UNION DES FORCES POUR LE CHANGEMENT ET LA DEMOCRATIE UNITE - JUSTICE- PAIX |
Angolagate : Charles Pasqua veut transformer sa condamnation en affaire politique
31/10/2009
Depuis sa condamnation à un an de prison ferme pour trafic d'influence passif, mardi 27 octobre, dans l'affaire de l'"Angolagate", Charles Pasqua tente de refaire le procès en multipliant les déclarations tonitruantes sur la "connaissance" que les plus hautes autorités françaises avaient des ventes d'armes à l'Angola. Après avoir réclamé la levée du secret-défense et lancé, mercredi, sur le plateau de Canal+, que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République", il réitère ses accusations dans un entretien accordé au Figaro, jeudi 29 octobre, en donnant la liste de ceux qui "savaient" : "Le président de la République, le premier ministre, le ministre des finances et le ministre de la défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus les deux premiers ministres concernés que sont Edouard Balladur et Alain Juppé", dit-il.
L'ancien ministre de l'intérieur est aussi disert aujourd'hui qu'il a été taisant pendant les cinq mois d'audience de l'"Angolagate". S'il est en effet une question qui sous-tend depuis le début cette affaire de vente d'armes, c'est bien celle du double jeu joué par les autorités françaises entre 1993 et 1998. Avec, d'un côté, l'affirmation répétée, par les plus hautes autorités de l'Etat, que la France, terre des droits de l'homme, ne vendait pas d'armes à un pays en guerre et que toute entorse à cette position relevait d'une"diplomatie parallèle" - dont elles rendaient responsables Charles Pasqua - hautement condamnable et ignorée d'elles.
Et de l'autre, comme en témoignent plusieurs notes versées au dossier, la connaissance, par les mêmes, de ces livraisons d'armes qui permettaient à la France de ne pas s'aliéner le président Dos Santos et l'accès à ses puits de pétrole.
Une note de la DGSE, datée du 6 décembre 1995, est particulièrement précise : "L'Angola a reçu d'un intermédiaire français non autorisé de grandes quantités d'armes", indique-t-elle. Elle a été adressée à la présidence de la République, au ministre des affaires étrangères, à celui de la défense et à leurs cabinets respectifs. Dans son réquisitoire, prononcé le 11 février, le vice-procureur Romain Victor avait lui-même observé que "certaines autorités françaises savaient qu'un commerce d'armes avait lieu". Le tribunal relève, pour sa part, dans son jugement, "l'inaction des autorités constituées dépeinte par certains comme le signe de leur ambivalence, par d'autres comme la marque de leur duplicité".
"La vérité sera sue"
Mais ce débat, que les juges auraient bien voulu voir ouvrir à l'audience, a buté sur le silence imposé par l'homme d'affaire Pierre Falcone à ses coprévenus. Tout juste avait-il observé, un jour de colère, qu'il avait été "l'homme à abattre, l'enjeu de bagarres entre factions ennemies, et ô combien ennemies, au sein du gouvernement de cohabitation. Je suis convaincu que, tôt ou tard, tout cela va éclater et qu'enfin la vérité sera sue !", avait-il ajouté. Mais il s'était gardé d'en dire davantage.
Pourquoi ce silence ? Parce que, jusqu'au bout, Pierre Falcone, Charles Pasqua et les autres ont cru qu'il les protégerait de sanctions judiciaires trop élevées. Que les enjeux diplomatiques et politiques d'une affaire qui met en péril les relations de la France avec l'Angola l'emporteraient sur les velléités de juger d'un tribunal. Les peines prononcées, six ans de prison ferme contre Pierre Falcone - avec un mandat d'arrêt à l'audience qu'il semble ne pas avoir un instant imaginé, tant il était convaincu de son impunité ; un an ferme contre l'ancien ministre de l'intérieur, les ont brutalement décillés.
La guerre est donc désormais ouverte. Charles Pasqua, menacé de toutes parts par des procédures judiciaires, semble bien décidé à régler les comptes non soldés du combat fratricide qui a opposé au sein de la droite, Edouard Balladur à Jacques Chirac. Et si l'on se souvient que, au moment des faits, le directeur de cabinet d'Alain Juppé au ministère des affaires étrangères, puis le secrétaire général de l'Elysée de Jacques Chirac en 1995 s'appelait Dominique de Villepin, et que, pendant cette même période, le ministre du budget s'appelait Nicolas Sarkozy, on mesure que ce qui se joue là n'est pas de l'histoire ancienne. Il y avait certes aussi pendant ces deux années de cohabitation, de 1993 à 1995, un président de gauche à l'Elysée. Mais la nouvelle génération du PS a terminé depuis longtemps son devoir d'inventaire sur les septennats mitterrandiens. On comprend mieux, dès lors, le soutien qu'un certain nombre de parlementaires PS, dont Arnaud Montebour et Manuel Valls, apportent à la demande de Charles Pasqua en lançant une pétition pour obtenir la levée immédiate du secret-défense. Ceux-là n'ont en effet rien à perdre à raviver les plaies intimes et toujours vives de la droite.
Pascale Robert-Diard / Le Monde 29/10/09
C'est une affaire délicate pour Sarkozy. Peut-il permettre d'entr'ouvrir la boite boite de Pandore uniquement pour cette affaire ? Il peut y trouver un intérêt politique immédiat. Il lui faudra toutefois maîtriser parfaitement la manœuvre et éviter qu'un emballement de la machine ne conduise à un Grand déballage des coups tordus réalisés ces dernières décennies par les différents dirigeants français en matière de vente d'armes. Personne ne le souhaite, surtout pas la franceàfric. Gageons que la raison d'Etat l'emportera. Je te tiens, tu me tiens.......
le 30/10/2009
La décision d'un juge d'instruction français ouvrant la voie à une enquête sur les logements de luxe et les avoirs bancaires détenus en France par trois présidents africains a été annulée en appel à Paris.
Ce dossier visait les biens détenus par la famille d'Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzavile) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale).
Suivant l'avis du parquet, qui avait fait appel de la décision, la chambre de l'instruction a déclaré irrecevable la plainte de l'ONG anticorruption Transparency International, estimant qu'elle n'avait pas de qualité juridique à agir.
