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Sommet de la SEN-SAD : les chefs d'Etat africains soutiennent Al Béchir, balayant "les accusations" de la CPI et les recommendations de l'UE.
23 Juillet 2010 -
Les Etats sahélo-sahariens, Tchad compris, ont soutenu jeudi à N'Djamena le président soudanais Omar el-Béchir, rejetant les multiples appels à son arrestation et "toutes les accusations" de la Cour pénale internationale (CPI) qui le recherche pour crimes et génocide.
La Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad), réunie jusqu'à vendredi en sommet dans la capitale tchadienne, s'est dite toujours préoccupée par la situation au Darfour (ouest du Soudan), en proie depuis 2003 à la guerre civile et théâtre des crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide attribués à M. Béchir par la CPI. Cette cour émis contre lui deux mandats d'arrêt.
"La Cen-Sad réfute toutes les accusations contre le président el-Béchir. Ces accusations ne contribuent pas rétablir la paix dans cette partie du Soudan. Nous déclarons notre total soutien et notre solidarité au Soudan et à son peuple", a affirmé son secrétaire général, Mohamed al-Madani al-Azhari.
En sept ans, le conflit au Darfour a fait 300.000 morts selon les estimations de l'ONU, 10.000 d'après Khartoum.
Avant le responsable de la Cen-Sad, le président tchadien Idriss Deby Itno s'était fait l'avocat du Soudan, avec lequel son pays est engagé depuis janvier dans un processus de "normalisation" après cinq ans de guerres par rébellions interposées.
M. Deby a plaidé en faveur d'un soutien au processus de Doha, négociations pour la paix Darfour en cours depuis plusieurs mois dans la capitale qatarie et parrainées par le Qatar, l'Union africaine (UA) et l'ONU, demandant l'implication de tous pour "une solution de paix juste et durable".
Dans le même temps, à Doha, le médiateur qatari, Ahmed Al-Mahmoud, a annoncé la signature d'un accord de cessez-le feu entre Khartoum et le Mouvement pour la libération et la Justice (MLJ), alliance rebelle minoritaire du Darfour.
Ces soutiens affichés et accord interviennent alors que les appels se sont multipliés en faveur de l'arrestation de M. Béchir pendant son séjour au Tchad, premier pays reconnaissant la CPI qu'il visite depuis 2009.
Sans force de police, la CPI compte sur les Etats ayant ratifié son acte fondateur, le Statut de Rome, qui leur fait obligation d'interpeller tout suspect de la CPI sur leur sol.
Le Tchad avait cependant exclu depuis mercredi l'arrestation de M. Béchir sur son sol, se proclamant indépendant "des injonctions des organisations internationales". Il avait indiqué suivre la position de l'UA, qui a décidé de ne pas coopérer avec la CPI sur le dossier Béchir.
Pour l'analyste tchadien Mbaïré Dessingar, cette décision relève "de la +realpolitik+. Le Tchad tient d'abord compte de ses intérêts".
Malgré ce refus, la Haute représentante de l'Union européenne (UE) pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a invité jeudi le gouvernement tchadien "à respecter ses obligations dans le cadre du droit international" et "à arrêter (...) ceux qui sont inculpés par la CPI".
Des demandes similaires avaient déjà été formulées par des ONG, opposants tchadiens, et par les ONG internationales Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International.
Les Etats-Unis, qui avaient aussi rappelé mercredi au Tchad ses "obligations" envers la CPI, ont, à la surprise des observateurs, salué jeudi le rapprochement entre Khartoum et N'Djamena.
Ce réchauffement politique "aura un impact positif sur le terrain, y compris au Darfour. (...) Si cette coopération se poursuit, elle sauvera des vies au Soudan, au Darfour", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Philip Crowley, assurant toutefois avoir rappelé au Tchad "ses responsabilités" envers la CPI.
"Le président Béchir ne devrait pas être fier. Il demeure un suspect en fuite. (...) C'est juste une question de temps, il devra tôt ou tard se rendre à La Haye et affronter la justice", a averti jeudi le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo.
La chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, avait exhorté le Tchad à remplir ses obligations légales et à arrêter le président soudanais Omar Al-Bachir, présent sur son territoire et recherché par la Cour pénale internationale (CPI).
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Omar Al Béchir a obtenu de Déby et de la France l'éloignement des avions "mirage" pendant la durée du sommet de la SEN-SAD .
21 Juillet 2010 -
Quelques jours, à peine, après le lancement du second mandat d’arrêt pour génocide par la CPI contre le Président Soudanais EL Bechir, ce dernier vient de faire une véritable démonstration de force.
De quoi s’agit-il ? Invité par Deby à participer au Sommet de la Cen Sad, le Président Soudanais a exigé le départ des mirages français positionnés au Tchad dans le cadre de l’opération Epervier comme condition de son arrivée à N'Djamena.
Crise de nerfs des officiers français, colère de l’Elysée, bref, les autorités françaises sont obligées d’avaler la couleuvre et, cet après midi, les mirages ont quitté N'Djamena pour le Gabon.
Priorité aux relations avec le Soudan qui vient d’expulser les chefs de la rébellion tchadienne, tapis rouge pour El Béchir et basta la Cour Pénale Internationale ; Deby ne peut que se plier en quatre pour exaucer les moindres désirs d’un EL Béchir qui, soit dit en passant, vient par cette exigence de montrer clairement à Deby ce qu’il pense de la souveraineté du Tchad.
Dans l'affaire, Sarkozy et Kouchner ont mangé leur chapeau et Béchir doit bien rigoler. Nous sommes ravis qu'il puisse s'amuser aux dépends de la puissance coloniale. Au cours des mois à venir, il n'aura probablement pas souvent l'occasion de s'amuser autant.
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Patrice de Maistre aussi, la françafrique toujours et partout.
20 Juillet 2010 -
Avant de gérer la fortune de Liliane Bettencourtcourant 2003, l’expert-comptable Patrice de Maistre avait déjà, à titre personnel, quelques affaires en Afrique. C’est Roland Bru, père de Pascale, sa première épouse, mais aussi homme d’affaires élu sénateur en 1958 pour le compte du Rassemblement démocratique africain, affilié à l’Union démocratique et socialiste de la Résistance (UDSR) française, qui initie son aristocratique gendre aux subtilités des « affaires » françafricaines. Installé au Gabon avant l’indépendance, le prospère exploitant forestier, qui a soutenu financièrement l’accession de Léon Mba à la présidence du Gabon au détriment de son opposant, Jean-Hilaire Aubame, faisait partie du dispositif mis en place parJacques Foccart, le « Monsieur Afrique » du général de Gaulle.
Plus tard, un autre Français du Gabon, Robert Boutonnet, lui met le pied à l’étrier. Il est administrateur de la Compagnie du Komo. Chère à la famille Bongo, cette galaxie contrôle des entreprises telles que la Sodim (automobile, matériel de travaux publics et forestier), Sogafric Services (froid, plomberie et sécurité), Sogi (industrie), Solsi (informatique), Electra (équipements de bureau)… Elle détient des participations dans la Seeg (2,78 %), Gaboa (11,43 %), Setrag (7 %), Maboumine (niobium, 20 %), Banque gabonaise et française d’investissement (BGFI, 25 %). Cette rencontre lui ouvre les portes des milieux d’affaires et du Palais du bord de mer, d’autant que Robert Boutonnet siège également au conseil d’administration de la BGFI. Ainsi devient-il le commissaire aux comptes des deux entités jusque dans les années 2000 et, à ce titre, un familier de la famille présidentielle, qui compte plusieurs membres dans les instances des deux groupes.
Lorsque la banque ouvre sa représentation en France, Patrice de Maistre accepte d’en être l’un des administrateurs. Entreprenant, il réussit à convaincre quelques-uns de ses amis gabonais d’investir dans le lancement de son propre fonds d’investissement, Brinon Investissement, créé en 2003. À travers cette structure, il prend le contrôle de Vectra, un cabinet d’ingénierie routière postulant pour les appels d’offres publics en Afrique subsaharienne et en Afrique du Nord. On le retrouve également dans le capital de Valorem Investissements, un autre fonds basé au Luxembourg dans lequel Robert Boutonnet a acquis la moitié des parts.
Il ne faudra pas tirer sur la ficelle des affaires gabonaises. C'est une autre raison pour laquelle l'affaire Bettencourt ne livrera pas tous ces secrets. "je te tiens, tu me tiens par la barbichette", comme toujours.
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Durcissement au Soudan. Le gouvernement expulse deux responsables humanitaires et emprisonne les journalistes d'opposition.
17 Juillet 2010 -
Expulsion de deux responsables de l’OIM pour le Darfour (16 juillet 2010)
La France condamne la décision du gouvernement soudanais d’expulser deux responsables de l’Organisation Internationale des Migrations pour la région du Darfour, mettant en difficulté l’action de cette organisation, qui y travaille depuis 2000, notamment en soutien des agences des Nations unies.
La France est préoccupée par les conséquences de cette décision ainsi que par la détérioration de la situation sécuritaire et humanitaire au Darfour. Alors que les pourparlers reprennent à Doha, sous l’égide de la médiation conjointe de l’Union africaine et des Nations unies, la France appelle le gouvernement soudanais et l’ensemble des parties à ne pas utiliser les populations du Darfour comme moyen de pression.
La France renouvelle son appel au gouvernement du Soudan pour que soient impérativement levés les obstacles posés à l’acheminement de l’aide humanitaire et qu’un accès sans restriction aux populations du Darfour soit permis. Le travail des organisations internationales et non gouvernementales qui viennent en aide aux populations ne doit pas être entravé.
Soudan : deux à cinq ans de prison pour trois journalistes d’opposition
Trois journalistes soudanais ont été condamnés jeudi à des peines allant de deux à cinq ans de prison pour la publication d’articles « erronés », rapporte Africa N°1. Les trois journalistes, du quotidien d’opposition Ray al-Shaab (l’opinion du peuple), avaient été arrêtés il y a deux mois pour avoir notamment fait état de la présence au Soudan d’une usine produisant des armes pour l’Iran et le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Trois jours après le lancement d'un mandat d'arrêt pour génocide contre lui, Omar Al Béchir a choisi la fuite en avant. L'Union Européenne et la France ont condamné son attitude pendant que la Chine appelle à la stabilité dans la région. Pour le plus grand malheur des populations et surtout celles du Darfour et du Sud Soudan, les grandes manœuvres ont commencé
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Le défilé du 14 Juillet : Le post-colonialisme en action
15 Juillet 2010 -
«Ces peuples (vous voyez de qui il s’agit...) n’ont rien donné à l’humanité; et il faut bien que quelque chose en eux les en ait empêchés. Ils n’ont rien produit, ni Euclide, ni Aristote, ni Galilée, ni Lavoisier, ni Pasteur. Leurs épopées n’ont été chantées par aucun Homère.(...)» P.Gaxotte (Revue de Paris 1957)
Mardi 13 juillet 2010, Nicolas Sarkozy recevait à déjeuner les dirigeants de ces anciennes colonies africaines de la France. Le scoop est le défilé de troupes africaines lors du 14 juillet. Devançant les attaques l’accusant de «nostalgie coloniale», il souligne «l’injustice et les erreurs» de la période coloniale et la «force des liens» qui unissent la France et ses anciennes colonies africaines. «Je sais bien tout ce que la notion de «relations privilégiées», de «relations spéciales» charrie de soupçons et fantasmes (...), mais le moment est venu de l’assumer ensemble, sans complexe et sans arrière-pensées.» Dans ce «passé tumultueux», il a évoqué la dette de la France envers les pays africains, «où commença de briller voici soixante-dix ans, la flamme de la France libre et dont les fils ont versé leur sang pour libérer la France». Nicolas Sarkozy a annoncé l’alignement des pensions de tous les anciens combattants résidant à l’étranger, quelle que soit leur nationalité.
Au moment où la France s’apprête à commémorer, le 14 juillet à Paris, le cinquantenaire de l’accession à l’indépendance de quatorze de ses anciennes possessions africaines, un ancien ambassadeur de France à Dakar dénonce une régression en la matière. Jean-Christophe Rufin a stigmatisé, dans Le Monde du 7 juillet, le pilotage par l’Elysée de la politique africaine et l’influence des réseaux de lobbying stipendiés par les régimes du continent. De fait, la date, tout autant que la forme, retenue par Paris pour célébrer les indépendances traduit une conception archaïque et inadaptée de la relation avec l’ancien Empire français. Ce 14 juillet africain reflète l’ambivalence, voire les impasses de la politique française à l’égard de l’Afrique. (1)
50 ans d’indépendance
«Tout se passe, poursuit, Le Monde, en effet comme si Paris considérait le jubilé comme un événement français. C’est en tout cas ce que suggère l’attitude de M.Sarkozy qui n’a assisté à aucune des cérémonies organisées par les Etats africains. Or, que fête-t-on? A l’évidence, le bilan de ce demi-siècle d’indépendance pour les peuples concernés n’est glorieux ni pour la France ni pour les Etats africains. Rend-on hommage aux sacrifices des tirailleurs coloniaux des deux guerres mondiales? Pas de quoi pavoiser non plus, puisqu’il a fallu la récente décision du Conseil constitutionnel pour que le principe de l’égalité des pensions des anciens soldats africains et français soit enfin reconnue. A l’heure où tous les pays développés et émergents font les doux yeux à l’Afrique, la France aurait gagné, au contraire, à saisir l’occasion du cinquantenaire pour affirmer sa rupture définitive avec le post-colonialisme et considérer ses anciennes possessions comme des partenaires et non comme des obligés.» (1)
L’écrivain-diplomate Jean-Christophe Rufin rêvait d’une diplomatie new-look dans une Afrique plus démocratique. Ecoutons-le: «Sarkozy avait promis d’en finir avec la Françafrique, ce réseau d’intermédiaires qui vendent leur influence auprès des dirigeants du continent noir, aux hommes d’affaires qui y travaillent.(...) J’ai cru à la rupture. Je m’aperçois que rien n’a changé. Les réseaux se sont reconstitués, plus puissants que jamais. J’ai toujours pensé que l’absence de respect pour les mécanismes démocratiques était un immense gâchis. Les politiques ne m’ont jamais pardonné de penser et de fonctionner différemment.» (2)
Le cinquantenaire de l’indépendance des pays africains ne laisse pas indifférent le président des Etats-Unis, Barack Obama, qui a invité 18 d’entre eux à célébrer le 50e anniversaire de l’indépendance de leur pays à Washington comme rapporté par The Guardian du 28 juin. Le sommet, qui devrait avoir lieu début août, portera sur les cinquante ans écoulés, sur l’avenir de l’Afrique, le développement, la sécurité, la santé et les conflits en cours. Obama compte également faire venir des jeunes de chacun des pays invités. Dans le même temps, le président Obama a affirmé en juin que le fils de l’ancien président guinéen, Lansana Conté, est un «baron de la drogue». Exactement comme les chefs des cartels mexicains ou colombiens. Analysant le pourquoi de cette situation en Afrique de l’Ouest et comment elle a basculé entre les mains des narcotrafiquants, Christophe Champin, journaliste à RFI, explique cela par la faiblesse des Etats: «L’Afrique de l’Ouest est apparue comme une plate-forme idéale: elle est proche de l’Europe, les Etats y sont fragiles avec des structures faibles et une corruption forte. C’était donc facile de s’implanter pour en faire une plate-forme de stockage et de redistribution.» «(...) la principale difficulté est de contourner la corruption des élites, policière, judiciaire ou politique. En clair, il est compliqué de mettre en place des structures de lutte antidrogue centralisée, lorsque l’entourage d’un chef d’Etat est mêlé à ce trafic.» (3)
Le défilé du 14 juillet «africain» a provoqué la colère d’anciens colonisés, responsables de l’opposition camerounaise. «C’est une insulte intolérable à la mémoire des héros et martyrs des luttes pour l’indépendance (...). Les peuples d’Afrique n’oublieront jamais les crimes commis par les colonialistes, affirment-ils. Et de proposer qu’un défilé ait lieu à Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie et siège actuel de l’Union africaine.»(4) C’est aussi l’avis du Collectif de la Diaspora Panafricaine, pour qui «la célébration du cinquantenaire de la proclamation des indépendances des pays africains par la France le 14 juillet 2010 est une imposture. C’est en effet un secret de Polichinelle que l’Etat français a détourné ces indépendances et maintenu la colonisation depuis 50 ans via des hommes de main africains, dictateurs complices, installés et soutenus dans la violence armée contre la volonté des peuples. Tout un système transnational du néocolonialisme qui a bien mérité un surnom, la françafrique. Pis encore, les forces armées africaines, transformées en gardiennes locales du néocolonialisme par cette françafrique, sont convoquées à défiler le 14 juillet sur les Champs Elysées en renouvellement de leur allégeance à l’Etat français pour la reconduite de cette politique prédatrice les 50 prochaines années». «Au lieu d’une commémoration festive de 50 ans d’une indépendance tronquée et détournée, c’est en priorité un bilan sans complaisance qu’il y a lieu de faire. Seul un tel bilan peut permettre de dégager des perspectives pour les relations nouvelles et viables entre ces pays africains et la France. Il nous revient de ne pas laisser tout le champ libre à cette dangereuse fuite en avant de la françafrique. Nous ne devons pas nous laisser distraire de notre propre agenda, celui vers une nouvelle ère pour l’Afrique. C’est pourquoi nous appelons la diaspora africaine et tous les citoyens épris de liberté et démocratie à une manifestation à l’issue de laquelle nous présenterons les grandes lignes du bilan ainsi que des perspectives nouvelles. (...) Aucune pensée réfléchie ne peut prétendre une quelconque forme d’indépendance des pays africains essentiellement francophones, encore soumis au Franc des Colonies Françaises d’Afrique (Franc CFA) détenu et géré par la France et ses réseaux bancaires implantés sur le continent. Tout un symbole de dépendance économique intégrale voulue, imposée et maintenue par tous les gouvernements français successifs.(5)
L’Afrique de 2010 vient de franchir le seuil du milliard d’habitants: elle abrite désormais 1 humain sur 7. Après le scandale de la colonisation, les pays occidentaux ayant inventé une nouvelle forme de post-colonialisme qui s’avère être de fait, un colonialisme à distance, un néocolonialisme mâtiné de droits de l’Homme. Cette néo-colonisation pour cause de spoliation forcée de matières premières est encore plus dure que la précédente car le colonisateur n’est plus là. Sous les habits de la mondialisation, il revient en force et colonise à distance. Jacques Chirac, dans ses confidences à Pierre Pean, dit en substance à propos des Africains, «qu’on les a colonisés, on s’en est servi comme chair à canon, puis comme main-d’oeuvre pour les tâches les plus dures, on leur a pillé leurs matières premières et maintenant on leur prend leur matière grise».
Vendue au plus offrant
Pis encore, l’Afrique est à vendre au plus offrant! Actuellement des Etats et les multinationales achètent, pour peu d’argent, dans les pays pauvres, d’immenses surfaces de terres pour produire des produits alimentaires pour la nourriture des pays riches ou pour produire des biocarburants. Ainsi, les objectifs que l’Union européenne s’est fixés en matière d’agrocarburants entraînent une ruée incontrôlable sur les terres des populations pauvres d’Afrique et poussent toujours plus de personnes dans la famine, préviennent des associations écologistes et de solidarité internationale. Les familles paysannes indigènes sont chassées de leurs lopins de terre qui leur permettent juste de survivre afin qu’on puisse produire dans de grands plantations des fruits destinés à nos conserves ou des biocarburants pour nos voitures. (...) Les acteurs principaux parmi les acheteurs sont la Chine, au deuxième rang la Grande-Bretagne, puis l’Arabie Saoudite. Il faut avoir sous les yeux ce qui se passe, par exemple lorsqu’on attribue à un investisseur 1,5 million d’hectares de terres du Soudan, pour un délai de 99 ans. On y cultive du blé, pas pour la population soudanaise, mais pour l’Arabie Saoudite, ou des légumes pour la Jordanie, ou du sorgho, d’ailleurs l’aliment principal au Soudan, pour nourrir les chameaux aux Emirats arabes unis. C’est réellement une folie! «Des camions transportant les produits alimentaires vers l’étranger croisent des habitants affamés.» Addax Bioenergy, une entreprise suisse, produit en Sierra Leone des biocarburants pour l’Europe. il faut se rendre compte qu’on produit dans un pays où les gens souffrent de la faim, des produits agricoles pour faire marcher nos voitures.»(6)
Pour revenir à ce 14 juillet africain, la France n’a rien à offrir de nouveau et d’original à un continent pratiquement en péril dans tous les domaines, et dont les richesses ont, jusqu’ici, été dilapidées à la fois par les multinationales et ses propres nomenklaturas. La France a également sa grande part dans le pillage de l’Afrique. La Françafrique depuis l’ère Rocard n’est pas une invention sémantique. C’est bel et bien l’ordre colonial reconduit sous des formes actuelles. À Nice, comme rappelé à l’ordre par les réseaux de la Françafrique, le président Sarkozy avait renoncé à faire «la rupture» annoncée au début de son mandat. D’où le retour à ces rituels qui ont pour objectif de régler les problèmes des dictateurs en poste, et de drainer les matières premières des pays rendus exsangues en servant de débouchés pour les entreprises françaises sans que les Africains en profitent réellement.
