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L'ANR a publié 2 témoignages qui relatent les dernières aventures de Timan. Aucun défi à Déby, aucun acte de bravoure dans tout cela non, non. Timan s'illustre dans ce qu'il connaît le mieux, l'escroquerie doublée d'arrogance et de manque d'éducation. La bétise à l'état pur couronne le tout. Que Timan puisse payer une très grosse caution cela ne surprend personne, sauf peut-être les Soudanais !

. Timan arrêté au Soudan

Avant hier trois gendarmes soudanais se sont rendus au domicile de Timan pour lui demander de venir s'expliquer au poste sur les plaintes de certains commerçants soudanais à son encontre.

Les opposants/businessmen sont idiots et lâches. Quand ils ont affaire à plus faible qu'eux, ils se montrent cruels et sans pitié, quand ils ont affaire à plus forts, ils plient le genoux.

Voyant que les gendarmes soudanais ne sont que trois et qu'ils ont l'air de bons péres de famille, les gardes du corps de Timan les méprisent et leurs crient:

«  Chiens, comment osez vous, vous voulez arrêter notre Chef, prenez ceci comme cadeau de bienvenue » !

A 20 contre trois hommes désarmés, les sbires de Timan donnent forte gifles et coups de pied aux gendarmes en riant bien fort et ils leurs crachent dessus. Il faut vraiment être des imbéciles pour agir ainsi en pays étranger. Avertis du sort réservés aux pauvres gendarmes, la Sécurité Soudanaise débarque en force. Ces gens ne sont pas des tendres et ils veulent venger l'honneur bafoué de la gendarmerie. Ils se jettent sur les gardes du corps de Timan qu'ils rouent de coups, puis ils les ligotent férocement.

Mais, à leur grand déplaisir, Timan s'est enfui. On se souvient que Mahamat Nour avait cru qu'en s'enfermant dans les toilettes d'un hôtel, il allait échapper aux policiers. Plus malin, Timan s'est réfugié dans une mosquée. Cela n'arrête pas la Sécurité Soudanaise qui pénétre dans le saint lieu et administre un magistral coup de pied aux fesses de Timan. L'exercice est répété jusqu'à ce que l'individu soit expulsé de la mosquée. Finalement les policiers se saisissent de Timan qu'ils attachent comme un cabri gigotant et lui assènent quelques gifles bien senties.

grillesTout ce petit monde est emmené au poste ou la danse recommence et ou le Saint Coran, ce que vous faites de bien et de mal, vous le faites à vous même, leur est rappelé de manière, disons un peu vigoureuse.

Jeté en prison, Timan et sa clique croupissent toute la nuit. Cet après midi, Timan est relaché contre le versement d'une énorme caution, qu'il a payé sans problème.

Ses gardes du corps restent en prison, sans doute vont ils subir une nouvelle session d'apprentissage soudanais des bonnes manières. A suivre ….

Ibrahim Djakou et Sultan Kokab

Tchad : Quelles sont les raisons qui empêchent de chasser Deby ?


La quasi-totalité des Tchadiens veut chasser Deby et pourtant celui-ci se maintient au pouvoir depuis 20 ans car il bénéficie de complices objectifs qui empêchent la rébellion de réussir. Il existe des causes non tchadiennes, essentiellement l’action néfaste de la puissance coloniale ou l’ingérence de pays étrangers qui ne veulent pas d’un Tchad fort et prospère. Mais il y a aussi des raisons propres aux Tchadiens et nous devons identifier ces raisons et trouver des solutions pour régler les problèmes.

Depuis 20 ans on voit des individus se dire des opposants et si on les voit peu s’opposer, on  parle d’eux souvent, mais toujours parce qu’ils se sont mal conduits. A chaque fois ils sont pris dans des affaires de vol et de corruption, c’est pourquoi on les a nommés les opposants/businessmen.

Prenons le cas de Timan, de CotonTchad à l’UFR, il a tout raté. Fermez les yeux, concentrez vous et vous ne trouverez aucun succès à mettre à son actif, c’est dramatique. Pourtant c’est lui que les Soudanais ont imposé à la tête du machin UFR car il avait promis tout et n’importe quoi. Les responsables soudanais en charge du dossier tchadien aiment choisir des gens qui les cocufient, ils n’ont pas été déçus avec Timan.

Celui-ci n’a, en effet, jamais vraiment combattu Deby. Au contraire  il a passé tout son temps à informer Deby. Timan croit qu’il va chasser Deby par une révolution de Palais, la famille finissant par le préférer à son oncle. Il veut donc à la fois affaiblir Deby militairement mais éviter que les chefs rebelles deviennent trop forts pour lui barrer la route. Voilà pourquoi il a été impossible pour Adam Yacoub de surprendre l’ANT. Tous ses échecs sont dus à Timan.

Mais ce n’est pas tout. En bon businessman, Timan ne peut éprouver du plaisir à faire tuer que s’il gagne de l’argent en même temps. Dans un premier temps, Timan n’ayant pas de troupes à vendre à son oncle a eu l’idée de lui proposer les soldats du FSR. Il a donc ordonné au vaillant capitaine Ismail de se rendre à Deby. Le capitaine a refusé tout net en ces termes «  plutôt mourir » !

Timan a alors eu une attitude que seul des gens sans honneur peuvent avoir. Tous les mois en effet, les Soudanais, les Saoudiens, les Libyens, etc. remettent une somme au chef de l’UFR qui est chargé de redistribuer « équitablement » la somme entre les composantes du machin, c’est, entre autre, le fameux PGA dont tout le monde parle. Si Timan reçoit 1000, il en redistribue 100 dans les bons jours. Pour faire pression, il a décidé de couper les vivres au SFR et, trouvant ensuite l’idée excellente, il a fait de, même avec tout le monde pour tout garder. Même les propres troupes de Timan, les 30 hommes du RFC crèvent de faim, mais dans quel immonde cloaque moral vivent donc ces opposants/businessmen?

Devant de tels méfaits, qui durent depuis si longtemps et qui sont le fait de tous les businessmen, nous nous réjouissons que les Services Soudanais aient convoqué Timan, Abdel Wahid About, Mahamat Nouri, Mahamat Ahamat (Hamoudi),  Djibrine Assali et quelques autres pour leur remettre officiellement une convocation de la justice soudanaise pour escroquerie envers des commerçants soudanais.

Nous ne nous faisons guère d’illusions sur la justice soudanaise, et les raisons qui la pousse à agir, mais il est bon que de tels bandits soient pourchassés et, espérons le, punis.

Il est probable que les Soudanais ne tireront aucune leçon du passé et qu’ils nommeront d’autres incompétents cupides à la tête de mercenaires anti Deby. Comment Khartoum peut il considérer qu’il peut compter sur les nuls qu’ils chérissent avec tant d’ardeur avant que ceux-ci les trahissent, c’est un cas d’aberration psychiatrique. On ne va pas continuer à crier dans le vent et, au fond, cela nous indiffère car la rébellion que nous soutenons est la rébellion nationale tchadienne.

Nous l’avons dit de très nombreuses fois. Nous souhaitons les meilleures relations avec nos voisins mais ils doivent nous respecter. Si on nous comprend, nous serons des amis fiables, si on ne nous comprend pas, nous combattrons. Nous savons le faire et depuis longtemps !

anr.tchad@gmail.com

J'ai un fusil, je suis un opposant.... euh... j'ai un gros ventre, je suis un businessman ! 

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TOGO - LES OBSERVATEURS INTERNATIONAUX ET NATIONAUX SATISFAITS DU BON DEROULEMENT DU SCRUTIN


Publié le 8 mars 2010 
jeanLes observateurs internationaux et nationaux ayant couvert l’élection présidentielle du 4 mars

se sont félicités du bon déroulement de ce scrutin.

*Ainsi la Mission d’Observation Electorale de l’Union Fraternelle des Populations de l’Afrique de

l’Ouest (MOE-UFRAPAO) a salué, le dimanche 7 mars à Lomé l’esprit de fair play et de

patriotisme dont ont fait preuve les électeurs en accomplissant leur devoir civique dans la discipline

le 4 mars dernier.

(ci-contre, un couple de jean-foutres qui se félicite)

Dans sa déclaration liminaire, le président de l’UFRAPAO, Koffi Jean Etienne a apprécié « le calme, la tranquillité, la convivialité et la fraternité qui ont prévalu lors des dépouillements et de la transmission des résultats enregistrés à la CENI ». Il a remercié le peuple togolais qui, malgré les différentes déclarations de victoire et auto- proclamation est resté sage aux fins de préserver la cohésion sociale.

M. Koffi a émis le voeu que le président provisoirement déclaré bénéficie du soutien de tous les candidats, des partis politiques et de l’ensemble des forces vives de la nation afin de permettre à ce pays de relever les défis du progrès et du développement. L’orateur a invité le peuple togolais à cultiver le pardon pour bâtir dans l’union, la paix, l’amour et la discipline un Togo fort, admiré et respecté sur l’échiquier international.

*De même, la Mission d’Observation Electorale de l’Union Européenne (MOE.UE) et la Coordination des Experts Electoraux Africains (CEEA) se sont félicités du déroulement dans la quiétude du scrutin du 4 mars. C’était au cours d’une rencontre tenue le samedi 6 mars à Lomé, avec les partenaires en développement, la presse, les ambassadeurs accrédités au Togo ainsi que des membres du gouvernement.

Le chef de la MOE.UE, José Manuel Gracia- Margallo Y. Marfil, membre du parlement européen a déclaré que pour cette élection cent trente sept (137) observateurs ressortissant de vingt six Etats Européens ont supervisé ce scrutin.

Selon M. Gracia- Margallo, le scrutin s’est déroulé dans le calme avec une participation moins qu’en 2007. Cependant, selon lui, des mesures insuffisantes de transparence dans la prise de décision au niveau de la CENI n’ont pas rassuré tous les acteurs politiques dans l’administration électorale. Pour lui la campagne électorale s’est déroulée dans une atmosphère calme et sans incidents majeurs. La mission relève en outre que la liberté d’expression et la liberté de circulation des candidats ont été respectées. Tous les candidats se sont exprimés à plusieurs reprises en faveur d’une élection apaisée. Elle remarque que la campagne a été largement dominée par la machine électorale du président sortant. La mission a relevé aussi que durant le vote anticipé des forces de sécurité, elle a constaté des problèmes de respect des procédures de vote par dérogation et de vote par procuration particulièrement dans les régions des Savanes et de la Kara. Par ailleurs des observateurs de la MOE. UE ont constaté le 4 mars que de nouvelles listes d’émargement avaient été utilisées dans ces bureaux de vote. Un rapport final de la mission sera délivré environ deux mois après la fin du processus électoral et du contentieux généré par les candidats sur la régularité de l’élection devant la cour constitutionnelle. Ce rapport présentera une analyse détaillée du processus et un ensemble de recommandations destinées à améliorer l’administration des élections et consolider la démocratie au Togo.

La MOE.UE souhaite que ce rapport contribue à faciliter le dialogue entre les forces politiques qui est un préalable pour un développement global du Togo. De son côté, le président de la CEEA, Jean-Marie Ngondjibangange a également salué la maturité politique dont a fait preuve le peuple togolais. Il a affirmé que le scrutin s’est déroulé dans le calme et la transparence.

* Sentiment de satisfaction également partagé par la mission d’observation de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à travers son rapport partiel sur le processus électoral rendu public le vendredi 5 mars à Lomé. Le chef de la mission d’observation de la CEDEAO, Babacar Ndiaye a précisé que le travail d’observation qui a été mené ne prend en compte à ce stade que le processus électoral qui s’arrête à l’acceptation des résultats proclamés au niveau des bureaux de vote. Il a déclaré que sa mission observera étroitement les dernières phases du processus électoral notamment la transmission, la compilation et la publication des résultats provisoires du 4 mars 2010.

La mission d’observation a fait remarquer que de manière globale, le dépouillement, le décompte, l’annonce des résultats partiels au niveau des bureaux de vote ont été menés de manière transparente, consensuelle et en présence des délégués des candidats, des observations et du public.

La mission a félicité le peuple togolais d’avoir fait montre d’une volonté citoyenne manifeste ayant permis de transcender les contingences pour préserver la cohésion nationale. La mission a par ailleurs fait une série de recommandations sur le processus de vote notamment, de conférer à la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) un caractère permanent, de renforcer son indépendance afin de lui permettre de mieux s’acquitter de ses missions de formation, de sensibilisation et de conduite efficace du processus électoral.

La mission recommande également l’acceptation par les différents candidats des résultats qui seront issus des urnes et de recourir si nécessaire exclusivement aux voies légales et constitutionnelles en cas de contestation. Elle exhorte tous les candidats et leurs militants à mettre l’intérêt du Togo au dessus de leurs ambitions partisanes. Au cours de cette élection, la CEDEAO a déployé 146 officiers et 150 observateurs civils composés d’anciens parlementaires et de juristes.

* Dans la même logique, les dix Organisations de la Société Civile (OSC) togolaises accréditées par la CENI pour l’observation de l’élection présidentielle du 4 mars ont jugé celle-ci « conforme au contenu du code électoral » au cours d’une conférence de presse tenue le samedi 6 mars à Lomé. « Nous avons déployé 3300 observateurs sur l’ensemble du territoire et avons supervisé les opérations de vote dans 5930 bureaux de vote. Au vu des résultats obtenus, nous concluons que cette élection s’est déroulée conformément au contenu du code électoral », a estimé le porte-parole de ces OSC, Képomey Koffi.

Pour améliorer les prochaines échéances électorales, ces OSC insistent sur l’éducation électorale des populations, surtout la procédure de vote, la formation des membres des bureaux et le transfert des capacités et connaissances techniques liées à la méthodologie de l’observation.

Elles ont remercié la CENI, les partenaires en développement en l’occurrence le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l’Union Européenne (UE) pour leur appui financier et technique dans le cadre du Projet d’Appui aux Processus Electoraux (PAPE) 2010- Togo.

Pouvait-on en douter ?

Magouilles, manipulation de la CENI, pressions de la françafrique sont suffisantes pour que toutes ces machins internationaux aussi inutiles qu'incompétents saluent à l'unisson un déni de démocratie; un de plus !

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Le site de l'ANR publie un témoignage bien informé qui précise les piteuses et sordides magouilles de la rébellion médiatico-financière.

C’est la panique chez les opposants/businessmen, ils essaient par tous les moyens de se raccrocher aux branches mais finissent toujours par se retrouver face à leur insondable médiocrité. Réunions, meetings, palabres se succèdent et, comme toujours chez eux, il suffit qu’une idée soit bête, inefficace et méchante pour qu’ils l’adoptent avec enthousiasme. Embarquons donc pour un petit voyage au pays désolant des activités nauséabondes et bien dégoûtantes des businessmen.

cuisineNouri ne tient pas la pression. Dés qu’il ya le moindre stress il se lève, il se couche, il se lève, il se couche, il transpire abondamment en faisant des mouvements désordonnés et il ouvre et ferme la bouche comme un poisson asphyxié. En réalité le grand « général » souffre d’une maladie rare, la chorée de Huntington, beeeeerk ! Entre deux crises de démence, il hurle au téléphone contre son larbin, Ali Ordjo, qui prépare servilement la somptueuse villa de Marrakech que possède son maitre. Mais Nouri souffre de fixations maladives, il craint … de manquer de brochettes à Marrakech et quoi que lui dise Ali Ordo, Nouri répond : Et mes Kissars, tu les as préparés mes Kissars ? Voila le niveau des conversations du chef de l’UFDD. Bien entendu Nouri continue à faire croire qu’il va attaquer Deby (avec quels hommes ?) et il fait des déclarations ronflantes. Mais dans la quiétude des hammams marocains ou ne règne pas la « vertu », des contacts répétés sont pris avec l’entourage debyque.