En mai dernier, la juge d'instruction Françoise Desset avait créé un choc en Afrique et en France en rendant une ordonnance où elle déclarait la plainte recevable, ouvrant la voie à une information judiciaire pour "recel de détournement de fonds publics, blanchiment, abus de biens sociaux, abus de confiance".
Transparency International va se pourvoir en cassation.
"Le combat mené aura de toute évidence permis de briser un tabou sur la question des avoirs illicites en provenance des pays du Sud qui trouvent refuge dans ceux du Nord", dit l'ONG.

Une enquête de police de 2007 avait recensé en France 39 propriétés et 70 comptes bancaires détenus par Omar Bongo et ses proches, 24 propriétés et 112 comptes bancaires pour la famille Sassou Nguesso, et des limousines de luxe achetées par la famille Obiang. Les plaignants estiment que ces biens n'ont pu être acquis qu'avec de l'argent détourné.
Me William Bourdon, avocat de Transparency, considère que la décision de la chambre d'instruction est politique.
"Aujourd'hui, c'est champagne pour l'association de malfaiteurs franco-africaine, qui organise et tire profit du pillage des deniers publics africains", a-t-il dit à la presse.
CONTRE-ATTAQUE
L'affaire a créé des remous dans les trois pays, pivots de l'influence diplomatique française en Afrique, et où la première société française Total a d'importants intérêts. Les plaignants ont accusé le parquet, qui a suscité l'examen du dossier en appel, d'agir comme "bras armé de la raison d'Etat". Bien qu'ils ne soient pas partie à la procédure, deux des trois chefs d'Etats indirectement visés avaient dépêché des avocats à la cour d'appel jeudi.
Me Olivier Pardo, avocat du président de la Guinée équatoriale, a lancé une contre-attaque en mettant en cause les plaignants, qu'il juge manipulés.
"L'instrumentalisation de la justice n'a pas fonctionné. Maintenant, il faut se demander qui se cache derrière ceux qui se disent transparents ? Je ne suis pas certain qu'on soit dans une démarche purement humanitaire", a-t-il dit.
Me Patrick Maisonneuve, avocat d'Ali Bongo, qui a succédé à son père mort en juin après 41 ans au pouvoir, a précisé que son client ne possédait pas de biens à son nom.
"Il n'a pas de crainte particulière de la justice et de la transparence", a-t-il dit, jugeant l'arrêt conforme au droit.
Si l'enquête avait été lancée, les magistrats se seraient heurtés à l'immunité coutumière accordée aux chefs d'Etat en exercice. Mais leurs proches n'en bénéficient pas et pouvaient donc en théorie être arrêtés, sauf immunité diplomatique. Le procès Elf à Paris en 2003 avait démontré que les revenus tirés du pétrole profitaient personnellement aux chefs des Etats en question. Ces derniers nient toute malversation.
Pour juger la plainte de Transparency recevable, la juge Desset avait procédé par analogie avec les associations antiracistes ou antitabac, habilitées par la loi et la jurisprudence à agir en justice sur des faits en lien avec l'objet de leurs activités.
La cour d'appel de Paris rejette ce raisonnement en considérant que Transparency, qui n'est pas officiellement reconnue d'utilité publique, n'a pas de préjudice personnel et direct du fait des faits de corruption allégués.
Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse / 29/10/2009 REUTERS
Le duo Sarkouchner a encore frappé. Pauvre Afrique, pauvre France ! Qui entraîne qui dans la corruption, la médiocrité, la déchéance ? La françafric peut-elle tomber plus bas ?
Souley Onoholio - LE MESSAGER / 28 Octobre 2009
Yaoundé, hier matin, tout allait tranquillement comme dans le meilleur des mondes possibles. Rien ne présageait de la visite d'un chef d'Etat, fût-il de la sous région Afrique centrale en territoire camerounais.
En début d'après-midi, c'est d'abord la cellule de communication du ministère de la Communication qui appelle dans les rédactions pour demander d'accréditer des journalistes pouvant couvrir l'arrivée du chef de l'Etat tchadien Idriss Deby Itno en terre camerounaise. Rien d'officiel ne filtre sur les raisons réelles de l'arrivée du président tchadien au Cameroun.
A l'édition du journal parlé en français de 17 heures au poste national de radiodiffusion, l'arrivée de ce hôte de marque est confirmée. Idriss Deby Itno vient pour un tête-à-tête avec Paul Biya. Si on s'en tient au programme officiel de cette visite telle que décliné par le cabinet civil, le président tchadien arrive ce jour en fin d'après-midi. En dehors des artifices qui parfument ce genre de visite, le président Idris Deby et son homologue camerounais auront un entretien d'une heure : de 16 heures 30 minutes à 17 heures 30 minutes ; la soirée étant réservée à des événements festifs. Ce qui donne à penser que les présidents tchadien et camerounais auront une heure seulement d'entretien, puisque Idriss Deby devrait prendre la route de l'aéroport de Nsimalen, très tôt demain.
Du coup, cette nouvelle suscite plusieurs interrogations. Dans un contexte passablement calme, qu'est ce qu'il y a d'assez urgent pour justifier l'arrivée apparemment improvisée du chef de l'Etat tchadien au Cameroun ? De l'avis de certains spécialistes de l'analyse politique, la crise des détournements à la Beac qui secoue les pays de la sous région Afrique centrale par ces temps-ci en serait la principale cause.
Dans cette affaire qui a connu ces derniers jours le vrai faux limogeage de Philibert Andzembe, gouverneur de la Beac, rappelé par l'Etat gabonais, en vue de son remplacement, mais semble-t-il toujours en poste, le Tchad peut craindre des dommages collatéraux d'autant plus que la responsabilité de Gatar Ngoulou, actuel ministre des Finances dans le gouvernement tchadien n'est pas dégagée des faits des placements hasardeux des fonds et des détournements qui sont reprochés à Philibert Andzembe. Ex- secrétaire général de la Beac, ce dernier a été cité pour son implication dans les pillages qui sont reprochés au gouverneur gabonais. Pour preuve, quoique parti pour le Tchad, le ministre Gatar Ngoulou demeure le président du « Golfe Club » de Yaoundé, la ville aux sept collines où il vient presque tous les week-end jouer au golfe.