Pour Pouria Amirshahi du Parti socialiste, la célébration a pourtant un goût très amer: l’Afrique reste le continent blessé par les maux les plus mortels: guerres, maladies, malnutrition sont encore le quotidien de beaucoup d’êtres humains. La corruption et la captation des richesses par des clans au pouvoir, changeants au gré des putschs, demeurent des pratiques majoritaires. L’exploitation de ses ressources et de ses terres arables (de moins en moins...) par les grandes puissances ainsi que par des grandes compagnies sans scrupules accentuent les rapports de domination. Les Etats de droit sont encore rares et les mouvements démocratiques le plus souvent décapités. (...) Il faut souhaiter que les peuples africains eux-mêmes se mettent en mouvement pour une souveraineté réelle et une démocratie effective.»(7)
«En matière d’aide au développement, poursuit Pouria Amirshahi, la France reste à la traîne: avec seulement 0,47% de son PIB consacré à l’aide au développement (dont une part croissante sous forme de prêts... eux mêmes destinés à rembourser des dettes!), elle est loin de l’engagement pourtant officiel, de la porter à 0,7%. Aux yeux de beaucoup de citoyens africains, la France est plus perçue pour être entremetteuse dans les ventes d’armes ou soutien, à peine honteuse, de dictateurs ou d’aspirants dictateurs que pour sa contribution au progrès. (...) Dépasser le stigmate colonial est possible en changeant totalement d’optique: privilégier les échanges (universitaires, culturels) et les projets structurants (éducation nationale, pérennité des productions locales, infrastructures métropolitaines, etc.) favorisera un nouveau rayonnement autours de toutes les cultures francophones, dont toutes ne sont pas issues de la colonisation.» (7)
On peut se demander à quoi tout ceci va servir? Est-ce sincère et que la France du président Sarkozy tente réellement de tourner la page coloniale? Pourquoi avoir cristallisé les retraites pendant 65 ans et attendre qu’un film, Indigènes de Rachid Bouchareb, en parle pour prendre en considération la dette de sang de la France envers ces pays compagnons d’armes sur les champs de bataille, mais bougnoules après, la meilleure preuve est que lors du défilé de la victoire, le général de Gaulle aurait donné instruction pour «blanchir les bataillons», il ne saurait être question de montrer aux Parisiens que les bougnoules et les bamboulas ont payé le prix fort à Monte Cassino et pour la libération de la Provence. En lieu et place on fait défiler des militaires qui ont brimé leurs peuples. A bien des égards, ce défilé exotique nous rappelle étrangement les zoos humains dont parlent si bien Pascal Blanchard et Sandrine Lemaire. Ce «divertissement» devait permettre aux Français d’oublier leur quotidien, comme le faisait il y a près d’un siècle et demi un certain Geoffroy de Saint Hilaire, directeur du jardin d’acclimatation à Paris, qui, pour combattre l’ennui des Parisiens, leur proposait des spectacles exotiques en parquant des hommes, des femmes et des enfants arrachés à leur terre natale et exposés au voyeurisme des Parisiens. Le grand-père de Karembeu - ancien joueur de l’équipe de France- a, lui-même été «exposé». Aimé Césaire dans un texte prophétique écrivait: «La lutte pour l’indépendance, c’est l’épopée! L’indépendance acquise, c’est la tragédie.» Nous y sommes. La vraie richesse de l’Afrique, c’est cette jeunesse en panne d’espérances. Lors des rendez-vous traditionnels, des «sommets africains» où les dirigeants donnent l’impression de vivre sur une autre planète, déconnectés des aspirations démocratiques de liberté, de seulement de vivre dans la dignité de leur peuple.
1. Edito du Monde:Les ambiguïtés d’un 14 juillet africain 8 07 2010
2. J.Fredet: Les illusions perdues de Jean-Christophe Rufin http://bibliobs.nouvelobs.com/20100706/20441/
3. D.Servenay:L’Afrique noire, nouvel eldorado des cartels de drogue Rue89 03/07/2010
4. «Faire défiler nos soldats sur les Champs-Elysées est une insulte»: 707 2010 Le Matin Dz
5. 50 ans de néocolonialisme français en Afrique, ça suffit! Collectif de la Diaspora Panafricaine engagé dans la libération et le redressement de l’Afrique.
6. Néolibéralisme et conséquences. Le vol des terres en Afrique. Mardi 29 Juin 2010 Interview de Ruedi Küng:http//www.horizons-et-débats.ch/index.php?id=2232 19/5/10
7. Pouria Amirshahi: Triste 14 juillet malgré le défilé des pays africains. Rue89 12/07/2010
Pr Chems Eddine CHITOUR
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Les juges de la CPI en rajoutent une couche sur le dossier Omar Al Béchir.
LA HAYE (AFP) - 12.07.2010 14:19
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ajouté le génocide aux charges de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité figurant déjà dans le mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, selon un jugement publié lundi.
La future résidence d'Omar El-Béchir, le grand luxe
Les juges de la Cour pénale internationale (CPI) ont ajouté le génocide aux chefs d'accusation de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité au Darfour figurant déjà dans le mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, selon un jugement publié lundi.
"La chambre estime qu'il y a suffisamment de preuves pour établir des motifs raisonnables de croire qu'Omar el-Béchir est criminellement responsable (...) de la charge de génocide", ont annoncé les juges de la CPI.
La chambre d'appel de la CPI avait ordonné le 3 février aux juges de première instance de réexaminer leur décision de ne pas retenir le génocide dans le mandat d'arrêt délivré le 4 mars 2009 contre le président soudanais Omar el-Béchir. Le procureur Luis Moreno-Ocampo avait fait appel le 6 juillet 2009.
Le procureur de la CPI enquête depuis 2005 sur le Darfour, région déchirée depuis 2003 par une guerre civile, en vertu d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU.
M. Béchir, au pouvoir depuis vingt-et-un ans, est le premier chef d'Etat en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la CPI, premier tribunal international permanent chargé de juger les auteurs de crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.
Omar Al Béchir ne s'en sortira pas, son élection bidonnée n'aura servi à rien.
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Deby, parmi les plus grands dictateurs du monde, merci Sarkozy.
Le 23 juin 2010, le magazine américain, Foreign Policy du groupe de presse du Washington Post a rendu public un article qui recense 40 dictateurs dans le monde actuel. Dans cette livraison, cette publication met particulièrement en exergue les chefs d'Etats africains. On note aussi cependant une présence des plus importantes des dirigeants d'Asie centrale et deux présidents d'Amérique latine. Réalisé par le président de la Free Afrique Foundation, qui a son siège à Washington (Etats-Unis), l'économiste ghanéen, George B N Ayitteyle, classement épingle notamment l’Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, le Zimbabwéen Robert Mugabe et surtout le Camerounais Paul Biya.
Le président camerounais occupe ainsi la 23e position de ce répertoire d’abord pour la longévité au pouvoir (28 ans). Mais aussi pour les cas répétés de violation des droits de l’homme dont «le récent assassinat en prison du journaliste Bibi Ngota». La présence du chef de l’Etat camerounais dans cette liste se justifie également par la modification de la constitution du pays pour “s’éterniser au pouvoir”en mars 2008 et les «multiples entraves au processus démocratique dont la transparence électorale n’a jamais été une garantie dans le pays où l’organe en charge des élections reste sous le contrôle des cadres du parti présidentiel, le Rdpc». Il reste enfin que le Cameroun fait partie des pays où le temps de garde à vue est l’un des plus longs.
Longtemps avant Paul Biya, à la 14e place, se trouve classé le président équato guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Avec une fortune personnelle estimée à 468 millions d’euros (306,540 milliards Fcfa), Obiang Nguema est le chef d’Etat africain le plus riche. Bien plus que la reine d'Angleterre (350 millions d’euros) ou l'émir du Koweit (316 millions d’euros). Il devance l’ancienne star du ballon rond et entraîneur sortant de l’équipe nationale d’Argentine, Diego Armando Madonna (375 millions d'euros). Obiang Nguema bat Mick Jagger (235 millions d'euros) et même Michael Jackson au moment de sa mort.
Corruption
A la tête d’un pays riche en ressources naturelles, mais avec une population pauvre, «Obiang Nguema doit une bonne partie de sa fortune, constate le Forein Policy, à la corruption et aux détournements d'argent public vers des comptes personnels à l'étranger». Il se trouve ainsi, entre Idriss Deby (Tchad) et Hosni Moubarak (Egypte). Selon cet article, il serait le 7e dictateur africain et le 2e en longévité (31 ans au pouvoir) derrière le Libyen Kadhafi (41 ans au pouvoir), et juste avant Robert Mugabe du Zimbabwe (30 ans) Moubarak (29 ans).
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema se trouve à la 12e place du classement des chefs d'Etat les plus riches du monde derrière huit dirigeants d'Asie parmi lesquels le sultan de Bruneï, le roi d’Arabie Saoudite, l’émir du Qatar et le sultan d’Oman, ainsi que le prince Albert II de Monaco et le Premier ministre Italien, Silvio Berlusconi. Il est ainsi accusé de confisquer les biens publics de son pays.
Sur la couverture du magazine Foreign Policy des mois de juillet et août 2010, on distingue clairement le président de la République centrafricaine, François Bozizé. On le cite notamment parmi les cinq dictateurs les plus redoutables du monde. Il se tient juste derrière Robert Mugabe du Zimbabwé et devant le Nord Coréen Kim Jong Il, à côté du Birman Tan Shwé et El Béchir du Soudan. A la fois aussi sur la liste des 10 mauvais petits gars (bad guys en anglais), certains de ces dictateurs fragilisent davantage d'autres Etats déjà défaillants. On y retrouve une fois de plus, François Bozizé aux côtés de son parrain tchadien Idriss Déby et l'iranien Mahamoud Ahmadinejad.
Les 23 plus grands dictateurs du monde
1. Kim Jong Il, Corée du Nord (16 ans de pouvoir)
2. Robert Mugabe du Zimbabwe (30 ans de pouvoir)
3. Than Shwe de Burma (18 ans de pouvoir)
4. Omar Hassan Al-Bashir de Soudan (21 ans de pouvoir)
5. Gurbanguly Berdimuhamedov de Turkmenistan (5 ans de pouvoir)
6. Isaias Afwerki d’Erythrée (17 ans de pouvoir)
7. Islam Karimov de l’Uzbekistan (20 ans de pouvoir)
8. Mahmoud Ahmadinejad d’Iran (5 ans de pouvoir)
9. Meles Zenawi de Ethiopie (19 ans de pouvoir)
10. Hu Jintao de Chine (7 ans de pouvoir)
11. Muammar Al-Qaddafi de Libye (41 ans de pouvoir)
12. Bashar Al-Assad de Syrie (10 ans de pouvoir)
13. Idriss Deby du Tchad (20 ans de pouvoir)
14. Teodoro Obiang Nguema Mbasogo de Guinée Equatoriale (31 ans de pouvoir)
15. Hosni Mubarak d’Egypte (29 ans de pouvoir)
16. Yahya Jammeh de Gambie (16 ans de pouvoir)
17. Hugo Chávez du Venezuela (11 ans de pouvoir)
18. Blaise Compaoré du Burkina Faso (23 ans de pouvoir)
19. Yoweri Museveni d’Ouganda (24 ans de pouvoir)
20. Paul Kagame du Rwanda (10 ans de pouvoir)
21. Raúl Castro du Cuba (2 ans de pouvoir)
22. Aleksandr Lukashenko de Biélorussie (16 ans de pouvoir)
23. Paul Biya du Cameroun (28 ans de pouvoir)
Si Sarkozy et Kouchner restaient au pouvoir un peu plus longtemps, Déby aurait de bonnes chances de devenir le 1er du classement. Nous ferons tout pour que notre pays évite cette punition.
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Des gâteaux verts très nutritifs pourraient sauver des vies
C’est ce qu’on a trouvé de plus proche de l’aliment miracle », a déclaré Mahamat Sorto, responsable du projet au sein de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Pour les organisations humanitaires, il pourrait s’agir d’une solution peu coûteuse à la malnutrition dans le monde. http://fr.wikipedia.org/wiki/Spiruline_(complément_alimentaire)
« Les bailleurs de fonds espèrent que la spiruline, une algue bleu-vert, riche en protéines, qualifiée de « merveilleuse source de nourriture pour l’avenir » il y a 45 ans par l’Association internationale de microbiologie, tiendra sa promesse d’ici à ce que le projet de culture financé par l’Union européenne (UE) au Tchad, et doté d’un budget de 1,7 million de dollars, se termine, en décembre 2010.
Dans les pays riches, les magasins de produits diététiques promeuvent la consommation de spiruline en tant que complément énergétique, mais celle-ci est consommée depuis plusieurs siècles dans diverses régions du monde.
La teneur de cette plante en matière protéique atteint jusque 70 pour cent de son poids sec, selon les analyses chimiques de l’Institut français du pétrole, de laboratoires de recherche universitaires malaisiens et bangladais, et de la Siam Algae company, un groupe commercial thaïlandais.
En 2008, la FAO a publié un exposé de principe sur la spiruline aux allures de brochure publicitaire ; la spiruline y était présentée comme « un produit digeste riche en protéines (teneur : 60 pour cent) et en bêta-carotène, en vitamine B12, en fer, en minéraux, en oligoéléments, et en acide gras essentiel y-linolenic, un acide rare [également connu sous le nom d’acide gamma-linolénique (AGL), ou omega-6] ».
Selon la FAO, la culture de spiruline a en outre « une empreinte écologique réduite » car elle demande peu d’eau ; la spiruline peut également être produite dans des conditions de salinité qui détruiraient d’autres cultures ; enfin, il n’existe aucun « problème évident d’ordre culturel ou religieux, lié à sa consommation ».
Cette plante n’a qu’un inconvénient : dans le nord de Kanem, au Tchad, Hereta Taher, productrice de spiruline, a expliqué à IRIN que certaines personnes trouvaient son goût déplaisant. « Elle peut sembler amère au début, mais on s’y habitue ». Mais alors, pourquoi les étals des marchés ne regorgent-ils pas de spiruline ? Pourquoi la spiruline n’est-elle pas distribuée dans les centres de thérapie nutritionnelle en lieu et place de Plumpy’nut ? Pourquoi ne sert-elle pas à nourrir les populations pendant la saison des semailles, une fois que les réserves alimentaires de la récolte précédente ont été épuisées ?
« Un manque d’intérêt politique », a dit Alessandro Manini, secrétaire général de la « Convention pour l’usage des micro-algues alimentaires, programme institutionnel intergouvernemental pour la spiruline », un groupe italien qui promeut l’usage de la spiruline pour lutter contre la malnutrition.
Ce groupe a été créé en vertu de deux accords internationaux reconnus dans le recueil des traités onusiens, et rejette les commentaires des sceptiques qui remettent en question la viabilité de la spiruline en tant que solution d’intervention d’urgence à grande échelle en situation de crise nutritionnelle. « Les [critiques] des nutritionnistes sont essentiellement fondées sur des publications d’évaluation par les pairs et non sur un savoir-faire pratique ou sur des démonstrations de terrain » », a dit M. Manini.
Le bilan de sept études sur les effets des compléments de spiruline chez les enfants atteints de malnutrition, réalisé par les chercheurs de l’hôpital national de Niamey, capitale du Niger, a été publié en décembre 2008 dans la Revue d’épidémiologie et de santé publique, une publication médicale française.
Selon les conclusions de ce bilan, bien que la spiruline ait des effets positifs sur le poids des enfants, ces études sont peu concluantes d’un point de vue méthodologique et portaient sur un nombre de sujets trop limité. Les auteurs ont appelé à procéder à un « essai clinique contrôlé en double aveugle » - dans le cadre duquel ni les patients, ni les chercheurs ne savent quels patients reçoivent de la spiruline - portant sur un plus grand nombre de sujets, et suivi d’une période de suivi plus longue.
Au Tchad
« C’est un miracle », s’est enthousiasmé Ousmane Issa Mara, chef du village de Barkadressou, dans le nord de la région de Kanem, en désignant du doigt l’oasis non irriguée où pousse typiquement la spiruline. « Elle vous donne de l’énergie. Après avoir mangé des gâteaux à la spiruline, notre sous-préfet n’a plus souffert de problèmes de santé. Elle redonne de l’appétit aux enfants qui n’en ont plus ». Barkadressou est un des 14 sites de culture de spiruline financés par l’UE près du lac Tchad et dans la région de Kanem.
Près d’un enfant sur cinq mesurés par taille, par poids et par circonférence du bras, en novembre 2009, par Action contre la faim, une organisation non gouvernementale (ONG) qui opère dans la région, souffrait de malnutrition aiguë. Selon Djari Ngamai, gouverneur de la région, le nord de Kanem, situé à 300 kilomètres au nord de Mao, la capitale régionale, connaît le climat le plus aride de cette zone.
Une oasis, propice à la production d’algues, dans la région de Kanem, au Tchad
« C’est lamentable de voir à quel point cette région est sèche et désertique. Elle est limitrophe des régions du BET [Borkou, Ennedi, Tibesti], au nord, et connaît les mêmes conditions et les même difficultés agricoles ».
Dans l’ensemble du pays, 1 581 femmes participent au projet de culture de spiruline de l’UE, et des centaines de femmes de Barkadressou empaquètent des gâteaux secs à la spiruline pour les vendre aux habitants qui font jusque six heures de voiture, depuis la capitale de la région, pour les leur acheter.
M. Mara, le chef du village, a expliqué à IRIN que Barkadressou avait besoin d’une pompe à moteur pour améliorer l’irrigation de ses cultures : en 2009, la sécheresse avait en effet interrompu la production artisanale locale de spiruline. Chaque famille vend jusque 100 kilos de spiruline pendant la récolte annuelle, et ces revenus sont essentiels.
La production
La Chine et l’Inde comptent parmi les premiers producteurs commerciaux de spiruline, la production ayant doublé en Chine pour passer de 19 000 tonnes en 2003 à 41 570 en 2004, selon la FAO.
Le manque de statistiques sur la production mondiale de spiruline laisse à penser que cette plante « ne fait pas encore l’objet de la considération sérieuse qu’elle mérite en tant que culture potentiellement essentielle dans les zones côtières et alcalines où l’agriculture traditionnelle est en difficulté », pouvait-on lire dans l’exposé de principe publié par la FAO.
M. Manini, secrétaire général de la convention pour la spiruline, a indiqué à IRIN que la production commerciale de l’algue représentait l’essentiel du marché, très peu de spiruline étant produit à des fins humanitaires.
La FAO a recommandé que les gouvernements et les organisations humanitaires réévaluent l’usage de la spiruline en situation d’urgence, en particulier « une fois que d’autres formes d’aide alimentaire ne sont plus acheminées ».
Un autre exemple de toutes ces choses qui pourraient être développées pour améliorer le sort de notre peuple lorsque nous aurons mis Déby dehors .
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La diplomatie française en pleine décompostion, Les intérêts supérieurs des nations sacrifiés devant les intérêts personnels de quelques uns.
Christophe Rufin, ex-ambassadeur de la France au Sénégal, se livre à une charge sévère contre Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères.
07 Juillet 2010 - Décrivant dans un entretien au «Monde» un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré», des diplomates dans le «désarroi le plus total», Rufin regrette que le co-fondateur de Médecins sans frontières se laisse dicter sa politique africaine par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et des «réseaux de lobbying».
Le fond de l'affaire n'est pas nouveau. L'impuissance de l'ancien french doctor aux Affaires étrangères a déjà été décrite, notamment par Libération. Kouchner lui-même a reconnu qu'il devait s'accommoder d'influences parfois contraires. Mais Jean-Christophe Rufin, nommé à Dakar en 2007 par Nicolas Sarkozy, et débarqué fin juin sur insistance du président Abdoulaye Wade, détaille par le menu cette diplomatie si paradoxale: «D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par derrière et par d'autres.»
Kouchner devrait «savoir partir»
Invité de RTL ce matin, l'auteur de «Katiba» a évoqué «une politique africaine indiscutablement en crise». Selon lui, «le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires africaines». Celles-ci sont gérées par Claude Guéant. «Très influent», l'ancien préfet «agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement». «Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur», s'inquiète Rufin.
L'ancien président d'Action contre la faim s'en prend aussi aux «intermédiaires officieux qui ont été remis en selle depuis trois ans». «Les réseaux se sont reconstitués», explique-t-il à RTL,«on a quelque chose de très opaque». «Absolument pas représentatifs de l'intérêt général»,ces lobbyistes «sont payés» pour faire valoir leur point de vue. Construits «à l'inverse des réseaux Foccart», ces «visiteurs du soir» font inévitablement penser à l'avocat Robert Bourgi, conseiller de plusieurs chefs d'Etat africains.
Et Rufin, qui craint que la France ne perde une «chance historique» de rompre avec la Françafrique - engagement de Nicolas Sarkozy en 2007 -, d'enfoncer le clou: «Obligé d'avaliser beaucoup de décisions (...) à contrecœur», Kouchner devrait «savoir partir».
«On n'est jamais trahi que par les siens»
Le ministre a d'abord répondu par l'ironie aux critiques de l'ancien ambassadeur, jugeant que ce dernier «boudait» et qu'il avait su «s'alimenter à la bonne source» pour écrire son dernier livre. Puis, interrogé à l'Assemblée nationale ce mardi, il s'est fait plus offensif: «J'espère - on n'est jamais trahi que par les siens - que cet homme ne s'étouffera pas de haine.»
«Nous sommes fiers de la politique qui a été menée, aussi bien pour la Guinée qui vient de voter pour la première fois depuis 59 ans, pour le Rwanda (avec lequel la France a repris depuis six mois des relations diplomatiques)», a rétorqué le ministre. «Nous sommes fiers de ce que nous avons fait après les coups d'Etat en Mauritanie, au Niger, ou à Madagascar», a-t-il ajouté.
Mais les temps sont décidément compliqués pour Bernard Kouchner, puisque deux de ses prédécesseurs, Hubert Védrine et Alain Juppé, viennent de publier dans «Le Monde» une tribune dénonçant «l'affaiblissement sans précédent (des) réseaux diplomatiques et culturels de la France».
Source: LIBÉRATION.FR
En fait seuls ceux qui y ont un intérêt financier personnel se satisfont de cette situation qui ne sert ni les intérêts de la France ni ceux des pays africains.
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Et revoilà le pantin Khébir et son mentor Yacoub Dabio.
Communiqué du 5 Juillet 2010
Un brulot signé par un certain Rassass circule dans certaines boites mail des mouvements d'opposition à Déby.
C'est avec stupéfaction et colère que nous apprenons en lisant ce courrier que le Président Adouma Hassabalah est accusé d'avoir fomenté une tentative d'assassinat à l'encontre de Abdelbassit Mahamat Yacoub au motif que ce dernier « s'est engagé à son tour pour mener une campagne en vue d'un congrès qui devrait désigner un président nouveau et compétent ». L'accusation est aussi grave que dénuée de fondement.
Il apparaît avec évidence que derrière Rassass se cache encore une fois Mohamed Khébir conseillé par son mentor Yacoub Dabio, frère d'Abdelbassit. L'objectif des deux malfaisants et de leur chef suprême Déby, est encore une fois de déstabiliser l'UFCD pour mieux la dissoudre. Ajoutez à cela que ces gens médiocres sont également attirés par le mirage de l'argent facile
La méthode employée est aussi ignoble que rustique et les ficelles utilisées sont à l'image des comploteurs, grossières. Ce mail est encore une fois un tissu d'incohérences, il est le résultat de la confusion mentale qui caractérise Khébir. Il ne mérite même pas l'analyse détaillée qui mettrait en évidence ses contradictions.
Ce qui est également consternant c'est que ce courrier à été publié par l'ANR qui nous avait habitué jusque là à une grande qualité d'analyse et à beaucoup de discernement. Nous relevons toutefois que le texte en question fait débat au sein du mouvement. Il est cautionné par Mahamat Abbo Sileck mais pas par l’ensemble des dirigeants de l'ANR. C'est d'ailleurs la seconde fois en quelques jours que l'ANR publie un texte qui compte tenu de sa sottise et de sa mauvaise foi ne peut sans hésitation qu' être attribué à Khébir.