Les jumeaux Erdimi de leurs côtés, essaient de mobiliser tous leurs liens familiaux pour retrouver une place à la cour. Mais Deby n’en veut vraiment pas, il vient de déclarer : «  Pour moi, Tom et Timan ensembles, ont moins de valeur qu’un demi homme ! ». Dans ces conditions les jumeaux ne connaissent pas d’autre solution que la magouille et la tromperie. Ils ont donc essayé de montrer à l’oncle Deby qu’ils pouvaient déstabiliser le FSR. Timan avait en effet proposé au capitaine Ismail de le laisser négocier sa reddition chez Deby, ceci afin de se donner de l’importance. Devant le refus catégorique d’Ismail,  Timan et son fantomatique UFR veulent ruiner la crédibilité du FSR compte tenu de ses alliances et celle du capitaine. Alors ils veulent le torpiller pour se vendre au plus cher à Deby, pour services rendus.

Timan étant en perdition, mais toujours riche,  il a acheté Hisseine Ibrahim Acyl pour une somme modique (car cet Acyl est idiot). Mais il a donné 15 millions de dollars a Boussati et Allamin Adoudou qui ont émis un communiqué bidon nommant Acyl, un illustre inconnu, a la tête du FSR ! Peut être plus important encore pour Timan et les 30 hommes qui composent le RFC, cet argent devait aussi servir à acheter des soldats au FSR afin de renforcer le potentiel militaire dérisoire de Timan. Comme Boussati et Adoudou ont gardé l’argent, Timan attend ( et il attendra longtemps), ses soldats.

Le  dénommé Hisseine Ibrahim Acyl était venu chez  Sileck en 93 quémander de l’aide pour déposer une demande d'asile, en faisant croire qu’il était le fils d' Adoum Acyl un officier tchadien assassiné  par Deby après le meurtre d'Abas Koty. Mais l’OFPRA a été vigilant et il lui a refusé le droit d'asile alors, la police française étant à ses trousses, ce monsieur fuit en Angleterre.  Comme les Anglais  lui refusent aussi  le droit d'asile, alors il s’échappe au Canada. C’est ainsi qu’il finit par se retrouver à Khartoum ou Timan ne pouvait qu’aimer cet escroc et lui proposer cette douteuse combine.

On se demande si les opposants/businessmen ont un cerveau. Cette minable manipulation a été aisément démontée et elle se retourne avec fracas contre ses auteurs qui sont doigtés partout.

Mais les opposants/businessmen ne sont pas au bout de leurs peines. Après avoir tant menti et tant volé, il semble que la punition est en marche. Car la justice soudanaise a convoqué Timan, Nouri, Abdelwahid Aboud, Djibrine Azene, etc.,  bref tous les businessmen car des commerçants soudanais ont déposé plainte pour arnaque.

Les businessmen ont abusé les commerçants soudanais en leur promettant des marchés juteux, une fois au pouvoir. Ainsi, ils ont soutiré de ces commerçants crédules la somme modique de  100 milliards de livres soudanaises. Surpris par le départ  très prochain de ces businessmen, ayant en outre la preuve de leurs contacts avec Deby contre qui ils prétendaient lutter, les commerçants ont déposé  illico plainte. A la suite de quoi, les businessmen ont été convoqués avant hier au palais de justice soudanais. Les businessmen sont sommés de rembourser cette sommes avant de quitter le territoire.

De la même manière les imprimeurs français qui ont été escroqués dans l’affaire des faux passeports ont aussi déposé plainte. Une petite cure derrière les barreaux devrait faire perdre un peu de son ventre indécent au très corrompu « facteur de Moudeina » !

Les quelques faits exposés ne constituent que le premier épisode du feuilleton lamentable qui retrace l’activité frauduleuse des opposants/businessmen. Ils ont été les principaux responsables de l’échec, jusqu’ici, de l’opposition. Il faut les combattre et nous devons aux Tchadiens de révéler la suite et nous le ferons prochainement.

Une fois débarrassés de ces malfaisants, l’opposition au dictateur Déby pourra enfin prendre son envol et rétablir la paix et la justice au Tchad.

.Ibrahim Djakou et Sultan Kokab

Ces faits sont rapportés sur un ton humoristique, le problème est
que tout cela est réel. Pendant que certains s'enrichissaient de manière obscène, d'autres, sincères et valeureux combattants, innocents et paisibles citoyens ont connu la souffrance, parfois la mort.

Ces tristes sires, ces personnages médiocres méritent un profond mépris populaire.

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TOGO

PRÉSIDENTIELLE : FABRE VA FORMER SON GOUVERNEMENT DANS LES HEURES QUI VIENNENT

Écrit par Sefenya Dzaké   

Dimanche, 07 Mars 2010 20:46
Dans un communiqué datant du 6 mars et rendu public cet après-midi, le FRAC annonce que « Jean-Pierre Fabre, président élu par le peuple souverain, nommera le moment venu un Premier ministre, chargé d’entreprendre des négociations et des consultations » selon le FRAC, la prise du pouvoir sera désormais quotidienne.Lire le communiqué ci-après.

Front Républicain pourl’Alternance et le ChangementDéclaration n°01Les procès-verbaux en notre possession donnent Monsieur Jean-Pierre Fabre largement en tête de l’élection présidentielle du 04 mars 2010.La CENI, chargée de proclamer les résultats provisoires, a convoqué les présidents des CELI et autorisé la publication par les medias nationaux et internationaux des résultats ni vérifiés, ni validés, au lieu respecter la procédure de vérification et de validation des résultats qu’elle s’est elle-même donnée.

Cette violation par la CENI de sa propre procédure ne peut s’expliquer que par la volonté manifeste de proclamer des résultats autres que ceux sortis des urnes et donnant Jean-Pierre Fabre vainqueur de l’élection présidentielle.Il s’agit manifestement d’un coup de force électoral opéré par le RPT et son candidat Faure Gnassingbé.

En conséquence et dans le souci d’éviter la consolidation de cette forfaiture et de préserver la paix sociale, Monsieur Jean-Pierre Fabre, président élu par le peuple souverain, nommera le moment venu un Premier ministre, chargé d’entreprendre des négociations et des consultations.

En attendant, Monsieur Jean-Pierre Fabre demande au peuple de rester vigilant et mobilisé pour défendre son choix.A compter de ce jour, la lutte pour la prise du pouvoir sera quotidienne

.Vive la républiqueVive le Togo

Fait à Lomé le 06 mars 2010

Pour le FRAC Kofi YAMGNANE Porte –parole

La lutte pour le respect du vote populaire s'engage, attendons la suite.

 

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AMNESTY INTERNATIONAL / Est du Tchad les réfugiées victimes de violences

Tchad « Il n’y a pas de place pour nous ici » Violences contre les réfugiées dans l’est du Tchad 
Réfugiée


7 Mars 2010 - Quelque 250 000 réfugiés du Darfour ont besoin de la protection des Nations unies au Tchad.
(c) UNHCR/H Caux

Limitrophe du Darfour, région soudanaise déchirée par le conflit, l’est du Tchad continue d’être régulièrement le théâtre d’affrontements entre l’armée tchadienne et les groupes d’opposition armés tchadiens ainsi que d’affrontements entre l’armée tchadienne et les milices soutenues par l’armée soudanaise. 
L’est du Tchad accueille, d’après l’ONUenviron 500 000 réfugiés soudanais et déplacés tchadiens.


La MINURCAT, mission de l’ONU qui a commencé à se déployer en mars 08 dans le cadre de l'EUFOR, a fait baisser la violence générale, les attaques visant le personnel humanitaire et les civils, qui avaient pris des proportions alarmantes au cours des derniers mois de l’année 2009, sont en recul. 
Cependant les réfugiées sont toujours régulièrement victimes de harcèlements et de viols. 

En janvier 2010 le président du Tchad a demandé le retrait de la MINURCAT. 
Si le Conseil de sécurité de l'ONU accède à cette demande l'ensemble des réfugiés va se retrouver sans protection.
 


Mieux comprendre la situation dans l’est du Tchad :

Pourquoi de tels déplacements ? 

La plupart des personnes réfugiées cherchent à échapper aux violences liées au conflit armé interne qui déchire le Soudan surtout depuis 2003 et la guerre au Darfour. 
Les déplacés de l’est du Tchad cherchent, quant à eux, à échapper aux affrontements qui, surtout depuis 2006, ont lieu entre les groupes d’opposition armés tchadiens et l’armée tchadienne. 
Les civils ont été laissés sans défense alors qu’ils étaient attaqués par les groupes armés tchadiens et soudanais. 
En plus, des affrontements ont opposé différentes communautés tchadiennes surtout concernant des conflits fonciers. 


Quelles violences subissent les réfugiées ? 

De nombreuses femmes et jeunes filles subissent des viols. 
L’immense majorité des viols concernent les femmes et les filles à l’extérieur des camps mais même aussi à l’intérieur. 
Elles sont particulièrement exposées aux viols quand elles doivent quitter leur camp afin de chercher du bois pour faire la cuisine, trouver du foin pour les animaux, aller chercher de l’eau ou se rendre au marché. 
Elles sont parfois obligées de parcourir plus de 10 km. 


Qui sont les responsables de ces viols ? 

Il est bien souvent difficile pour une femme ou une jeune fille qui a été violée ou attaquée d'identifier ses agresseurs, car ces derniers se masquent parfois le visage d'un turban et les faits se produisent f réquemment de nuit.
La plupart des agressions sont perpétrées dans des endroits isolés et l’agresseur s’empresse ensuite de quitter les lieux du crime.
Les responsables sont des combattants soudanais janjawids, des bandits locaux, voire des habitants des villages des environs ou des membres de l'armée nationale tchadienne. 
La réaction internationale :

On espérait que la mise en place de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) chargée d’assurer la sécurité à l'intérieur et autour des camps de réfugiés et de personnes déplacées, allait permettre d’améliorer la sécurité des femmes et des filles réfugiées ou déplacées.
En effet la MINURCAT, a créé notamment une force de police tchadienne (DIS : Détachement intégré de sécurité) qui doit protéger les camps. Cependant le nombre des viols n’a pas diminué. 


On espérait que la mise en place de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) chargée d’assurer la sécurité à l'intérieur et autour des camps de réfugiés et de personnes déplacées, allait permettre d’améliorer la sécurité des femmes et des filles réfugiées ou déplacées. En effet la MINURCAT, a créé notamment une force de police tchadienne (DIS : Détachement intégré de sécurité) qui doit protéger les camps.

Le gouvernement tchadien :

Le gouvernement tchadien a demandé fin janvier le retrait de la MINURCAT du Tchad à l’expiration de son mandat, le 15 mars 2010. 
Si la MINURCAT quitte effectivement le pays, des centaines de milliers de civils déjà vulnérables seront exposés à une multiplication des attaques des groupes armés d’opposition tchadiens, des milices , des bandes criminelles et des membres des forces de sécurité tchadiennes.
Les autorités tchadiennes ont pour responsabilité et pour devoir de protéger leur propre population et les autres personnes qui vivent sur leur territoire, mais cela fait de nombreuses années qu’elles ne se montrent ni aptes, ni disposées à le faire dans l’est du pays.

Agissez SIGNEZ NOTRE PETITION  adressée au président de la République du Tchad

Depuis cet appel, Déby a accordé un délai supplémentaire de 3 mois à la MINURCAT pour quitter le Tchad, c'est à dire jusqu'au 15 juin prochain. Nous avons toujours reproché à la MINURCAT d'être timorée et surtout de ne pas dire clairement ce qu'elle sait, à savoir que le chaos qui règne dans la région est le fait de bandits de grands chemins, armés par Déby et non pas de la rébellion démocratique.

Toutefois, mieux vaut la MINURCAT que les Toro-Boro. L'UFCD signe le pétition proposée par AMNESTY INTERNATIONAL et demande à tous ses sympathisans de faire de même.

UFCD le Commandement

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Au Togo, deux camps revendiquent déjà la victoire

RFI -06 Mars 2010

Poursuite du dépouillement au Togo / Reuters/Noel kokou Tadegnon

journeaux

La Commission nationale électorale indépendante n'a encore publié aucun chiffre de l'élection présidentielle (à un tour) qui a eu lieu le jeudi 4 mars 2010. Et on ne connaît toujours pas le taux de participation. Dans les états-majors des candidats, le camp du président sortant et le principal parti de l'opposition ont chacun, dès vendredi après-midi, revendiqué la victoire.

« Nous avons gagné la présidentielle du 4 mars ». Jean-Pierre Fabre, le candidat du principal parti de l’opposition togolaise, l’UFC, déclare que les procès verbaux des bureaux de vote qui sont en sa possession, lui donnent une avance confortable. Il serait ainsi largement en tête, dit-il, dans les préfectures du Golfe et dans la commune de Lomé, qui comptent un tiers du corps électoral. Il affirme avoir recueilli entre 75 et 80 % des voix.

Jean Pierre FABRE, candidat de l'UFC :

"La compilation des procès-verbaux des bureaux de vote en notre possession donne une avance confortable au candidat de l’Union des Forces du changement, candidat du FRAC. En effet, selon les fiches de résultats, nous sommes largement en tête dans la préfecture du Golfe et dans la commune de Lomé qui comptent le tiers du corps électoral national… "

Esso Solitoki, le secrétaire général du RPT, le parti du président-candidat Faure Gnassingbé :

« C’est un gag, l’UFC ne cherche qu’à créer des troubles» renchérit Pascal Bodjona. Le ministre d’Etat, ministre de l‘Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, ajoute : « au regard des procès verbaux que nous possédons, l’UFC a connu une déroute totale. L’opposition est laminée, le président Gnassingbé a largement remporté cette élection ».

Pascal Bodjona, ministre de l'Administration du territoire et porte-parole du gouvernement :

"Je pense que c’est une plaisanterie et ceci répond au schéma que l’opposition, notamment l’UFC, a déjà mis en place, pour créer des troubles. Je pense que l’UFC a connu une déroute totale au regard de tout ce que l’on a comme procès-verbaux. A Lomé ici, c’est une déroute et ils le savent bien… "

Cinq ans après, le pouvoir en place tente de rejouer la même parodie de démocratie à la sauce togolaise. Faure Gnassimbé pense à raison que son hold-up électoral sera validé sans questions par l'UA et les instances internationales.

Les Togolais parviendront ils à se débarrasser de l'héritier dictateur ? Combien faudra t-il de morts cette fois pour que la volonté populaire soit respectée ???

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Emmanuel Nadingar est le nouveau Premier ministre tchadien
Par RFI 05 Mars 2010

Jusqu'ici ministre du Pétrole, Emmanuel Nadingar remplace Youssouf  Saleh Abbas qui a présenté sa démission au président Idriss Déby Itno ce vendredi 5 mars 2010 au matin. Le changement du chef du gouvernement était attendu depuis plusieurs mois à Ndjamena.  

Youssouf Saleh Abbas a remis sa démission au président de la République, une décision dont Idriss Déby Itno a pris acte, selon un Nadingarcommuniqué officiel. Cette démission n'est pas une surprise. Depuis plusieurs mois, la presse parlait d'un éventuel remplacement de Youssouf Saleh Abbas. Pour preuve, la nomination du nouveau chef de gouvernement n'a pas tardé. Il s'agit d'Emmanuel Nadingar, ex-ministre du Pétrole.

« Le Premier ministre a remis sa démission au président de la République. Le président de la République dit en avoir pris acte », a affirmé un porte-parole de la présidence tchadienne en lisant un communiqué à la télévision publique, sans donner les raisons de la démission. Selon des observateurs de la vie politique tchadienne, la nomination d’un nouveau gouvernement était attendue depuis plusieurs semaines. Avec trois ministres suspendus pour leur supposée implication dans une affaire de corruption, un autre limogé et des problèmes sur le front social, le gouvernement Saleh Abbas, investi en mai 2008, ne tenait plus de Conseil des ministres depuis plusieurs semaines.