Faire bloc contre la Guinée Equatoriale ?
La situation à la Beac aujourd'hui en crise s'annonce préoccupante. La danse bafia observée au sein des pouvoirs publics gabonais à travers le rappel à l'ordre du gouverneur Philibert Andzembe par le Conseil des ministres et son retour curieux au Cameroun où on le retrouve à présider une réunion à Douala, alors même qu'on le croyait déchu de ses fonctions suscite d'autres questionnements sur la volonté réelle du président gabonais à le punir. A cela s'ajoutent les revendications de la Guinée Equatoriale, qui est devenue un caillou dans la chaussure des autres chefs d'Etat de la sous-région. Le président Téodoro Obiang Nguéma est convaincu que de par la place de leader qu'occupe son pays dans la production du pétrole en Afrique centrale et le fait que son pays dispose des plus grandes réserves au sein de la banque centrale, il y a lieu de procéder à une nouvelle organisation de la préséance à la Beac.
Et puis il y a la conférence des chefs d'Etat prévue au mois de décembre prochain à Bangui. Nul doute que le sujet sur la Beac sera évoqué. Pour cela, les concertations avant des échéances aussi capitales sont importantes. Deuxième grand producteur du pétrole dans la sous région après la Guinée Equatoriale, Idriss Deby peut envisager de jouer sa propre carte. Mais il y a lieu de ne pas éluder le fait que le président Paul Biya étant devenu d'office le doyen de la sous-région après la mort du président Omar Bongo Ondimaba, il est une source de « sagesse » à laquelle viennent s'abreuver ses homologues avant certaines prises de décisions.
Nous ne connaissons pas le contenu des discussions Déby/Biya. Nous doutons cependant qu'ils aient parlé de droits de l'homme, de démocratie, d'aide aux plus défavorisés, de développement concerté et durable, de lutte contre la corruption et l'enrichissement personnel. Tous ces concepts leurs sont étrangers et ne font même pas partie de leur vocabulaire.
****************************************************************
26/10/2009 17:26:40 | La rédaction web de Jeune Afrique | Par : Lauranne Provenzano
REPORTERS SANS FRONTIERES établit annuellement un classement des pays selon la liberté laissée à la presse© DR
Le continent africain est bon dernier du classement annuel de l’association Reporters sans Frontières (RSF) sur l’état de la liberté de la presse dans le monde. Malgré quelques avancées notoires dans certains pays, l’association tire la sonnette d’alarme sur la situation de nombreux autres.
Pour la huitième année consécutive, Reporters sans frontières (RSF) a établi le classement mondial des pays en fonction des libertés accordées à la presse. Pour l’édition 2009, publiée le 20 octobre dernier, les pays africains tiennent le bas du tableau, la Corne de l’Afrique concentrant les plus mauvais élèves. Ces résultats sont à mettre en regard de la situation politique de ces Etats. « Les crises politiques et l’instabilité ont porté des coups très durs au travail des journalistes et des médias », affirme l’association.
L’Afrique en bas de liste
Depuis trois ans, l’Erythrée rempile à la 175e et dernière place. Selon les constatations de RSF, aucun média n’y est indépendant et 30 journalistes y sont actuellement emprisonnés. C’est autant qu’en Chine, alors que la population érythréenne est de très loin inférieure. Par ailleurs, « en Afrique de l’Ouest, Mamadou Tandja et Yahya Jammeh, les chefs d’Etat nigérien et gambien, se sont disputé la plus mauvaise place. Celle-ci revient finalement au Niger (139e), qui perd neuf places », relève RSF.
Globalement, la plupart des pays africains qui ont connu une crise politique cette année ont vu leur note chuter et leur place dégringoler dans le classement général. Il en va ainsi de Madagascar, où l’affrontement politique entre Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina a fournit un prétexte pour faire pression sur les médias. Le pays perd 40 places, et se retrouve au 134e rang. Même situation au Gabon (129ème), où la mort du président Omar Bongo Ondimba et l’élection précipitée de son successeur ont donné lieu à un véritable « black-out médiatique », dénonce RSF. Et si la Guinée (100e) se maintient presque à la même place, c’est compter sansle carnage du 28 septembre dernier et les répressions de la junte qui s’en sont suivies à l’égard des journalistes. RSF se dit « préoccupé » pour la situation de la presse dans ce pays, dont la place devrait très certainement chuter l'an prochain.
La Somalie, « le pays le plus meurtrier du monde pour la presse » se classe au 164e rang, le Nigeria est 135ème, la République démocratique du Congo (RDC) 146ème, ou encore le Rwanda (157e rang) et la Guinée Equatoriale (158e rang). Ces pays sont particulièrement concernés par le contrôle de l’information, les arrestations arbitraires ou les pressions.
Le Ghana, pays le plus vertueux
Pourtant, les efforts sont considérables dans certains pays tels que le Ghana, qui se classe cette année au premier rang des pays africains, à la 27e place - loin devant la France qui n’est que 43ème - ou encore le Mali (30ème), l’Afrique du Sud (33ème) et la Namibie (35ème). RSF souligne également les avancées en la matière du Zimbabwe, qui figure tout de même à la 136e place mais qui est en passe de s’améliorer. Le pays a notamment accepté le retour de CNN et de la BBC, toutes deux interdites l’an passé.
RSF, déplore enfin le recul des pays du Maghreb. Le Maroc (127e), perd cinq places : « interdictions, saisies de journaux et poursuites judiciaires contre les journalistes se sont multipliées cette année ». La Tunisie passe de la 143e place en 2008 à la 154e, et l’Algérie (141e) chute de vingt places. Au Moyen-Orient, l’Iran « aux portes du trio infernal » selon l’association, fait figure de véritable menace en matière de liberté de la presse, et RSF met en garde contre sa chute dans le classement (172e place contre 166e l’an passé).