Messieurs l'UFCD n'est pas à vendre et il ne suffira pas que trois ou quatre personnes se réunissent à Paris en assemblée générale bidon à l'issue de laquelle sera publié un communiqué encore plus bidon pour que l'état major de notre mouvement soit bouleversé. Les choses ne se passeront pas ainsi, pas à Paris et surtout pas sur l'impulsion du tandem Khébir / Yacoub Dabio.

UFCD – Le Commandement
ufcd@ufcd.org
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50 ans d’indépendance du Tchad : Education nationale, on avance en reculant.
04 Juillet 2010- Le développement des ressources humaines est la première priorité de toute stratégie de réduction de la pauvreté et la condition sine qua non de la modernisation de l’économie, de la consolidation du processus démocratique et d’une croissance inclusive. Mais au Tchad, le développement de l’éducation est dominé par toute une série d’obstacles.
Classe surchargée, personnel insuffisant, enseignants démotivés et de moins en moins qualifiés, absence de matériel didactique, dans un contexte général ou la  progression de la scolarisation ne suit pas la croissance démographique, où les filles et garçons ne sont pas sur un pied d’égalité et où l’analphabétisme reste important. Le problème de qualité se pose au niveau de l’enseignement de base. Sur tous les plans, efficacité interne du système, taux de redoublement, taux d’achèvement, et taux de survie les résultats obtenus ne sont pas encore satisfaisants. D’autres facteurs expliquent que la qualité inadéquate de l’enseignement, la diminution du pourcentage des maîtres qualifiés avec l’augmentation rapide du nombre de maîtres communautaires sans formation complémentaire adéquate et le ratio élèves et maîtres. Le Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (SNRP2) montre que “ environ 62% de Tchadiens entrent dans la vie active sans avoir reçu un enseignement primaire complet et 47% de ceux qui achèvent le cycle primaire restent analphabètes”. La proximité d’un établissement scolaire est aussi un indicateur de la facilité d’accès à l’éducation. Les données de l’Enquête de Consommation des Ménages et du Secteur Informel au Tchad II (Ecosit2) montrent que 55% des élèves mettent plus de 15 minutes pour atteindre leur école.
Ce temps est nettement plus long dans la zone rurale septentrionale que dans le sud et dans les villes. Tous les rapports qui dressent un état des lieux de l’éducation au Tchad depuis les cinquante années sont alarmants et concluent à la faillite de la plupart des systèmes éducatifs du pays. De grandes faiblesses sont apparues dans les systèmes éducatifs tchadiens, à cause de l’absence de consensus pour définir et gérer l’école dans ce pays. Malgré que le gouvernement a mis en œuvre une stratégie “Education – formation – emploi” pour améliorer l’efficacité du système et en février 2002, il a préparé une lettre de politique sectorielle visant à universaliser l’éducation primaire en 2015.
Le rapport d’évaluation adopté en avril 2005 à Alger, au cours de la deuxième conférence des ministres de l’Education de l’Union africaine stipule en effet que la plupart des systèmes éducatifs sur le continent africain restent inadaptés aux besoins sociaux, aux perspectives d’emploi et aux exigences de l’économie nationale.
Un responsable du ministère de l’Education nationale estime que « moins d’un tiers des enfants âgés de sept ans avaient accès à l’école primaire, que le taux de scolarisation dans l’école secondaire plafonnait avec de fortes disparités régionales et une sous-représentation des filles tandis que la population de dix ans et plus ne savait ni lire ni écrire dans une des deux langues officielles : le français et l’arabe littéraire ». Si des efforts ont été accomplis grâce aux revenus du pétrole, dans le secteur de l’enseignement de base et du secondaire, le Tchad est resté très en deçà des objectifs de l’éducation pour tout afficher. Même si le pays progresse avec la construction et le recrutement des enseignants, la chance d’atteindre les 80% de taux net de scolarisation d’ici 2015 est une utopie pour les Tchadiens. L’enseignement secondaire reste le parent pauvre du système éducatif. Les systèmes d’enseignement secondaire n’ont pratiquement pas changé depuis l’heure d’indépendance. Le pourcentage des élèves terminant le cycle secondaire évoluent mais la plupart de ces élèves sont de vrais tonneaux vides.
On attribue la faillite du système d’enseignement à toute une série d’obstacles. L’instabilité politique, les conflits liés aux guerres, la politique d’austérité, imposée aux pays africains en crise par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international a affecté négativement le corps enseignant. Selon Jérôme Mbainaïssem, ancien professeur au lycée Félix Eboué, en retraite « Les maigres rémunérations des enseignants ne les motivent pas à se donner entièrement à l’enseignement et les frais de scolarité et les fournitures scolaires ; cahiers et livres sont devenus trop lourds pour les familles les plus démunies ».
Pour sortir les systèmes éducatifs de l’impasse, plusieurs solutions sont proposées. Certaines sont à forte connotation politique. Mbainaïssem suggère en ce sens : « la résurrection de l’enseignement de base et secondaire au Tchad, passe par l’affirmation de l’Etat de droit, le respect des libertés, le refus des conflits et des guerres fratricides ». La déclaration d’Alger insiste sur la gratuité de l’école, l’obligation scolaire, l’égalité d’accès à l’école entre les filles et les garçons. Autre proposition très en vogue est la mise en place une éducation bilingue notamment dans le cycle primaire jusqu’aux universités initié par le président de la République Idriss Déby Itno le 31 décembre dernier à Sarh.
Jean Philippe Odinakachi
Selon nos informations, pour combler le trou budgétaire de 170 milliars de FCFA, Déby a décidé d'emprunter une somme indéterminée auprès d'un pays inconnu. Tout cela sent encore la magouille, pourrait-il en être autrement ?
Gageons que la part de cet emprunt qui reviendra à l'Etat après les prélèvements de la clique Itno, ne servira pas à améliorer le système éducatif. Les services généraux et les services de sécurité seront probablement les mieux servis, comme d'habitude.
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Faux enlèvement des humanitaires : Déby joue à dessiner le diable sur sa frontière est.
Le dernier dada en date d’Idriss Deby Itno est de faire croire à l’opinion Tchadienne – et surtout internationale – que les forces de défense du MPS seraient devenues si percutantes qu’elles mèneraient la vie dure à toute la racaille qui s’est professionnalisée dans le kidnapping des humanitaires à l’Est du Tchad. Des histoires !
Et pour bien faire gober cet énorme bobard, le tyran n’a pas trouvé mieux que d’organiser lui même des enlèvements d’humanitaires … ainsi que leurs prétendues libérations rapidement, et trop pompeusement, mises à l’actif des « Forces de Défense et de Sécurité du Tchad » par les communiqués de presse triomphalistes de son ministre de l’Intérieur, Ahmat Mahamat Bachir.
L’idée, aussi apparemment belle que bête, est en fait destinée à faire croire à l’ONU que si, malgré les 3200 soldats de la MINURCAT et les 300 légionnaires de la base militaire Française en permanent état d’alerte à Abéché, les coupeurs de routes et autres kidnappeurs parviennent toujours à réussir leurs forfaits sans coup férir, sa milice et va désormais régler ça elle-même.
Et pour fermer la bouche à tous les sceptiques, Deby n’a pas fait dans le détail en montant de toutes pièces deux« enlèvements » suivis de deux spectaculaires « libérations » en l’espace de deux semaines. En tout cas des opérations absolument cousues de grossier fil blanc.
Le premier rapt, absolument improbable et digne seulement d’un mauvais thriller des tropiques, aurait été perpétré – selon Mahamat Bachir - le 06 Juin dernier en plein centre de la ville d’Abéché.
Abéché, une ville truffée de militaires Tchadiens, de légionnaires Français et de soldats de la MINURCAT, mais où, selon le ministre de l’intérieur du MPS, « un employé de l’ONG OXFAM a été kidnappé en sortant d’un restaurant (lequel ?) En compagnie d’un collègue Congolais et de son chauffeur Tchadien. »
Toujours selon Mahamat Bachir, les Forces de Défense et de Sécurité ont immédiatement pris les ravisseurs en chasse. Tant et si bien que 70 kilomètres plus loin, les bandits, les mercenaires (de qui !) ; auraient relâché le Congolais et le Tchadien, pour ne conserver que le blanc.
Evanouis dans la nature au milieu de la nuit, les kidnappeurs n’auraient été retrouvés, et l’otage libéré – selon Mahamat Bachir toujours – que six jours plus tard. Sans aucune autre précision. Rien n’a été dit sur les conditions de cette libération trop belle pour être vraie.
Y a-t-il eu versement d’une rançon ? Les armes auraient- elles crépité pour la libération du pauvre britannique ? Y a –t-il eu des morts, des blessés ? Pas une seule précision de la part des autorités Tchadiennes. Motus et bouche cousue !
Le ministre s’étant limité à postillonner dans les agences de presse, à la radio et sur le plateau de la Télétchad en levant les deux poings au ciel, que l’agent Britannique d’OXFAM a été libéré par lesForces de Défense et de Sécurité Tchadiennes.
Dans la tête de Deby, un seul enlèvement ne pouvait être suffisant, il lui en fallait plus pour montrer ses biceps à l’opinion internationale. C’est ainsi que, convaincu d’avoir de la suite dans les idées, il a carrément conçu un deuxième faux rapt. De telle sorte que celui là soit plus spectaculaire que le premier, et connaisse une conclusion plus glorieuse grâce à l’intervention musclée d’un petit bataillon de Rambos Tchadiens qui viendraient délivrer un nouvel otage en moins de quelques heures.
C’est ainsi que, une semaine seulement après la libération du premier otage, Deby mit en marche son deuxième kidnapping, mais cette fois sur la personne d’une Française, travaillant toujours pour le compte d’OXFAM.
On annonça donc ainsi l’enlèvement d’une humanitaire le 20 Juin au soir à Koukou Angarana, à 180 kilomètres au SUD-EST d’Abéché. Et pour pimenter encore plus l’histoire, la version officielle de cette fable parla de sept bandits qui auraient kidnappé la Française, emportant par la même occasion deux véhicules et de l’essence en direction de la frontière soudanaise – pourtant, bien surveillée par la force mixte tchado-soudanaise, claironne-t-on en permanence à N’djamena.
La suite, on le sait, tiendra autant de la farce que de la mythomanie : « Alertés à la suite de l’enlèvement »,racontera, pince sans rire, le ministre Mahamat Bachir aux journalistes, « nos éléments des Forces de Défense et de Sécurité, et ceux du Détachement Intégré de Sécurité (DIS) - policiers et gendarmes formés par l’ONU pour veiller sur les camps des réfugié - se sont mis à leur poursuite. Vers 05 heures du matin, les ravisseurs ont abandonné la Française et les deux véhicules. »
Fin de l’histoire à dormir debout.
Une véritable histoire de fous en tout cas, qui ne tient nullement la route, et qui – si elle fait copieusement rire – ne convaincra jamais que très peu de ceux qui connaissent la réalité de la soldatesque Tchadienne.
En fait, pour faire croire à l’opinion – surtout internationale – que ses soudards sont devenus de petits foudres de guerre, Deby croit utile de dessiner le diable sur les murs de sa frontière Est.
Il ne connaît certainement pas le proverbe du diable qui, dessiné sur les murs, finit par entrer dans la maison.
Ce qui ne va pas tarder.
Par D.D | Ndjamena-matin
Le pire est que Kouchner et d'autres malfaisants du même acabit crédibilisent la manipulation en négociant le prix de la libération avec les complices de Déby.
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L'UFCD EST AUSSI AU CAFE DE FLORE
01/07/10 - De Saint Germain des Près, une autre représentation de l'UFCD en Europe, nous l’appellerons UFCD/Café de Flore, semble condamner l'UFCD / Nantes qui s 'est auto dissoute le 26 juin dernier pour mieux renaître à une date ultérieure mais indéterminée.
A la lecture du communiqué confus de l'UFCD/Café de Flore, nous devinons que les membres de l'UFCD/Nantes pratiquent le discours archaïque, raison pour laquelle ils ont été exclus du Café de Flore en Janvier 2010. L'UFCD/Café de Flore ne précise pas si elle condamne ou non la décision prise par les Nantais de virer Khébir. C'est dommage c'eut été la seule information intéressante, tout le monde sait en quelle haute estime l'UFCD tient ce sympathique personnage.
L'enseignement et c'est une confirmation, que nous en tirons c'est qu'il est toujours valorisant de se revendiquer membre de l'UFCD.
P.S. : le 14 Juin dernier, notre site a été victime d'une tentative d'intrusion exécutée à partir d'une adresse I.P. Localisée à Rennes, qui n'est pas très loin de Nantes. Y a t'il un rapport ???. La tentative a échoué, notre système de sécurité est performant.
L'autre enseignement à en tirer est que certains aimeraient utiliser notre site pour communiquer, pourquoi pas ?Nous invitons les candidats à nous communiquer leurs contributions. Si elles sont constructives et sensées, nous les publierons avec plaisir.
UFCD - le Commandement
ufcd@ufcd.org
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L'UFCD, CENTRE DE GRAVITE DE L'OPPOSITION
29/06/10 - L'UFCD fascine toujours et nombreux sont ceux qui souhaitent se parer des plumes du paon. Ainsi un dernier exemple en date, un mystérieux groupuscule dénommé -UFCD EUROPE- basé à Nantes, a publié le 26 Juin dernier, un communiqué qui annonce que :
Sur ce site en Avril dernier, nous avions longuement commenté les liaisons dangereuses de Mohamed Khébir avec Ahmat Yacoub et les tentatives de déstabilisation de l'UFCD menées par ce duo satanique. A cette occasion, Mohamed A. Khébir s'était auto-dissout dans un mélange de traitrise et de médiocrité. Il n'y avait rien à ajouter.
Par ailleurs sur le site de l'ANR, nous apprenons que :
Le pauvre Adouma a le cœur qui balance entre partir avec Deby dans le même avion ou aller en Égypte où il a acheté un taudis après avoir ouvert un restaurant au Soudan et acheté des camions gros-porteurs avec l'argent des PGA qu'il a détournés depuis plus de deux ans.
Nous sommes choqués par cette publication de l'ANR. Certes Adouma n'est pas mis dans le même sac que Timan et Nouri accusés à juste titre de s'être acheté de somptueuses demeures aux quatre coins du monde. Ses ressources lui auraient permis l'acquisition d'un taudis en Egypte, rien d'autre. C'est un signe d'honnêteté mais pourquoi en Egypte ? Les combats à venir se situeront au Tchad.
Adouma est toutefois accusé d'avoir acquis des camions gros-porteurs. La belle affaire! Avec quoi l'UFCD pourrait-elle ravitailler ses troupes, si ce n'est avec des camions ? Un peu de réflexion est nécessaire avant de colporter des accusations sans fondement et sans logique.
Notre mouvement tient à réaffirmer que Adouma n'a jamais eu l'intention de rallier N'Djaména avec Déby.
UFCD - le Commandement
ufcd@ufcd.org
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Pétrole: les Etats-Unis vont presser l'off shore africain
28/06/10 La catastrophe énergétique, écologique et psychologique occasionnée par BP depuis le 20 avril 2010 dans le golfe du Mexique a conduit Washington à revoir sa stratégie, dans l'urgence et la discrétion, en vue d’accroitre ses approvisionnements de pétrole off shore dans le golfe de Guinée.
L’exploration pétrolière off shore n’a jamais eu la cote aux Etats-Unis, et le naufrage de la plateforme Deepwater Horizon le 20 avril 2010 à 80 km au large des côtes de la Louisiane est venu ajouter à la psychose de l’opinion publique américaine et de l’administration Obama. De plus, il faut se souvenir que dès le 3ème trimestre 2001, la guerre déclarée au terrorisme islamiste et la régression des réserves mondiales de pétrole ont contraint les Etats-Unis [1] à trouver une alternative au golfe persique pour approvisionner leur marché.
Fort de plus de 4. 500.000 barils de brut/jour, le golfe de Guinée exporte 90% de sa production. Or aujourd’hui, les réserves confirmées le long des 3.700 km de sa ligne côtière sont estimées à 15 milliards de barils. Avec la découverte de nouveaux gisements pétroliers marins en Angola, à Sao Tomé et Principe et en Guinée équatoriale début 2000, le pétrole africain est définitivement devenu «une priorité pour la Sécurité nationale américaine de l’après 11 septembre.» [2]
Les attentats du 11/9 et la nouvelle stratégie US
Au lendemain des attentats du World Trade Center, les stratèges étatsuniens décident d’augmenter leurs importations de pétrole du golfe de Guinée de 15 à 25% avant 2016. Le National Security Strategy of the United States de 2002 déclare dans la foulée que le combat contre le terrorisme mondial et la nécessité d’assurer la sécurité énergétique de la 1ère puissance mondiale requièrent des Etats-Unis qu’ils augmentent leur engagement en Afrique pour sécuriser leurs approvisionnements en hydrocarbures.L’intense activité diplomatique qui suit connait un point d’orgue avec le déjeuner du 13 septembre 2002 entre George W. Bush et 10 chefs d’Etats d’Afrique centrale à l’invitation de Washington.
Mais des analystes proches de la droite américaine poussent le bouchon. A près 48h passées dans le delta du Niger, le journaliste Jeffrey Taylor du magasine Atlantic Monthly [3] écrit dans une livraison (régulièrement citée) d’avril 2006 qu’à cause de forces islamistes, le Nigeria [4] est devenu un « Etat en faillite » dont l’importance des ressources pétrolières nécessite absolument un quadrillage militaire et une intervention des Etats-Unis encore plus massive qu’en Irak...
Africom et le quadrillage de l’Afrique
Deux ans avant la mise en route de l’Africom, l’administration américaine avait affecté près de 400 marins ainsi qu’une base flottante constituée de NTGV (navires à très grande vitesse) à la surveillance des côtes au long de l’Angola, du Cameroun, du Gabon, du Ghana, de la Guinée équatoriale, du Liberia, de Sao-Tome & Principe, du Sénégal et du Nigeria. Officiellement actif depuis le 1er octobre 2008, l’Africom a pour mission de «développer la coopération militaire avec les pays africains, d’apporter un soutien à des missions non militaires et de mener des opérations militaires sur le continent africain si elles sont décidées par le gouvernement américain». Sa compétence s’étend sur l’ensemble des Etats membres de l’Union Africaine, à l’exception de l’Egypte. Stratégiquement, le maillage militaire du golfe de Guinée par le Pentagone vise également le contrôle de la partie occidentale de la route transafricaine du pétrole et les réserves vitales de brut qui y ont été découvertes, qu’elles soient sous le coup de la concurrence asiatique, de la menace terroriste ou non.
L’effet coupe du monde et la menace islamiste
« Aidés » par l’attentat manqué du vol Amsterdam-Detroit le 25/12/2009 et les attaques contre l’équipe togolaise de football en partance pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2010 en Angola, les Etats-Unis ont accentué leur présence sécuritaire du centre à la partie australe du continent africain durant le 1er semestre 2010. Le match qui a apposé l’Angleterre aux Etats-Unis le 12 juin à Rustenburg a été classé à haut risque, car mettant en présence les deux principaux ennemis d’Al-Qaeda [5].
Bien que les analystes des Services sud-africains aient précisé que « les équipes de France, d’Espagne, d’Allemagne et d’Australie, qui sont des pays jouant un rôle prépondérant dans la guerre contre le terrorisme sont également sous la menace », Washington n’a pas demandé de renfort exceptionnel à ses alliés pour étendre et renforcer son cordon de sécurité sur un très large périmètre autour de l’Afrique du Sud. Cette attitude, couplée à d’autres signaux, confortent la thèse des analystes qui soutiennent que le quadrillage étatsunien vise par ailleurs d’autres objectifs dont l’un des plus saillants est de se protéger de la montée en puissance des grands émergeants asiatiques - la Chine en particulier - comme le recommandaient Anthony Lake [6] & Christine Todd Whitman [7] dans un rapport sans concession du Council on Foreign Relations [8]. Pékin importe l/3 de son pétrole d’Afrique, près de 10% des exportations du continent, l’Europe 20% et les Etats-Unis 33%.
Au final, après la volonté de rééquilibrer les approvisionnements entre le golfe persique et le golfe de Guinée, à côté de la lutte contre le terrorisme et la résistance US à la montée en puissance chinoise, c’est la psychose des marées noires aux Etats-Unis qui accentue la pression sur l’off shore africain. Les 2,35 milliards de dollars déjà dépensés par BP (en frais de colmatage de la fuite de pétrole, de confinement et de nettoyage, de dédommagements versés aux Etats côtiers et aux tiers) depuis le 20 avril 2010 l’auraient-ils été si la catastrophe avait eu lieu en Afrique ? Pas sûr, si on s’inspire d’une jurisprudence comme celle du Probo Koala [9].
Guy Gweth, Conseil en Intelligence économique & stratégique, GwethMarshall Consulting
Notes :
[1] James Dao, “In Quietly Courting Africa, U.S. Likes the Dowry: Oil”, The New York Times, 18 septembre 2002.
[2] Propos du sénateur républicain de l’Etat de Californie Ed Royce, président du sous-comité Afrique, lors de la conférence de l’Institute for Advances Strategic & Political Studies tenue le 25 janvier 2002.
[3] Jeffrey Taylor, « Worse than Iraq? », The Atlantic Monthly, Avril 2006, Pages 33-34.
[4] Premier fournisseur africain des Etats-Unis, le Nigeria vend 40% de ses deux millions de barils/jour au marché américain.
[5] Un communiqué publié dans la première semaine du mois d’avril 2010 sur le site jihadiste Mushtaqun, la branche maghrébine d’Al Qaeda, prévoyait une explosion et des dizaines de morts lors de cette rencontre.
Les candides qui pensaient que l'élection de Barack Obama allait changer l'attitude des Etats Unis vis-à-vis de l'Afrique peuvent déchanter.
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Le PAM annonce qu'au TChad, 6 ménages sur 10 sont menacés par la famine
Rappelons que le Tchad est un Etat pétrolier
26/06/10 - Dakar, Sénégal - Au Tchad, six ménages sur dix sont actuellement touchés par la famine, annonce le Programme alimentaire mondial (PAM) dans un communiqué publié vendredi à Dakar.
Le PAM indique que cette situation ressort d'une évaluation d'urgence de la sécurité alimentaire qui ciblait les personnes les plus sévèrement touchées par la sécheresse dans les régions sahéliennes de l'ouest du pays.