C’est donc à Emmanuel Nadingar, anciennement ministre délégué à la Décentralisation, que reviendra la charge de former un nouveau gouvernement qui est attendu dans la journée de ce vendredi 5 mars. Originaire de Bebidja, comptable de formation, Emmanuel Nadingar a également été ministre de la Défense, avant de devenir ministre du Pétrole.

Le pétrole Déby va s'en occuper personnellement, surtout des encaissements
 
Tchad: démission du Premier ministre
AFP 05/03/2010

Youssuf abbasLe Premier ministre tchadien Youssouf Saleh Abbas, investi en mai 2008, a remis sa démission aujourd'hui au président Idriss Deby Itno, qui devra nommer un nouveau Premier ministre dans les prochains jours.

"Le Premier ministre Youssouf Saleh Abbas a remis sa démission au président de la République. Le président de la République dit en avoir pris acte", a affirmé un porte-parole de la présidence en lisant un communiqué à la télévision publique, sans donner les raisons de la démission.

Compte tenu du peu de pouvoir laissé par Déby à ses premiers ministres, ça ne changera pas grand' chose à la politique Débyle en vigueur dans notre pays. Il serait cependant intéressant de connaître les vraies raisons de cette démission.

Explications de la "LA VOIX" : une juste prémonition ou des sources bien informées ?

Tchad : Le Premier ministre aux abonnés absents

Eric Topona

Tel un bateau ivre, en pleine mer sans capitaine à bord, le gouvernement de Youssouf Saleh Abbas prend l’eau de partout. Pour preuve, trois ministres mis en accusation par la représentation Nationale, se trouvent en instance de jugement devant la Haute Cour de Justice ; un autre ministre démis de ses fonctions pour avoir autorisé l’abattage des arbres ; la non tenue des Conseils de Cabinet et des Conseils des ministres depuis décembre ; la paralysie du système éducatif suite aux grèves des étudiants et des enseignants. Par Eric Topona, journaliste de la Voix.

 
Dans l’une de nos parutions, faisant le bilan désastreux du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, nous lui avons suggéré de démissionner pour donner la chance à notre pays de continuer l’amorce de son développement.
 
Au lieu de considérer cette suggestion comme une alerte salutaire et ainsi réajuster ses actions, nous avons eu droit à une attaque en règle de la part du locataire de la primature qui n’a lésiné sur aucun moyen administratif et judiciaire pour anéantir à jamais votre journal.
 
Le dernier en date a été la convocation sans objet du Rédacteur en chef du journal par le ministère de la Justice le 18 février 2010. Aujourd’hui, face à la dure réalité, le constat est implacable et incontestable : la République n’a plus de gouvernement et nos prédictions somme toute réalistes se trouvent dépassées par l’ampleur de la catastrophe.
 
Tous ces faits mis bout à bout illustrent de manière irréfutable l’incapacité du Chef du gouvernement à insuffler à son équipe une dynamique crédible et attrayante en vue de traduire dans les faits le programme politique du Chef de l’Etat qu’il s’est engagé devant l’Assemblée nationale à mettre en œuvre.
 
 Au moment où sévit une suspicion exécrable, un jeu de massacre où chacun épie l’autre dans le seul dessein de le voir « exécuté » au sein de ce qui reste de l’équipe gouvernemental, le Premier ministre se devait d’administrer à ces maux qui minent le bon fonctionnement de l’appareil gouvernemental des remèdes de cheval.
 
Force est malheureusement de constater qu’il se réfugie dans un silence paralysant donnant ainsi l’impression de vivre dans une tour d’ivoire.
 
Faut-il le rappeler, dans un système semi-présidentiel comme le notre, le Premier ministre doit toujours être à la manette pour donner une lisibilité à la conduite de son action ; en un mot, il doit être en symbiose et au contact au quotidien de ses concitoyens en vue d’expliquer les choix politiques opérés par son gouvernement.
Une autre illustration de son échec : au moment où notre pays se prépare à organiser les prochaines échéances électorales qualifiées de décisives pour l’avenir démocratique de notre pays, le Chef du gouvernement n’est pas parvenu à convaincre les partenaires internationaux de l’importance de ces scrutins décisifs pour amener ceux-ci à donner un coup de pouce financier à ce processus.
 
Tout compte fait, l’on a l’impression que Youssouf Saleh Abbas travaille beaucoup plus sa communication en termes d’image qu’il ne s’occupe de la galère quotidienne du citoyen lambda.
 
Ainsi, l’on se demande si YSA était réellement l’homme providentiel dont la nomination avait suscité tant d’espoir ?
 
Avec l’accord du 13 août 2007 qui est censé garantir la transparence des élections et la normalisation attendue des relations avec le Soudan, la priorité du gouvernement devrait être l’amélioration sensible des conditions de vie de la population afin d’éviter le front social en gestation.
 
Faute pour l’actuel locataire de la Primature de prendre conscience de cet état de fait, le Chef de l’Etat se doit de mettre un terme à cette léthargie préjudiciable au développement du pays.

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La justice tchadienne : Entre déficit de crédibilité et amateurisme

Eric Topona / La Voix

04/03/10

Longtemps laissé à la traîne, l’appareil judiciaire tchadien, gangrené par plusieurs maux,  fait curieusement depuis peu, l’objet d’une attention particulière des autorités politiques.  Décryptage. Par Eric Topona, journaliste de la Voix.

La Constitution de la République du Tchad proclame l’indépendance des pouvoirs exécutif, législatif, et judiciaire. Cette indépendance reconnue  et promue dans toutes les  ‘’bonnes démocraties’’  du monde, suppose  la mise à la disposition de ces trois pouvoirs, levier du bon fonctionnement  des différentes institutions, des moyens conséquents, à l’image de leur indépendance.
Malheureusement, et c’est à le déplorer, l’appareil judiciaire traverse une période de turbulence,  de léthargie, due notamment au laxisme, à l’impunité, à la corruption, à la balanceconcussion….. Conséquence, ceux qui sont appelés à dire le droit, en sont réduits à accepter des strapontins et autres pots de vin de la part des justiciables, et même de la part des autorités politiques,  une entorse aux règles d’éthique et de déontologie du métier. Ces magistrats et autres auxiliaires de la justice  pouvaient-ils faire autrement, quand on sait que les salaires et indemnités qui leur sont dus, ne répondent pas à leurs attentes ? Du coup, la question de la revalorisation de ce corps refait surface, avec en filigrane, l’adoption d’un statut qui leur offrirait plus de crédibilité, et les mettrait ainsi à l’abri de tous les actes contraires à leur déontologie.
L’autre pan du problème de la justice tchadienne, est l’impunité qui a toujours nourri les crispations et animé les débats les plus passionnés. Conscient de ce mal, le président de la République avait  affirmé il y a quelques années, la fin de l’impunité, et qu’il n’y a pas d’intouchables dans ce pays. Tous les Tchadiens sont égaux devant la loi de la République. Dans la pratique, c’est la politique du deux poids deux mesures.  Le vœu du chef de l’Etat n’est que chimère, car il y a bien des intouchables, qui se soustraient des mailles de  la justice. Mieux, ils narguent même leurs victimes.
 Ces dysfonctionnements ont pourtant toujours été décriés. Des remèdes  ont été proposés lors des états généraux de la justice. Mais rien n’y fait. Le mal persiste, s’il ne s’est aggravé, au grand dam de la démocratie tchadienne.
A la suite de ‘’l’affaire Badaoui’’ qui a emporté certains   pontes du régime Déby,  et non des moindres, les observateurs les plus  avisés de la scène politique sont  tentés de se reposer cette question : la justice tchadienne est-elle un instrument de manipulation politique ou politicienne ? La réponse à cette question n’est pas aisée, car elle dépend de quel bord on se situe.
Une chose est sûre, dans cette affaire du marché 205, du ministère de l’Education nationale, certains magistrats ont dû recevoir des pressions venues d’en haut, pour orienter telle ou telle affaire, dans un sens voulu par les politiques, du moins par le pouvoir. La preuve, des hauts cadres inculpés, puis incarcérés à la Maison d’arrêt, ont bénéficié d’un non-lieu.    

L’une des tares de la justice  tchadienne s’avère être le manque de qualification et d’adaptation aux réalités du monde moderne des magistrats. Si des résultats probants sont attendus des magistrats, il  est  nécessaire de leur donner les moyens de leur action, par des stages de recyclage, de perfectionnement, pour éviter la sclérose. Certains d’entre eux, ayant suivi des formations générales, ne sont pas au fait des subtilités de l’évolution de leur profession. Ainsi, lors de l’éclatement du scandale de la corruption au ministère des Finances, et même au ministère de l’Education nationale,  des magistrats ont eu du mal à traiter l’affaire, simplement parce qu’ils ne sont pas outillés pour traiter les dossiers d’une certaine nature.

Même teinté d'une certaine retenue prudente que nous comprenons, cet article publié par "LA VOIX" est courageux. La réalité est bien pire, le justice est à l'image du reste du système Déby : corrompue, soumise aux ordres du pouvoir, sans moyens et incompétente. Amis de "La VOIX" bravo à vous et continuez !

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L'Etat tchadien pillé de toutes parts ne peut plus faire face à ses obligations

Les opérateurs économiques tchadiens exigent le paiement de leurs créances

Des opérateurs économiques tchadiens font le siège du Trésor public, depuis une semaine, pour réclamer de l’Etat le paiement de leurs créances qui s’élèvent à 40 milliards de FCFA, a constaté APA.

Selon les commerçants, les créances, dont certaines datent de 2002, traînent au niveau de la Trésorerie générale alors que la procédure de paiement a déjà été engagée par le service de la dette. En outre, depuis les nombreux scandales financiers survenus l’année dernière, les procédures de paiement ont été simplifiés. Les opérateurs économiques ne comprennent pas que de simples agents au niveau du Trésor général, dont certains se réclamant parents du Chef de l’Etat, refusent de payer.

Pour le président du syndicat des fournisseurs de l’Etat, « il faut un suivi des décisions des hautes autorités de la République ».

« Le ministre des Finances, M. Gata Ngoulou, fait de son mieux pour faire avancer les dossiers de paiement de nos créances. Mais ses collaborateurs, à la division de la comptabilité au niveau du Trésor public, refusent de s’exécuter », a-t-il dit. « Le pouvoir a lancé une vaste campagne de lutte anti-corruption mais au niveau du Trésor public, il se trouve des gens, bien connus, qui bloquent sciemment les paiements de créances des commerçants, exigeant des pots de vin », a déploré un autre commerçant, Ibrahim Ali Mahamat Zène, dont les créances traînent depuis cinq ans.

« Certains de nos collègues sont devenus des vaches à lait pour ces fonctionnaires véreux », s’est emporté Koina Miliba, un des responsables du syndicat des fournisseurs de l’Etat. « L’économie du pays ne peut tourner si les opérateurs économiques nationaux n’arrivent pas à recouvrer leurs créances », a-t-il ajouté.

Les commerçants, qui estiment que la campagne de lutte contre la corruption, doit cibler en priorité le Trésor public, menacent de faire un sit-in dans le courant du mois si les autorités n’arrivent pas à décanter leur situation.

L'Etat est gangréné par Déby et sa clique qui pillent sans vergogne les ressources du pays. Déby détourne les recettes du pétrole (Voir comment Déby s'y prend) , pendant ce temps ses protégés rackettent les honnêtes opérateurs économiques qui sont maintenant au bord de la faillite. Ce pays a besoin d'une reprise en main urgente. Faute de quoi, il sombrera dans le néant vers lequel nous conduisent le trio Déby/françafric/puissance coloniale tutélaire.

Tchadiennes, Tchadiens, nous devons réagir ensemble et rapidement.

Vive le Tchad, Vive l'UFCD

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Des responsables américains déclarent en privé rester indifférents aux accords signés par le Soudan et le JEM

Mercredi 3 Mars 2010

Ci-dessous une traduction imparfaite mais très explicite de la position américaine exprimée en privé concernant le Soudan.

En résumé

Officiellement l'administration US se réjouit des accords de DOha et souhaitent que tous les mouvements darfuri le signent

En privé le discours est : Omar Al Béchir et Khalil Ibrahim sont deux dangereux terroristes issus du même tonneau. Leur réconciliation n'est qu'une parenthèse dans un combat qui oppose deux factions islamistes. Ces mêmes officiels se disent préoccupés par la reprise des combats entre l'ALS et l'armée soudanaise, (tu penses ! Ndlr)

Interprétation : "notre analyse et notre stratégie restent inchangées, ce pays doit être déstabilisé, divisé, soustrait aux influences islamiste et chinoise pour ce qui concerne le pétrole"

Un petit rappel, Scott Gration a très récemment récemment rendu visite à Idriss Déby. Quelques problèmes de stratégie à évoquer probablement.

2 mars 2010 (Washington) - L'administration américaine, s'est publiquement félicitée de l'accord-cadre entre le Mouvement Justice et Égalité (JEM) et le gouvernement soudanais, en privé elle le regarde néanmoins sous un angle différent.

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Khalil Ibrahim, chef du Mouvement Justice et Égalité (JEM)

Les responsables des deux parties à l'accord sont placés sous sanctions américaines depuis l'époque de l'ancien président George W. Bush. Leader du JEM Khalil Ibrahim a été mis sur la liste des sanctions américaines depuis 2007.

La déclaration publiée par le Département d'Etat américain à la suite de la signature de la trêve à Doha a salué le gouvernement soudanais, l'Union africaine et des Nations Unies pour l'équipe de médiation, le Qatari gouvernement et le président tchadien Idriss Deby, qui a aidé à négocier l'entente.

Toutefois, le communiqué de presse de Washington évité toute éloge du groupe rebelle du Darfour.

Aujourd'hui, l'ONU Inner City Press 'à base de journaliste à New York a déclaré que l'ambassadeur des Etats-Unis Susan Rice lui a dit P-5 pairs au Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) dans une réunion privée que l'accord de Doha est une "trêve simple parenthèse entre deux islamistes factions ».

Propos de Mme Rice ressemblent à ceux de l'envoyé spécial américain au Soudan Scott Gration fait fin Janvier au cours d'une réunion privée avec les membres de la diaspora du Darfour à la United States Institute for Peace (USIP).

L'une des figures qui ont assisté à la réunion du Sudan Tribune a dit que Gration fustigé JEM et son leader Khalil Ibrahim dire que ses ambitions trouvait au-delà du Darfour et en suggérant qu'il lorgne la prise en charge le gouvernement de Khartoum.

Le gouvernement soudanais et de nombreux observateurs accusent Ibrahim d'être un associé de l'opposition leader islamiste Hassan Al-Tourabi, qui était le cerveau idéologique de 1989 que le coup porté le Président Omer Hassan Al-Béchir au pouvoir.

Khalil Ibrahim a occupé des postes dans le gouvernement dans les années 90 et a servi dans la défense populaire du Soudan paramilitaires.

En 1999, Tourabi, qui était le président du parlement au moment de se brouiller avec Bashir et a été emprisonné sur des accusations de complot. Il a été libéré en Octobre 2003.

Le chef du MJE a dirigé une attaque hardie contre la capitale soudanaise en Mai 2008 qui a pris le monde par surprise, mais a été rapidement repoussées par l'armée soudanaise. Tourabi a été brièvement arrêté par la suite avec une poignée de membres de son parti après que les autorités ont déclaré qu'ils ont obtenu des documents et des témoignages de prisonniers rebelles du MJE qui pourrait l'impliquer dans l'aide aux raid.

Séparément, les États-Unis a déclaré aujourd'hui qu'elle est «extrêmement préoccupé» par les combats entre l'armée soudanaise et les rebelles de l'Armée de libération du Soudan (ALS) dirigée par Abdel-Wahid Al-Nur à Jebel Marra. L'ONU et l'ALS a estimé à des centaines de civils ont péri dans l'attentat mais l'armée soudanaise a rejeté ces chiffres.