Le classement s’appuie sur des enquêtes de 40 questions envoyées par RSF à ses différentes antennes partout dans le monde. Les réponses ont permis de collecter des données sur 175 pays, entre septembre 2008 et septembre 2009. Parmi les critères retenus pour établir la notation : « les atteintes directes aux journalistes » (emprisonnement, torture, violences, assassinat,…) ou « contre les médias » (autocensure, censure, pressions, perquisitions,…). Le tableau final tient également compte de la volonté des Etats à favoriser la liberté de la presse.
Le Tchad est au 132è rang sur 175 pays. Encore quelques efforts Idriss et tu rattraperas l'Iran, la Guinée et toutes les autres grandes démocraties.
-Consulter le rapport en ligne ici
-Comprendre la méthodologie de RSF
-Consulter le questionnaire d'enquête
****************************************************************
Darfour: Omar el-Béchir ne sera pas à la rencontre de l'UA au Nigeria
povonline.files.wordpress.com/2007/02/bechir.jpg
Le président soudanais Omar el-Béchir, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, ne participera pas à la rencontre du conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine au Nigeria où sera discuté un rapport clé sur le Darfour, ont indiqué lundi les autorités soudanaises.
Une quinzaine de chefs d'Etat sont attendus jeudi à Abuja, au Nigeria, pour discuter du rapport du panel de haut niveau de l'UA sur le Darfour dirigé par l'ex-président sud-africain Thabo Mbeki.
Une source gouvernementale nigériane avait indiqué à l'AFP que le président soudanais Omar el-Béchir était invité à cette réunion devant rassembler une quinzaine de chefs d'Etat, bien que le Nigeria ait ratifié le Statut de Rome, acte fondateur de la Cour pénale internationale (CPI).
Le président el-Béchir est sous le coup d'un mandat de la CPI pour crimes de guerre et contre l'humanité au Darfour, région de l'ouest soudanais en proie depuis 2003 à un conflit à l'origine de 300. 000 morts selon les estimations de l'ONU - 10. 000 d'après Khartoum - et de 2,7 millions de déplacés.
Le Soudan sera représenté à Abuja par l'influent second vice-président Ali Osmane Taha, a indiqué lundi l'agence de presse officielle Suna. M. Taha doit arriver mardi au Nigeria, précise l'agence.
Le rapport du panel de l'UA préconise notamment la création "d'une cour criminelle hybride" formée de juges soudanais et étrangers ayant pour mandat de juger les auteurs de crimes commis au Darfour, selon les recommandations qui ont filtré dans la presse
L'étau se resserre, El Béchir en est conscient et il ne brave plus la justice internationale comme auparavant. Nous approchons doucement de la fin de cette triste histoire.
****************************************************************
United Nations (New York)
22 Octobre 2009
Le soutien de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) au Détachement intégré de sécurité tchadien (DIS) reste essentiel pour accomplir certains des objectifs qui sont liés à la mise en oeuvre de son mandat, a déclaré jeudi au Conseil de sécurité Edmond Mulet, Sous-Secrétaire général aux opérations de maintien de la paix.
M. Mulet, qui présentait le dernier rapport du Secrétaire général en date sur la MINURCAT, a appelé le Conseil de sécurité à l'aider à obtenir les fonds nécessaires pour permettre à la MINURCAT de poursuivre cet appui.
Comme le Détachement intégré de sécurité - la force de police communautaire tchadienne chargée de maintenir la loi et l'ordre dans les camps de réfugiés, de déplacés et dans les principales villes de l'est du Tchad et de contribuer à créer un environnement propice à la conduite des activités humanitaires - est maintenant déployé, la MINURCAT a désormais pour tâche d'améliorer sa formation et ses capacités, a expliqué M. Mulet.
À cette fin, de même que pour financer de nouveaux programmes dans les secteurs de la justice et des prisons, le fonds fiduciaire de la MINURCAT a besoin de 21,7 millions de dollars pour 2010, a précisé le Sous-Secrétaire général, notant que lors de la Conférence des bailleurs de fonds, qui s'était tenue à Bruxelles le 2 octobre dernier, la Commission européenne, la France, le Luxembourg, la Norvège et les États-Unis avaient annoncé un montant total de 14,5 millions de dollars. M. Mulet a demandé aux membres du Conseil de sécurité de l'aider à obtenir les 7,2 millions de dollars manquants auprès d'autres bailleurs.
La MINURCAT et le gouvernement tchadien « atteindront bientôt une phase clef avec la transition progressive vers une appropriation et un financement nationaux du Détachement intégré de sécurité », a plaidé M. Mulet, qui a estimé que le soutien de la communauté internationale demeure essentiel pour aider le gouvernement tchadien à prendre en charge la responsabilité de cette « capacité nationale vitale ».
Au 19 octobre, la MINURCAT disposait de 2.750 hommes, soit 53% de ses effectifs autorisés et continuait de faire tout son possible pour assurer le déploiement de tous les contingents promis.
Alors que la saison des pluies touche à sa fin, le Sous-Secrétaire général s'est dit préoccupé par les rumeurs, qui ont été démenties par le gouvernement de N'Djamena, concernant la présence des forces du Mouvement pour la justice et l'égalité (MJE) dans le nord-est du Tchad, ainsi que de rumeurs similaires concernant la présence de membres des groupes d'opposition armée tchadiens du côté soudanais de la frontière.
Quant à la situation dans le nord-est de la République centrafricaine, M. Mulet a assuré qu'elle s'était « dans une certaine mesure stabilisée ». Il a toutefois ajouté que la situation demeurait imprévisible et que les sources sous-jacentes de l'insécurité, notamment les tensions ethniques, n'ont pas encore été résolues. Il a conclu en encourageant le Gouvernement de la République centrafricaine à favoriser le dialogue intercommunautaire et à commencer un processus de désarmement crédible dans la région.
C'est confirmé, au secrétariat général de l'ONU ils ne savent même pas que le MJE n'a pas de troupes au Tchad. A quoi ça sert que Déby fasse des déclarations içi et là ? Ils ne sont pas sérieux ces onusiens !
****************************************************************
Tchad: La MINURCAT manque toujours d'hélicoptères
United Nations (New York)
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, appelle une nouvelle fois les Etats membres, dans un rapport publié lundi, à fournir les hélicoptères dont la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a besoin pour assurer sa mission.