Le document précise que cette évaluation a révélé que six ménages sur dix ont un accès difficile à la nourriture et que la situation continue à se dégrader.
Selon l'enquête menée en mars dernier par le PAM et le gouvernement tchadien, 1,6 million de personnes sont en situation d'insécurité alimentaire dans les régions de Bahr el-Ghazal, Batha, Guéra, Hadjer- Lamis, Lac et Kanem.
«Cette évaluation révèle des résultats très préoccupants, notamment des taux alarmants de malnutrition aiguë surtout chez les enfants. Elle a confirmé, par ailleurs, que la situation s'aggrave», souligne le PAM.
Au début de ce mois, le PAM a commencé une distribution générale de vivres dans trois régions sahéliennes de l'ouest du Tchad et va mener la même opération dans trois autres d'ici à juillet pour porter à 604.000 le nombre des bénéficiaires de son assistance.
Le PAM envisage également d'appuyer plusieurs projets communautaires avec des rations familiales de vivres.
Il lance un appel aux donateurs pour qu'ils augmentent leur contribution à l'opération qui a reçu 42,1 millions de dollars, sur un montant total de 65 millions de dollars américains, pour lui permettre de continuer toutes ses activités jusqu'à la fin de l'année.
Un peu d'histoire
Alors que la production de coton tchadienne atteignait en 1997-1998, pour la deuxième année consécutive, un niveau record, la zone soudanienne était frappée par une disette très sévère, qualifiée de « famine » par les médias nationaux. Cet épisode de crise alimentaire, qui a paru surprendre les structures de l'encadrement, s'inscrit dans une histoire régionale caractérisée tout au long du XXe siècle par une précarité alimentaire chronique. Les déstabilisations provoquées par l'introduction de la culture cotonnière dans les systèmes de culture, mais surtout dans l'organisation de la société -- avec une crise des mécanismes d'entraide lignagers et l'apparition d'un certain individualisme -- jouent un rôle important dans cette fragilisation.
Comme lors des épisodes de disette précédents -- ceux de 1931 ou de 1984 par exemple -- la crise alimentaire s'explique par la conjugaison, en une même année, d'un grand nombre de facteurs, internes ou externes. Si la priorité accordée à la culture du coton du fait de l'augmentation du prix d'achat a pu conduire certains paysans à délaisser les cultures de céréales, les éléments naturels (répartition des précipitations et rythme de l'inondation en zone rizicole), l'insécurité liée à la situation politico-militaire, la paralysie des acteurs de l'encadrement ainsi que des facteurs plus structurels, comme les difficultés de gestion des revenus agricoles au cours de l'année, ont aussi contribué au déclenchement de la crise
Les facteurs qui déterminent le déclenchement de la famine sont connus et analysés. Dans ce cas, il revient aux Etats de mettre en place les parades qui permettront d'en limiter les effet. Ceux qui comme le Tchad, ne le font pas alors qu'ils bénéficient de revenus pétroliers, sont inexcusables et leurs dirigeants sont des criminels.
On en peut pas toutefois pas demander à des ânes incultes, égoïstes et corrompus d'adopter une attitude responsable.
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Au G20, la sécurité alimentaire grande absente des débats
La sécurité alimentaire, grande oubliée des sommets internationaux ?
Samedi 26 et dimanche 27 juin, dans l'Ontario (Canada), il sera question de régulation du système financier, de taxes sur les transactions financières, mais peu de faim dans le monde. Tout au plus les ONG s'attendent-elles à de nouvelles déclarations d'intention.
La "déclaration de la présidence canadienne" rappelle pourtant l'appel lancé au G8 de L'Aquila (Italie) en 2009, afin de réunir 22 milliards de dollars (16,6 milliards d'euros) pour lutter contre l'insécurité alimentaire dans le monde et insiste sur la nécessité d'"intensifier les efforts pour mettre en œuvre [cet] engagement".
Et pour cause, il ne s'est pour ainsi dire encore rien passé depuis. Ce n'est pas sans raison que le 15 juin, le directeur général de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, lançait un coup de semonce :"J'espère qu'ils [les pays du G8] tiendront leur promesse car, pour l'instant, cet argent n'est toujours pas arrivé à destination, déplorait-il. Espérons que cet effort finisse par se concrétiser."
Seul prémice de réalisation des engagements du sommet de L'Aquila : l'annonce, le 22 avril, d'un "programme global pour la sécurité alimentaire", doté d'un montant initial de 900 millions de dollars, réunissant les Etats-Unis, le Canada, l'Espagne, la Corée du Sud, pays auxquels s'est joint la Fondation Bill et Melinda Gates. On en connaît, depuis le 23 juin, les premiers destinataires (Bangladesh, Haïti, Rwanda, Sierra Leone, Togo).
PROMESSES NON TENUES
"Mais, sur le terrain, il n'y a toujours aucune concrétisation… comme si l'annonce d'investir tenait lieu d'action !, dénonce Bernard Bachelier, directeur de la Fondation pour l'agriculture et la ruralité dans le monde (FARM). On ne sait toujours pas sous quelles modalités vont être mobilisés les 22 milliards promis à L'Aquila : sous forme de dons, de prêts ?" Il y a pourtant urgence car la situation continue de se dégrader.
FARM comme les ONG Oxfam ou encore Action contre la Faim ne manquent pas d'alerter sur la dégradation de la situation : dans le monde, la barre du milliard de personnes souffrant de sous-nutrition a été franchie pour la première fois en 2009. Et le spectre de la famine menace désormais 10 millions de personnes dans l'est du Sahel (au Tchad, au Niger, dans le nord duBurkina Faso et le nord-est du Mali).
"Il est temps que les pays développés se mettent d'accord sur les mécanismes permettant de dégager les sommes promises", insisteJean-Denis Crola, chargé du plaidoyer justice économique chez Oxfam, qui appelle les pays du G20 à s'accorder pour qu'une partie des retombées de la taxe sur les transactions financières – si elle était adoptée – soit consacrée à l'insécurité alimentaire.
Ne se faisant cependant guère d'illusions sur les mesures concrètes qui pourraient sortir des G8 et G20 de ce week-end, les ONG appellent la France, qui présidera le G20 en 2011, à se ressaisir et à prendre à bras le corps ce dossier pour le sortir de l'enlisement.
En juin 2008, lors de la Conférence sur la sécurité alimentaire mondiale, Nicolas Sarkozy ne lançait-il pas un plaidoyer en faveur du "développement des agricultures locales", présenté comme "la seule solution, la solution durable, responsable" à cet"impératif" de sécurité alimentaire ? Dans le cadre de l'appel d'Aquila, Paris s'est engagé à consacrer 1,5 milliard d'euros à cette fin, sur la période 2009-2011. Reste que si le président de la République a promis qu'en 2011 un "G20 agricole" précèderait le G20, la France ne montre pas la voie.
L'aide publique au développement (APD) française consacrée au secteur "Agriculture et sécurité alimentaire" est loin d'être à la hauteur de toutes ces promesses. Selon une étude de l'Oxfam, cette aide est à son plus bas niveau depuis 2007, année du déclenchement de la crise alimentaire : elle s'élevait en 2009 à 410 millions d'euros, contre 483 millions d'euros en 2007, soit une baisse de 15 %. "Non seulement le montant de cette aide est en baisse mais aussi sa qualité. Car elle est déployée sous forme de prêts auxquels ne peuvent accéder ceux que la France prétend vouloir aider, relève M. Crola, auteur de l'étude. La France doit mettre en cohérence ses discours et ses actions."
La routine politicienne : s'émouvoir beaucoup, crier à l'intolérable, prendre des engagements ambitieux largement médiatisés et......... peu de concret. Sarko aura une excuse majeure, il faut qu'il s'ocupe de son équipe de foot calamiteuse; chacun ses priorités.
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Une loi israélienne criminalisera les partisans du boycott.
Montréal, 21 juin 2010 -
25 membres de la Knesset ont déposé la semaine dernière un projet de loi visant à sanctionner tout citoyen ou organisation appelant à un boycott économique ou académique d’Israël.
Le projet de loi concerne tout ceux qui lancent, encouragent ou fournissent une aide et des informations sur le boycott d’Israël, qu’ils se trouvent en Israël même ou à l’étran-ger. Quiconque allant à l’encontre de la loi devra verser une compensation à ceux touchés par le boycott. Initié par le lobby Terre d’Israël, le projet de loi a été approuvé par des membres de différents partis, dont le Likoud et Kadima, et les 10 présidents des commissions parlementaires.
Selon le projet de loi, tout citoyen ou organisme israélien pourra être poursuivi par quiconque ayant subi un dommage en raison du boycott et être condamné à payer une amende d’au moins 30 000 shekels ( 8 000$ CDN.) Sont particulièrement visés ici les universitaires qui appellent en Israël ou depuis l’étranger au boycott économique ou académique d’Israël. Des organisations israéliennes telles que la Coalition des femmes israéliennes pour la paix et Boycott ! pourraient également être affectées par la nouvelle loi.
Le projet prévoit également que le ministère de l’Intérieur israélien interdira à tout citoyen étranger d’entrer en Israël pour une période de 10 ans s’il est avéré qu’il ait participé activement au boycott d’Israël. Les États ou organisations étrangères sont aussi visés, y compris l’Autorité palestinienne (AP). Ces derniers ne pourront plus utiliser leurs comptes bancaires israéliens et verront leurs avoirs gelés afin de servir d’indemnités aux entreprises et institutions israéliennes touchées par le boycott. Israël pourrait ainsi bloquer le transfert des recettes fiscales qu’il encaisse pour l’AP, faisant une retenue à hauteur des pertes engendrées par le boycott des produits issus des colonies israéliennes en territoire palestinien.
Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPMO) déplore l’annonce d’un tel projet de loi à la Knesset. « Il est étonnant qu’il n’y ait pas d’introspection en Israël face à la campagne BDS », déclare le président de CJPMO, Tom Woodley. « Plutôt que de se pencher sur les motifs à la base du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions, ces politiciens israéliens ont choisi de punir les individus cherchant à exprimer leur désaccord envers la politique du gouvernement israélien de manière non violente ».
Le projet de loi semble avoir été grandement motivé par le boycott palestinien des produits des colonies israéliennes, lequel boycott a déjà eu un impact significatif sur le plan économique. En avril dernier, les dirigeants palestiniens avaient en effet adopté une nouvelle loi interdisant la vente de produits fabriqués dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée. La même loi interdit également le travail dans ces colonies.
Pour plus d’informations, veuillez communiquer avec : Grace Batchoun Canadiens pour la justice et paix au Moyen-Orient Téléphone : (514) 745-8491
Certains dirigeants israéliens vivent dans un autre monde, ce qui ne reste qu'un projet de loi aussi grotesque que contre productive en est la parfaite illustration.
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Les réfugiés sous le spectre de la crise en France
Le 23/06/2010.
La France, à l’instar d’autres pays industrialisés, traverse une crise économique dont elle a encore du mal à se relever. L’asile politique, protection accordée aux personnes fuyant des persécutions dans leurs pays s’en trouve aussi remis en cause. Même si elle est reconnue par des conventions internationales, dans le fait, l’asile politique n’est plus perçu par les pays accueillants comme un devoir de solidarité. Bien au contraire. Chaque année de nouveaux dispositifs viennent durcir un peu plus la procédure, comme pour « dissuader » les éventuels demandeurs d’asiles.
Le représentant UNHCR Paris lors de la journée mondiale du réfugié à Paris
Chantre d’une « droite décomplexée », c’est-à-dire dire qui assume ouvertement ses politiques, » le président Nicolas Sarkozy a fait de la lutte contre l’immigration son cheval de bataille.
La procédure « prioritaire »
Si à l’Elysée, on s’empresse d’ajouter que, seule « l’immigration illégale» est combattue, dans les faits, le demandeur d’asile et l’immigré sont logés à la même enseigne : une suspicion d’illégalité pèse sur eux. Mais le destin du demandeur d’asile est davantage moins sûr en ces temps de crise. Depuis que la procédure prioritaire est devenue la norme dans la procédure d’asile, les demandeurs ont l’impression de passer à la moulinette. Depuis quatre ans, qui cherche l’asile politique en France, la trouve. Très rapidement ! Souvent en déchantant. La procédure d’urgence a été renforcée, disait-on pour accélérer le délais de réponse. En réalité, il s’agit depuis cinq ans de faire des économies d’échelle par ce temps de crise. Et de rassurer un électorat de droite, voire d’extrême droite en constante augmentation partout en Europe.
«La procédure prioritaire est une réduction des droits des demandeurs d’asile » lit-on dans le Xème rapport annuel du Forum des Réfugiés. Une série de griefs y sont ainsi formulés à charge de l’Etat: Non admission au séjour ; formulaire de demande d’asile complété en 15 jours au lieu de 21 en procédure normale ; demande de protection examinée par l’Ofpra en 15 jours au lieu de 90 en moyenne en procédure normale ; absence de recours devant la CNDA suspensif de la prise voire l’exécution d’une mesure d’éloignement ; non admission en Centre d’accueil pour demandeurs d’asile, non bénéfice de la couverture maladie universelle ( CMU) et admission à l’aide médicale d’Etat au bout de trois mois ; accès limité à l’allocation temporaire d‘attentes ( ATA)…Bref, une série de mesures qui laissent très peu de chance au demandeur d’asile d’y avoir accès.
Les chiffres sont plus éloquents : En 2009, l’OFPRA a pris 35 331 décisions dont 18 653 ont abouti à un refus de protection, que ce soit en première ou en seconde instance lit-on dans le rapport du Forum des Réfugiés qui publie un « top 5 » des principales nationalités déboutées de l’Asile en 2009. Par ordre décroissant : les Turcs, les Chinois, les Congolais, les Haïtiens et les Algériens.
Un toit pour toi ?
Etre réfugié politique, en France, comme partout ailleurs, commence par une question anodine : où dormir ? Où se mettre à l’abri des intempéries, du froid. Où trouver le gîte et le couvert pour garder sa dignité avant de penser à toute démarche administrative ?
Sur ce point, Brigitte Frenais-Chamaillard, chef du service de l’asile au ministère de l’immigration évoque les efforts déployés par la France pour combler le déficit d’hébergement de demandeurs d’asile depuis 2000.
En dix ans, on est passé de 5.000 à 21.000 places d’accueil et d’orientation dont 1.000 ouvriront en juillet prochain. Tout en rappelant que le budget asile représente 320 millions d’euros, soit la moitié du budget du ministère.
Dans son rapport annuel, Forum des réfugiés signale cependant un retour de la crise de l’hébergement des demandeurs d’asile. La période 2004-2008, ayant été marquée pour la première fois depuis longtemps par une décroissance (- 50 %) de la demande d’asile, on assiste depuis 2008 à l’effet inverse. Ce qui implique une hausse importante de demande d’hébergement et place le gouvernement face à des nouveaux défis budgétaires.
Forum des réfugiés salue l’ouverture de 1.000 nouvelles places de CADA le 1e juillet prochain, mais signale que ce nombre reste insuffisant au regard des besoins. « Au 31 décembre 2009, 6 752 demandeurs d’asile étaient signalés prioritaires pour l’entrée en CADA, soit l’équivalent de six mois d’entrée dans le dispositif contre trois mois fin 2008 »,
Un appel à la solidarité
Face à tous ces nouveaux défis, Pierre Henry, Directeur Général de France Terre d’Asile appelle la France à se ressaisir grâce à son « modèle de solidarité et d’humanisme » qui fait sa particularité depuis 1945. Il rabat en brèche l’idée d’une France qui ne peut « accueillir toute la misère du monde ». Pour lui, l’accueil des réfugiés est une question de solidarité qui ne doit souffrir d’une quelconque récupération politicienne.
Du reste, la situation globale des réfugiés dans le monde montre que ce sont très majoritairement les pays qualifiés de « pauvres » qui accueillent 80% des réfugiés (8,4 millions). La plupart des exilés demeurent proches de leurs régions d’origine et fuient avant tout dans les pays voisins du leur. Selon l’USCRI, (le comité américain pour les réfugiés et les migrants) les pays dits « riches » accueillent seulement 9% des réfugiés de la planète, alors que les pays dits « pauvres » avec un revenu annuel inférieur à 2.000 dollars, en accueillent presque la moitié.
La France, pour de raisons historiques avec ses anciennes colonies, demeure certes la principale destination des demandeurs d’asile en Europe, devant l’Allemagne. Mais, comparée au volume de sa population, elle n’occupe pas la première place.Pour Francisco Galingdo-Velez, représentant UNHCR pour la France et Monaco, «les réfugiés demeurent la cible de beaucoup de politiciens populistes».
Léon Kharomon
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FAITS ET PREVENTIONS DES PARTIES.
Par actes d'huissier en date des 9 et 10 janvier 2008, au visa des actes 1382 et 1383 du code civil, l'ACTUS a fait assigné Monsieur Josué N'DONINGA et Monsieur Djimadoum LEY-NGARDINGAL devant le tribunal de grande instatnce d'AMIENS afin de leur interdire de continuer à revendiquer ou se servir du nom de l'Action Tchadienne pour l'Unité et le Socialisme, de son sigle ACTUS et de son logo, sur tout acte public ou privé, et ce sous astreinte à titre définitif de 15000€ par infraction constatée, les comdamner au paiement de la somme de 1€ en réparation du préjudice, ordonner la publication du jugement à intervenir aux frais des défendeurs sur l'ensemble des sites en relation avec le Tchad, à savoir, Alwihda Actualité, Tchadien.com, TchadForum, Primature-Tchad.com, Tchadactuel, Présidence du Tchad, Tchadvision, Ialtchad, Tchadeco ainsi que dans la presse écrite du Tchad...Lire la suite
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Sans commentaire
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Dov Zérah : Sarkozy renforce son réseau françafricain
Ou la république des coquins et des copains.

21/06/2010 - Les boniments répétés sur « le lien rénové » entre la France et l’Afrique ont trouvé un écho tout particulier après la récente nomination de Dov Zérah à la tête de l’Agence française de développement (AFD).
C’est surtout la Françafrique que l’on renforce avec la nomination du protégé de Robert Bourgi, héritier de Foccart et conseiller officieux de Sarkozy.
Dov Zérah a en effet le bon CV : ancien chef du bureau zone franc Afrique subsaharienne et océan Indien, directeur de cabinet de Michel Roussin à la Coopération. Vieux compagnon de route, de Nicolas Sarkozy à Neuilly-sur-Seine, il « avait postulé pour rejoindre la cellule africaine de l’Elysée si Jacques Foccart y avait été réinstallé en 1995 » (La lettre du continent, 16 septembre 1999).
Avec Zérah à sa tête, l’AFD est plus que jamais un instrument de financement de l’influence française en Afrique.
Longtemps, la France fut pour bon nombre d'Africains une référence culturelle, un pays phare, un modèle de démocratie et de bonne gouvernance. Il était naturel de se tourner vers ce pays pour ses achats. En 1960, 40% des échanges commerciaux de la France se faisaient avec les pays d'Afrique.
Les méthodes mafieuses de la françafrique conjuguées à l'inefficacité d'une diplomatie méprisante, ont à la fois ruiné l'image flatteuse de ce pays et réduit son influence économique. La part africaine dans le commerce français a été ramenée à 2%; bravo la méthode ! La France a été conduite vers l'oubli et maintenant vers le mépris des populations africaines.
La nomination de Dov Zérah traduit la volonté de Sarkozy de reconduire et même de renforcer ce système, ceci au mépris et au détriment de l'intérêt bien compris du pays dont il est le Président. Pour quelles raisons ?
Nous pensons très fort qu'il s'agit de préserver les intérêts personnels d'une poignée de sociétés et de personnes. Le scandale Eric Woerth, les sous marins vendus au Pakistan, tout cela conduit à penser que les dirigeants français sont mal placés pour donner des conseils de bonne gouvernance; fut-ce à ces grands pilleurs de fonds publiques que sont Déby, Bongo ou autre Sassou Nguesso.
Il semble que l'intérêt supérieur de la nation cher au Général de Gaulle soit passé aux oubliettes.
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Muraille verte du Sahara : « Les barrages de ce type ont toujours échoué »
La désertification des terres touche 2 milliards de personnes dans le monde selon la FAO, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture. Or 37% des terres arides se concentrent en Afrique, et en particulier en Afrique saharienne.
P our lutter contre ce drame économique et alimentaire, onze pays de la région ont officialisé ce jeudi 17 juin à N’Djamena au Tchad la création d’une Agence panafricaine de la Grande muraille verte. L’idée, lancée par le président sénégalais Abdoulaye Wade : une ceinture de végétation de 15 kilomètres de large censée relier Dakar à Djibouti et contenir l’avancée du désert. Réaction de Marc Bied-Charreton, président du Comité scientifique français de la désertification .
Terra eco : Que pensez-vous de ce projet pharaonique ?
Marc Bied-Charreton : « L’idée de créer une muraille contre le désert est totalement incongrue et la grande majorité des scientifiques s’y oppose. En vérité, il est faux de dire que le désert avance et qu’il faut l’arrêter. Ce qui progresse, c’est la dévégétalisation des sols. Il faut donc protéger l’ensemble des sols et non pas construire des barrières de ce type qui sont vouées à l’échec. »
Comment peut-on protéger les sols ?
« La menace est double : les périodes de grandes sécheresses sont conjuguées à de mauvaises pratiques agricoles. La solution est de mettre en place une agriculture durable pour protéger les sols, c’est à dire cesser de laisser les terres à nu pendant six mois de l’année, limiter les labours, mettre en place des rotations de culture, diminuer les recours à l’engrais… Pour les sols qui ont perdu leur fertilité, il faut engager des actions de reboisement. »
Le reboisement, n’est-ce pas l’ambition de la Grande muraille verte ?
« C’est tout à fait différent. D’abord, un projet d’une telle ampleur n’est pour moi pas réalisable. De plus, les grands barrages verts ont toujours échoué. L’Algérie s’y est essayée il y a trente ans et les populations n’ont pas adhéré. Cela ne peut pas fonctionner si l’on fait intervenir les administrations, voire même des militaires pour végétaliser de grands territoires. Au contraire, il est indispensable de faire participer les habitants. »
Que proposez-vous ?