"Les Etats-Unis demandent instamment au gouvernement du Soudan et le SLA / AW à s'abstenir de nouveaux actes de violence et de permettre au conjoint Union africaine-Nations Unies Mission dans l'accès au Djebel Marra, au Darfour pour évaluer la situation humanitaire et restaurer la stabilité", a déclaré le communiqué de presse des États-Unis attribuée à Philip J. Crowley qui est le secrétaire adjoint des Affaires publiques au Département d'Etat.

"Le 20 Février cessez le feu signé par le gouvernement du Soudan et le Mouvement Justice et Égalité (JEM) offre une importante occasion de réduire considérablement la violence au Darfour, mais elle doit être élargie pour inclure d'autres groupes. Nous voyons toute violence sur le terrain comme portant atteinte à l'esprit du processus de paix. Les États-Unis réitère son appel à toutes les parties à s'engager auprès de l'UA / ONU-processus de médiation de paix de Doha pour apporter une solution globale et durable au conflit au Darfour ».

Al-Nur, qui vit en exil en France, refuse d'adhérer à la table de négociation en disant que la sécurité doit être réalisée sur le sol comme une condition préalable aux pourparlers de paix.

 

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LA PAIX FACON AL BECHIR
Mardi 2 mars 2010

Plus de 200 civils sont morts lors de combats récents contre l'armée soudanaise au Darfour, a affirmé lundi la rébellion dans cette région en guerre civile, un bilan que l'ONU n'a pas pu confirmer faute d'avoir pu accéder aux zones touchées. 

Carte_Soudan-Darfour-tv5.jpg"Nous avons dénombré plus de 237 civils morts lors des combats au cours de la dernière semaine" dans le Jebel Marra, a déclaré à l'AFP Ibrahim al-Hillu, haut responsable de l'Armée de libération du Soudan d'Abdelwahid Nour (SLA-Abdelwahid), important groupe rebelle qui refuse de s'engager dans le processus de paix avec Khartoum.

Des affrontements ont lieu depuis plusieurs jours dans l'est du Jebel Marra, montagne et sa vallée fertile dans le coeur du Darfour, entre les forces armées soudanaises et le SLA-Abdelwahid, selon des sources concordantes.

"Il y a encore eu des combats aujourd'hui. Des avions Antonov bombardent la zone jour et nuit", a ajouté M. Hillu. L'armée soudanaise, qui avait nié toute participation à ces combats, a reconnu lundi des accrochages avec la rébellion.

"Le SLA-Abdelwahid n'a pas de base organisée dans le Jebel Marra, ce sont des combattants qui tentent des embuscades, qui braquent des véhicules. Il y a parfois des affrontements entre ces hommes et les forces armées", a déclaré à l'AFP, un porte-parole de l'armée soudanaise, jugeant "erronés" les bilans de la rébellion.

L'ONU, pour sa part, n'a pas pu confirmer le bilan des combats car elle n'a pas de personnel sur place.

"Il est impossible d'estimer le nombre de victimes parce que nous n'avons pas accès à cette région. Il serait irresponsable de donner un chiffre", a dit à l'AFP Sam Hendricks, porte-parole du bureau de la coordination de l'aide humanitaire de l'ONU (Ocha) à Khartoum.

Les casques bleus de la mission ONU-Union africaine au Darfour (Minuad) n'ont également pas pu sillonner le Jebel Marra, un fief traditionnel du SLA-Abdelwahid qui leur en refuse l'accès.

"Si nous donnions des chiffres (sur les victimes), cela signifierait que nous sommes sur place. Or nous avons été incapables d'envoyer des patrouilles" sur les lieux, a dit à l'AFP Patrick Nyamvumba, commandant en chef de la Minuad.

Les organisations humanitaires internationales ont également indiqué ne pas avoir eu accès à la zone des combats.

Selon l'ONG française Médecins du Monde (MDM), les combats récents dans l'est du Jebel Marra ont forcé le déplacement de quelque 100.000 personnes. Cette ONG a suspendu ses activités dans le secteur.

"Je doute qu'il y ait tant de décès parmi les civils parce que la population avait fui avant le début des combats", a toutefois dit un responsable humanitaire sous le couvert de l'anonymat.

Les agences humanitaires de l'ONU souhaitent obtenir du gouvernement soudanais l'autorisation de se rendre dans la zone des combats afin d'évaluer la situation. "Deux ou trois jours d'accès seraient nécessaires afin de faire une évaluation rapide et fournir une aide pour les cas les plus urgents", a indiqué lundi soir Ocha dans un communiqué sur la situation au Darfour.

Source: AFP

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MANDAT DE LA MINURCAT : Le Tchad offre une prolongation de deux mois

Le 2 mars 2010

e Tchad, qui s’opposait au renouvellement le 15 mars du mandat de la Mission des Nations unies pour la République centrafricaine et le Tchad (Minurcat), a offert de le prolonger de deux mois, a affirmé hier le chef du département de maintien de la paix de l’Onu.

Le président tchadien Idriss Déby Itno "a donné son accord pour que je propose au Conseil de sécurité la prolongation de la Minurcat du 15 mars au 15 mai 2010 pour la mission telle qu’elle est aujourd’hui", a affirmé à l’Afp Alain Le Roy, après une entrevue avec M. Déby. "Le 5 mars, je soumettrai cette proposition au Conseil de sécurité. Ensuite, on rentrera en discussion avec les autorités tchadiennes pour un nouvel accord après le 16 mai. Cette discussion portera sur combien d’éléments de la Minurcat doivent partir, combien resteront et quelle sera leur mission.

Le président Déby a souhaité une réduction forte de la présence militaire", a ajouté M. Le Roy. Arrivé au Tchad le 24 février au Tchad, Alain Le Roy devait négocier avec N’Djaména pour trouver un accord sur l’avenir de cette mission, que le président Déby a qualifiée d’"échec".

Nous avons déjà commenté cette affaire à plusieurs reprises et prédit une marche arrière de Déby. Une marche arrière payante bien entendu et il semble que ce ne soit pas fini !

D'autres négociations auront lieu et l'ONU ouvrira de nouveau le tiroir caisse. Le pire c'est que ces grands diplomates se rendent ridicules mais toujours avec la satisfaction du bon élève qui a réussi son examen. IlS arrivent même à déclarer que Déby offre quelquechose. Le verbe offrir ne fait pas partie de son vocabulaire, il connaît uniquement VOLER et VENDRE.

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Un long mais passionant article publié par SURVIE qui précise le contenu de l'Aide Publique au Développement française. Les tours de passe passe budgétaires sont mis en évidence et ils sont nombreux. On y découvre notamment comment une partie du soutient militaire accordé aux dictateurs et le traitement de l'immigration clandestine sont comptabilisés comme aide au développement. Illustration d'une mascarade cynique.

L ’Aide Publique au Développement française

16 février 2010 par Survie

« un pays est d’autant plus aidé par la France qu’il est riche de matières premières, l’aide française ayant tout l’air d’un lubrifiant de leur exploitation. » FX Verschave, Noir Silence (2000)

corruptionEn 2009, les deux tiers des français estiment légitime que la France aide les pays en développement. Néanmoins, afin d’en mesurer l’efficacité, 68% d’entre eux réclament davantage d’information sur son utilisation. Ces chiffres, issus du baromètre AFD/IFOP de 2009, confirment la tendance des sondages des années précédentes... et un certain bon sens des français. De fait, si la France passe pour être (en volume) l’un des principaux contributeurs mondiaux à l’aide publique au développement, cette vision d’une France en première ligne dans l’effort de solidarité internationale est largement erronée.

En effet, l’APD est un agrégat comptable surprenant voire choquant lorsque l’on regarde de près sa composition. Les comparaisons internationales sont d’ailleurs peu révélatrices en la matière car les normes de comptabilisation ne sont pas nécessairement les mêmes selon les pays donateurs, et surtout, la composition et la répartition de cette aide, qui détermine son efficacité réelle, sont extrêmement variables d’un pays à l’autre. Essuyant le feu des critiques depuis de nombreuses années, l’APD s’est améliorée sur certains points comme la prise en compte des besoins réels, ou encore le souci de la pérennisation des projets et de l’appropriation par les populations locales.

Cependant, ces évolutions relèvent très largement du discours, et la réalité de l’APD française reste très contestable. Malgré de timides tentatives de réformes (en 1998 notamment), l’APD demeure extrêmement opaque et souvent néfaste ou contre-productive. Les récentes orientations données par le président Sarkozy, loin de ramener « l’aide » vers un effort de solidarité désintéressée, affirment au contraire haut et fort qu’elle doit profiter à l’économie nationale.

Un outil conçu dès l’origine comme favorable aux intérêts des donateurs

On peut situer la « création » de l’aide au développement dans le discours de Truman, Président des États Unis, qui parla en 1949 de la nécessité « d’aider au développement du reste du monde », dans la droite ligne du Plan Marshall (où l’équivalent actuel de 100 Mds $ furent déversés sur l’Europe de 1948 à 1951, dont 85 % de dons). Il s’agissait donc dès l’origine d’intérêt bien compris pour les américains, tant sur le plan économique (vente de produits, exploitation des ressources) que politique (lutte contre l’expansion du communisme, contrôle états-unien sur la politique et l’économie mondiale).

La France emboîte le pas lors de la décolonisation, en instaurant sa politique de coopération, nouvelle légalité internationale venue remplacer se politique coloniale.

Ainsi, bien qu’ayant connu des évolutions et des adaptations, l’aide au développement a toujours été liée aux intérêts politiques et économiques des donateurs, contrairement à l’image de solidarité désintéressée que ceux-ci souhaitent se donner. Sa définition officielle est d’ailleurs donnée par le Comité d’Aide au Développement (créé en 1961) de l’OCDE [1] et non, par exemple, par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD, dans lequel les pays pauvres ont leur mot à dire) : Ensemble des dons et prêts concessionnels publics ayant pour objectif principal de « favoriser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie des pays bénéficiaires de l’aide » (avec une part d’éléments dons supérieure à 25% dans le cas des prêts concessionnels). Au fil du temps, ces flux financiers se sont de plus en plus doublés de ce qu’on appelle lacoopération technique.

Des chiffres trompeurs

La France s’est engagée dès 1970 à consacrer 0,7% de son Produit Intérieur Brut à l’APD ; objectif renouvelé en 2002, en s’engageant à mobiliser 0,7% de son Revenu National Brut à l’horizon 2012 (repoussé ensuite à 2015 par le nouveau président Sarkozy). Aujourd’hui, la France serait en volume au 3ème rang des « pays donateurs », avec 7,8 Mds d’€ en 2007…mais 10ème en valeur relative, avec 0,42%du RNB en 2007.

Mais surtout, ce sont les composantes et l’efficacité de cette aide qui sont en question. Dès 1992, le PNUD évaluait que seulement 3 à 4% étaient réellement consacrés aux services de base (éducation, santé, accès à l’eau...). Aujourd’hui, la part directement affectée à la lutte contre la pauvreté et la promotion des services de base reste minime !

Ainsi, selon certaines estimations (rendues délicates par l’opacité des chiffres de l’APD), seuls 0,5% de l’APD totale serait directement consacrée au secteur de la santé, et seuls 1,5% à celui de l’éducation de base. Prises ensembles, les dépenses directement affectées à la santé, à l’eau, à l’éducation de base, au renforcement des capacités de l’État et de la société civile et à la maîtrise démographique ne s’élèveraient pas à plus de 12% de l’APD totale !

En effet, il faut savoir que l’aide bilatérale officielle comptabilise pèle-mêle :

  • Les allègements de dette (en moyenne 27% de l’APD totale entre 2001 et 2007) ;
  • L’ « écolage » c’est à dire les bourses accordées aux étudiants originaires des pays concernés par l’APD en France (qui représentait 14% de l’APD hors allègements de dette en 2007, soit une hausse de 98% depuis 2001) ;
  • Les dépenses de solidarité nationale allouées à certains TOM (Wallis et Futuna, Mayotte,...) ;.
  • Les dépenses liées à l’ « accueil » des réfugiés en France... Comble du cynisme, le durcissement de la politique migratoire contribue ainsi, à travers les dépenses nécessaires à l’organisation des expulsions (centres de rétentions etc.), à gonfler les chiffres de l’aide au développement des pays d’origine des migrants ;
  • Toujours une part notable d’aide « liée » (malgré l’interdiction de cette pratique par l’OCDE), c’est-à-dire dont l’affectation est liée à l’achat de biens et services fournis par une entreprise française ;

Certains types de dépenses, conformes aux standards de l’OCDE, posent également problème :

  • la «  Francophonie  », c’est-à-dire les dépenses liées au rayonnement culturel et linguistique de la France (fonctionnement des centres culturels français... mais aussi de l’Organisation Internationale de la Francophonie, experte en validation d’élections truquées !)
  • la «  Défense  », rien de moins que l’encadrement technique et la formation des troupes africaines au service des dictateurs « amis de la France » ;
  • l’aide sectorielle et l’aide budgétaire, véritable bonus aux dictateurs : à la différence de l’aide-programme, ou aide-projet, cette aide est versée directement à un ministère donné ou au Trésor Public pour pallier aux déficits ou financer un projet donné... Le contrôle de l’utilisation des fonds se heurte ensuite au principe de souveraineté nationale. Et justement, la tendance récente de l’aide française vise à remplacer progressivement les aides-projet par des aides sectorielles et budgétaires au nom de l’autonomisation des États bénéficiaires...Lire la suite

 

La situation au Tchad illustre la mal gouvernance absolue en Afrique noire


logoLe Tchad est placé parmi les 10 pays les plus pauvres de la planète terre. Selon l'Indice de développement humain (IDH), publié par le PNUD, le Tchad est placé 165° sur 175. Les indicateurs ci-dessous illustrent à suffisance cette situation :

- 54% de la population tchadienne vit en dessous du seuil de la pauvreté fixé à 2 $ us; la plupart dépensent environ 0.53 ? par jour dont 0.38 pour la nourriture, le reste pour les loisirs, les soins médicaux, l'habillement etc.

- 1% de la population a accès à l'énergie électrique ; et 29% ont accès à l'eau potable ;

- 90 des maisons d'habitation ne résistent pas aux intempéries parce qu'elles sont construites en matériaux non durables ;

- 6 tchadiens sur 10 accusent un retard sensible en matière de longévité, de santé, d'éducation et de bien-être ;

- Le PNB par tête d'habitant qui est d'environ 200 dollars américain, est l'un des plus bas au monde.[1]

Au Tchad, les veuves, les divorcées, les précocement mariées, les mariées par force, les filles mères, les femmes handicapées, les femmes des polygames sont dans des circonstances particulièrement difficiles.

Comme l'Afrique, notre Pays le Tchad vit et continue encore à vivre dans cette situation de paradoxe où les ressources naturelles sont immenses et les conditions de vie des populations sont déplorables.

Pour exploiter le pétrole du TCHAD, le Gouvernement a convaincu tout le monde même la Banque Mondiale, en disant que c'est un « projet modèle » qui respectera l'environnement, les droits de l'Homme, l'information sera transparente et les ressources devront contribuer à la réduction de la pauvreté.

La Banque Mondiale a donné son accord ; la population a cru à ce projet.

Depuis le 10 octobre 2003, le TCHAD, notre Pays est entré dans le cercle des pays producteurs de l'or noir. Mais que constate-t-on ?

De 300 puits prévus, nous sommes à plus de 1500 puits forés. Les conditions de vie des populations riveraines sont devenues pires qu'avant l'exploitation du pétrole. En plus, certains paysans ont perdu leurs terres, leurs arbres fruitiers plantés et entretenus pendant des années. Les conflits fonciers et sociaux sont de plus en plus fréquents entrainant régulièrement de pertes en vies humaines. Les valeurs de solidarité et d'entraide disparaissent au profit de l'individualisme. Les mours sont foulées au pied. La corruption a gagné le cour des gens. La prostitution, surtout des jeunes va galopante et fait peur !