« Le Secrétariat n'a toujours pas reçu d'engagement concernant 11 des 18 hélicoptères militaires de manoeuvre demandés. Le plan d'opérations militaires prévu suppose que la MINURCAT dispose de moyens de projection militaire et exige des hélicoptères capables de mener des opérations de jour et de nuit par tout temps. Je demande instamment aux États Membres de faire tout ce qui sera en leur pouvoir pour contribuer à répondre à ces besoins », écrit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.
Le Secrétaire général note que la saison des pluies a amené une pause dans la spirale des affrontements entre les groupes de l'opposition armée tchadienne et le gouvernement du Tchad et qu'elle a obligé les bandits à réduire leurs activités. Elle a permis au Détachement intégré de sécurité (DIS) tchadien, à la MINURCAT et à son nouvel effectif d'entamer une phase de consolidation et de renforcement de leur capacité d'appui à l'action humanitaire, ajoute-t-il.
Selon lui, la MINURCAT a accompli des progrès constants, quoique limités, vers ses principaux objectifs. Avec la construction de ses bases avancées, la poursuite du déploiement de son effectif et le renforcement de ses capacités expéditionnaires, elle peut progressivement assurer la sécurité dans l'ensemble de sa zone d'opérations. De plus, la coordination entre le DIS et les services de la police et de la gendarmerie nationales a permis d'améliorer les procédures en matière de sécurité.
Ban Ki-moon estime néanmoins que la MINURCAT a besoin de l'engagement du gouvernement du Tchad et de ses partenaires pour réunir les conditions de son retrait, à savoir notamment le retour des réfugiés et des personnes déplacées.
Malheureusement, les initiatives de paix régionales restent au point mort du fait de tensions persistantes entre le Tchad et le Soudan. Le Groupe de contact de Dakar ne s'est pas réuni depuis novembre 2008, et l'engagement de Doha souscrit le 3 mai n'a pas été tenu. La poursuite des hostilités entre le Tchad et le Soudan éloigne les perspectives de règlement des conflits au Darfour et dans l'est du Tchad et ne fait qu'aggraver le sort des populations civiles des deux régions, note le rapport.
Manifestement le secrétaire général de l'ONU n'a pas été informé du récent rapprochement entre le Tchad et le Soudan, à moins qu'il n'y croie pas. Si c'est le cas, c'est une insulte faite à ces deux grands démocrates incapables de mensonge et duplicité que sont Béchir et Déby.
****************************************************************
Une seconde action en justice engagée par l'ANR contre El Béchir.
21/10/2009
Le blog de l'ANR annoncé ce jour qu'une seconde action en justice avait été engagée, en France cette fois, à l'encontre de l'équipe criminelle menée par Omar El Béchir. La direction de l'UFCD salue encore une fois cette nouvelle action courageuse du Président de l'ANR auquel elle apporte son soutien.
" Une attaque juridique, c'est comme une campagne militaire. Elle doit être basée sur des faits, méthodique et réaliste. Il faut aussi garder des troupes et des munitions en réserve dans une bataille que nous savons devoir être longue. Depuis des années, la Commission de l'ANR sur les crimes de guerre, tortures et crimes contre l'humanité travaille avec sérieux et détermination.
La Commission , dont nous avions annoncé les premiers travaux sur ce blog le 11 mars 2006, a réuni un nombre considérable de cas bien documentés et avérés. Les responsables de ces atrocités sont identifiés et les preuves collectées à leur encontre sont nombreuses et convaincantes.
Nous avons commencé notre action par Béchir et ses sbires, c'est un choix stratégique, mais il ne faudrait pas que les autres monstres se croient à l'abri. Les voleurs, les violeurs et les assassins seront tous poursuivis et punis par la justice.
Le Président de l'ANR a donc déjà demandé la mise en accusation de Béchir et de ses complices devant la CPI. Cette procédure est lourde et demande du temps.
Il convenait donc d'entamer en même temps une poursuite plus souple, plus transparente et plus rapide.
Parallèlement à la procédure devant la Haute Juridiction de la Haye, Mahamat Abbo Sileck a entamé une action devant les tribunaux français.
La justice française est compétente pour instruire ce dossier car, selon une convention internationale de 1984, ratifiée par le pays, les faits de torture peuvent être poursuivis partout dans le monde, quels qu’en soient les lieux et les auteurs.
Aussi le 16 Octobre 2009, plainte a été déposée par M. Mahamat Abbo Sileck contre :
Mahamat Nour, M. Moustapha Ahamat, M. Abdoulai Abdelkerim, M. Abderaman Abdelkerim, M. Salah Gosh et M. Omar El Béchir,
du chef de : Torture.
Cette plainte a été reçue, 4 boulevard du Palais, 75001, Paris, par la doyenne des juges d'instruction, Mme Sylvia Zimmermann.
Le No d'instruction est : 09/459
Le No de parquet est : P 09.182.2303/03
Cette plainte, qui sera suivie d'autres procédures, est la deuxième partie du dispositif juridique que l'ANR a mis patiemment et professionnellement en place, depuis des années.
Les horribles personnages qui pillent, violent et tuent dans cette région du monde, ne comprennent pas que la loi et l'ordre peuvent exister. Il est nécessaire de leur rappeler que le droit existe.
Par ailleurs l'ANR s'adresse à la justice pour obtenir réparation. Nous ne voulons pas entrer dans le cercle infernal et sans fin de la vengeance privée. Nous faisons confiance à la justice, libre et indépendante, pour juger et punir les coupables. C'est la seule façon de rétablir la paix civile.
De plus, le peuple tchadien constate qu'il est possible de porter atteinte à tous les dictateurs. Depuis des années, l'ANR travaille avec des moyens modestes ( nous ne sommes ni des opposants/businessmen, ni des vendus), mais avec une patience et une volonté invincibles.
Il y a mille façons de faire la guerre contre les tyrans. Dans ce combat éternel entre le bien et le mal, l'intelligence, la créativité, l'audace et les règles morales sont bien plus efficaces que le manque de moralité, la cupidité et le déshonneur continuel auxquels nous ont habitué Deby, ses clones, les opposants/businessmen, et les mangeurs de charognes qui règnent par la terreur à Khartoum !