« Je propose de décentraliser la gestion de ce problème. Les États doivent accepter de confier la gestion des terres situées entre les espaces cultivés à des villages ou des groupements de villages. C’est ce qui se passe au Mali, au Niger et au Burkina Faso et cela fonctionne. Il faut organiser des chantiers locaux de reboisement avec les habitants puis leur permettre d’en toucher les bénéfices. C’est la condition pour qu’ils acceptent de protéger du bétail les jeunes pousses, d’assurer l’entretien par la suite, d’empêcher les coupes massives… La clé du problème, c’est la bonne gestion des pépinières. Et cela passe par le soutien des populations. L’administration ne doit assurer que l’aide technique et l’information. Une démarche top-down (du haut vers le bas, ndlr) est vouée à l’échec. »
Cette initiative a pourtant reçu une promesse de subventions de 96 millions d’euros par le Fonds mondial de l’environnement (1)
« Cette Grande muraille est défendue par des gens qui veulent des résultats immédiats. C’est vrai que le reboisement local est long à se concrétiser. Mais il est aussi le plus efficace à long terme. Je suis sûr que les aides européennes et mondiales seront assorties de conditions imposant d’impliquer les populations locales. »
Le discours fleuve et « décousu » du président Wade
« De nombreuses personnes ont été interloquées, étonnées par des propos jugés “incohérents”, “décousus” qu’exprimait le chef de l’État », explique le Quotidien sénégalais qui rapporte in extensoquelques extraits du discours du président Wade « de 42 minutes 50 secondes » sur la Grande muraille verte. Extrait : « Je me dois de vous faire part de mes réflexions et d’un travail que j’ai entrepris, mais qui n’est pas encore terminé. Ça vous permettra de suivre et peut-être si certains d’entre vous ont des idées, de me les faire parvenir. Je prends d’abord la Grande muraille verte avec ses arbres. Je construis une matrice. La matrice a des lignes et des colonnes à un kilomètre de distance et cela nous fait 10 500 euh…, 7 000 multiplié par 15 carrés de 1 kilomètre de côté. Si nous allons au niveau du mètre, cela fait quelque 1 050 000 carrés de un m2. Je prends le plus grand carré et le plus petit carré. Vous pouvez imaginer la sensibilisation de toute l’humanité sur la plantation des arbres en disant que, participer à cette œuvre de sauvetage de l’Afrique d’abord mais de l’humanité, à cause de la séquestration de carbone dont sera capable cette Grande muraille verte de 7 000 kilomètres sur 15 kilomètres² ! C’est une œuvre mondiale. »
1] Le Fonds pour l’environnement mondial est un fonds additionnel du Programme des Nations unies pourl’environnement chargé d’aider les pays en développement à lutter contre le changement climatique.
96 millions d '€ de subventions, dont une partie à détourner. Là se situe probablement la raison d'être de ce projet aux résultats positifs improbables. L'Afrique n'en sortira pas avec ces mecs.
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LAC Tchad : le président Wade demande la dissolution de la commission du bassin.
N’Djamena -
Le président Abdoulaye Wade a suggéré hier, pendant le sommet sur la Grande muraille verte à N’Djamena, la dissolution de la Commission du bassin du lac Tchad (Cblt) chargée de coordonner les actions autour du lac dont le Sénégal ne fait pas partie.
"J’ai suggéré au président (tchadien Idriss) Déby Itno de proposer à ses pairs riverains du lac Tchad de la dissoudre et de créer une sorte d’autorité plus active. Le lac Tchad se réduit de jour en jour alors qu’il existe une institution depuis 40 ans. C’est inadmissible. Il faut en finir avec les institutions budgétivores", a affirmé M. Wade.
Cette commission regroupe depuis 1964 le Cameroun, le Niger, le Nigeria et le Tchad ainsi que la Centrafrique depuis 1999"Le lac Tchad fait partie de la biodiversité de l’Afrique.
Il n’est pas question qu’on laisse les pays riverains se battre seuls. Je vais poser le problème au niveau de l’Union africaine", a-t-il ajouté.
Créée en 1964, la Commission du bassin du lac Tchad n’a pas réussi à enrayer la régression de ce lac. En 1960, sa taille était de 25.000 km2 ; aujourd’hui, elle avoisinerait les 8.000 km2, selon certains experts, voire 2.500 km2, selon d’autres.Selon l’Onu, quelque 30 millions de personnes vivent autour du lac Tchad, à la frontière du Cameroun, du Nigeria, du Niger et du Tchad.Les cause de sa régression sont "multifactoriels (...) mais le réchauffement planétaire y est sans doute pour beaucoup", estimait récemment un fonctionnaire tchadien, travaillant sur le lac.
Nous ne sommes pas toujours d'accord avec l'attitude, le discours et les méthodes d'Abdoulaye Wade. Sur ce point toutefois, nous le suivons. L'UFCD a plusieurs fois dénoncé ce machin remarquable par son inefficacité, ainsi le 21 avril dernier, notre site commentait :
" La commission a été créée en 1964, date à laquelle l'assèchement du Lac Tchad est devenu une préoccupation. 46 années ont été nécessaires pour commencer l'étude de faisabilité et la caisse est vide !?!?. L'eau du lac n'a sûrement pas été la seule à s'évaporer....... Il y a au minimum des coups de pied au cul qui se perdent. Parallèlement un certain nombre de zozos se sont succédés à la tête des Etats concernés. Ceci explique probablement et en grande partie l'inefficacité de ce machin."
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Des évenements tragiques se profilent, la communauté internationale ne pourra pas dire "Nous ne savions pas"
Divorce consommé entre le gouvernement et la Minurcat
Eric Mahamat Sultan / 15 Juin 2010
Le divorce survenu entre la Mission des Nations Unies en République Centrafricaine et au Tchad (Minuract) et le gouvernement tchadien semble être consommé.
Non seulement la Minurcat prépare activement son retrait à la fin de l'année mais une équipe, arrivée de New York, est descendue le vendredi 11 juin, à Abéché, pour étudier les modalités des règlements des droits sociaux des employés nationaux. «Nous essayons de gérer cette transition avec transparence et humanisme», a confié le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies auprès de la Minurcat Youssef Mahmoud.
Il a annoncé que, quelques éléments nationaux et internationaux resteront, au maximum, jusqu'en mars 2011, pour rendre les terrains loués et régler certains aspects juridiques après le retrait, le 31 décembre 2010, de la Mission. «Nous sommes en train de les former, en association et en capacitation. Pour inciter les employeurs à venir, nous organiserons une foire de marché. Nous sommes fiers de nos employés Tchadiens. Nous avons entamé tout un programme de formation afin de faire valoir leurs compétences acquises», a-t-il rassuré.
Selon le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, la chose dont la Minurcat est fière, c'est d'avoir formé le Détachement Intégré de Sécurité (DIS), composé de policiers et gendarmes tchadiens. «Les Tchadiens doivent être fiers de cet acquis. On va oeuvrer pour laisser des circuits et des structures durables et permanentes. Le matériel s'use. On essayera de développer des ateliers de garage afin d'aider à refaire tout le système de communication et de liaison. Pour le reste, il y aura un agent d'exécution qui continuera après le départ de la MINURCAT », a informé le diplomate onusien.
Nous ne cesserons pas de tirer le signal d'alarame et de dénoncer l'attitude irresponsable de la communauté internationale qui sera complice des drames qui se préparent.
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L'actuel parrain de la Françafric donne son avis sur les démocrates qu'il soutient et protège.
16/06/2010 - Nicolas Sarkozy son avis sur Karim Wade et de ses ambitions politiques.
« Quant à la succession dynastique, je ne veux pas me mêler des affaires intérieures du Sénégal, Karim Wade n’a pas (moralement) le droit de se présenter, mais il ne peut pas non plus être le seul sénégalais à ne pas avoir le droit de se représenter ».
Ce sont les confidences que Nicolas Sarkozy aurait faites à quelques journalistes présents au sommet France-Afrique de Nice, selon le Canard enchaîné. Le reste, rapporté par le journal satirique français, se passe de commentaire : « Est-ce que je dois m’abstenir de me réconcilier et d’avoir des relations avec le président Kagamé (Rwanda) parce que la démocratie n’y est pas aboutie ? Même question concernant Meles Zenawi, président de l’Ethiopie, où « il y a des problèmes démocratiques »…
Le chef de l’Etat commence à s’échauffer et poursuit sa revue d’effectifs sur le mode ironique : « L’Erythrée, haut lieu de calme… Le Soudan, haut lieu de stabilité… Idriss Déby (Tchad), là aussi grand démocrate… On peut aussi parler de quelques problèmes au Sénégal… Blaise Compaoré (Burkina) OK. Sassous Nguesso (Congo), parfait… Dadis Camara (président guinéen reversé) est un despote sanguinaire, et son remplaçant, un militaire sur leque il y aurait beaucoup de choses à dire mais qui s’est engagé à organiser des élections… ».
Suit un long dégagement sur le président du Congo (absent à Nice) et« l’absence d’élections en Côte d’Ivoire » : « On va à la catastrophe si on continue comme ça… S’il n’y a pas d’élections, je ne veux pas qu’il y ait l’armée française là-dedans et qu’on risque un nouveau Rwanda. »
Et pour finir, un couplet sur un sujet sensible : le fils du chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade, Karim, qui nourrit de grands desseins présidentiels : « Quant à la succession dynastique, je ne veux pas me mêler des affaires intérieures du Sénégal, Karim Wade n’a pas (moralement) le droit de se présenter, mais il ne peut pas non plus être le seul sénégalais à ne pas avoir le droit de se représenter ».
Tout rapprochement avec les ambitions contrariées d’un « fils de » habitant les Hauts-de-Seine serait extrêmement déplacé…
E-mail : ufcd@ufcd.org
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Le prix MO IBRAHIM est passé sous le nez de tous les chefs d'Etat africains encore vivants
Les membres du jury chargés d’attribuer le prix Mo Ibrahim en récompense d’une bonne gouvernance africaine ont décidé que personne ne méritait cet honneur cette année, ni même un John KUFUOR auréolé de ses prousses économiques et des élections tranparentes qu'il a organisées pour une transition en douceur dans son pays. Il s'agit d'un prix décerné à d'anciens chefs d'Etat ou de gouvernements de pays de l'Afrique subsaharienne qui ont été élus démocratiquement et qui ont quitté le pouvoir dans les conditons similaires*, sans emporter le coffre fort..
Ce prix a été lancé en octobre 2006, comme une initiative africaine pour promouvoir la bonne gouvernance, par le Dr Mo Ibrahim, un magnat britannique des télécommunications, ingénieur d'origine soudanaise, créateur de la firme de téléphonie mobile Celtel, revendue en 2005, 3,3 milliards de dollars à un opérateur koweitien.
Présenté comme "le prix annuel le plus richement doté au monde", il attribue au récipiendaire cinq millions de dollars sur dix ans (3,5 millions d'euros) et 200.000 dollars US par an (environ 134.000 euros), pour le restant de la vie du lauréat, tandis qu’un troisième fonds, de 200.000 dollars US, lui est attribué par an, sur 10 ans, pour financer ses activités d’intérêt public et des causes justes.
Le comité chargé de décerner le prix n'a, malheureusement, pu trouver un heureux élu cette année. La génération de la trempe des anciens dirigeants de l'Afrique australe demeure encore inégalable, notamment Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique qui fut le premier lauréat, en octobre 2007, Festus Mogae, ancien président du Botswana qui avait reçu le second prix en 2008 et Nelson Mandela, qui avait été distingué à titre honorifique.
Mo Ibrahim ne s'en désole pas, au contraire, il prétend que de la bonne gouvernance en Afrique a enregistré des progrès dans certains pays africains, tout en relevant, avec préoccupation, les graves reculs qui sont enregistrés par d'autres.
Les buts poursuivis par la fondation ne manquent tout de même pas de pertinence : il s'agit de Stimuler le débat sur une bonne gouvernance dans les pays d'Afrique sub-saharienne et dans le monde. Fournir des critères objectifs permettant aux citoyens de demander des comptes à leur gouvernement. Reconnaître les réalisations des dirigeants africains et fournir un moyen pratique permettant aux dirigeants africains de témoigner de leurs actions positives passées sur le continent, une fois qu'ils ont quitté leur poste.
N'a t-on donc vraiment pas trouvé cet homme en Afrique, capable, après son passage au pouvoir, de présenter un bilan qui aurait pu permettre à ses successeurs de surmonter les défis du développement de leur pays, d'améliorer le niveau de vie et le bien-être de leur peuple et de poser les fondations d’un développement durable?
S'il suffisait de gagner un tel prix sans effort, sans aucune clairvoyance et sans l'honnêteté qui est déjà une denrée assez rare en politique, les lauréats se bousculeraient au portillon et la sélection donnerait droit à des surenchères de toute nature..
Constat amer donc pour tous ces peuples pour lesquels l'évidence de cette carrence d'un éclairage des politiques actuelles sur le devenir de nos nations est bien la preuve que les échecs d'aujourd'hui sont, sans nul doute, le signe que nous nous apprêtons à vivre encore de nombreuses années d'errance sous de faux noms à la mode, comme alternance démocratique, régime du changement, élections libres et transparentes etc.
Le passage en revue des désordres, en tout genre, sur le continent semble être d'ailleurs un indice de plus, qui limite le nombre des nominés et montre l'incapacité de nos dirigeants actuels à franchir aisément la barre.
Coups d'Etat en Mauritanie, Madagascar, Guinée; processus électoraux embrouillés, désastreux ou inexistants au Gabon, Côte d'Ivoire, Kenya, Gambie, Niger, Congo, Rwanda, Nigéria, Angola, Cameroun, Ouganda ; guerre au Tchad, Soudan; tensions armées permanentes en République centrafricaine, Somalie, République démocratique du Congo; absence d'une politique pouvant ouvrir la voie à une véritable alternance au Togo, Burkina faso, Sénégal etc...
Seuls sortent de ce lot, Le Bénin, le Mali, l'Afrique du Sud, le Ghana qui n'ont pas pu produire cet homme et, naturellement, ces pays de l'Afrique australe dont certains de leurs fils ont déjà gouté aux bons plaisirs de cette récompense qui n'est pas à la portée du premier venu et continuent d'oeuvrer efficacement au progrès de leurs pays, dans la voie apaisée de la démocratie et du développment.
Notez que le premier lauréat du Prix, Joaquim Chissano avait été salué comme un homme qui a réconcilié une nation divisée et qui a érigé les fondations d’un avenir stable, démocratique et prospère pour son pays. qui fait partie, indubitablement, des rares chefs d'Etat africains à quitter la scène politique de son propre gré, mais aussi à avoir laissé un pays avec une économie dynamique. Ses actions en faveur de la paix, la réconciliation, une démocratie stable et le progrès économique de son pays ont impressionné, aussi bien que sa dernière décision de ne pas briguer un troisième mandat, pourtant autorisé par la Constitution,
Dans un continent où, trop souvent, la richesse des sous-sols s’est transformée en malédiction, le remarquable leadership du président Festus Gontebanye Mogae, du Botswana, a su démontrer qu’un pays doté de ressources naturelles pouvait, par une gouvernance de qualité, parvenir à un développement durable et permettre de garantir au peuple la poursuite de la stabilité et de la prospérité, dans un pays également confronté à une pandémie de SIDA dont l`ampleur menaçait gravement son avenir.
Moins d'une demi douzaine de dirigeants ayant quitté le pouvoir entre 2006 et 2008 auraient quand même pu prétendre au prix cette année, notamment le Sud-Africain Thabo Mbeki, le Nigérian Olusegun Obasanjo et John Kufuor, ancien président du Ghana, avec de réelles chances pour ce dernier, pour l'encourager à mettre son expérience et sa réussite au service du développement de son pays.
Mais on ne le répètera pas assez, le comité présidé par KOFFI ANAN ainsi que d'autres nobel de la paix et Mme Mary ROBINSON, ancienne présidente irlandaise reconnaît que les critères de sélection n'auraient pas fait forcément beaucoup de nominés, non plus, cette année, s'il avait fallu décerner un prix de la bonne gouvernance en Europe.
Ce sont les moeurs qui se dilluent dans le monde, à travers les générations et les bonnes leçons de gouvernanance et de transparence qui nous viennent de l'occident devraient commencer par être bien appliquées là-bas, aussi.
Tout n'aura donc pas été parfait concernant le règne du ghanéen John Kufuor, comme cela s'est dit, durant les derniers mois de son mandat. Mais, en fait, quel exemple voudrait on donner si l'ambition de cette distinction n'est pas d'encourager le mérite de certains chefs d'Etat d'avoir pu résister aux sirènes de la corruption durant tout leur madat et de se détacher du pouvoir, sans ces faux semblants, lorsque la fin du règne arrive. Une question de très grande honnêteté.
Il se chuchotte d'ailleurs déjà que le prix MO IBRAHIM pourrait ne pas exercer une véritable influence sur la bonne gouvernance en Afrique, car 5 millions de dollars pourraient constituer une somme dérisoire, comparée à celles dont peut disposer un chef d’Etat corrompu qui est assis sur un matelas de ces mêmes dollars. Il est alors fort improbable que l’argent soit la seule motivation pour les dirigeants corrompus.
La nouvelle génération de dirigeants africains a, de ce fait, un défi important à relever : sortir de la pauvreté des millions de personnes. Cet objectif ne peut pas être atteint sans une société réellement démocratique, sans une application réelle de la loi, sans équipements de santé et d'enseignement, sans une société civile responsable, et sans un cadre permettant une forte croissance économique. En d'autres termes, aucun de ces objectifs ne peut être atteint sans une bonne gouvernance.
*Art 6 point 1 - Les candidats éligibles seront d’anciens chefs d’État ou de gouvernement d’un pays d’Afrique subsaharienne qui ont été élus démocratiquement et qui ont quitté leurs fonctions depuis moins de trois ans, après avoir exercé leur mandat pendant la durée fixée par la constitution au moment de leur prise de fonctions.
*CAHIER DES CHARGES DU PRIX IBRAHIM : http://www.moibrahimfoundation.org/fr/termsofreference/the-ibrahim-prize/terms-of-reference.html
Déby l'aura un jour c'est certain, c'est fait pour lui !
E-mail : ufcd@ufcd.org
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MONASAP : un peu de sérieux ne nuirait pas.
Communiqué du 13 Juin 2010
Les brigands de grands chemins que la presse internationale incompétente et aux ordres qualifiait de leaders de l'opposition armée tchadienne sont maintenant foutus. Dans la partie de poker menteur qui l'oppose à Déby, Omar Al Béchir a changé de stratégie. Ce changement n'est pas mince puisque ce sont les services soudanais qui ont prévenu Déby que son propre clan préparait un coup d'Etat au palais rose. Après les avoir scandaleusement et inutilement abreuvé de $ US, les autorités soudanaises ont donc prié les Nouri, Erdimi et autres pitres de déguerpir.
C'est la meilleure chose qui pouvait arriver à l'opposition démocratique et patriotique. Cette dernière doit maintenant se réorganiser et définir une nouvelle stratégie en conséquence. Dans la discrétion, des négociations importantes sont en cours et l'UFCD, premier mouvement d'opposition armée y participe activement.
Nous vivons un instant charnière, le bling bling médiatique, les militaires d'opérette, les escrocs traitres à leurs troupes sont en train de céder le pas aux militaires compétents, démocrates et intègres.
Et c'est ce moment qui a été choisi par certains pour créer le MONASAP qui serait lui même composé de huit sous-mouvements pour la plupart inconnus : UNDC, MAC....pourquoi pas le PIM PAM POUM ou le ZIG ZAG ?
Par principe, nous voulons pas mettre en doute l'existence du MONASAP même si pour l'instant il reste fantomatique. Nous ne doutons pas non plus qu'il existe dans ce mouvement des combattants courageux et honnêtes. Nous tenons toutefois à leur rappeler que ce n'est pas un attelage de micro-mouvements agissant dans le désordre et la confusion qui parviendra à chasser le tyran de N'Djaména.
L'opposition armée doit maintenant se rassembler et définir une stratégie d'action commune. Une fois Déby parti, les différentes visions politiques des uns et des autres seront soumises au peuple tchadien qui tranchera démocratiquement.
L'UFCD invite donc les dirigeants et combattants du MONASAP à se rapprocher d'elle pour prendre part aux discussions en cours.
Le 13 Juin 2010
Vive la Démocratie, vive les Tchadiens
UFCD - Le Commandement
E-mail : ufcd@ufcd.org
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L'ANR pose une très bonne question et envisage des réponses auxquelles l'UFCD souscrit totalement.
Qui se préoccupe du sort des soldats abusés par les opposants/businessmen tchadiens ?
Ce sont les soldes, la liquidation avant fermeture à Khartoum ou les opposants/businessmen ont le choix entre rallier honteusement Deby ou quitter le Soudan.
Mais que va-t-il devenir de tous les braves soldats qui ont été abusés ? Tant d’honnêtes Tchadiens sont morts ou ont été mutilés pour assurer le confort matériel des opposants/businessmen.
Il faut confisquer l’argent volé par tous ces voyous et le consacrer aux familles des soldats, c’est une tâche prioritaire.
Une fois Deby renversé il conviendra de régler décemment le sort des anciens soldats, quelque soit leurs origines, cela constituera un puissant vecteur de paix civile.
L’ANR a déjà consacré de nombreux articles à ce sujet sensible. Nous y reviendrons plus largement sous peu.
En ce moment beaucoup plus de choses se passent qu’on ne le croit mais la discrétion s'impose. On s’apercevra bientôt qu’on ne peut pas museler indéfiniment un peuple.
Tchadiennes, Tchadiens, luttez et rejoignez l’ANR, le parti du renouveau
anr.tchad@gmail.com
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Soudan: évasion d'islamistes condamnés à mort pour le meurtre d'un Américain.
Quatre islamistes soudanais condamnés à la pendaison pour le meurtre en 2008 d'un diplomate américain se sont évadés de leur prison à Khartoum et ont échangé des tirs avec la police lors de leur cavale, ont indiqué vendredi des sources policières.
Quatre islamistes soudanais condamnés à la pendaison pour le meurtre en 2008 d'un diplomate américain se sont évadés de leur prison à Khartoum et ont échangé des tirs avec la police lors de leur cavale, ont indiqué vendredi des sources policières.
"Les quatre hommes se sont évadés hier (jeudi) de la prison de Kober", située dans le quartier de Khartoum-Nord, a dit à l'AFP une source policière sous le couvert de l'anonymat, une information confirmée officiellement en fin de journée par le ministère de l'Intérieur.
Le diplomate américain John Granville, âgé de 33 ans et qui travaillait à l'Agence américaine pour le développement international (USAID), ainsi que son chauffeur, Abdel Rahman Abbas (40 ans), avaient été tués par balle dans leur voiture le 1er janvier 2008.
La cour avait reconnu coupables en juin 2009 quatre jeunes islamistes -Mohamed Mukawi, AbdelBassit Hajj al-Hassan, Mohaned Osman Youssef, AbdelRaouf Abou Zeid Mohammed Hamza-, les condamnant à la pendaison.