Dans cette situation, la famille est la première victime avec des situations telles que : les divorces pour des raisons non fondées, une augmentation du taux d'infidélité, des conflits de compétence entre les parents, la démission parentale.

L'Absence de planning familial apparaît de plus en plus comme l'une des principales cause de la misère en Afrique en général, et au Tchad en particulier. Fidèles à des traditions ancestrales, des millions d'hommes et de femmes continuent de considérer l'enfant comme une richesse en soi, même sans un minimum de formation, crevant de faim, ne pouvant prendre sa part de la joie de vivre ni contribuer un tant soit peu au bien être collectif. En clair, un tel enfant est un parasite, un poids mort, pire : un élément perturbateur que des parents irresponsables (parce qu'ignorants) ont introduit dans la société en croyant l'enrichir.

Une société ou une communauté ne peut compter sur son poids démographique que lorsque chacun de ses membres est un homme ou une femme valide, tant physiquement

que du point de vue moralo-intellectuel. Alors comment faire admettre la nécessité de la limitation des naissances (aux possibilités réelles de la famille) à des femmes

en grande partie illettrées ou prisonnières des superstitions et croyances erronées ? Là se trouve la problématique à la quelle se confronte la pastorale familiale dans nos diocèses.

La situation de guerre qu'a connu le pays et la crise économique et sociale dans laquelle se débat notre pays, ont fait que la femme tchadienne est devenue la première responsable de la famille, prenant ainsi la place de l'époux souvent sans revenus, exilé ou enrôlé dans les organisations politico-militaires. C'est le cas également

des veuves dont les époux sont morts dans les maquis ou pour d'autres causes.

Quant aux revenus pétroliers, au lieu de contribuer à la lutte contre la pauvreté, ils ont servi à l'achat des armes, alimentant ainsi les interminables conflits.

Une fois encore, le pétrole au lieu d'être une bénédiction pour tout un peule, est devenu malheureusement, une malédiction pour l'ensemble de la population tchadienne.

Les entreprises qui exploitent le pétrole ne respectent pas les droits de la population riveraine. Elles font très mal les compensations communautaires. Conséquence, les compensations n'ont nullement contribué à l'amélioration des conditions de vie des communautés.


Face à cette dérive, nous sommes en droit de nous poser cette question : « à qui appartiennent les ressources naturelles d'Afrique ? »

Si, les ressources appartiennent seulement aux dirigeants et aux compagnies extractives, l'Eglise doit se taire ! Mais si les ressources naturelles appartiennent à l'ensemble de la population, une intervention de l'Eglise s'impose. L'option préférentielle pour les pauvres, les marginalisés et les délaissés devra être à la base de cette intervention.

A ce propos, une intervention de l'Eglise Catholique en faveur de l'Afrique s'impose !.., ou par le biais de nos Evêques d'Afrique, ou par le Saint Père en personne :

2. APPELS

Nous vous exhortons à lancer un appel pressant aux gouvernants d'Afrique pour que :

- les ressources naturelles appartiennent aux peuples d'Afrique et elles leur sont destinées en totalité pour assurer leur bien-être;

- ils ne sont que les gérants du Bien Commun des peuples d'Afrique ;

- les contrats doivent être négociés et signés en tenant compte des intérêts exclusifs des populations en général et de celles qui sont affectées en particulier;

- les revenus ne doivent être utilisés que pour les biens des compatriotes et cela dans la transparence la plus totale en vue de leur épanouissement;

- les détournements des biens de nos populations

Source: Agence  MISNA 

Triste constat et préconsiations de pur bon sens teintées d'humanisme et d'altruisme. Sur ces points, nous partageons

l'analyse des Père Blancs.

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TCHAD : ENVOI D'UN NOUVEAU GROUPE DE CASQUES BLEUS RUSSES
Tchad: envoi d'un nouveau groupe de casques bleus russes
© RIA Novosti. Yury Strelets
MOSCOU, 26 février - RIA Novosti
Moscou envoie au Tchad un nouveau groupe de casques bleus qui participeront à l'opération de paix ONU-UE effectuée actuellement au Tchad et en République centrafricaine, a annoncé vendredi à RIA Novosti le porte-parole du ministère russe de la Défense, le lieutenant-colonel Vladimir Drik.

Le groupe est dépêché dans le cadre de la rotation des effectifs russes engagés dans l'opération ONU-UE.

"Le contingent russe sera envoyé en deux étapes: un premier détachement de 70 personnes partira le 28 février, un autre - de 40 membres - le 4 mars", a déclaré M.Drik.

Le premier contingent de paix russe est arrivé au Tchad en novembre 2008. A l'heure actuelle, les effectifs russes dans ce pays africain comptent plus de 100 militaires et quatre hélicoptères Mi-8. En septembre 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies a pris la décision de déployer une opération conjointe de l'ONU et de l'Union européenne dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine afin de protéger les civils en danger et de réunir les conditions nécessaires pour les activités des organisations humanitaires et le retour des réfugiés.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a à plusieurs reprises exprimé sa préoccupation au sujet des rebelles armés opérant au Tchad et en République centrafricaine. Ce conflit a contraint des centaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers. Le nombre de réfugiés s'élève actuellement à 200.000 personnes en République centrafricaine et dépasse 400.000 dans l'est du Tchad.
 Mbaïnaye Bétoubam
 
Nous avions compris que Déby voulait qu'ils partent. Peut-être que les Russes ont compris comment interprêter la pensée Débyle. Il faut faire le contraire de ce qu'il dit.

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Une grande famine va sévir cette année au Tchad Mbaïnaye Bétouba

 

 StockParce que la campagne agricole 2009-2010 est déficitaire, une traversée du désert alimentaire menace le Tchad. En conséquence, plus de 5 millions de personnes environ ne vont pas manger à leur faim jusqu’en 2011. Et pour cause : le grenier tchadien est à moitié vide. C’est Mbaïlaou Naïmbaye Lossimian, ministre de l’Agriculture, qui a fait l’annonce de cette mauvaise nouvelle, au début de la semaine dernière, devant une dizaine de journalistes, complètement scandalisés. « La production agricole 2009-2010 est déficitaire de l’ordre de 14 millions de tonnes », a laconiquement déclaré le ministre, qui s’est habillé tout en noir pour la circonstance.Par Mbaïnaye Bétoubam, journaliste de la Voix.
 
Dans une note interne, les représentations nationales du PAM et de la FAO ont confirmé cette catastrophe alimentaire, indiquant que la production céréalière 2009-2010 du Tchad est amputée de moins 34 %. « Les indicateurs disponibles concourent à montrer l'existence d'un risque imminent d'insécurité alimentaire élevé pour les ménages vulnérables au Tchad », s’alarme l’Unicef, qui a indiqué en outre que « 21% des enfants tchadiens souffrent déjà de malnutrition chronique ».
 
 
Prix du mil et du maïs en hausse
 
File attenteEntre-temps, le ministre de l’Agriculture a lancé, au nom du gouvernement, un vibrant appel à l’aide internationale d’urgence pour faire face à l’insécurité alimentaire en vue. « Le Tchad, qui doit déjà s’occuper de centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées, est confronté à une insécurité alimentaire grave cette année. LeGouvernement a donc besoin de 1,2 milliards de dollars en vue de la constitution d’un stock céréalier de sécurité, afin de venir en aide à ces nombreuses familles qui vivent déjà dans des conditions difficiles », a lancé M. Mbaïlaou Naïmbaye Lossimian.
 
Au lendemain de cette annonce, le ministre du Commerce, Mahamat Ali Hassan, a signé un nouvel arrêté fixant les prix de vente des produits alimentaires locaux et importes dans la ville de N’Djaména. Selon l’arrêté, le prix du sac de mil de 100 kg passe de 19.000 à 26.400 FCFA et celui du maïs de 20.300 a 27.500 FCFA. « Les prix qui avaient été fixes dans l’arrêté initial se sont révélés irréalistes. C’est la raison pour laquelle, après une série de concertations avec les opérateurs économiques, le gouvernement a décidé de les revoir en hausse », a indiqué le ministre.
 
Déficit pluviométrique
 
Dans l’explication de ce drame à venir, le ministre de l’Agriculture a mis en avant l'irrégularité pluviométrique qu’a connue le Tchad durant la campagne agricole 2009-2010. Celle-ci s’est caractérisée, en effet, par un raccourcissement de la durée de la saison des pluies, une diminution de la quantité des pluies tombées et une mauvaise répartition spatio-temporelle. «Le déficit pluviométrique engendré par cette perturbation a un impact direct et immédiat sur les productions agricoles et les autres écosystèmes notamment la régénérescence et le développement annuel du couvert végétal », a expliqué le ministre, ajoutant que la zone particulièrement touchée par le déficit pluviométrique est la bande sahélienne couvrant les régions du Chari Baguirmi, du Lac et du Kanem, ainsi que la ligne Bol-Ati-Abéché. Bien qu'ayant démarré au mois de mai de manière remarquable, les pluies ont été peu abondantes et leur progression dans le temps a été lente. Jusqu'à la fin du mois de juin, seul l'extrême-sud du pays avait connu une pluviométrie suffisante ; les autres régions du pays n'ayant pas reçu les quantités de pluies nécessaires pour une bonne installation des cultures (semis, repiquage, développement).
Comme la production céréalière nationale s’est réduite comme peau de chagrin, un mandat d’arrêt des gaspillages est notifié aux ménages tchadiens, qui doivent désormais se préparer à une longue traversée du désert alimentaire.
 
 
Mbaïnaye Bétoubam

Voila le résultat d'une non politique alimentaire mise en oeuvre par un non gouvernement et un Déby toujours aussi lamentable lorsqu'il s'agit de gérer notre pays.

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OCDE : écart prévu de 21 milliards en 2010 par rapport aux engagements pris pour l’aide au développement

Selon l'AFP, "en dressant mercredi à Paris un état des lieux de l'aide publique au développement (APD), l'Organisation de coopération et de développement économiques a décrit une double tendance - les "bonnes" et les "mauvaises" nouvelles, comme l'a résumé son secrétaire général Angel Gurria. Le principal problème, a déploré Angel Gurria, c'est que "sept pays n'ont pas honoré leurs engagements, et certains d'entre eux sont de très gros bailleurs de fonds". Dans l'ordre l'Allemagne, la France, le Japon et l'Italie.
France, Allemagne, Japon, mauvais élèves de l'aide au développement

De Francesco FONTEMAGGI (AFP)

PARIS — Mauvais élèves de l'aide au développement, la France, l'Allemagne et le Japon n'ont pas honoré, selon l'OCDE, les promesses faites aux pays les plus pauvres, notamment en Afrique, au moment où la crise rend cette assistance d'autant plus nécessaire.blé

En dressant mercredi à Paris un état des lieux de l'aide publique au développement (APD), l'Organisation de coopération et de développement économiques a décrit une double tendance - les "bonnes" et les "mauvaises" nouvelles, comme l'a résumé son secrétaire général Angel Gurria.

D'une part, "malgré la crise", l'assistance apportée par les 22 Etats membres du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE devrait avoir augmenté de 35% entre 2004 et 2010, atteignant des "niveaux record", soit environ 107,4 milliards de dollars.

Plusieurs pays ont même fait mieux que promis, comme la Suède, numéro un de la classe, dont l'APD représente désormais 1,03% du produit national brut (PNB) - alors que le Graal de l'aide au développement, dont la quête est sans cesse repoussée par la plupart des Etats, se situe à 0,7% du PNB.

Etats-Unis et Canada ont aussi tenu parole. Le hic, c'est que le résultat atteint reste 21 milliards en deçà des promesses faites par les pays riches en 2005. Et la contraction des économies liée à la crise n'est qu'une maigre explication, évaluée à environ 4 milliards de dollars.

Le principal problème, a déploré Angel Gurria, c'est que "sept pays n'ont pas honoré leurs engagements, et certains d'entre eux sont de très gros bailleurs de fonds". Dans l'ordrel'Allemagne, la France, le Japon et l'Italie.

"Des pays tels que la Belgique, l'Espagne et le Royaume-Uni démontrent qu'il est possible, malgré les contraintes budgétaires, de tenir ses engagements de solidarité internationale", fait valoir l'organisation non gouvernementale Oxfam, stigmatisant la contre-performance de la France, censée être un pays moteur en matière d'aide au développement".

L’APD française aura quasiment stagné en 2010 à 0,46% du PNB, contre 0,41% en 2004.

Dans le même temps, le Royaume-Uni, dont le déficit public a pourtant explosé encore davantage que celui de la France avec la crise, aura porté son aide de 0,36% à 0,56% de son PNB.

L’identité des mauvais élèves a une conséquence directe : s’agissant de pays qui sont d’importants bailleurs pour l’Afrique, c’est le continent noir, déjà le plus pauvre de la planète, qui paye les pots cassés.

Les Africains ne recevront donc "que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires prévus", regrette l'OCDE. Du coup, les "objectifs du millénaire pour le développement" fixés par les Nations unies pour réduire, à l'horizon 2015, l'extrême pauvreté, "ne seront pas atteints", constate Philippe Hugon, de l'université Paris X. "On le savait dès le départ, mais voilà la confirmation", ironise-t-il.

C'est d'autant plus inquiétant que la crise s'est entre-temps abattue sur le continent africain.

"L'Afrique a souffert d'une baisse des exportations, les pays riches en récession important moins de matières premières, mais aussi d'une diminution des transferts effectués par les migrants, qui occupent une place considérable dans les économies de pays comme le Mali, le Lesotho ou les Comores", souligne Philippe Hugon.

"Pour l'instant, le continent fait face en creusant ses déficits et grâce au soutien d'institutions régionales ou internationales", ajoute cet économiste. "Mais il reste très vulnérable, on n'a mis que des sparadraps après les crises alimentaires de 2008 qui risquent donc de se reproduire tant que la spéculation continuera sur les marchés des matières premières".

Les déclarations fraternelles, les élans humanitaires de Kouchner sont remarquables, même les caméras versent des larmes d'émotion. La France est moins efficace dans le versement des aides que dans le show médiatique. On s'en doutair un peu.


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Retrait de la Minurcat du Tchad : un haut responsable de l’ONU à N’Djamena


26/02/2010

N'DJAMENA - Le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, est arrivé mercredi soir à N'Djamena, pour discuter avec les autorités de leur demande d'un retrait rapide du Tchad de la mission de l'ONU Minurcat, a-t-on appris jeudi auprès de cette mission.

logoM. Le Roy, qui se trouve au Tchad jusqu'à lundi, "va faire un aller-retour dimanche à Abéché", dans l'est du Tchad, a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la Minurcat (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad).Durant son séjour, il s'entretiendra avec plusieurs dirigeants tchadiens et rencontrera aussi"éventuellement" le président Idriss Deby Itno, a-t-on ajouté de même source.Le 17 février, Alain Le Roy et son collègue de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, John Holmes, avaient annoncé que l'ONU et le gouvernement tchadien négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la Minurcat, dont le mandat expire le 15 mars.Le président Deby a qualifié d'"échec" cette force, dont dépend la sécurité de près de 500.000 civils - des réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens - dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, deux pays affectés par la guerre au Darfour (ouest du Soudan).La Minurcat, créée par une résolution de l'ONU en 2007, est aussi chargée de favoriser le retour volontaire des réfugiés et de faciliter l'aide humanitaire. Le Conseil de sécurité lui a exprimé son soutien et a encouragé la poursuite de négociations avec N'Djamena sur son avenir.Dans un rapport publié jeudi, l'Institut d'études sur les conflits et l'action humanitaire (Iecah), basé à Madrid, estime que ne pas renouveler le mandat de la Minurcat reviendrait à laisser les réfugiés et déplacés "sans protection dans un environnement d'insécurité et d'anarchie comme l'est du Tchad"."La communauté internationale, et particulièrement les membres du Conseil de sécurité, ne doivent pas laisser un demi-million de personnes abandonnées" à leur sort, déclareJesús Nuñez Villaverde, chef de l'Iecah et auteur de ce rapport intitulé "Minurcat: réalisations, déceptions et un futur fragile".L'Iecah exhorte Alain Le Roy à convaincre le président Deby de maintenir la force onusienne "jusqu'à ce que le gouvernement tchadien soit prêt à garantir la protection des civils" dans l'est du pays, protection qui devrait être "une priorité".Toutefois, souligne-t-il, "la Minurcat n'est pas la panacée pour tous les problèmes structuraux du Tchad et ne résoudra pas le (problème) global de l'insécurité et de l'impunité sans appui national et international véritable".Selon l'institut, à mi-février 2010, quelque 3.500 des 5.200 soldats prévus (67%) de la Minurcat étaient déployés.(©AFP / 25 février 2010 23h19)

Déby va négocier avec le plus grande énergie. Pour l'emporter il faudra payer cher !