Tchadiennes, Tchadiens, luttez, soyez fiers, patriotes, et rejoignez l'ANR, le parti du renouveau.
****************************************************************
Communiqué du 21 Octobre 2009.
Sous la pression de Kadafi, Déby et Béchir se sont réconciliés pour une nième fois. Cette réconciliation ne durera probablement pas plus que les précédentes. Elle met toutefois en évidence le connivence objective qui lie les deux hommes. L'un sert d'alibi à l'autre et inversement. Ils sont d'accord pour maintenir une zone de tension et de chaos à la frontière de leurs pays sans que ceci ne mette en danger leurs pouvoirs respectifs.
Idriss Déby consomme beaucoup de whisky vieilli en fût de chêne. Fort logiquement, il maîtrise maintenant parfaitement la langue de bois. Interrogé au sujet du récent rapprochement du Tchad et du Soudan par Christophe Boisbouvier, journaliste à Radio France International, IDI a notamment répondu :
« Dans cet accord, il est stipulé, point N°1, c'est l'éloignement des mercenaires de la frontière, les cantonner ailleurs. Nous avons pris des engagements qui consistent à laisser les soudanais venir voir à l'intérieur de notre territoire si il y des camps des opposants soudanais en particulier ce qui les intéresse c'est le MJE....Nous allons leur (aux Soudanais) ouvrir nos portes pour venir vérifier à l'intérieur du pays ce que nous n'avons pas. Il est prévu aussi qu'une délégation tchadienne se rende à Khartoum».
Nous rappelons si nécessaire aux deux dictateurs que :
Pour trouver d'éventuels mercenaires, Déby ferait mieux d'orienter ses recherches dans le camp de ses anciens collaborateurs, dans son clan familial, dans celui des ralliés et bien entendu au M.J.E qu'il arme et finance. .
Le Porte-parole de l'UFCD
Alhafiz SEID MAHAMAT
Mail : ufcd@ufcd.org
****************************************************************
Mahamat Abbo Sileck a déposé une plainte auprès de la Cour Pénale Internationale contre les dirigeants soudanais.
L'A.N.R. a publié ce jour le communiqué ci-dessous. L'action engagée devant la C.P.I. par Mahamat Abbo Sileck est à la fois courageuse et très importante, nous en mesurerons probablement les conséquences très bientôt. L'UFCD apporte son total soutien au président de l'ANR.
Le gouvernement soudanais a réaffirmé dimanche sa volonté de normaliser les relations avec le Tchad en mettant en œuvre les accords signés par les deux pays et en s'engageant à la politique de bon voisinage.
"Nous avons renouvelé notre attachement aux accords que nous avions signés et qu'il ne faut pas de nouveaux accords. Ce qu'il doit faire maintenant, c'est l'engagement et la détermination à mettre en œuvre ces accords", a déclaré le conseiller du président soudanais Ghazi Salahuddin dans un communiqué de presse, au terme d'une visite à N'Djamena, la capitale du Tchad..
On croyait Béchir fâché à mort avec Deby et voila que le Soudan fait des offres de réconciliation avec ce que l’on croyait être son pire ennemi. Tout est faux dans les déclarations soudano-debyques mais ils sont les meilleurs alliés les uns des autres, en dépit des querelles qu’ils font payer avec le sang tchadien. La dernière attitude soudanaise montre à quel point Khartoum souhaite garder Deby à la tête du Tchad car, maintenir le tyran, c’est empêcher le Tchad de devenir une puissance régionale qui pourrait faire de l’ombre à Khartoum.
Garder Deby au pouvoir, exciter les haines ethniques, susciter de faux espoirs et des rivalités tribales en poussant constamment sur le devant de la scène les opposants/businessmen les plus nuls et les plus véreux, voila l’axe stratégique du Soudan.
Depuis des décennies notre pays souffre des agissements d’une puissance étrangère sans scrupule, cynique et féroce. Les méfaits du Soudan ont causé des dizaines de milliers de morts et d’estropiés et il est temps de leur montrer qu’il existe une limite à la malfaisance.
● Béchir doit aller en prison.
Avec Omar El Béchir, la méchanceté soudanaise a connu une accélération sans précédent. La médiatisation occidentale s’est seulement focalisée sur le Darfour mais, partout au Soudan, les exactions ont pris une ampleur sans précédent sous sa poigne de fer.
L’ANR compatit avec les souffrances injustes infligées au peuple soudanais mais notre mouvement a en charge, avant tout, de défendre l’intérêt du peuple tchadien.
C’est pourquoi le 16 Octobre 2009, Mahamat Abbo Sileck, Président de l’ANR, a déposé une plainte devant la CPI contre Omar El Béchir.
Monsieur Moreno-Ocampo, Procureur prés de la Cour Pénale Internationale a reçu de la part de Me David Marais, avocat de Mahamat Abbo Sileck, une demande d’extension de la saisine de la Cour aux faits dénoncés. Depuis 2006, la Commission de l’ANR sur les crimes de guerre travaille sur les horreurs qui se passent au Darfour et à l’Est du Tchad.
Nous avons réuni assez de documents pour mettre gravement en cause de nombreux décisionnaires.
Nous commençons donc nos actions en justice, elles se poursuivront jusqu’au punissement de tous les coupables.
Il résulte de la saisine ou acte que la CPI est saisie des faits et crime liés au Darfour. Dans ce cadre, Omar El Béchir a nommément été cité comme responsable de ces crimes (ICC-2/05-01/09).
Or il apparaît que Mahamat Abbo Sileck a été arrêté et torturé sous la direction de Salah Gosh, chef des Services soudanais et sur l’ordre d’Omar El Béchir, Président du Soudan, aux fins de l’empêcher d’intervenir avec ses troupes au Darfour et au Tchad, Sileck représentant un risque pour le Soudan car étant en mesure de protéger les populations et voulant instaurer la paix et la démocratie dans la région. Il apparaît de plus que les troupes de Mahamat Nour Abdelkerim, soutenues par les jandjawids, se sont livrées à de nombreuses exactions sur les populations du Tchad, qualifiables de crimes contre l’humanité et/ou de crimes de guerre..