Une cinquième personne, Mourad AbdelRahman Abdallah, avait été condamnée à deux ans de prison pour avoir fourni l'arme du crime. Ce dernier a été libéré l'an dernier.
"Les quatre hommes se sont évadés. Les autorités nous ont assuré qu'ils allaient continuer à les rechercher", a dit à l'AFP Adil Abdelghani, avocat soudanais de la famille de John Granville.
Les quatre fugitifs ont échangé des tirs vendredi matin avec la police lors d'un contrôle, ont indiqué en fin de journée les autorités soudanaises.
"Il y a eu un échange de tirs au barrage de Abu Halif, au sud-ouest d'Omdurman (ville jumelle de Khartoum). Nous les avons suivis et avons réussi à mettre la main sur le chauffeur du véhicule des fugitifs", a indiqué dans un communiqué le porte-parole de la police de Khartoum, le général Mohammed Abdel Majid al-Tayeb.
Le chauffeur ne fait pas partie des quatre condamnés qui ont réussi à prendre la fuite. "La police est toujours à leurs trousses", a affirmé ce responsable de la sécurité dans l'agglomération de la capitale soudanaise.
Au Soudan, la famille d'une victime de meurtre doit dire à la cour si elle accorde l'amnistie aux condamnés, demande compensation ou exige la peine de mort.
Dans une lettre authentifiée, traduite en arabe et lue à la cour en octobre 2009, la mère de John Granville avait demandé la peine de mort pour les quatre hommes.
Les autorités soudanaises n'ont pas donné de détails sur la traque des fugitifs dont l'un -AbdelRaouf Abou Zeid Mohammed Hamza - est le fils du leader du groupe soudanais Ansar al-Sunna, lié au wahhabisme, une forme stricte de l'islam prédominante en Arabie saoudite.
"Nous avons lu ces informations (sur l'évasion) et les analysons", a dit à l'AFP un porte-parole de l'ambassade des Etats-Unis à Khartoum.
La prison de Kober héberge notamment des prisonniers politiques et de nombreux rebelles du Darfour, une région de l'ouest soudanais en proie à un conflit sanglant.
Deux influents journalistes du quotidien soudanais al-Intibaha avaient demandé cette semaine au président Omar el-Béchir d'accorder l'amnistie aux quatre meurtriers.
Tout ceci est bien étrange. De deux choses l'une, soit l'opération a été réalisée avec l'accord de Omar Al Béchir et l'occident lui fera payer cette fuite en avant, soit il ne contrôle plus son entourage qui à monté cette évasion à son insu et le danger viendra de l'intérieur.
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La CEMAC entre omerta et impasse.
Mwinda 09/06/2010)
Toujours pas de poursuites en vue après le gros scandale des détournements révélés au sein de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC).
Les chefs d’Etat d’Afrique centrale réunis à Brazzaville les 6 et 7 juin ont préféré passer, comme d'habitude, leur temps à s'occuper de leurs sujets préférés, ceux qui n’aboutissent pas depuis des années, mais qu'ils considèrent pourtant comme l'urgence : l’intégration sous-régionale (une coquille presque vide car, par exemple, le commerce intra-régional ne dépasserait pas 5% du commerce extérieur des pays membres), la mise en circulation d’un passeport commun (il y a une quasi absence d'infrastructures de communications, ce qui freine la mobilité des biens et des personnes dans la région) et d'un vieux serpent de mer à savoir le projet de création d'une compagnie aérienne régionale, « Air ça marche pas », pardon Air Cemac.
L’impunité donc semble avoir été assurée aux responsables des détournements qu’une enquête interne à la banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) avait pourtant révélés. Plus de 16 milliards de FCFA (25 millions d’euros évaporés au bas mot) engloutis dans des poches privées. Bien entendu il ne fallait surtout pas attendre que ce soit à Brazzaville, au royaume de l’impunité que l'abcès allait être crevé (1). Les suspects peuvent dormir tranquilles : les voleurs et les corrompus à la tête de nos Etats ne poursuivront jamais ceux qui les imitent, de la même façon que les hyènes ne mangent pas les chacals. Pour noyer l'omerta (loi du silence dans les cercles mafieux) ambiante, et s'agissant de la seule institution à peu près visible de la CEMAC M. Sassou, en grand monétariste reconnu dans tous les cénacles financiers de la planète ne s'est pourtant pas gêné pour pérorer : « La monnaie est la base de l'économie. Rien de ce qui la touche ne peut être livré à l'aléatoire et au laxisme » a-t-il professé, ajoutant sans rire : « Aujourd'hui nous devons aller plus loin dans notre volonté partagée d'assainir le climat général au sein de la BEAC pour que notre effort collectif ne soit pas compromis ».
De fait, comme il fallait bien que MM. Sassou, Biya, Déby, Obiang Nguema et les autres (Bozizé, Ali Bongo) s’occupent un peu ils ont quand même dressé le constat des dysfonctionnements au sein de l'organisation. Une grande découverte. Le remède prescrit : le partage des postes à la BEAC entre pays membres, selon une rotation qu’on croyait réglée en janvier dernier à Bangui lors du 10è sommet, avec la mise en cause du « consensus de Fort Lamy ».
Le couple Biya accueilli à Brazza
biyachantal
On le voit donc bien : rien de nouveau sous le soleil de la CEMAC lors du dernier sommet de Brazzaville, à part la présence remarquée de Chantal Biya, robe rouge et crinière au vent (2).
Disons-le tout net : les chefs d’Etat de l’Afrique centrale, des hommes encroûtés au pouvoir depuis des décennies sont les plus sûrs garants de la balkanisation et de la stagnation de l’Afrique centrale. Depuis des années, à l'inverse de leurs homologues de la CEDEAO, ils font du surplace et on peut être sûr qu'avec eux rien ne changera, la sous-région volant d’échec en échec. D’ailleurs les populations concernées - la CEMAC ne change absolument rien à leur vie quotidienne - sont depuis longtemps indifférentes à ce machin dont elles ignorent du reste jusqu'à l'existence. Et ce n'est pas le parlement communautaire mis en place en avril dernier à l'insu de tous qui rendra l'institution plus visible et plus efficace !
Langangui
(1) Selon notre confrère camerounais Quotidienmutation.info c'est " Denis Sassou Nguesso qui semble fermement opposé à toute idée de poursuites judiciaires qui s’assimilerait selon ses proches, à une chasse aux sorcières ". Ce sont les Congolais qui en seront les premiers surpris...
(2) « On va venir ! On va venir ! » aurait lancé cette dernière au couple présidentiel congolais par le passé en réponse au « Monsieur qui ne va jamais chez les gens, vous êtes satisfait » sorti de la bouche de Sassou parlant de Biya. Promesse tenue donc. C'est Antou qui doit être heureuse.
On se tient par la barbichette et on continue à voler chacun dans son coin. C'est la règle du jeu, immuable et respectée par cette association de malfaiteurs. Ainsi va la vie en Afrique centrale.
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Ordonnance 5 et Françafrique
10 juin 2010 par Innocent Ebodé / La Voix
J’ai souhaité cette semaine placer le curseur sur deux sujets qui me paraissent dignes d’intérêt. L’Ordonnance 05 et la Françafrique.
Ordonnance 05.
N’ayons pas peur des mots. Ce texte est ce que j’ose appeler un “médiaticide”, autrement dit, un crime contre les médias. Concoctée par les autorités à l’occasion des raids que des factions rebelles avaient perpétrés en février 2008 contre le pouvoir, cette ordonnance visait clairement à faire pendre une lourde épée de Damoclès sur la tête de la presse tchadienne. Celle-ci évoluait sur le fil.
Les journalistes faisaient du journalisme comme les porcs-épics font l’amour : en faisant très attention. En effet, les piquants pointus de l’Ordonnance 05 étaient tellement acérés qu’aucun journal, qu’aucun journaliste, ne souhaitait s’y frotter.
Cette loi liberticide, qui avait été prise dans des conditions exceptionnelles, était censée être déjà frappée de caducité du simple fait de l’évolution heureuse de l’environnement politique et sécuritaire. Le texte se justifiait par le contexte de l’époque. Mais le prétexte de l’époque [le bellicisme des groupes armés qui menaçaient les institutions républicaines] n’est plus en adéquation avec le contexte d’aujourd’hui.
Le projet de loi portant régime de la presse, et récemment présenté aux députés, c’était de la poudre de Perlimpinpin. Ses promoteurs ont voulu se contenter d’y apporter des dispositions correctives ou adoucissantes En fait, c’était un piège à cons que les députés ont à juste titre rejeté. Les associations de défense des droits de la presse, ont eu raison de dénoncer cette manœuvre, car on a voulu remplacer l’Ordonnance 05 par l’Ordonnance 05, alors que s’imposent sa mort, puis son enterrement. L’adoption d’une nouvelle loi régissant les médias, est un impératif pour un pays où le chef de l’Etat lui-même a promis que les journalistes ne seront plus inquiétés.
Mais au-delà de l’encadrement juridique de la presse qui doit être dépoussiéré, donc modernisé, se pose un autre problème fondamental : la viabilité économique de la presse tchadienne. La liberté de la presse est aussi conditionnée par sa santé économique. Mais que constate-t-on ? Tout se passe comme si les entreprises de presse étaient volontairement maintenues dans la précarité. C’est une stratégie orchestrée par nos Etats pour empêcher que prospère une presse indépendante et forte. Au Tchad comme dans mon pays le Cameroun, les pouvoirs publics mettent à la disposition des médias, des moyens tellement insignifiants qu’ils ne pourraient pas remplir l’abdomen d’une fourmi. Le financement public de la presse privée au Tchad s’élève à 100 rachitiques millions de FCFA...
Françafrique.
Ils étaient tous à Nice. Déby, Biya, Compaoré, Bozizé… Sur la photo de famille, ils avaient le sourire. Ils ont eu chacun une petite tape au dos de Sarko, signe de la complicité qui lie le locataire de l’Elysée aux locataires éternels des palais présidentiels africains. Le discours de Sarkozy lundi 1er juin à Nice, n’avait plus rien à voir avec les annonces fracassantes qu’il avait faites au lendemain de son accession au pouvoir. Le ton était plutôt amical. Plus question de rupture. Place au plaidoyer pour une meilleure représentativité de l’Afrique dans les instances internationales.
Pourquoi ce revirement ? C’est que la France est en train de perdre pied en Afrique à cause de l’irruption des géants asiatiques dans le continent. La Chine, le Japon et l’Inde occupent de plus en plus l’espace quand la France, elle, recule. Les dirigeants africains sont séduits par les principes de la coopération chinoise qui n’imposent pas de conditionnalités liées au respect des droits de l’homme et des libertés publiques. Cette coopération est concrète et directe. D’où l’infléchissement de Sarkozy qui désormais a pour ses homologues africains, les yeux de Chimène. Son arrogance exprimée notamment dans son fameux discours de Dakar, s’est muée en une attitude plus policée. La Françafrique est donc en train de revenir en force pour des raisons géo-stratégico-pétrolières.
On se souvient que les militaires français avaient joué un rôle trouble en février 2008 à N’Djaména. Les responsables français avaient à l’époque nié quelque intervention dans l’affrontement entre les forces loyalistes et les rebelles. La réaction de Paris à l’époque avait exhalé un parfum de naphtaline qui rappelait les anciens réflexes foccartiens. Ceux-ci consistaient à soutenir les "amis" de la France, vaille que vaille Le président Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, avaient clairement soutenu l'ami Déby. Comme au bon vieux temps. Sarkozy s’était d'ailleurs rendu au Tchad , histoire de sauver le soldat Déby.
Cette débauche d'énergie de Paris était manifestement en déphasage avec la rupture prônée par Sarkozy, qui avait pourtant annoncé des jours sombres pour les dirigeants africains fâchés avec la démocratie. Une fois au pouvoir, il va montrer sa détermination à donner le coup de grâce à la Françafrique en dissolvant la cellule africaine de l'Elysée. Les partisans d'une nouvelle ère dans les relations franco-africaines, ont naïvement applaudi des deux mains. En lieu et place de la rupture que Sarkozy proposait, la Françafrique semble renaître de ses cendres tel un mutant sous une forme plus soft, donc plus pernicieuse. Ce sera toujours la Françafrique, mais trempée dans la sauce sarkozienne. Nous lui avons trouvé un nom de substitution : la "Sarkafrique". Elle est officieusement le continuum de la Françafrique, mais officiellement elle nie ses méthodes. Françafrique et Sarkafrique sont donc les deux mamelles d'une politique africaine de la France sur laquelle les actuels dirigeants français ont posé un vernis de changement. Mais lorsqu'on gratte dessus, on découvre les mêmes combines: soutien aux dictateurs, contrats pétroliers maffieux, Elf, Bolloré...
Peut-on sérieusement dissocier la Françafrique de la pression exercée par Déby sur les médias ? Bien évidement non, tout ceci est mafia et compagnie.
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Le Groupe Bolloré désenclave l'Afrique.
A l’issue du procès en diffamation intenté par Bolloré à Benoît Collombat pour son reportage intitulé « Cameroun, l’Empire noir de Bolloré », diffusé par France Inter le 29 mars 2009, l’avocat de Bolloré, Me Olivier Baratelli, se réjouissant de la condamnation, a cru bon de lâcher que le tribunal avait « donné une leçon de journalisme à certains journalistes ».
Cette jactance était le coup de pied de l’âne s’appliquant à un journaliste courageux et talentueux dans une profession où la lâcheté et la médiocrité sont légion. Quant au « communiquant » du groupe Bolloré, Michel Calzaroni, il n’a pas craint de parler avec enflure d’une « campagne de presse » pour désigner ce reportage de cinquante minutes qui constitue une véritable exception sur un sujet jamais traité dans les médias français... et pour cause.
La justice a morigéné Benoît Collombat pour son manque de « sérieux » et de « prudence » pour avoir diffusé les témoignages qu’il a recueillis lors de son enquête sur le terrain de la bouche de divers Camerounais, mais elle semblait bien hors d’état de pouvoir se faire une idée sur la question à six mille kilomètres du théâtre des opérations.
Les Camerounais, membres du clan au pouvoir, venus témoigner pour Bolloré étaient de franches caricatures. Tout cela ne semble donc pas empreint de beaucoup de sérieux et de prudence. Mais comment donner une leçon de justice à une certaine justice !
Sur ce qui était en cause : les conditions des contrats d’exploitation du chemin de fer camerounais et du dragage du port de Douala, on est resté dans l’opacité la plus totale, sinon le Cameroun ne serait pas le Cameroun. Il n’y a eu ni preuve bien sûr encore moins la moindre réfutation. On en est resté aux dires des uns et des autres. La sagesse était de renvoyer tout le monde à ses moyens d’expression pour en débattre, ceux de Bolloré étant infiniment plus écrasants que le filet de parole d’un journaliste indépendant.
Mais apparemment ils n’ont pas la même crédibilité et c’est bien là où le bât blessait l’âne. Il ne suffit pas d’imprimer du papier ni de diffuser des images pour faire du journalisme. On peut seulement faire des campagnes de presse pour Biya.
Dans le rôle de l’innocente victime des méchants diffamateurs il faut reconnaître que Dominique Laffont, le directeur Afrique de Bolloré, a été impayable. A l’inverse du « loup devenu berger » de La Fontaine, qui révèle sa nature par sa voix sous son déguisement, c’est la personne extérieure de M. Laffont qui n’allait pas avec son discours. Comment croire ce personnage qui sue l’argent par tous les pores quand il affirme que l’Afrique a besoin de lui, que « Bolloré est une entreprise citoyenne », sans doute comme le Cameroun est une démocratie.
Mais la parole le trahit quand même quand il affirme que « notre stratégie est de désenclaver l’Afrique ». C’est bien de cela qu’il s’agit en effet. Cela fait plus de quatre siècles que l’Europe a entrepris de désenclaver l’Afrique, qui en a perdu toute sa prospérité, ses hommes, puis ses richesses. Bolloré, l’homme des ports, désenclave à tour de bras tout ce qui est en Afrique, le bois, les minerais, les bénéfices.
Rien ne reste enclavé et c’est bien là le problème.
Encore une fois la françafrique agit et s'exprime comme si le monde entier était peuplé d'abrutis, encore une fois Mme Odile Tobner nous délivre une excellente analyse.
Cette condamnation prononcée par une justice aux ordres ne grandit pas la France et ne change rien au destin du groupe Bolloré pour qui cette machine ingénieuse a été inventée, n'en déplaise à Me Baratin.
Mektoub !
Le Soudan et le Tchad créent un fondation commune.
KHARTOUM (Soudan) - Une fondation conjointe soudano- tchadienne a été créer pour la mise en place et le parrainage de projets conjoints dans les domaines du développement social, la santé et la coopération entre les organes similaires et les organisations locales de la société civile, outre l'organisation de sessions de formation, de réhabilitation et renforcement des capacités des les secteurs actifs dans les sociétés soudanaises et tchadiennes.
La signature de la Déclaration Conjointe a été signée par l'expert dans le domaine de l'action humanitaire, Dr Sulaf Eddin Saleh, pour le Soudan et le Représentant du Sultan Timan Dubai Anto, le Sultan Abd Al Rahman Adam Bakhit.
La nouvelle Fondation vise également à la promotion de l'investissement local et étranger dans la zone de la frontière commune, la création des groupements économiques et les marchés commerciaux en conformité avec les normes mondiales, outre l'utilisation de tous les médias et la création de centres de recherche et d'études et planification économique et sociale.
La Fondation Populaire Conjointe Soudano-tchadienne exhortera également les institutions d'enseignement dans les deux pays à renforcer la recherche scientifique pour contribuer à résoudre les problèmes de la société et à servir les processus de développement.
A la suite de la cérémonie de signature de la Déclaration Conjointe sur l'établissement de la Fondation au cours du Forum de la SUNA, Dr Saleh a déclaré que la nouvelle Fondation Conjointe Soudano-tchadienne va refléter la bonne volonté des citoyens des deux pays et qu'elle oeuvrera pour mettre fin à toute dispute qui pourrait survenir entre les deux pays.
Le Sultan Bakhit a pour sa part, souligné que l'idée de créer la Fondation affirme les efforts sincères et la ferme volonté des leaderships politiques au Soudan et au Tchad à concentrer les efforts pour la prise d'arrangements et de mesures pratiques pour stimuler davantage les relations entre les deux pays.
L'Ambassadeur du Tchad au Soudan, Abdallah Al Cheikh, a décrit les relations entre le Soudan et le Tchad de '' solides et historique''. Il s'est référé à la normalisation des relations entre les deux pays, appelant à d'intenses efforts populaires pour consolider davantage les relations bilatérales.
Ce truc ne marchera jamais et ne servira à rien sauf à verser des salaires et frais de missions copieux à quelques incapables issus des sérails respectifs des deux tyrans. En attendant l'embrasement général au Soudan, la comédie continue, c'est bien là l'essentiel !
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Au Tchad, l'inévitable vote sanction attendu contre Déby : l'Union
européenne inquiète ! Makaila.
07/06/2010- Après avoir réalisé, que le changement politique au Tchad, par la voie de la lutte armée, est hypothéqué du fait des multiples formes d’incohérences des leaders d’une rébellion tchadienne organisée sur des bases identitaires et ethniques, les Tchadiens se mobilisent autrement pour interpeller la communauté internationale à travers une logique démocratique sur la situation complètement bloquée de leur pays.
Pour ce fait, il est permis d’affirmer sans risque de se tromper que le recensement électoral en prélude aux échéances électorales prévues dans le pays, connait un fiasco total, désormais, confirmé sur l’ensemble du territoire national, et, ce, de l’avis même des membres de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et autres responsables internationaux engagés dans le cadre du monotoring électoral au Tchad.
Nos différentes sources sur place, ont confirmé effectivement que les registres ont été volés pour être remplis par des officines parallèles afin de sauver la face du régime tchadien en manque de légitimité démocratique.
Par ailleurs, à travers les mêmes canaux, nous apprenons également qu’une grève générale des agents recenseurs est amorcée, en même temps qu'une menace de grève des membres de la CENI, à cela s’ajoute, le boycotte des populations qui ont refusé massivement de se faire recenser en guise de protestations contre les pratiques d’une gestion autocratique d’Idriss Deby et de son pouvoir totalement clanique.
Par le biais de ses quelques ouailles locales, restées encore fidèles à lui, Idriss Deby harangue et menace ou bien tente de distribuer de l’argent ou les vivres afin d’attirer la sympathie des populations envers son régime, mais en vain, les gens ne se plient plus, car la colère est au zénith dans tout les milieux socioprofessionnels et confessionnels y compris dans les villages reculés.
Cette atmosphère d’insurrection de consciences citoyennes globales, a obligé les membres de la communauté internationale accrédités au Tchad, dont les hauts responsables de l’Union européenne (UE), à dépêcher, illico-presto, une enquête sur place dans plusieurs localités méridionales et du centre pour évaluer le rejet social et populaire du régime.
Aujourd’hui, au Tchad l’effervescence s’empare des populations déterminées, soit à s’abstenir de voter ou de voter pour sanctionner le pouvoir de Deby afin d’attirer clairement l’attention de l’opinion publique internationale sur la gravité de la situation sociopolitique dans le pays.
On s’achemine indubitablement et inévitablement vers un vote sanction contre le régime militaire d’Idriss Deby, totalement aux abois, auteur d’un lourd héritage des violations des libertés individuelles et publiques et des droits de l’homme, couronné par un manque de transparence dans la gestion des ressources économique du pays.
Le mot d’ordre au Tchad, s’appelle désormais, sanctionner pour changer !
Makaila Nguebla
Le constat fait par Makaila n'est pas discutable et nous souhaitons pouvoir partager son optimisme. Cependant nous n'oublions pas que ce qui se prépare n'est qu'une farce. Ces élections, si elles ont lieu, seront très largement manipulées et Kouchner saluera un acte démocratique majeur.
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Assèchement des positions commerciales Françaises en Afrique
07/06/10 - Conscient des menaces (Chine, Inde, Brésil…) qui pèsent sur les parts de marchés françaises en Afrique, le président Nicolas Sarkozy a appelé les dirigeants africains à renforcer leurs échanges commerciaux avec Paris lors du sommet France-Afrique de Nice. Mais sur le terrain, la réalité est cruelle et semble prédire l’assèchement irrévocable des relations économiques privilégies françafricaines.
40% dans les années 60 contre 2% actuellement, c’est le triste revirement des échanges longtemps privilégiés entre la France et le continent africain. Pour pallier cette perte de vitesse spectaculaire, le président français avait présenté, lors du sommet France-Afrique de Nice (31 mai-2juin), une nouvelle stratégie pour maintenir ses positions commerciales et en gagner en Afrique.
