l'éviction du tyran Déby, le rétablissement de la démocratie, l'égalité de tous devant la loi et la juste répartition de la richesse nationale entre l'ensemble des tchadiens.

  • Sur le plan militaire, il y a convergence de vue sur la stratégie à suivre pour parvenir à chasser le tyran Déby sans mettre en danger la population tchadienne.

  • Les trois mouvements souhaitent entretenir des relations de amicales et constructives avec les puissances étrangères et les organisation internationales mais dans le respect strict de notre indépendance.

Ce constat encourageant a conduit la direction de notre mouvement à décider de rejoindre l'alliance fondée par l'ANR et le FSR, cette décision est prise le jour même où cette alliance lance un appel vibrant au peuple tchadien. Cet appel auquel l'UFCD souscrit sera publié ce jour sur notre site.

logoLe Porte-parole de l'UFCD

Alhafiz SEID MAHAMAT

Contact : 008821621346535

Site . ufcd.org Mail : ufcd@ufcd.org

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