Mahamat Abbo Sileck a donc saisi la CPI afin que soient jugés :
- Mahamat Nour Abdelkerim
- Mustapha Ahamat ; Abdoulaï Abdelkerim, présents en France, complices et instigateurs de l’enlèvement, des tortures et actes dégradants subis.
- Salah Gosh, chef des services soudanais comme exécutant de l’enlèvement, des tortures et actes dégradants subis.
- Omar El-Béchir, Président du Soudan, comme responsable et ordonnateur de l’ensemble de ces faits.
Et entend demander réparation des préjudices subis. IIl entend également que soient jugés les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés contre les populations du Tchad par les hommes de Mahamat Nour Abdlekerim, sous les ordres et avec le soutien d’Omar El-Béchir.
En agissant ainsi, Mahamat Abbo Sileck porte un coup très sévère à la politique soudanaise qui fait si mal au Tchad, depuis tant d’années.
La CPI en effet trouvera dans cette démarche un soutien et des preuves qui lui faisaient défaut. Nos dossiers sont solides, notre volonté est sans faille et nous voulons que notre pays soit libre, fier de lui et en paix.
Il faut être courageux, patriote et lucide pour s’attaquer à un Chef d’Etat aussi puissant et sanguinaire que Béchir. Nous savons très bien quel redoutable ennemi nous affrontons, mais c’est inévitable pour la liberté du Tchad.
L’ANR souhaite de tout son cœur que les Tchadiens voient dans cette action un signe très fort de liberté et de détermination. Un peuple uni ne se laisse pas mener par une puissance étrangère et finit toujours par renverser le pire des tyrans.
Tchadiennes, Tchadiens, reprenez espoir, luttez avec nous et rejoignez l’ANR, le parti du renouveau !.
anr.tchad@gmail.com
****************************************************************
LE SAHEL PEUT NOURRIR LES SAHELIENS
Afrique Verte contribue à assurer la sécurité alimentaire des habitants de la région
Au Mali, au Burkina Faso et au Niger, l’agriculture céréalière est capable de nourrir ses habitants, mais des problèmes de circulation de marchandises limitent l’accès aux aliments à toute une partie de la population. L’ ONG Afrique Verte vient en aide aux filières agricoles nationales pour assurer un bon écoulement des denrées agricoles et contribuer à la souveraineté alimentaire des États.Afrik.com a rencontré ses représentants lors du Forum Entreprises/ONG organisé mercredi par l’association Alliés. « Il y a une urgence ! C’est une véritable catastrophe planétaire. Aujourd’hui, plus d’un milliard de personnes souffrent chroniquement de la faim dans le monde. Si ça continue comme ça, nous n’atteindrons pas les Objectifs de développement du millénaire(ODM) ! », déclarait ce mercredi le représentant de la FAO Mehdi Dressi, en marge d’un Forum multipartenaire organisé par l’association Alliés en préparation de la Journée mondiale de l’alimentation le 16 octobre. S’il est vrai que cette prédiction alarmante a du vrai, il est aussi des paramètres qui portent, fort heureusement, à garder espoir. Des expériences qui tendent à prouver que même les populations des pays les plus pauvres, les plus endettés et arides, peuvent atteindre, avec une certaine organisation et une grande volonté politique, le seuil de la sacro-sainte « sécurité alimentaire ». Afrique Verte est une de ces expériences. Organisation non gouvernementale française, elle intervient dans les pays du Sahel que sont le Niger, le Burkina Faso et le Mali, pays fréquemment touchés par la sécheresse et la famine.
La circulation des produits agricoles, gage de l’accès aux aliments
D’après les statistiques agricoles nationales des trois pays sahéliens de 2002 à 2006, la couverture moyenne des besoins alimentaires des populations par la production céréalière était de 116% au Burkina Faso, 94% au Mali et 99% au Niger, des chiffres relativement bons voire excédentaires qui n’ont pourtant pas réussi à empêcher les insuffisances alimentaires et les famines durant ces années. En cause, une mauvaise répartition des céréales et terres arables sur le territoire et la faiblesse de la circulation des produits. Les raisons d’être de l’action d’Afrique Verte au Sahel. « Nous intervenons au niveau du trafic des produits agricoles pour acheminer les céréales depuis les zones excédentaires du Sud, plus vert et agricole, vers les zones du Nord en demande, qui sont traditionnellement des régions pastorales », résume Nicolas Lebeurier, Responsable communication et partenariats d’ Afrique Verte.
Persuadée que les Sahéliens peuvent nourrir le Sahel, Afrique Verte facilite ainsi depuis bientôt vingt ans les échanges locaux entre les paysans, pour trouver des débouchés et écouler leurs productions :mil, maïs, sorgho, riz, fonio...
Soutien aux groupements féminins de transformation céréalière
Les groupements d’intérêts des femmes du Sahel ont comme les producteurs, un rôle essentiel dans la filière céréalière. Elles interviennent notamment au niveau de la commercialisation des céréales et de leurs débouchés. « Avec l’urbanisation, les habitudes alimentaires ont changé. Avec les horaires de bureau, la préparation des repas doit être rapide. Cela a entraîné des cas de malnutrition et de sous-alimentation dans les villes », explique Nicolas Lebeurier. Pour inverser la tendance, des commerçantes se sont donc mises à transformer elles-mêmes les céréales qu’elles achetaient, en produits à valeur ajoutée. « A partir des céréales, les femmes produisent du couscous arabe, de la pâte, de la farine de mil, de sorgho, de maïs, ce qu’on appelle produits transformés », précise la Responsable de l’appui aux femmes de Bamako, Adama Aïssa Tall Coulibaly, membre de l’AMSSA, filiale malienne d’Afrique Verte.
Les salaires de ces « transformatrices », comme on les appelle, sont comparables à ceux de cadres maliens : plus de 150 000 FCFA (deux cents euros) par mois, de quoi enrichir considérablement le quotidien de ces femmes et de leur famille. « Elles occupent une position sociale de choix au sein de leur famille, auprès de leurs proches, mais aussi au sein de leur communauté », affirme Adama Aïssa Tall Coulibaly. « Certaines femmes ont désormais les moyens de participer activement au développement de leur village d’origine, où elles financent par exemple des puits. Elles accèdent ainsi à un rôle de leadership social et communautaire qui en a mené quelques-unes en politique notamment » ajoute-t-elle.