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Jonglei, la province sud-soudanaise, rallumera-t-elle le conflit entre le Nord et le Sud ? Les heurts qui se multiplient entre les tribus ont déjà fait des milliers de morts. Davantage qu'au Darfour pour 2009.

Par Valérie Thorin

J onglei est le plus grand des États du Sud-Soudan mais n’abrite qu’un peu plus d’un million de personnes, essentiellement des éleveurs. Les tensions entre communautés existent depuis des siècles, en raison des déplacements saisonniers pour nourrir les troupeaux et accéder à l’eau potable qui créent la compétition.Cette rivalité traditionnelle prend aujourd’hui un caractère meurtrier tant l’accès aux armes de guerre est devenu facile. Beaucoup proviennent du Darfour, mais une bonne partie était déjà sur place, vestiges de la guerre que le Sud et le Nord se sont livrée pendant plus de vingt ans. La paix revenue, aucune action significative de la part de la communauté internationale ou de celle des gouvernements, Nord et Sud confondus, n’a été entreprise pour en interdire la circulation. Si l’on ajoute à cela l’absence de routes et d’infrastructures, l’insécurité alimentaire et un accès limité aux moyens de l’État pour la justice, l’administration, etc., toutes les raisons de la colère sont rassemblées.

Que cachent ces combats ?Khartoum est-elle le responsable – masqué – de la recrudescence des incidents violents ? Les utilise-t-elle à des fins politiques ? Aucun élément objectif ne permet de le penser, si ce n’est la mauvaise réputation que traîne le National Congress Party, au pouvoir. L’immensité du territoire de Jonglei, la porosité des frontières fédérales et la puissance limitée du gouvernement du Sud-Soudan en matière de sécurité empêchent de déterminer avec préci sion s’il y a ingérence du Nord-Soudan  dans les incidents répertoriés. Juba, la  capitale du Sud, peut aussi être tentée  d’utiliser Khartoum comme bouc émissaire  afin de cacher sa propre incapacité  à assurer la sécurité des citoyens et à promouvoir la réconciliation à l’intérieur  du Sud.Même si elles peuvent partager un  objectif d’indépendance commun, ce  qui reste encore à prouver, les tribus et  les groupes culturels du Sud – ceux du  Jonglei n’y font pas exception – possèdent  un sentiment identitaire personnel  beaucoup plus fort que celui de leur  appartenance à l’entité « Sud-Soudan ».  On est d’abord nuer ou dinka avant d’être Sud-Soudanais.

Ces identités tribales  sont au centre de la politique soudanaise  car il s’agit, pour les dirigeants,  de créer un sentiment d’appartenance  plus large que la simple tribu qui leur  permettrait de faire réagir les populations  sur des enjeux supérieurs.

Objectif : les élections régionales,  législatives et présidentielle bien sûr, prévues  en avril 2010, mais, surtout, le référendum  d’autodétermination, programmé  pour janvier 2011, qui va décider de l’indépendance,  ou non, du Sud-Soudan. De  là à penser que le laisser-faire concernant  les armes a sciemment servi, il n’y a  qu’un pas.

Toujours est-il qu’elles ont créé des clivages  supplémentaires entre groupes  de villages : ceux dépourvus  d’armes ont la tentation de  s’allier avec d’autres plus  forts, créant ainsi des blocs de  plus en plus importants, le  tout à l’intérieur d’une même  ethnie. À l’évidence, cette  « balkanisation » du Sud peut  être lourde de conséquences.  Les responsables politiques  du Sud-Soudan ont  conscience qu’il leur faut  encourager l’unité de toute  la région pour l’échéance de  2011, dans l’éventualité de  la création d’un nouvel État stable et donc viable. Il y a du pain sur  la planche : si les tribus font la course  aux armes, c’est aussi parce que les  souvenirs de la guerre Nord-Sud sont  encore frais et qu’elles n’ont aucune  confiance en leur gouvernement, régional  ou fédéral. Par ailleurs, beaucoup  reste à faire pour que les scrutins puissent  se dérouler valablement. À commencer  par une présence plus visible  des forces de sécurité sudistes dans certaines  zones et des efforts pour la  réconciliation Sud-Sud. Le but est de  rétablir la confiance et d’empêcher le  Nord de constater que « le Sud est  incapable de se gouverner lui-même »

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Traduction d'un article paru ce jour dans Sudan Tribune. Nous n'avons pas eu à attendre très longtemps les premiers accrocs. On va peut-être bientôt découvrir que Khadafi existe encore.

Le leader du JEM rejette des entretiens séparés avec d'autres rebelles du Darfour

Jeudi 25 Février 2010

25 février 2010 (PARIS) - Khalil Ibrahim, le leader de la rébellion du Mouvement Justice et Égalité (JEM) a rejeté aujourd'hui l'idée de négociations séparées entre le gouvernement et un autre groupe rebelle formé hier, menaçant de se retirer de Doha.

Khalil

Khalil Ibrahim, leader du JEM, en promenade, après l' accord-cadre à Doha Février 23, 2010.(Reuters)

Les autorités soudanaises ont annoncé hier, après la signature de l'accord cadre entre le Gouvernement du Soudan et du JEM qu'ils tiendraient des négociations séparées avec le Mouvement de Libération de la Justice (LMJ), formé de dix factions rebelles qui avaient refusé de fusionner avec la justice et l'égalité Mouvement.

"Les deux groupes JEM et LMJ n'accepterait pas l'unité, il y aura donc négociation séparée avec eux que si elles acceptent de s'unir à n'importe quel stade des négociations et cela mai être déterminée par la médiation. Les négociations fin mai par un seul document ou deux documents. Mais nous cherchons à atteindre un seul document accepté par toutes les parties ", a déclaré Ghazi aujourd'hui matin suivant son arrivée à Khartoum en provenance de Doha.

"Nous n'acceptons pas d'avoir plus d'une séquence de pourparlers de paix, une médiation dans un même lieu. Cela est inacceptable», a déclaré Khalil Ibrahim, dans une interview avec Radio Dabanga, qui sera diffusé le jeudi.

Le chef rebelle a ajouté qu'il proposait de réunir les 10 factions et veut toujours de fusionner avec eux dans un mouvement avant de négocier avec le gouvernement."Nous voulons une unité sans gagnants ni perdants", at-il souligné.

Les membres de la rébellion du LMJ ont rejeté la semaine dernière l'offre de JEM pour la fusion en disant qu'ils préfèrent seul à avoir délégations distinctes de coordination les uns avec les autres pendant les pourparlers.

Khalil a mentionné que ces groupes n'ont pas de motifs politiques ou militaires. Il les a aussi accusé de faire «des affaires avec la cause du peuple du Darfour».

Khalil encore parlé Tijani El-Sissi, qui est désigné par le nouveau groupe rebelle en tant que négociateur, affirmant qu'il n'avait jamais été impliqué dans la lutte armée pour la population du Darfour depuis 2003 et maintenant il est imposée pour négocier en leur nom.

El-Sissi est un ancien gouverneur du Darfour, du plus grand groupe ethnique dans la région, la tribu Fur. Il était également membre du parti Oumma de Sadek al-Mahdi. Il a été approché depuis l'année dernière par le gouvernement libyen à la tête de factions rebelles, ils se sont réunis à Tripoli.

(ST)

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Soudan et les rebelles du MJE ont signé hier un accord cadre de paix au Darfour

Le gouvernement d'Omar el-Béchir (photo) et les rebelles du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM) ont signé, à Doha, un accord de cessez-le-feu qui devait entrer en vigueur mardi à minuit.

AFP - L'accord de cessez-le-feu au Darfour conclu samedi entre en vigueur mardi à minuit (21H00 GMT), a annoncé le chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), un important mouvement rebelle de cette région du Soudan, lors de la cérémonie de signature du texte à Doha.
   
"Le cessez-le-feu entre en vigueur aujourd'hui à minuit", a déclaré Khalil Ibrahim à Doha, où la trêve et un accord-cadre sur des négociations de paix directes ont été formellement signées par des représentants du gouvernement soudanais et du JEM.
   
Le document a été signé pour le gouvernement par le négociateur en chef Amin Hassan Omar, ministre de la Culture,Béchir et pour le JEM par Ahmed Tugud Lissan.
   
Outre M. Ibrahim et le président soudanais Omar el-Béchir, l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, et les présidents tchadien Idriss Deby Itno et érythréen Issaias Afeworki, étaient présents à la cérémonie, retardée de près de deux heures pour des discussions de dernière minutes sur des détails du document.
   
"J'en appelle à mes frères dans les autres mouvements à un partenariat global au service de notre patrie et je leur demande que nous nous unissions et que nous nous engagions ensemble et en même temps dans la paix", a ajouté le chef de JEM, en invitant les dirigeants du sud du Soudan à préserver "l'unité du Soudan".
   
L'accord signé à Doha "est un pas important pour mettre fin à la guerre et au conflit au Darfour", a déclaré M. Béchir dans une allocution.
   
Selon plusieurs observateurs, M. Béchir souhaite un accord de paix avec le JEM avant les élections - législatives, régionales et présidentielle - du 11 avril ou du moins un processus de paix qui soit sur les rails.
   
Mais le JEM a demandé un report des élections et la cérémonie de signature a été retardée notamment pour cette raison. "Il y a un consensus parmi les habitants du Darfour et du Soudan selon lequel les élections doivent être reportées", a déclaré à l'AFP le porte-parole du JEM, Ahmed Hussein.
   
La signature est intervenue avec en toile de fond le réchauffement des relations entre Khartoum et N'Djamena, alors qu'a débuté au Soudan la première campagne électorale multipartite depuis 1986. Le Tchad et le Soudan ont annoncé récemment leur intention de normaliser leurs relations et d'en finir avec leur guerre par groupes rebelles interposés.
   
Le conflit au Darfour a fait 300.000 morts selon les estimations de l'ONU, 10.000 d'après Khartoum, et 2,7 millions de déplacés.

La farce montée de toutes pièces par l'occident a franchi une nouvelle étape. Les arrières pensées vont se faire jour peu à peu. La suite sera beaucoup plus chaotique; attendons.......

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France-Rwanda : Les dessous d’un rapprochement

Communiqué, le 22 février 2010

À l’occasion du déplacement de Nicolas Sarkozy à Kigali le 25 février 2010, l’association Survie tient à décrypter ce qui constitue un profond revirement de la diplomatie française dans la région des Grands Lacs, et tient à alerter l’opinion sur le fait que ce revirement reste fort éloigné d’une véritable réforme de la politique de la France sur le continent.

Par ce rapprochement avec le Rwanda, entamé il y a deux ans et consacré par cette visite, la diplomatie française vise trois objectifs :

-         la réintégration de la France dans les nouveaux  partenariats économiques et industriels de la région ;

-         le règlement définitif de l’accusation de complicité de génocide pesant sur elle et quelques-uns de ses hommes politiques et de ses militaires ;

-         enfin l’affirmation d’une « rupture » avec certains réseaux traditionnels de la Françafrique.

Les diverses étapes du rapprochement entre les deux pays ont été l’objet d’une négociation serrée entre les deux États, dont l’un des enjeux majeurs fut l’accusation de complicité de génocide des Tutsi du Rwanda pesant sur la France. Il est à redouter que l’arrangement trouvé se contente au mieux d’une excuse officielle et solennelle ou de la reconnaissance d’erreurs de la France diluées au sein de celles de la communauté internationale. En aucun cas, une simple contrition orale ne pourrait suffire à mettre sous le boisseau ce qui demeure comme l’un des plus grands scandales de la Vème République. Le soutien politique, militaire, financier de la France à un gouvernement génocidaire ne peut se dissoudre dans de quelconques excuses. La solennité d’une déclaration ne peut se substituer au nécessaire débat qui doit être mené dans notre pays sur sa politique en Afrique, et sur le rôle de son armée au Rwanda en 1994, comme en cinquante ans de présence sur le continent.

En effet, en 2009, malgré un volontarisme de façade de l’Elysée, les termes de la cooptation de la France sur des gouvernements profondément anti-démocratiques n’ont guère évolué (Cameroun, Congo-Brazzaville, Mauritanie, Madagascar, Gabon, Niger, etc.). Le rapprochement Paris-Kigali s’inscrit dans cette filiation, car il pèse sur Paul Kagamé de graves soupçons sur le rôle tenu par son pays dans les conflits du Kivu voisin depuis 1998, ainsi que sur les nombreuses entraves à la démocratie relevées sous son autorité au Rwanda.

Il apparaît donc que ce « dégel » entre les deux pays ne s’encombre d’aucune condition démocratique. En revanche, il vise une nouvelle fois à positionner la France et ses entreprises dans la compétition internationale qui se joue pour l’accès aux ressources naturelles de la région, au mépris de la justice pour les victimes du génocide et des autres crimes commis. De ce fait, Survie tient à prévenir des risques de la normalisation en cours, qui pourraient s’assimiler à une amnistie mutuelle pour des crimes imprescriptibles, hors de tout contrôle des peuples concernés et sans tenir compte de l’intérêt des populations de la sous-région.

Contact presse :

Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication Tel. : +331 44 61 03 25, stephanie.duboisdeprisque@survie.org

KagaméMalheureusement, SURVIE a encore une fois raison.

Et ce jour, "Le Monde" apporte une contribution complémentaire à la relation du drame qui s'est déroulé en 1994 et dont les conséquences perdurent. Un article intitulé : Rwanda, un attentat, deux raisons d'Etats, reprend la chronologie des faits et les résultats de l'enquète judiciaire étouffée. Lire l'article du" Monde"

Ceci n'empêchera pas cette honteuse réconciliation. La démocratie, le respect des peuples, la justice, ce n'est pas l'affaire de Kagamé, on le sait. Ce n'estmalheureusement pas non plus celui du gouvernement français.

Alors on oublie tout, notamment les victimes, on se réconcilie et on continue à s'enrichir chacun à sa manière.

 

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Sarkozy et Kouchner ont au moins un point commun : une communication nullissime lorsqu'ils évoquent l'Afrique et notamment les anciennes colonies françaises. Globalement, ils n'en ratent pas une. Est-ce un preuve de leur méconnaissance totale de l'histoire, des cultures et sensibilités africaines ou l'expression de leur profond mépris ?

Des propos polémiques de Kouchner font grincer Alger

Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner Les récents propos du ministre français des Affaires étrangères, selon lesquels la tension franco-algérienne s’explique par la présence au pouvoir de "la génération de l’indépendance" ont été condamnés par les politiques et les associations.

Les réactions n’ont pas tardé après la publication dans le Journal du Dimanche (JDD) d’une interview de Bernard Kouchner.
Le ministre français des Affaires étrangères revenait, le dimanche 21 février, sur les relations de plus en plus tendues qu’entretiennent Paris et Alger. Selon lui, la présence au pouvoir de la génération de l’indépendance algérienne ne facilite pas les rapports entre les deux pays.