Certes l’initiative est louable tant il en va de l’économie française, mais rien n’indique cependant que dirigeants africains adhéreront les yeux fermés à ce projet face aux gros investissements et promesses des pays tels que la Chine, l’Inde ou encore le Brésil pour ne citer que ces pays émergents. Preuve que la France n’a plus de chasse gardée sur le continent, même dans le pré carré francophone.
Première menace française : la Chine. En dix ans, elle a décuplé ses échanges commerciaux avec le continent, devenant le premier partenaire commercial de l'Afrique noire. En 2008, ses échanges commerciaux ont atteint 108 milliards de dollars. Pékin a récemment signé des accords portant sur des milliards de dollars avec la République démocratique du Congo et le Nigeria. Elle construit des routes, des stades et des hôpitaux sur tout le continent.
Contrairement aux Occidentaux, la Chine n'impose pas de conditions politiques en échange de ses investissements. Elle est ainsi devenue un partenaire majeur de pays en froid avec l'Occident, tels que le Soudan, le Zimbabwe ou l'Angola. Elle investit de préférence chez ceux qui possèdent de grandes ressources en matières premières tels que le Soudan, l'Angola, la RDC ou le Gabon. Même dans des pays comme le Bénin qui ne dispose pas de matières premières en abondance, elle est devenue très influente. La France n'est plus le premier partenaire commercial du Bénin, c'est désormais la Chine.
Inquiet de la présence massive de la Chine en Afrique, le Japon a récemment décidé d'investir massivement sur le continent. Pour l'instant, Tokyo est surtout présent dans le domaine de l'aide au développement, notamment dans le secteur de l'agriculture ou dans celui du développement de l'énergie solaire. Voulant diversifier leurs sources de pétrole et devenir moins dépendants du Moyen-Orient en la matière, les Etats-Unis investissent quant à eux dans le golfe de Guinée, au Nigeria, mais aussi en Angola, pays qui fut longtemps leur adversaire politique.
Plus discrète que la Chine, l’Inde est très active sur le continent notamment à travers son importante diaspora présente dans toute l'Afrique anglophone, en particulier en Afrique du Sud, au Nigeria, au Kenya, en Ouganda ou au Malawi. Le cinéma et les séries télé indiennes font un tabac sur le continent noir.
Le Brésil pour sa part Occupe une place croissante dans l'économie de pays tels que l'Angola qui connaît l'une des croissances les plus rapides en Afrique, grâce à la manne pétrolière. Il investit tout particulièrement dans le domaine pétrolier, mais aussi dans celui de la culture.
Même les pays du golfe se sont invités dans la danse, investissant en Afrique du Nord, mais aussi en Afrique noire, notamment au Sénégal. Très présents dans le secteur des télécoms, mais aussi de l'hôtellerie, ils ont récemment obtenu la gestion du port de Dakar jusqu'alors chasse gardée du group français Bolloré. La Libye aussi investit massivement sur tout le continent, de Bamako à Cotonou jusqu'en Afrique australe. Même le Malawi n'est pas épargné par les investissements du colonel Kadhafi.
Il est clair aujourd’hui que l’Afrique «n’a plus besoin de la France», surtout dès lors que le PIB progresse de près de 5% par an depuis une décennie
Le constat est consternant vu de Paris mais pouvait-il en être autrement après 50 années de politique stupide ?
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Soudan: la frontière pourrait être "explosive" si le Sud devient indépendant, prévient Omar el-Béchir
KHARTOUM (AFP) - 06/05/10- La frontière entre le Nord et le Sud du Soudan risque d'être "explosive" si le Sud devient un Etat indépendant à l'issue du référendum de janvier, a averti samedi le président soudanais Omar el-Béchir.
"Certains points à la frontière pourraient être explosifs (...) comme dans le cas de l'Ethiopie et de l'Erythrée ou de l'Inde et du Pakistan", a déclaré le raïs soudanais dans un discours lors d'une réunion de son Parti du congrès national (NCP).
L'Erythrée a officiellement obtenu en 1993 son indépendance de l'Ethiopie par voie référendaire, mais l'application d'un accord sur la démarcation de la frontière demeure problématique.
L'Inde et le Pakistan se disputent la région himalayenne du Cachemire depuis leur indépendance en 1947. Ce territoire partagé a été la cause de deux des trois guerrentre les deux pays.
Le Sud-Soudan doit tenir en janvier prochain un référendum qui devrait conduire à l'indépendance de cette vaste région sous-développée, selon la plupart des analystes.
Plusieurs incidents meurtriers ont eu lieu au cours des derniers mois à la frontière entre le Nord et le Sud-Soudan. Des affrontements entre l'armée sudiste et des tribus arabes nordistes y ont fait plus d'une cinquantaine de morts en avril.
Le président a dit vouloir travailler avec le SPLM afin que les sudistes optent pour l'unité du pays lors du référendum. "Nous n'avons pas d'autre choix que de travailler avec le SPLM (Mouvement populaire de libération du Soudan, ex-rebelles sudistes) en faveur de l'unité du pays".
Il a toutefois affirmé que les ex-rebelles sudistes avaient "truqué" une partie des élections d'avril dernier au Sud-Soudan. Ce scrutin a reconduit Omar el-Béchir à la présidence du pays et Salva Kiir à la tête de la région semi-autonome du Sud-Soudan.
Tout en affirmant qu'il respectera la volonté de la population du Sud, Omar Al Béchir commence à préparer l'opinion au fait que les choses ne se passeront pas sans problèmes. La délimitation du tracé de la frontière autour d'Abyei sera source de graves conflits; on s'en doutait un peu.
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Soudan, Libye et Tchad parmi les pays les plus répressifs au monde.
Un constat de l'ONG Freedom House
L’ONG a répertorié 17 pays et trois territoires dont les ressortissants vivent dans un environnement extrêmement répressif, avec des droits fondamentaux constamment bafoués.
Le dernier rapport de Freedom House, l’organisation américaine de défense des libertés, cite la Libye, le Soudan, le Tchad, la Guinée Equatoriale et la Somalie parmi les pays où les violations des droits de l’Homme sont les pires au monde.
Pour Paula Schriefer responsable à Freedom House, ce n’est certainement pas un honneur de faire partie de cette liste. « Les huit pays qui figuraient sur notre rapport de l’annéedernière sont à nouveau au top de notre liste cette année. L’Erythrée les a rejoints avec un très mauvais résultat en matière des droits politiques et des libertés individuelles. Ce pays déjà des plus répressifs a perdu encore des points dans notre classement en raison de nouvelles campagnes de répression menée par le gouvernement contre les minorités religieuses et le système de justice »
Les auteurs du rapport soulignent que la Chine, Cuba et l’Arabie Saoudite qui figurent dans ce classement sont membres du Conseil des droits de l’Homme des nations Unies. « Ces questions de violations des droits fondamentaux et des libertés individuelles doivent être examinées par les Etats membre du Conseil, mais malheureusement ce n’est pas toujours le cas. En fait seul les dossiers Birmanie, Guinée, Somalie, Soudan ou Corée du Nord sont discutées au Conseil des droits de l’Homme et nous félicitons les Etats membres pour ces efforts », précise Paula Schrieffer de Freedom House tout en ajoutant qu’une résolution sera soumise au Conseil pour renouveler le mandat très important de l’expert indépendant sur le Soudan.
Freedom House a exhorté le Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies à adopter ce texte pour aider les victimes de viol, violence et répression dans ce pays.
Tout ceci n'empêche pas les dirigeants des principaux pays de la planète de recevoir ces tyrans avec les honneurs ni l'ONU d'être présente lors de la cérémonie d'investiture d'Omar Al Bechir.
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Tchad : Faire une radiographie du désert pour trouver de l’eau
GOZ BEIDA, 4 juin 2010 (IRIN) - Des géologues utilisent la technologie connue sous le nom d'imagerie par résonance magnétique (IRM) pour passer le sol aux « rayons X » et trouver de nouvelles sources d'eau dans l'est tchadien, où plus de 300 000 réfugiés originaires de pays voisins se sont installés ces dernières années.
« Compte tenu de la pénurie d'eau, nous ne pouvons pas nous contenter des techniques classiques de recherche d'eau », a dit Jean Bertrand, président d'IRIS Instruments, une société basée en France qui fabrique des équipements et a formé les experts qui utilisent cette technique au Tchad afin de trouver de l'eau.
Pour trouver des nappes phréatiques, on étudie généralement l'effet de l'imagerie radar et des courants électriques sur les roches, mais ces techniques peuvent conduire à des indications erronées sur la présence d'eau, a indiqué M. Bertrand.
« L'[imagerie par résonance magnétique] est une méthode de recherche directe, tandis que les autres méthodes géophysiques nous permettent de recueillir des signes indirects de la présence ou de l'absence d'eau. Ici, un signe de présence d'eau indique qu'il y a de l'eau, ce qui veut dire que nous ferons moins de forages inutiles », a dit Pierre Michel Vincent, un hydrologue qui a récemment travaillé en collaboration avec le ministère de l'Environnement et de l'Eau et le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) au Tchad.
« Au Tchad, seul un puits de forage sur trois produit de l'eau », a-t-il indiqué à IRIN. L'imagerie par résonance magnétique envoie des courants électriques dans le sol afin de rechercher des atomes d'hydrogène, ce qui permet de déterminer la quantité d'eau présente dans la roche. « Cette technique permet de localiser l'eau plus rapidement que les méthodes géophysiques traditionnelles ».
Besoins
Les réfugiés qui ont fui le Soudan et la République centrafricaine forment 35 pour cent de la population de l'est tchadien, estimée à 700 000 lors du dernier recensement. L'hydrologue M. Vincent a indiqué qu'il n'y avait pas suffisamment d'informations sur la moitié des 4 000 points d'eau recensés dans la région pour savoir s'ils produisent toujours de l'eau.
Les habitants des communautés locales ainsi que les réfugiés ont de la difficulté à trouver la moitié des 15 à 20 litres d'eau recommandés par jour pour boire, faire la cuisine et se laver. D'après le HCR, nombre d'entre eux n'ont pu trouver que six litres d'eau par jour en moyenne.
« Il n'y a pas suffisamment d'eau pour satisfaire les besoins de la population élargie - même si nous forons 500 puits de plus, nous manquerons toujours d'eau », a indiqué M. Vincent à IRIN en octobre 2009.
Au Tchad, les précipitations irrégulières et insuffisantes de 2009 ont réduit les récoltes de 34 pour cent, ce qui a anéanti le bétail et mis deux millions de personnes en danger de famine dans le pays, a noté le gouvernement.
Située dans l'est tchadien, la ville d'Iriba accueille 55 000 réfugiés. Elle a reçu 135 millimètres de précipitations en 2009, soit trois fois moins qu'en 1950, selon les archives nationales.
Contraintes
M. Bertrand, dont l'entreprise fournit les équipements, a indiqué à IRIN que le kit complet de résonance magnétique pèse environ 350 kilogrammes, que son utilisation nécessite une formation et qu'il coûte environ 180 000 dollars. Ces cinq dernières années, des groupes présents dans des pays comme la Mauritanie, l'Algérie, le Maroc, le Rwanda, le Niger, le Burkina Faso, l'Afrique du Sud, le Mozambique et la Namibie ont acheté des équipements d'imagerie par résonance magnétique.
L'utilisation de ces équipements présente des inconvénients : ceux-ci permettent une localisation jusqu'à 150 mètres de profondeur seulement et les indications peuvent être faussées par la présence de signaux électromagnétiques et de lignes électriques, ce qui complique la lecture des relevés effectués dans les villes, a indiqué M. Bertrand.
Après une période de formation à Goz Beïda en octobre dernier, IRIS Instrument et des travailleurs humanitaires ont identifié un site prometteur pour trouver de l'eau à l'extérieur de la ville, à 200 kilomètres au sud de la ville d'Abéché, dans l'est du pays. Oxfam Intermonde, une ONG internationale fournissant de l'aide humanitaire, étudie des perspectives de forage.
M. Bertrand a indiqué que la technique de résonance magnétique complétait les techniques de recherche de nappes phréatiques actuelles et pouvait ne pas convenir à toutes les situations. « Si vous pouvez soigner un malade avec de l'aspirine, alors il n'y a pas besoin de faire une radio. Cependant, compte tenu de l'aggravation de la pénurie d'eau, il est nécessaire d'envisager l'utilisation de différentes techniques. Le défi et l'objectif de l'exploration des nappes phréatiques sont d'utiliser le moins d'argent possible pour trouver le plus d'eau possible ».
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DEUX COMMUNIQUES COMPLEMENTAIRES.
Deux communiqués publiés le 3 juin expliquent le pourquoi de la poursuite de la guerre au Darfour. La déclaration qui assure que les accords de paix au Darfour devraient tenir compte de la découverte de pétrole dans cette région est d'une sottise rare. Où a t-on vu la découverte de pétrole favoriser la paix ?
Darfour: nouveaux combats meurtriers entre armée et rébellion
AFP - Des combats meurtriers ont opposé jeudi les forces armées soudanaises au Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour, a indiqué la rébellion.
"Il y a eu de grands combats à Adoula au Darfour-Sud et aussi au Darfour-Nord. L'armée nous a attaqués dans à la mi-journée", a dit à l'AFP Ali al-Wafi, porte-parole militaire du JEM joint sur son téléphone satellitaire.
La rébellion a revendiqué la prise d'une trentaine de véhicules 4X4, la mort de plusieurs dizaines de soldats et a aussi reconnu "quelques" morts dans ses rangs.
"Nous avons eu des rapports d'affrontement, mais ils demeurent non confirmés", a dit à l'AFP, Kemal Saïki, chef des communications de la Mission hybride ONU-Union africaine au Darfour (Minuad), plus grande mission de paix au monde avec plus de 20.000 soldats et policiers déployés.
Il n'a pas été possible jeudi soir de joindre l'armée soudanaise. Le porte-parole officiel de l'armée, Sawarmi Khaled Saad, avait fait état plus tôt cette semaine de combats meurtriers avec la rébellion dans le secteur d'Adoula, où des combats ont eu lieu jeudi selon le JEM.
Ces affrontements surviennent alors que le processus de paix de Doha entre le JEM et le gouvernement soudanais est au point mort et où le chef du JEM, Khalil Ibrahim, tient des consultations à Tripoli, en Libye, après avoir été expulsé du Tchad le 19 mai dernier.
Khartoum et le JEM étaient parvenus cet hiver à un accord-cadre incluant un cessez-le-feu et devant déboucher à terme sur une paix durable, mais les pourparlers ont capoté depuis.
Les pourparlers de paix de Doha doivent en théorie reprendre ce mois-ci dans la foulée de la formation attendue du nouveau gouvernement du président soudanais Omar el-Béchir. "Nous n'irons pas à Doha. Ils ont déclaré à la guerre au JEM", a dit jeudi soir à l'AFP Ahmed Hussein, porte-parole de ce mouvement rebelle.
Le Darfour est le théâtre depuis 2003 d'une guerre civile complexe à l'origine de 300.000 morts selon les estimations de l'ONU - 10.000 d'après Khartoum - et 2,7 millions de déplacés.
AFP
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Soudan: la prospection pétrolière au Darfour peut favoriser la paix
KHARTOUM — Des firmes arabes font de l'exploration pétrolière au Darfour, a affirmé jeudi l'ONG britannique Global Witness, espérant que la découverte d'or noir puisse favoriser le retour à la paix dans cette région de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile.
L'organisation a obtenu des images satellite suggérant la présence entre septembre 2009 et mars 2010 de forages sismiques dans le Nord-ouest de la concession 12A située dans une zone désertique du Darfour, près de la frontière avec la Libye voisine, selon un communiqué
. Cette concession est détenue par la Great Sahara Petroleum Operating Company, un consortium formé principalement des groupes saoudien al-Qahtani, yéménite Ansan, soudanais Sudapet (société publique), et jordanien Dinder.
D'autres images "confirment" la présence dans cette région d'un camp de 23 modestes habitations. Une "structure" à l'extérieur du camp "ressemble à un dépôt d'explosifs, qui sont parfois utilisés lors d'exploration sismique", poursuit l'ONG.
Une concession pétrolière est un espace que les entreprises peuvent forer, sans avoir de garantie sur la présence de gisement pétroliers ou gaziers.
La découverte de gisements pétroliers au Darfour pourrait avoir un impact sur le processus de paix dans cette région théâtre depuis 2003 d'une guerre civile complexe à l'origine de 300.000 morts selon les estimations - 10.000 d'après Khartoum - et 2,7 millions de déplacés, estime l'ONG.
"Nous pensons que le processus de paix devrait tenir compte de ce qui pourrait arriver si du pétrole était découvert au Darfour", déclare dans le communiqué Dana Wilkins, évoquant un éventuel partage des ressources comme au Sud-Soudan. Cette région a obtenu un statut de semi-autonomie en 2005, au terme de deux décennies de guerre civile.
Les réserves pétrolières du Soudan sont estimées à environ six milliards de barils, en grande partie dans des régions à la lisière du Nord et du Sud, pour une production actuelle d'environ 500.000 barils par jour.
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LA POPULATION DESABUSEE SE REBELLE A SA FACON.
Elle boude le recensement prélude à la mascarade électorale.
03 Juin 2010 -
Pour exprimer le mécontentement, une grande majorité de Tchadiens refuse jusque-là de se faire recenser. C’est le bâton magique de la censure. Pourtant, tout le monde n’ignore pas qu’il doit avoir des députés, des maires, des conseillers municipaux ou encore un président de la République. Non transparentes ou anti-démocratiques, la tenue des élections est le baromètre du niveau de la démocratisation d’un pays. Et pour voter, il faut détenir une carte d’électeur. Beaucoup invoquent, selon eux, cette phrase « on connaît le résultat des élections » pour refuser de se faire recenser. C’est leur avis. J’ignorais qu’il existait assez de voyants au Tchad comme en ces temps électoraux. Si ces personnes connaissaient autant l’avenir, alors, beaucoup de guerres et leurs corollaires de détresse auraient été évités au pays de Toumaï.
En ligne de mire de ce boycott : la jeunesse. Il a toujours été dit que la jeunesse est le fer de lance de la nation ! Il est aussi dit et répété que l’avenir, qui est regardé par les vieillards du haut de leur expérience, regarde les jeunes. Longtemps reléguée à l’ombre de leurs aînés, la jeunesse tchadienne semble attendre interminablement un temps qui ne vient pas, qui n’arrive plus. Elle en est devenue amorphe, voire inefficace au point que l’on puisse dire qu’elle est anesthésiée. D’où ce sentiment de paria, qui dissuade de participer à la vie de sa nation.
Les Tchadiens sont fatigués ! Ils ne savent plus où donner de la tête. Ils se sentent désabusés, et se disent trahis ! Par qui ? C’est la première question qui me vient à l’esprit. Comment et jusqu’à quand ? C’est l’interrogation à laquelle j’aimerais bien avoir une réponse moi-même. Des vieillards aux enfants, des jeunes aux femmes, c’est le sentiment « d’un homme qui crie » que l’on entend à longueur de journée, surtout en cette période de recensement électoral. Peut-être, ce tourbillon de malaise a contribué opportunément au sacre de notre compatriote au festival de Cannes. Soit !
La faible mobilisation populaire au recensement est un désaveu cinglant aux politiques, qu’ils soient de la majorité présidentielle comme de l’opposition. Le peuple réclame un changement, un changement radical, insistent une certaine opinion plus acerbe. Mais de qui viendra ce changement? C’est malheureusement l’équation qui semble difficile à résoudre. Car, d’alternatives, il n’y en a pas ou plus. C’est donc l’histoire des rats, qui menacés dangereusement par la présence d’un chat, ont voulu lui faire porter un collier sonore afin de se prévenir de son arrivée. Sauf, il n’y a pas eu de téméraire pour tenter la mission. C’est à ce rôle que jouent les désabusés de la République.
Le changement ne viendra que de l’implication de toutes les classes dans l’orientation de la vie publique par des choix, somme toute, politiques, réfléchis et objectifs.
Que ce soit les gouvernants, l’opposition, la société civile ou la population, chacun a sa partition à jouer, telle dans un orchestre. Faute de quoi, le tribunal de l’histoire fera payer à quiconque le prix de ses actes :
Les gouvernants pour avoir désabusé, appauvri, affamé et avachi la population grâce à l’instabilité socio-économique et politique entretenue par des basses manœuvres dilatoires afin de toujours et mieux régner ; l’opposition, qu’elle soit démocratique ou non, pour sa compromission constante au mépris du crédit de confiance mise en elle par le peuple en vue d’amplifier sa souffrance dans les sphères de prise de décisions populaires ; la société civile pour son laxisme suite au manque de moyens, comme aiment à se justifier les ténors, ou aux intimidations perpétuelles visant à la museler ; la population aussi pour son silence complice, car, si le monde est mauvais, « ce n’est pas à cause de ceux qui font le mal, mais bien à cause de ceux qui regardent sans rien dire », comme le dit un adage devenu populaire.
Alors, je dirai à tout Tchadien, «ta liberté, naîtra de ton courage ». Un courage qui consiste à ne plus voler de l’argent public, à ne plus élever le clanisme en un système de gouvernance, à organiser des élections dignes de foi, transparentes et mémorables, à prendre conscience de son rôle de citoyen et participer quoi qu’il en soit à la vie de son pays, mais surtout à respecter la population et la considérer au-dessus de tout car, c’est en cela que la démocratie tire sa raison d’exister : le pouvoir du peuple, par le peuple et ...pour le peuple.
Serge Abou Ouambi
Ce mouvement de résistance passive est intéressant, il apporte la preuve que la population tchadienne qui, très majoritairement, s'oppose à Déby, prend conscience de sa force et de la nécessité de la montrer.
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DEBATS DEMOCRATIQUES AU SEIN DE L'UFCD
Communiqué UFCD du 2 juin 2010
A la fin du mois d'Avril dernier, alors que notre mouvement répondait victorieusement à une pitoyable tentative de déstabilisation, nous avions confirmé que notre mouvement allait engager une profonde et large consultation de ses membres et sympathisants.
L'objectif premier de cette consultation étant de confirmer que les idéaux qui ont toujours guidé notre mouvement étaient partagés par la majorité de sa base. Il était important de confirmer notre engagement fondamental pour le rétablissement de l'Egalité, la Justice et la Paix ainsi que le caractère démocratique, multi-éthnique et multi-confessionnel qui caractérise l'UFCD. Sur ce point nous sommes totalement rassurés, l'immense majorité des valeureux combattants de notre mouvement est restée fidèle aux principes fondateurs.