Au-delà des satisfactions personnelles qu’elles tirent de leur travail, ces femmes contribuent à assurer la souveraineté alimentaire de leur pays. « Au final, les consommateurs qui achètent des produits transformés à ces femmes, achètent des céréales locales et c’est tout le pays qui y gagne en assurant sa souveraineté alimentaire », conclue le Responsable communication d’Afrique Verte Nicolas Lebeurier.
Selon ses représentants, Afrique Verte et ses filiales au Mali, Niger et Burkina Faso, ont permis l’échange de 26 000 tonnes de céréales au cours de la campagne agricole 2003-2004. Une action qui a favorisé jusqu’ici un commerce équitable Sud-Sud en permettant d’une part aux opérateurs d’accéder à des marchés et d’autre part d’améliorer concrètement la sécurité alimentaire dans les zones déficitaires, rurales et urbaines. Or, comme la plupart des ONG, l’association et ses filiales africaines ne roulent pas sur l’or. Le manque de fonds demeure encore le principal frein à l’accès à la souveraineté alimentaire de certains pays. La Journée mondiale de l’alimentation peut-elle y changer quelque chose ?
AFRIK.COM Vendredi 16 octobre 2009, par Lola Simone
Le tintamarre médiatique et alarmiste organisé par la FAO se traduira par des réunions aussi nombreuses que coûteuses, de grandes déclarations, des engagements qui ne seront pas tenus et ....c'est à peu près tout. Parallèlement, d'autres travaillent silencieusement et sérieusement avec peu de moyens mais avec succès. C'est encourageant.
****************************************************************
La crise financière pourrait aggraver la famine dans le monde
Mercredi 15 octobre 2008, par Stéphane Ballong
La FAO tire la sonnette d’alarme à l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation
Une crise peut en cacher une autre. La crise financière internationale ne doit pas faire oublier la situation alimentaire. C’est en substance, le message de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’agriculture (FAO) aux pays riches à l’occasion de la journée mondiale de l’alimentation célébrée ce 16 octobre 2008. Pour marquer l’urgence de la situation, la Fao a publié des chiffres faisant état d’une situation alarmante dans le monde. Même si des récoltes record sont attendues cette année, des inquiétudes demeurent en raison de la crise financière.
Au Kenya, interdiction d’exporter du maïs jusqu’à nouvel ordre. Le gouvernement de ce pays vient de prendre cette décision pour assurer son autosuffisance alimentaire. En Ethiopie, un appel urgent à une aide supplémentaire de 265 millions de dollars pour nourrir plus de six millions d’habitants menacées par la famine, vient d’être lancé. La situation alimentaire dans les pays pauvres d’Afrique et d’Asie n’a jamais été aussi préoccupante.Selon les derniers chiffres de cette organisation, plus de 900 millions de personnes, dont 75 millions de cas supplémentaires en 2007, souffrent de faim dans le monde. Près de 89% d’entre elles, soit 750 millions de personnes, vivent en Afrique et en Asie.
Et la situation risque d’empirer à cause de la crise financière internationale actuelle.Des récoltes record sont, certes, attendues cette année. Dans son dernier rapport présenté ce mercredi, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) prévoit en effet une hausse de la production céréalière mondiale de 4,9 % sur un an en 2008, à 2,232 milliards de tonnes de grains.Mais la crise financière internationale vient assombrir les perspectives. « Le danger reste réel », affirme Gilles Hirzel, Consultant de la FAO en France, contacté par Afrik.com. D’abord, 36 pays situés pour la plupart en Afrique, doivent toujours recourir à l’aide extérieure pour nourrir leur population, en raison notamment des facteurs climatiques et des prix très élevés des aliments de base et de l’énergie. Déjà insuffisante, cette aide peut souffrir la situation d’incertitude qui prévaut actuellement en Occident. « Nous craignons, que les pays donateurs, en raison des engagements financiers qu’ils ont pris pour faire face à la crise financière, rechignent à honorer leurs engagements vis-à-vis des pays pauvres », explique M. Hirzel qui ajoute : « la difficulté, c’est de convaincre les pays donateurs de faire des efforts supplémentaires, quand ils sont confrontés eux-mêmes à des difficultés et quand on leur dit que les récoltes seront bonnes cette année. »
Des risques de protectionnisme dans les pays producteurs
Ce n’est pas tout. La famine est un problème vieux d’une trentaine d’années. Les solutions pour y remédier sont donc d’ordre structurel. Or, le contexte actuel risque de pousser « ces pays donateurs à opter pour des contributions de très courts termes. C’est- à-dire, à réagir seulement dans des cas d’urgence. Ce comportement, s’il survient, ne fera que repousser à plus tard les problèmes et même aggraver la crise alimentaire », continue Gilles Hirzel.Ensuite, les risques du ralentissement de l’Economie mondiale, en d’autres termes les risques de récession, engendrés par cette crise financière internationale « pourrait se traduire par une tendance au protectionnisme des pays producteurs », affirme Gilles Hirzel. Cela signifie que ces pays, pour assurer leur propre sécurité alimentaire, vont vouloir fermer leur frontière ou réduire leurs exportations afin de constituer des stocks qui, à l’heure actuelle sont à des niveaux très bas. Conséquence : les prix des denrées alimentaires vont rester élevés. Les risques de spéculation ne doivent pas, non plus, être écartés. Au-delà de ces inquiétudes, Gilles Hirzel note : « il ne faut pas oublier que la situation est grave aujourd’hui parce qu’on a désinvesti dans l’agriculture. Les gouvernements doivent faire l’agriculture une priorité en développant, entre autres, l’irrigation. » Pour sa part, Jacques Diouf, le directeur général de la Fao, estime que la promotion de l’agriculture familiale est « la seule solution pour lutter contre la faim dans le monde. »
A savoir
|
****************************************************************
Personne n'est arrêtée au Soudan et surtout pas le Colonel Abdel Mounim