"La génération de l'indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peut-être plus simple", déclarait Bernard Kouchner au JDD qui lui demandait quand les relations entre les deux pays seraient réparées.

Respect mutuel

De nombreuses associations et partis algériens ont vivement réagi dimanche et lundi, condamnant unanimement ces déclarations.
La Fondation algérienne du 8 mai 1945 –qui effectue des recherches sur le colonialisme et les massacres de 1945 orchestrés par la France en Algérie– a estimé dimanche que les propos du ministre français "n'honorent ni la France, ni son peuple, ni même les principes du socialisme dont il est tributaire ".
"L'Algérie, à votre gouverne Mister Kouchner, est indépendante. Elle est souveraine et ses politiques le sont également", a lancé, dans un communiqué, la Fondation.
Said Bouhadja, secrétaire national du Front de libération national (FLN) a exprimé son "rejet total" des propos de Bernard Kouchner. Selon lui, les relations diplomatiques franco-algériennes doivent être fondées sur "le respect mutuel et fondées sur un dialogue empreint de franchise et de transparence pour le traitement de toutes les questions qui se posent entre les deux pays".

Crispations multiples

C’est dans ce contexte pour le moins houleux que le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a rencontré dimanche à Alger le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia. Il était accompagné du conseiller diplomatique de l’Elysée Jean-David Levitte.
L’objectif du rendez-vous était de détendre les relations entre les deux pays. Des relations toujours passionnelles, près de 50 ans après l'indépendance, mais qui se sont davantage crispées ces dernières années.

Dernier signe en date de cette tension exacerbée, la proposition de loi algérienne, début février 2010, visant à "criminaliser" le colonialisme français, deux ans avant le 50e anniversaire de l'indépendance, laquelle a suscité des réactions indignées parmi des députés français. 
Début janvier, l'annonce d'un nouveau dispositif de sécurité aérienne adopté en France et incluant l'Algérie parmi les pays à risque, avait, elle, suscité le courroux d'Alger.
La crispation avait également atteint des sommets avec les rebondissements dans l’affaire des moines de Tibéhirine et les révélations récentes du général à la retraite François Buchwalter. Selon ce dernier, les moines français, dont les têtes avaient été retrouvées en juin 1996 en Algérie, auraient été abattus par erreur par l’armée algérienne lors d’une traque aux islamistes. Alger a toujours affirmé que ces meurtres étaient le fait d’un groupe djihadiste et s 'était donc montré très irrité par ces "révélations".
   (avec agences)

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Quelques véritées sont contenues dans cet article publié par N'Djaména Matin

22 Février 2010

Processus de normalisation Tchado soudanais : Deby s’implique dans la paix entre le Soudan et les rebelles du Darfour… Et snobe les rebelles tchadiens !

Les télescripteurs des principales agences de presse du continent n’arrêtent pas de crépiter avec frénésie depuis samedi 20 février dernier, tant ils suivent minute by minute les fulgurants développements du processus de paix que conduisent littéralement – sur plusieurs fronts et au pas de course - les autorités soudanaises avec le plus important groupe militaire de rébellion du Darfour. Et dans ce processus d’une portée historique, Idriss Deby Itno campe un rôle tout simplement central dans la mesure où il à réussi à s’imposer comme un médiateur officiel.

Mais, pendant ce temps les rebelles Tchadiens pour lesquels une démarche de la même veine aurait dû être entreprise  - mais restant néanmoins en attente d’un éventuel dialogue avec le régime en place à N’djamena – se demandent froidement, si effectivement Deby tient à ce qu’ils rentrent au Tchad tel qu’il l’a affirmé lors de son dernier voyage à Khartoum, puisque rien ne bouge…

« Nous avons toujours pensé que Deby raconte des histoires quand il fait croire à l’opinion internationale qu’il est prêt à laisser revenir les animateurs de la rébellion au Tchad ».  

Voilà ce qu’affirme, les sourcils froncés, un grand responsable de l’opposition radicale à Ndjamena, à l’annonce desDéby grandes avancées enregistrées depuis samedi 21 février dans la conduite par le Soudan  de la fin de situation de belligérance avec les groupes rebelles, et principalement  avec le MJE, le plus important groupe armé du Darfour. Et le même opposant de continuer : 

« La vérité est que Deby – comme à son habitude - veut rouler les politico militaires, le Soudan, et même la communauté internationale dans la farine. Il est allé à Khartoum faire croire à Omar el Béchir, à l’opinion internationale, et aux rebelles de l’Est du Tchad qu’il est prêt à faire la paix, et même à les laisser revenir au pays. Nous connaissons la cynique propension de Deby à ne jamais tenir ses promesses. Son problème aujourd’hui ce n’est pas de rechercher la paix, mais plutôt de gagner du temps, et d’endormir la rébellion en attendant la saison des pluies à la faveur de laquelle il attaquera les résistants avec l’aide du  Soudan. ».

Lire la suite

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Prolongation de la mission de la MINURCAT au Tchad

Premier temps, Déby demande le non renouvellement de la présence de la MINURCAT au Tchad en mars prochain.

10/02/2010 - Le Tchad ne souhaite pas renouveler le mandat de laMINURCAT - Le président tchadien, Idriss Déby, a déclaré hier avant de quitter Khartoum, où il était en visite pour tenter d’alléger les tensions entre les deux pays, qu’il ne souhaitait pas renouveler le mandat de la MINURCAT. Selon M. Déby, « la mission de la MINURCAT est un échec, c’est la raison pour laquelle nous ne voyons pas la nécessité de la prolonger ». L’ONU a qualifié de « regrettable » cette décision, alors que le mandat de la mission expire le mois prochain.

Lire la déclaration de Déby

Second temps, Human Right Watch qui relaie les craintes des ONG présentes au Tchad, met an garde contre les conséquences humanitaires désastreuses qui seraient la conséquence d'un départ de la MINURCAT

(New York) 17/02/2010 - Le Conseil de sécurité devrait prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) qui se termine le 15 mars prochain, a déclaré Human Rights Watch dans une lettreadressée aujourd'hui aux membres du Conseil de sécurité. Le retrait des Casques bleus exposerait la population civile à un risque aggravé de violence et d'atteintes aux droits humains, a averti Human Rights Watch.

Lire la lettre de Human Right Watch

Troisième temps, le Conseil de sécurité soutient la MINURCAT dont le retrait est souhaité par le Tchad
minurcat 17 février 2010 – Le Conseil de sécurité a exprimé mercredi son plein soutien à la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT),alors que les autorités tchadiennes souhaitent le retrait de la Mission.

Le Conseil de sécurité a pris note des préoccupations du Président tchadien Idriss Déby au sujet de la MINURCAT et a été informé des contacts en cours entre le Secrétariat des Nations Unies et les autorités tchadiennes sur l'avenir de la Mission, a dit, lors d'un point de presse, le Représentant de la France auprès des Nations Unies, Gérard Araud, qui préside le Conseil de sécurité pour le mois de février.

Lire la position du conseil de sécurité de l'ONU

Quatrième temps, le 18/02/2010, après avoir réfléchi, ou que d'autres aient réfléchi à sa place, Déby modifie sa position . Il confirme ne plus vouloir des casques bleus mais demande le maintient des civils qui assistent les réfugiés.

Lire la déclaration d'Allam-Mi

La suite nous promet des déclarations aussi confuses que ridicules. En effet, le problème est complexe : il faut que Déby et le JEM puissent mener à bien leur mission de déstabilisation du Soudan tout en assurant sur tous les médias qu'ils ne sont pas engagés dans cette affaire. Il ne doivent donc rencontrer ni obstacles, ni témoins.
D'un autre côté, une nouvelle catastrophe humanitaire dans cette région ferait tache. Les taches Déby s'en soucie autant que de la démocratie. Dans son esprit, ce n'est pas quelques dizaines de milliers de morts en plus qui l'empêcheront d'être président à vie. La presse il la musèle, les urnes il les bourre et les opposants politiques il les fait disparaître sans traces; pas de problème de son côté. Ceci explique sa prise de position maximaliste initiale.
Le problème est pour Obama et Sarkozy qui soutiendront Déby mais qui devront faire face à des contraintes bien plus grandes.

Déby a commencé à rétropédaler et Kouchner va devoir trouver une solution alambiquée.

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Plainte du président de l'ANR contre Al Béchir (suite)

21/02/2010

La justice française fait droit à la plainte du Président de l'ANR contre Béchir et ses sbires.

Le Président de l’ANR, Mahamat Abbo Sileck a déposé une plainte contre le Président du Soudan, Salah Gosh, le Chef des Services Secrets de l’époque, Mahamat Nour Abdelkerim, Abdoulaye, Mustapha et quelques autres pour tortures et actes de barbarie, devant les tribunaux français.

Il faut du courage pour s’attaquer à un Président en exercice. Mais il faut aussi avoir une solide expertise juridique. Plusieurs ONG, pourtant dirigées par des avocats de renom n’y sont pas arrivées, on s’en est aperçu par exemple dans l’affaire des biens mal acquis ou les plaintes contre Sassou, Obiang et Bongo n’ont pas été examinées par la justice française.

Or, depuis quelques jours, la doyenne des juges d’instruction a jugé le dossier de l’ANR suffisamment sérieux pour désigner un juge d’instruction et affecter une brigade de gendarmerie à la recherche des accusés.

Cette juge, car il s’agit d’une femme, nous la désignerons sous le nom de Mme C. afin de préserver son anonymat, s’est immédiatement mise au travail avec ardeur.

Les accusés ont été identifiés, leurs photos sont disponibles dans les lieux appropriés et on leur mettra la main au collet si on les attrape ou s’il leur vient l’étrange idée de voyager en France. C’est une bonne chose car de nombreux Tchadiens ont été abusés par les agissements douteux de certains des accusés.

On se souvient que Sileck avait aussi déposé une plainte auprès de la CPI à l’encontre des mêmes personnes. Cette plainte dûment enregistrée par la Haute Cour se trouve, ipso facto, singulièrement renforcée par la décision de la justice française. De nombreuses ONG ont fait part de leur volonté de s’associer à cette plainte. Elles souhaitent que les nombreux prisonniers détenus sans preuves par les Soudanais ( dont une partie n’ont fait que critiquer les opposants/businessmen) soient libérés. Surtout les ONG veulent que les horreurs perpétrées dans la région soient punies. Du reste la diplomatie française a été mise à contribution pour que la CPI fasse diligence et ouvre rapidement droit aux demandes du plaignant, le sieur Mahamat Abbo Sileck.

Tout cela se met en action parce qu’un homme seul se dresse contre le Président Soudanais dont les services sont au premier chef responsables des échecs répétés de la rébellion tchadienne. A chaque fois les Services Soudanais éliminent les opposants tchadiens qui sont capables et honnêtes. En revanche, ils imposent aux rebelles des chefs corrompus et incompétents avec  qui ils se partagent des centaines de millions de dollars.

Une telle attitude est non seulement moralement condamnable mais elle aboutit à maintenir le monstre Deby au pouvoir. Deby est le massacreur et le pilleur du Tchad, mais c’est aussi le pire ennemi du Soudan. Il veut la création d’un Etat zaghawa transfrontalier et il sert ainsi, avec voracité, la volonté occidentale de démembrement du Soudan.

Par cupidité, par bêtise, par paresse intellectuelle, les Soudanais mènent une politique suicidaire. Après tout, c’est leur droit mais on est pas obligé de l’accepter quand ça nous affecte. L’ANR n’a rien contre le peuple soudanais, peuple ami et peuple frère. Mais l’ANR combat une politique désastreuse qui se fait au détriment du Tchad et va à l’encontre des intérêts soudanais.

Voila pourquoi nous nous opposons à ceux qui mènent cette politique funeste.

Cependant cela ne nous empêche nullement de combattre Deby. Nous n’aimons pas l’idée de lancer une guerre frontale contre le monstre. Nous répugnons à faire couler le sang tchadien et nous préférons les actions ciblées. En 2008 nous avons failli capturer Deby et il n’a du son salut qu’au sacrifice de ses gardes du corps et notamment de son aide de camp. Nous l’avions publié et, bien entendu, cela a été passé sous silence. Mais cet incident est bien la preuve qu’on peut atteindre le tyran à moindre coup.

Il existe une autre façon de le punir, il faut l’amener devant les tribunaux. Depuis des années, La Commission de l’ANR sur les tortures et les actes de guerre, travaille avec sérieux.    Les témoignages sont difficiles à obtenir car Deby et la France à fric ( voir l’affaire Ibni) font bloc, détruisent les preuves, menacent les familles, etc…

Toutefois nous fournissons avec patience documents et preuves à qui de droit. Le moment viendra ou l’ANR possédera suffisamment d’éléments pour faire inculper le monstre.

C’est d’ailleurs le message que nous souhaitons faire passer à tous : Il existe mille moyens de combattre efficacement Deby. Chacun doit utiliser tous les moyens, même modestes dont il dispose, pour lutter à tout moment contre le tyran et nous finirons par l’abattre.

Il faut constamment garder courage et se battre avec l’ANR, le parti du renouveau !

anr.tchad@gmail.com

------------------------------- Faisons un effort pour réunir Deby et Béchir à l’endroit qu’ils méritent !  

prison

La plainte du Mahamat Abbo Sileck est traitée en France. Ce n'est pas étonnant, Al Béchir est l'homme à abattre. Il ne fait guère de doutes que dans la foulée de la France, la CPI va redoubler d'activité.

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Le Soudan signe un accord avec les rebelles darfouris du JEM

20/02/2010

Le président soudanais, Omar Hassan al Bachir, a annoncé samedi la signature par son gouvernement d'un accord avec les rebelles darfouris du Mouvement justice et égalité (JEM) et il a assuré que cet accord contribuerait à résoudre le conflit du Darfour.

"Aujourd'hui, nous avons signé à N'Djamena un accord entre le gouvernement et le JEM et à N'Djamena, nous cicatrisons la guerre du Darfour", a dit Bachir dans une allocution à la télévision publique soudanaise.

Il n'a pas donné de précisions, mais des délégués du JEM dans la capitale tchadienne s'étaient peu auparavant déclarés prêts à signer un "accord cadre" qui, à défaut d'être un accord de paix, jetterait les bases de futurs pourparlers de paix.

Bachir a ajouté qu'il annulerait les peines de mort prononcée contre des membres du JEM détenus par les autorités soudanaises et qu'il en relâcherait immédiatement 30%.

Plus de 100 hommes ont été condamnés à mort après avoir été reconnus coupables d'avoir participé en 2008 à une offensive du JEM contre la capitale soudanaise.

Khartoum a signé plusieurs cessez-le-feu depuis le début du conflit, il y a sept ans, mais certains n'ont pas tenu plus de quelques jours et la méfiance entre les parties au conflit reste profonde.

Des discussions entre le JEM et Khartoum, organisées au Qatar, piétinent depuis des mois.

Mais des contacts entre les deux parties se sont intensifiés ces derniers jours, rapportent certains experts, sur fond d'amélioration des relations entre le Soudan et le Tchad.

RAPPROCHEMENT TCHAD-SOUDAN

Au début du mois, à l'occasion d'une visite inopinée du président tchadien à Khartoum, le Soudan et le Tchad ont décidé d'enterrer la hache de guerre et de cesser de soutenir leurs rébellions respectives.

La réconciliation entre les deux pays était considérée comme essentielle à un règlement du conflit du Darfour.

Le président tchadien Idriss Déby entretient des liens ethniques avec les dirigeants du JEM et il a souvent été accusé de soutenir le mouvement darfouri.

Le JEM et les rebelles darfouris de l'Armée de libération du Soudan (SLA), pour la plupart non arabes, ont pris les armes en 2003 en accusant le gouvernement de Khartoum de négliger la région.