Parce que cela convenait à la puissance coloniale et à son valet Déby, la rébellion médiatico-financière a trop longtemps été mise en avant, faisant ainsi obstacle à la constitution d'une alliance politico-militaire crédible, efficace et porteuse d'espoirs. Cette pseudo rébellion est maintenant définitivement disqualifiée. L'UFCD peut donc progresser dans l'établissement de stratégies d'alliances avec les mouvements partageant ses objectifs militaires et politiques. Les diverses gesticulations orchestrées ces dernières semaines par Déby et Osman Al Bechir sur fond d’élections soudanaises bricolées, de pressions internationales et de création d'une ANCD mort-née, ont largement perturbé la lisibilité de la situation tant pour nous que pour nos alliés potentiels. Les négociations ont évolué plus lentement de prévu. Toutefois, nous sommes convaincus que la stabilité, la visibilité et la sérénité nécessaires à la négociation seront très prochainement retrouvées.
Enfin, différentes personnes souvent mal intentionnées, ont tenu des propos mettant en doute l'intégrité de certains de nos leaders. L'UFCD ne peut en aucun cas prendre pour argent comptant les interventions plus ou moins sérieuses qui sont publiées sur l'internet. Toutefois, par souci de rigueur, notre direction a tenu à vérifier méticuleusement et de manière impartiale le bien fondé de ces accusations. L’enquête qui s'avère beaucoup plus longue et complexe que prévu dira si il est effectivement permis d'émettre des doutes sur l'engagement mais aussi parfois l'honnêteté de certains de nos dirigeants.
Les Tchadiens subissent depuis trop d'années le mensonge, la trahison, l'incompétence, la sauvagerie meurtrière et la corruption qui caractérisent le régime du tyran Déby. L'UFCD a le devoir de répondre aux attentes de notre peuple qui mérite le meilleur, c'est pourquoi notre mouvement tient à ce que l'attitude de ses dirigeants soit exemplaire.
La réputation d'intégrité et de qualité guerrière de notre mouvement est en jeu, une réaction s'impose. Fidèle à sa tradition démocratique, l'UFCD va conclure ses enquêtes et en soumettre les résultats à ses membres afin qu'ils décident des mesures à prendre pour restaurer son image et sa crédibilité.
Le 2 Juin 2010
Vive la Démocratie, vive les Tchadiens

UFCD - Le Commandement
E-mail : ufcd@ufcd.org
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Sarkozy et son armée de conseillers Afrique pédalent à l'envers.
(Bakchich 02/06/2010)
1ère journée du fast-sommet Afrique France à Nice. Des journalistes parqués, un Sarkozy fessé et des Africains un peu désabusé par les mic-mac français. Récit de notre envoyé spécial sur la promenade des Anglais.
Attaque d’Israël contre une flottille humanitaire, démission du président allemand, polémique après les propos de Martine Aubry… Si l’actu avait voulu tuer le 25ème sommet Afrique France de Nice, elle ne s’y serait pas pris autrement. Et la rencontre, au moins dans son atour officiel n’a rien de franchement engageant.
Après avoir déjà bloqué Nice durant tout le week-end, procédure d’entraînement oblige, poulets et pandores ont récidivé. Le centre ville bloqué et nettoyé, pas une place sans son lot de CRS et de gendarmes mobiles, pas une artère du Vieux Nice déparé de son cortège de bleus. Les 38 chefs d’Etat et cinq chefs de gouvernement sont bien escortés. Les flics lâchent rarement les Africains…
Au grand dam des si aimables chauffeurs de taxis, débriefés par des confrères en ballade. « Franchement accueillir ces noirs qui viennent mendier alors qu’ils ont plein d’argent, on n’avait pas besoin de ça ». Charmante litanie, comme un écho aux déclarations d’un certain Nicolas Sarkozy en 2006, qui de son fort Intérieur clamait que « la France n’avait pas besoin de l’Afrique ».
Sarko ne connait pas l’Afrique. A croire que le bonhomme a pris quelque hauteur depuis son accession à l’Elysée. Fini le temps des bannis, de l’homme africain qui « n’est pas assez entré dans l’histoire », ce fainéant ! Désormais « l’Afrique est notre avenir », s’est même enflammé Sarko Ier dans son discours inaugural du sommet, avant de plaider- si si- pour que l’Afrique ait un membre permanent au conseil de sécurité de l’ONU. Voilà une belle empoignade en perspective entre les géants du continent (Afrique du Sud, Algérie, Nigeria), les egos surdimensionnés (Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville, Abdoulaye Wade du Sénégal,Kagame du Rwanda) et les filous toujours bien placés (Bozizé de Centrafrique, Kabila du Congo-Kinshasa ou Ali Bongo du Gabon).
Zuma fesse Sarko
Après les accents limite gaulliens, Sarko Ier a tutoyé les bafouilles de Tonton Mitterrand, glosant sur « le déficit de démocratie et les violations des droits de l’homme ». Satisfecit de Human Rights Watch. L’ONG pond immédiatement un communiqué qui inonde la salle de presse. Fessée publique de la part du président sud africain Jacob Zuma. Chaleureusement accueilli dans la matinée par Sarkozy, Zumajax s’émeut dans l’après midi de la présence des juntes militaires nigériennes et guinéennes au conclave niçois. « les inviter signifie une reconnaissance, c’est ainsi que c’est interprété sur le continent », a-t-il tonné sur France 24. Peut-être a-t-il mal digéré le rapide déjeuner avec Sarko Ier.
Sa déclaration sera le seul piment de la journée pour des journalistes soigneusement parqués. Du centre de presse à l’Acropolis où se déroulent le discours inaugural, seul accessible aux journalistes, deux passerelles ont été érigées. Histoire de pouvoir admirer l’impressionnant parc voiturier des officiels de passages ? D’évoquer librement les ponts à jeter entre l’Afrique et la France. Ou de gentiment saucissonner (maitriser) le boulot des gratte-papiers, étiquetés en pas moins de 7 pools. Comme autant de péchés capitaux ?
Ball-trap médiatique
Pour 24 heures de sommet l’Elysée joue au ball-trap médiatique. Pool A, Pool B, Pool C…et jusqu’à l’écoeurement Pool E. Gare à celui qui rate le départ depuis le point presse, interdit d’entrée sans être dument escorté (surveillé) par le Service de protection des hautes personnalités (SPHP). Au grand étonnement des flics concernés, esbaudi de voir escorter des journalistes. Et au bel amusement des gendarmes mobiles qui tournent sur le Parvis de l’Europe. "Au moins ils vous considèrent comme des hautes personnalités". Maigre consolation pour le confrère allemand, en retard et bon pour trois allers retours sous le soleil entre les deux passerelles avant qu’on daigne lui expliquer que le discours est achevé…
« C’est symptomatique de la méthode médiatique Sarkozy. On saucissonne et on décide de l’info qui sort et à quel moment, témoignent les habitués des rendez-vous françafricains. Pour l’instant c’est black-out ». Et Africa pas encore in…
Les ministres africains rencontrés ne font guère montre d’enthousiasme à l’égard de ce sommet. « La France n’a pas de ligne, une vision à court terme et ne pense pas, si ce n’est dans les déclarations, à un partenariat stratégique, peste un ouest-africain. Que l’on parle au Quai d’Orsay, à la cellule Afrique, ou à l’Elysée, le message n’est jamais le même. S’ils veulent laisser le continent à l’Inde, au Brésil ou à la Chine qu’ils continuent. Mais ce n’est pas vraiment leur intérêt de voir nos ressources exploités par d’autres. »
Si l’homme africain se met à comprendre le sens de l’histoire…
mardi 1er juin par Xavier Monnier
Les concepteurs de la françafric ont produit un monstre. Ont-ils réellement pensé que ce monstre il allait pouvoir piller l'Afrique de manière éternelle ? Ont-ils réellement pensé qu'il serait indéfiniment capable de mettre en place des gouvernants illégitimes, corrompus, sanguinaires si nécessaire mais toujours à sa botte.
La réponse est probablement oui.
Les faits sont en train de leur donner tort, le monstre vacille, c'est la fin d'une époque et la fin d'un système mafieux. Il y avait tellement mieux à faire.
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Piqûre de rappel : La guerre de l’eau aura-t-elle lieu ?
01/06/2010
La Commission de prévention et de règlement des conflits de l’Union africaine devrait sans tarder se mettre à l’œuvre pour éviter que la querelle de l’eau qui oppose l’Egypte et le Soudan, d’une part, et plusieurs pays voisins, d’autre part, dont l’Ethiopie sur le partage des eaux du Nil, ne dégénère en conflit armé.
Les géopoliticiens l’avaient prédit : l’une des plus grandes sources de confrontation entre Etats au 21e siècle sera l’eau. « L’Egypte est un don du Nil », selon la célèbre boutade de Hérodote et, aujourd’hui plus que jamais, ce pays de 80 millions d’habitants dépend presque entièrement de ce fleuve (à 97%) pour son agriculture et son alimentation en eau. Mais l’Ethiopie aussi est un don du Nil, soulignent certains en guise de réponse. Les accords de 1929 signés sous l’égide de la Grande-Bretagne alors puissance coloniale, puis ceux de 1959 entre Khartoum et le Caire, avaient donné à l’Egypte un quota de 55,5 milliards de m3 et au Soudan 18,5 milliards de m3, c’est-à-dire au total 87% du débit du fleuve. Les autres pays africains comme l’Ethiopie (source du Nil bleu), le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, la Rdc, le Burundi et la Tanzanie se partageant le reste. En outre, le Caire avait un droit de veto sur tout ouvrage (barrage, projet d’irrigation...) construit en amont du fleuve et pouvant diminuer son débit. Cette situation pas favorable aux autres pays situés autour du bassin versant a toujours créé une sourde opposition chez eux, surtout avec l’accroissement de leurs besoins en eau ou en énergie.
Si l’on regarde une carte des ouvrages hydrauliques de la région, on s’aperçoit que l’Egypte a construit 8 barrages sur le Nil, le Soudan en a réalisé 5 et projette d’en construire 7 autres, l’Ethiopie veut en ériger deux et l’Ouganda désire ajouter deux barrages à celui qu’il possède déjà. On voit donc que si l’Egypte (et dans une moindre mesure le Soudan) a construit de nombreux ouvrages pour produire de l’électricité et irriguer ses terres, les autres pays situés en amont n’ont pas, jusqu’à présent, construit beaucoup de barrages. L’argument du Caire est que ces pays d’amont reçoivent suffisamment de pluies pour pouvoir se passer des eaux du Nil pour leurs projets agricoles. Mais, même si cela est vrai, il y a le problème de l’énergie qui se pose.
En 1979, alors que le régime de Mengistu voulait construire un barrage sur le Nil, l’Egypte, au nom des droits que lui confèrent les accords sur l’eau, s’y était fermement opposée. On se souvient de la phrase de Sadate qui avait déclaré : « tout cela pourrait se terminer par une guerre ». Depuis très longtemps, les Egyptiens vivent sous la hantise de voir le débit du Nil détourné en amont par un pays hostile et cela se reflète dans la diplomatie égyptienne depuis l’époque des Fatimides, au 11e siècle. Un conflit armé lié à l’eau a même eu lieu entre l’Egypte et l’Ethiopie en 1875. Les eaux du Nil étant pour l’Egypte une question de sécurité nationale.
Seulement, il était difficile de croire que ce statu quo favorable au Caire et à Khartoum serait maintenu ad vitam aeternam. Dernièrement, les pays riverains, en l’absence de l’Egypte et du Soudan (qui rejettent tout changement dans les quotas), ont signé un nouvel accord de partage des eaux du Nil qui remet en cause les quotas attribués par les accords de 1929 et 1959. Si la diplomatie ne tempère pas les positions des uns et des autres, une confrontation entre les deux camps à la tête desquels l’Egypte et l’Ethiopie se font face, serait alors éminemment prévisible. Au moment où le Premier ministre éthiopien, Mélès Zénawi, appelait le Caire à faire des « concessions » en déclarant que « certains, en Egypte, ont des idées dépassées selon lesquelles les eaux du Nil leur appartiennent. Les circonstances ont changé et pour toujours », le Caire réagissait en se rapprochant du Soudan et son ministre des Eaux et de l’Irrigation répliquait que son pays était prêt à prendre « toutes les mesures nécessaires » contre tout projet sur le fleuve, en particulier en matière d’irrigation qui porterait atteinte aux intérêts égyptiens. On croit entendre des bruits de bottes. Si la diplomatie échoue (les contacts se multiplient entre le Caire et les nations concernées) et si chaque pays campe sur ses positions et ses intérêts nationaux sans faire de concessions, alors la guerre de l’eau aura bien lieu. N’ayant pas de frontière avec l’Ethiopie, en se rapprochant du Soudan, autre pays qui rejette les récents accords, l’Egypte semble déjà en train de manœuvrer pour faire de Khartoum un allié qui pourrait être décisif lorsque se ferait sentir le besoin de se confronter avec l’Ethiopie. Cependant, cette option extrême que personne ne souhaite n’est pas sans gros risques pour le Caire. L’Ethiopie est une nation de 83 millions d’habitants, à l’armée aguerrie et bien équipée. Alors, toute aventure militaire provoquerait dans cette région à l’équilibre précaire une grande déflagration et compliquerait davantage le problème qu’elle voulait résoudre.
Il est donc dans les intérêts bien compris de chaque Etat de voir comment concilier le besoin légitime de chacun de profiter, selon ses besoins, des eaux du Nil et une gestion collective qui préserve la ressource et la paix (rôle que cherche à jouer le Nile basin initiative depuis février 1999). Car dans l’absolu, chaque pays est souverain dans son propre territoire et peut donc entreprendre sur la portion du fleuve qui traverse celui-ci les projets qu’il juge nécessaires pour son développement. C’est pourquoi de nouveaux accords sont forcément nécessaires pour éviter que chaque pays n’en fasse qu’à sa tête sans tenir compte des intérêts du voisin. Avec la démographie galopante et l’industrialisation croissante, les pays riverains du bassin nilotique vont de plus en plus ressentir le besoin d’utiliser les eaux du Nil. Plus inquiétant pour l’Egypte, Israël est très actif dans la région et veut aider certains pays comme l’Ouganda ou l’Ethiopie à construire des barrages sur le Nil (et ses affluents) ou lancer des projets d’irrigation. Autant dire qu’il y a de quoi avoir des sueurs froides au Caire.
Par Ibrahima MBOD
Le Soudan serait au cœur géographique de cet éventuel conflit. C'est une autre donnée du problème !
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Un sommet France-Afrique sous le signe de l'indépendance (la presse)
NICE (AP)-31/05/2010 — Nicolas Sarkozy accueille lundi et mardi à Nice son premier sommet France-Afrique, placé sous le signe du 50e anniversaire de l'indépendance des anciennes colonies françaises. Le président, pourfendeur de la "Françafrique", a ouvert la porte aux entreprises pour marquer sa volonté de nouer une nouvelle "relation privilégiée" avec le continent noir.
Pour marquer le cinquantenaire de la décolonisation de 14 pays africains, le locataire de l'Elysée a par ailleurs invité les chefs d'Etat de ces pays pour "une réunion de famille" les 13 et 14 juillet et fera défiler des contingents africains sur les Champs Elysées le jour de la Fête nationale.
A Nice, 34 chefs d'Etat et cinq chefs de gouvernement doivent se retrouver, dont des acteurs montants ou déjà influents sur la scène africaine. Grand amateur du ballon rond, Nicolas Sarkozy accueillera notamment le président sud-africain Jacob Zuma, dont le pays reçoit la Coupe du monde de football en juin, et le Nigérian Jonathan Goodluck, qui dirige désormais le pays le plus peuplé d'Afrique.
Seront présents également des présidents-médiateurs des crises africaines, comme l'Egyptien Hosni Moubarak, co-président du sommet de Nice et hôte du prochain rendez-vous en 2013, qui soutient le processus de paix israélo-palestinien, Blaise Compaoré du Burkina Faso, et le Sénégalais Abdoulaye Wade, dont les relations se sont tendues avec Paris avec la révision des accords de défense de la France avec ses anciennes colonies.
M. Wade estime dans un entretien publié dimanche par "Le Parisien"/"Aujourd'hui en France" que le sommet de Nice est "un symbole important" parce qu'il réunit "l'ensemble des dirigeants du continent, ceux d'Afrique francophone, anglophone et lusophone". Jusque-là organisées tous les deux ans, ces réunions s'espaceront désormais de trois ans.
Le président sénégalais souhaite voir avancer le dossier de la participation de l'Afrique à la gouvernance mondiale et suggère que "le président en exercice de l'Union africaine représente toute l'Afrique au Conseil de sécurité ou dans d'autres institutions internationales".
Le président français milite lui aussi pour une réforme du Conseil de sécurité des Nations unies afin que "chaque partie du monde" y dispose de représentants permanents, et non plus seulement la France, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Chine et la Russie.
Nice accueillera également le président gabonais Ali Bongo Ondimba, fils d'Omar Bongo, qui régna d'une main de fer sur son pays pendant 41 ans. Symbole des relations troubles entre la France et son "pré-carré" africain, Omar Bongo avait été le deuxième chef d'Etat africain, après la Libérienne Ellen Johnson-Sirleaf, reçu par Nicolas Sarkozy à son arrivée à l'Elysée en 2007. La France a aussi soutenu l'élection du fils Bongo, contestée par l'opposition, en 2009.
Mais les absents seront également remarqués à Nice. On note ainsi que l'Algérien Abdelaziz Bouteflika et le Mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz sont les seuls chefs d'Etat du Maghreb présents, alors que la France a renforcé sa coopération avec les pays du Sahara pour lutter contre Al-Qaïda dans cette région.
Le président zimbabwéen Robert Mugabe, ostracisé pour la répression de l'opposition dans son pays, et le Soudanais Omar el-Béchir, recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour les crimes commis au Darfour, pourraient cependant être représentés, alors que le nouvel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, qui n'est pas reconnu par l'Union africaine, n'a même pas été invité.
Il sera probablement question du Darfour et du Soudan mardi en marge d'une réunion des responsables de l'ONU et de l'UA, mais les organisations de défense des droits de l'Homme craignent que la question des crimes impunis dans d'autres pays soit occultée. Quant à la région des Grands lacs, le Rwandais Paul Kagamé est le seul président venu la représenter à Nice, dans le sillage de la réconciliation entre Kigali et Paris après des années de froid lié à la détermination des responsabilités dans le génocide de 1994.
La grande nouveauté de cette rencontre franco-africaine réside dans la venue de jusqu'à 250 entrepreneurs français et africains ainsi que des syndicats et l'adoption prévue d'une "Charte de l'entrepreneur en Afrique". "La France veut être aux côtés de l'Afrique pour accompagner le décollage du secteur privé sur le continent", explique Nicolas Sarkozy dans un entretien publié jeudi par l'hebdomadaire "Les Afriques".
Pour le président français, "il existe aujourd'hui entre la France et l'Afrique de très nombreux intérêts communs et des raisons objectives de refonder librement une relation étroite".
AP
Blablabla, Blablabla : le language de la presse domestiquée par Sarkozy
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LE SARKOZY NOUVEAU SERA SERVI AU SOMMET-FRANCE AFRIQUE.
A consommer avec modération.
30/05/10
Nicolas Sarkozy: «l’Afrique, plus que jamais!»
Dans une interview exclusive au journal Les Afriques, Nicolas Sarkozy expose sa vision du continent africain, aux antipodes du discours de Dakar. A la veille du Sommet Afrique-France, qui se déroulera à Nice lundi et mardi prochain, le chef de l’Etat français reconnaît la qualité et la fiabilité du système bancaire et financier qui se développe remarquablement en Afrique : «On ne le dit peut-être pas assez, mais l’émergence, ces dernières années, d’institutions financières sérieuses, efficaces et fiables en Afrique constitue une avancée absolument majeure pour le développement du continent.», déclare le président français au journal financier africain.
Le Nicolas Sarkozy de 2010 croit en l’Afrique : «Ma conviction, c’est que nous sommes à un tournant historique en Afrique.» Il souhaite même accompagner l’homme africain dans son élan vers un avenir prospère : «La France veut être aux côtés de l’Afrique pour accompagner le décollage du secteur privé sur le continent.» Interrogé sur les thèses de Dambisa Moyo, la golden girl zambienne qui considère que l’aide au développement est contreproductive et maintient les pays pauvres sous dépendance, Nicolas Sarkozy fait sèchement remarquer que ce n’est pas Goldman Sachs (la banque pour laquelle travaille Mme Moyo) «qui financera la modernisation des agricultures africaines, pour que plus jamais nous ne connaissions les émeutes de la faim.» Pour le chef de l’Etat, les financiers internationaux ne semblent pas les mieux placés pour parler de développement : « Regardez avec quelle rapidité les marchés financiers se sont fermés aux pays les plus pauvres et les efforts que les acteurs publics ont dû faire pour compenser le retrait des grandes banques internationales ».
En ce qui concerne la démocratie en Afrique, Nicolas Sarkozy se dit en phase avec Michel Rocard : «Je partage pleinement son avis. Ce serait une grave erreur de réduire la démocratie au multipartisme et aux élections. Il s’agit naturellement de deux conditions nécessaires mais qui sont loin d’être suffisantes.». Il s’insurge contre ceux qui pensent que les valeurs des droits de l'Homme sont des concepts occidentaux artificiellement plaqués sur les sociétés africaines «parce que ce sont des valeurs universelles et qu'elles correspondent aux aspirations de tous les hommes.» et rend, à cette occasion, un hommage appuyé «à l’attitude très courageuse de la Cour Constitutionnelle du Niger».
Sur trois pleines pages du journal africain, le président français répond avec précision aux questions de la rédaction, concernant la gestion du Franc CFA, la concurrence des pays émergents comme la Chine ou le Brésil, les réseaux français en Afrique, le transfert de technologie nucléaire, la situation à Madagascar, la France et la jeunesse africaine ou encore l’accompagnement des PME françaises en Afrique.
Par Cherif Elvalide Seye et Dominique Flaux - Les Afriques
Tout cela ressemble beaucoup aux promesses électorales de Sarkozy. C'est très agréable à entendre mais rarement réalisé. Nous demandons au président français de nous expliquer pourquoi la politique de la France est en total désaccord avec ses propos.
Pourquoi la France soutient-elle à bout de bras les pires dicateurs africains ?
Pourquoi la coopération française se concentre t-elle sur le financement des projets publiques objets de tant de corruption ?
Pourquoi n'apporte t-elle pas un soutien actif à l'aboutissement des micro-projets qui assurent un développement partagé partant de la base ?
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