Abdel Wahed Mohamed el-Nour, fondateur de la SLA, qui jouit d'un fort soutien au sein des populations déplacées de la région, refuse de discuter avec Khartoum et exige que les violences cessent avant de négocier.

Les autorités soudanaises ont eu recours principalement à des milices pour tenter d'écraser la révolte dans le sang. Washington et des ONG ont parlé de génocide, une accusation rejetée par Khartoum.

Le président soudanais est inculpé de crimes de guerre au Darfour par la Cour pénale internationale et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

L'accord annoncé à Khartoum intervient deux mois avant les premières élections démocratiques depuis 24 ans au Soudan, au cours desquelles Bachir sera candidat à sa propre succession.

REUTER-Version française Jean-Stéphane Brosse, Olivier Guillemain et Nicole Dupont

Al Bechir ne sait pas quoi faire pour obtenir son brevet international de pacifiste et éviter la C.P.I..

Résultat il fait n'importe quoi.

Piloté par les américains, Déby lui a proposé une corde pour se pendre et il s'est précipité dessus.

penduDur, Dur pour les Soudanais.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Niger: Paris condamne la prise du pouvoir par des militaires, appelle au dialogue

PARIS (AFP) - 19.02.2010

 

La France "condamne" la prise du pouvoir au Niger "par des voies non constitutionnelles" et appelle au dialogue "tous les acteurs" y compris les militaires, pour trouver une solution rapide à la crise, a déclaré vendredi le ministère des Affaires étrangères.

Kouchner"La France condamne toute prise de pouvoir par des voies non constitutionnelles" et "appelle tous les acteurs à faire preuve de responsabilité dans l'intérêt de leur pays et du peuple nigérien", a dit le porte-parole du ministère, Bernard Valero, lors d'un point presse.Paris "engage tous les acteurs, y compris les forces armées, à trouver par le dialogue et dans les meilleurs délais une solution à la crise constitutionnelle", a-t-il poursuivi.

L'armée a pris le pouvoir jeudi au Niger, déposant le président Mamadou Tandja et déclarant le gouvernement "dissous".La France avait appelé jeudi ses ressortissants vivant à Niamey à rester confinés chez eux. Elle compte quelque 1.500 ressortissants dans le pays et l'exploitation par le groupe français Areva de mines d'uranium en fait un enjeu économique crucial pour Paris.Vendredi, M. Valero a précisé que, la situation s'étant "semble-t-il apaisée", la consigne avait changé.

Les Français sont désormais seulement invités à "éviter les déplacements non indispensables" dans les rues de la capitale."La France soutient pleinement la position et les efforts de la Cédéao et de l'Union africaine (UA)", a enfin dit M. Valero. "C'est aux Africains eux-mêmes de commencer à apporter des réponses et faire oeuvre utile pour que ce pays puisse revenir le plus rapidement possible à l'ordre constitutionnel, sur les rails de la démocratie".

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a "condamné la prise du pouvoir par la force au Niger" et demandé un "retour rapide à l'ordre constitutionnel", dans un communiqué diffusé vendredi.La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), avait jeudi condamné les événements au Niger et exprimé "sa profonde préoccupation".

A Niamey, un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSRD) a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi la suspension de la Constitution, l'instauration d'un couvre-feu et la fermeture des frontières terrestres et aériennes.

Le Niger, pays pauvre du Sahel mais troisième producteur mondial d'uranium, est confronté à une grave crise politique née de la volonté de M. Tandja, 71 ans, de se maintenir au pouvoir coûte que coûte au-delà de son mandat.Après dix ans de pouvoir, M. Tandja avait l'année dernière dissous le Parlement et la Cour constitutionnelle et obtenu une prolongation controversée de son mandat pour au moins trois ans à l'issue d'un référendum sur une nouvelle Constitution organisé en août. C'est cette nouvelle Constitution que conteste le CSRD

Les déclarations de Kouchner et de son commis Valéro nous plongent dans l'expectative. Nous de savons pas si nous devons nous en amuser, dire notre consternation, crier notre colère ou suspecter une de ces manoeuvres chères à la Françafric.

Ces grands diplomates font des déclarations convenues sur respect de "la voie constitutionnelle". Au passage, ils ne trouvent rien d'anormal au fait qu'un un chef d'Etat africain s'essuie les pieds sur la constitution de son pays, prononce la dissolution du conseil constitutionnel et du parlement afin de se mettre en situation d'être président à vie. Ça, selon Kouchner, c'est "la voie constitutionnelle".

Des militaires qui destituent ce chef d'Etat pour mettre fin à ce crime contre la démocratie empruntent, toujours selon Kouchner, "des voies non démocratiques". Jean Ping et l'ineffable Ashton tiennent un discours sensiblement aussi imbécile.

Attendons la suite pour vérifier si la Françafric est dérrière ce coup ou pas. Quelque soit la réponse, nous devons nous demander : Pour qui nous prennent-ils ? Pour qui se prennent-ils ?

Quelque soit la réponse, le futur leur démontrera qu'ils se trompent sur toute la ligne. C'est regrettable pour l'Afrique et pour cette France incapable de penser plus loin que la prochaine cargaison d'uranium.

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NIGER / TCHAD : MEMES PROBLEMES, MEMES SOLUTIONS ?

19 février 2010
Daniel Hongramngaye
Blog de Makaila



L'armée tchadienne interpellée par le peuple à prendre ses responsabilités comme au Niger

Ce qui se passe sous nos yeux  chez nos voisins nigériens doit à plusieurs égards inspirer nos officiers supérieurs, nos militaires, nos dignes soldats s’il en existe encore. Pour être clair, les officiers nigériens, les hommes de rang qui ont pris leur responsabilité au Niger hier 18 février 2010 pour mettre fin à une situation politique tendue et à un régime dictatorial sont pour moi simplement et purement des héros et doivent servir d’exemple pour nos militaires tchadiens.

La situation politique au Tchad est pourtant plus exécrable que celle du Niger.
En effet, Idriss Deby Itno est identique à Mamadou Tandja si non pire.

·         Les deux hommes ont modifié leur constitution pour se maintenir au Pouvoir 
·         Les deux hommes ont organisé des élections de façade pour confisquer le pouvoir. Des élections durant lesquelles, les taux d’abstention sont des plus elevé et les fraudes des plus gigantesques.

Les comparaisons s’arrêtent là car après, Deby a déclassé son homologue loin derriere. Deby a errigé la corruption, le clientélisme, le zaghawisme, le népotisme en système de gestion publique alors que Mamadou Tandja est resté intègre, transparent dans la gestion des fonds publics. Et cette qualité de Tandja est même reconnue par ses opposants qui ne lui reprochent que sa passion à rester au pouvoir en foulant au pied la constitution. Mamadou Tandja a su négocier d’arrache pied avec le géant français Areva dans le contrat d’exploitation de l’uranium nigérien pour le profit de toute la nation tandis que Deby s'est uniquement occupé du bonus du contrat pétrolier de Doba  avec le consortium (esso, chevrona, petronas) car pour lui, c’est ca qui va dans sa proche. Le mécanisme de contrôle de la production, du transport, des taxes, et des prix de référence et de décote des barils du pétrole tchadien ont été négligés, ouvrant la porte à toutes les manipulations des sociétés pétrolières  étrangères en activité au Tchad. Ce consortium réalise aujourd’hui des bénéfices qui sont le double ou le triple de ses prévisions.

En 20 ans de pouvoir debyste, le bilan est là catastrophique et lamentable. Des millions de dollars américains engrangés par le Tchad issu des recettes pétrolières depuis juillet 2003 n’ont enrichi qu’une minorité des tchadiens, proches du régime. 

D’où la question importante que je pose à nos militaires  tchadiens : « Le peuple tchadien ne mérite pas t’il autant que le peuple nigérien ? »

Je sais que la donne militaire est spécifique au Tchad à cause du pléthore des itnos dans l’armée mais rappelons tout de même que la volonté populaire est invincible. Je sais aussi que que beaucoup de tentatives ont échoué dans le passé mais la cause est noble et mérite d’être défendue jusqu’au bout. 

libertéLa question peut en effet se poser. Dans tous les domaines, Déby surclasse largement Tandja. Qu'il s'agisse de fouler aux pieds la démocratie, de malmener la constitution, d'assassiner les opposants, de piller le pays, d'ériger le clanisme et la terreur en système de gouvernance, Déby excelle et se situe au dessus des pires dictateurs.

Nous savons que dans les rangs de l'ANT se trouvent de nombreux officiers, sous-officiers et hommes du rang qui aspirent à une émancipation de notre pays dans le cadre d'une bonne gouvernance. A la lumière de ce qui s'est passé au Niger, ils ne peuvent éviter de se poser des questions.

C'est en joignant leurs forces que les démocrates et patriotes tchadiens libéreront le Tchad de la tyrannie, du pillage clanique et de la misère.

E Mail : ufcd@ufcd.org

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Coup d'Etat au Niger, le président arrêté

18/02/2009

TandjaDes militaires ont arrêté jeudi le président nigérien Mamadou Tandja lors d'un coup d'Etat dirigé par un officier, le commandant Adamou Harouna, a-t-on appris de trois sources militaires. Une source diplomatique française avait peu après déclaré : "Il y a encore un peu de confusion mais il semblerait que le président Tandja est aux mains des mutins ainsi que ses ministres, qui sont retenus dans un autre endroit."

La radio d'Etat "Voix du Sahel" a suspendu ses programmes pour diffuser de la musique militaire à partir de 18 h 40. Lors des coups d'Etat de 1974, 1996 et 1999, la radio d'Etat avait diffusé de la musique militaire avant que les mutins ne prennent la parole sur ses ondes. En milieu d'après-midi, les militaires ont attaqué le palais présidentiel de Niamey à la fin d'un conseil des ministres. Pendant plusieurs heures, des soldats étaient déployés autour du palais présidentiel et dans les rues adjacentes, et des témoins ont affirmé avoir vu les dépouilles de plusieurs soldats. "Il y a une tentative de coup d'Etat", a déclaré à Paris un responsable français, qui a requis l'anonymat.

Sanoussi Jackou, député nigerien se présentant comme non-inscrit, quittait l'Assemblée nationale en voiture quand Le Monde.fr l'a joint par téléphone. Il fait état d'une tentative de putsch, dont il ignorait encore l'issue vers 17 heures :

Selon RFI, "l'information a vite circulé" dans la capitale nigérienne et les habitants"commençaient à fuir les marchés pour rentrer chez eux". De son côté, le correspondant de laBBC note que les services de télévision et de radio fonctionnaient normalement. Les médias d'Etat ne communiquaient quant à eux aucune information sur une éventuelle tentative de coup d'Etat. Air France a décidé de suspendre ses vols vers Niamey.

Pays pauvre du Sahel, mais troisième producteur mondial d'uranium, avec une forte implantation du groupe nucléaire français Areva, le Niger traverse une grave crise politique depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous l'an dernier le Parlement et obtenu une prolongation de son mandat. La nouvelle Constitution lui assure encore au moins trois ans à la tête du pays.

La tenue en octobre de législatives, boycottées par l'opposition, a entraîné la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), et l'Union européenne a suspendu son aide au développement. Le dialogue inter-nigérien de sortie de crise entre pouvoir et opposition, qui se déroule sous l'égide d'un médiateur de la Cedeao, a été suspendu la semaine dernière.

Le Monde.fr avec Reuters et AFP

Mamadou Tandja a plongé le NIGER dans une profonde crise politique. Ceci explique probablement cette tentative de coup d'Etat. Il faut en attendre l'issue du coup de pour en tirer de quelconques enseignements.

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18/02/2009

Darfour: l'armée soudanaise nie avoir participé à des combats

L'armée soudanaise a nié avoir participé à des combats la veille contre un mouvement rebelle du Darfour avec qui le gouvernement vient de signer un accord en vue d'une cessation des hostilités dans la province en guerre civile.

blindé"Il n'y a eu aucun combat entre l'armée et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), les combats ont eu lieu entre JEM et la faction Minni Minnawi de l'Armée de libération du Soudan (SLA)", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée Osman al-Aghbash. La SLA est le seul groupe à avoir signé un accord de paix avec Khartoum.

Le JEM avait affirmé mercredi avoir été la cible d'attaques de l'armée soudanaise aidée notamment des hommes de Minni Minnawi. Ces combats sont survenus au lendemain de la signature à Doha, au Qatar, d'une déclaration entre le gouvernement soudanais et les rebelles du JEM ouvrant la voie à un accord-cadre en vue d'une conférence de paix pour le Darfour.

Un responsable du gouvernement avait déclaré mercredi que des combats au Darfour se poursuivaient malgré l'accord.

"Les combats se poursuivent pour une raison bien simple. Le JEM occupe des régions qui ne sont pas les siennes. Après avoir été chassé de Mouhajiriya (au début février), il a occupé des secteurs qui ne sont pas les siens. D'autres mouvements ne leur permettent pas cela, de même que l'armée", avait déclaré Mutrif Siddiq, sous-secrétaire aux Affaires étrangères.

"Le JEM a refusé de discuter (à Doha) de la fin des hostilités. Ils ont seulement accepté des mesures en vue de bâtir la confiance", avait-il précisé à un petit groupe de journalistes à Khartoum.

La guerre civile dans cette région de l'ouest du Soudan a fait 300. 000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003 selon l'ONU. Khartoum chiffre à 10. 000 les décès liés aux combats.

Bien entendu tout cela est faux. L'armée soudanaise est intervenue pour contrer une avancée du JEM appuyé par la garde nationale de Déby. Cette fine équipe pensait pouvoir avancer sans être repérée. Les combats se sont déroulés dans la confusion la plus totale. Il semblerait qu'après un premier temps de repli, l'armée soudanaise soit en train de prendre le dessus.

L'offensive de Déby est bien entendu loin d'être terminée. Le général américain Scott Gration est récemment venu à N'Djaména lui expliquer ce qu'il doit faire pour contribuer à déstabiliser le Soudan.

Sept soldats de la MINUAD ont été tués près de Nyala, le pouvoir soudanais annonce avoir arrêté deux membres du commando responsable de l'attaque. Il y a peu de chances pour que nous sachions rapidement qui a commandité l'opération. Les coups tordus et les déclarations mensongères vont se succéder au cours des prochains jours. L'UFCD restera prudemment en dehors de cette agitation qui ne la concerne pas. Il n'y a rien à y gagner dans l'immédiat, il faut attendre le moment opportun.

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Les plaintes déposées devant la Cour Pénale Internationale par le président de l'ANR, Mahamat Abbo Sileck, suivent leurs cours. Une évolution prochaine est attendue, selon l'ANR.

Les plaintes, devant la CPI et les tribunaux français, du Président de l'ANR contre Béchir, Salah Gosh et ses sbires suivent leurs cours

 

SileckMahamat Abbo Sileck avait, il y a quelques temps, déposé une plainte pour tortures et actes de guerre contre Omar El Béchir, Salah Gosh et Mahamat Nour ainsi que leurs seconds couteaux comme Abdoulaye et Mustapha ( voir  ci-dessous la copie de la plainte devant la CPI ).

La justice suit son cours. Nous allons bientôt donner des nouvelles du sort qui a été réservé à ces deux plaintes et cela va décoiffer !


  Beaucoup de nos lecteurs ont souhaité lire la plainte devant la CPI, de Mahamat Abbo Sileck, le Président de l’ANR, à l’encontre d’Omar El Béchir et ses complices.logo CPI

Pour soutenir une plainte devant la CPI, il faut vraiment être capable de la documenter, ce qui signifie de très nombreux documents qu'il est impossible de publier dans leur entier, tant le dossier est lourd.

Afin de permettre l'nformation de nos sympathisants, voici le mémoire introductif, qui résume bien la situation.

 Clickez sur les liens ci-dessous pour accéder aux différentes pages du mémoire.

Mémoire p1; Mémoire p2; Mémoire p3; Mémoire p4; Mémoire p5;