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UNION DES FORCES POUR LE

CHANGEMENT ET LA DEMOCRATIE

UNITE - JUSTICE- PAIX

Tchad : L’hebdomadaire "La Voix" victime de l’acharnement des autorités

Publié par RSF le 30 novembre 2009

Reporters sans frontières exprime sa profonde inquiétude concernant l’acharnement dont est victime l’hebdomadaire privé La Voix. Le 28 novembre 2009, l’un de ses journalistes a été interpellé pendant plusieurs heures après avoir été invectivé par le ministre de l’Intérieur. Les autorités contestent la "régularité" de l’hebdomadaire, dont le sort doit être jugé en délibéré le 3 décembre prochain.

"Après avoir expulsé le rédacteur en chef, puis exercé de fortes pressions, depuis plus de six semaines, sur les membres et les actionnaires du journal La Voix, les autorités tchadiennes cherchent à obtenir sa fermeture. Nous dénonçons vigoureusement ces manœuvres odieuses contre une publication qui n’a commis aucune irrégularité ni aucune faute, sinon celle de connaître un certain succès depuis son lancement en mai 2009, tout en échappant au contrôle du gouvernement. Nous demandons aux autorités d’abandonner ces poursuites et de permettre au journal de travailler librement", a déclaré l’organisation.

Le 28 novembre, Eloi Miandadji, journaliste pour La Voix, couvrait la passation de service du directeur général de la police, à laquelle assistait le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir. Après que le journaliste s’était présenté comme un reporter deLa Voix dans le but d’obtenir une interview, le ministre s’en est pris à lui. Le journaliste a été interpellé et contraint de signer un document dans lequel il s’engageait à ne rien publier sur cette passation de service. La carte mémoire de sa caméra a été confisquée. Le ministre a déclaré devant plusieurs témoins que La Voix serait "fermé bientôt".

Deux jours plus tôt, le dossier du journal La Voix était passé en référé. Le tribunal doit donner son verdict le 3 décembre prochain. "Nous savons tous que ce journal est en règle, aussi bien sur le plan administratif que financier. Les autorités lui reprochent de recevoir des financements étrangers, notamment français. C’est ridicule", a déclaré à Reporters sans frontières un journaliste de N’Djamena, sous couvert d’anonymat.

Le 18 novembre, les actionnaires de La Voix ont été convoqués par le service central des Renseignements généraux. Un mois plus tôt, le 14 octobre, le rédacteur en chef du journal,Innocent Ebodé, de nationalité camerounaise, avait été expulsé du Tchad alors qu’il était en situation régulière.Lire le détail

Le Tchad occupe la 132e place, sur 175 pays, du classement 2009 de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières.

Comme presque tout ce qui est décidé à la tête de notre pays est soumis à magouilles, tous se méfient, se suspectent et ont finalement peur de leurs ombres. Ils pensent s'assurer l'impunité, la tranquillité en censurant et terrorisant les journalistes. Tous ces médiocres n'ont même pas compris que leur chute et leur disgrâce seront provoquées par Déby quand il le décidera.

Nous apportons notre soutien aux journalistes de LA VOIX et à tous ceux qui essaient de faire leur travail d'information correctement et honnêtement dans les conditions difficiles imposées par la dictature.


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La Cause et l'effet ?

29/11/2009

Les uns, dirigeants soudanais entre-autres, sont bornés, arriérés et stupides jusqu'à l'extrême. Par réaction primaire et irréfléchie, les citoyens suisses, s'opposent à la libre expression d'une religion dont les pratiquants sont majoritairement responsables et paisibles. Où va le monde ?

Soudan : fouettée pour avoir porté une jupe jusqu'au genou

Le 29/11/09

Un juge a estimé que la longueur de la jupe d'une adolescente, qui lui arrivait au niveau du genou, était trop courte.

Après Loubna Hussein, la journaliste soudanaise emprisonnée brièvement et condamnée à 40 coups de fouet pour le port d'un pantalon dans un lieu public avant de voir sa peine allégée, voici Silva Kashif. Cette adolescente soudanaise de 16 ans a reçu 50 coups de fouet après qu'un juge a estimé la longueur de sa jupe, au niveau du genou, "indécente". Sa mère a fait savoir qu'elle avait l'intention de porter plainte contre le policier qui a procédé à l'arrestation et contre le magistrat qui l'a condamnée.

photos

La jeune fille, de confession chrétienne, est originaire de Yambio, dans le Sud. Elle a été arrêtée la semaine dernière alors qu'elle se rendait à pied au marché proche de son domicile de Kalatla, un faubourg de la capitale, Khartoum. "Ce n'est qu'une jeune fille mais le policier l'a traînée dans le marché comme si c'était une criminelle", a raconté sa mère, Jenty Doro. Déférée devant un juge du quartier, Silva Kashif a été condamnée à une peine de 50 coups de fouet qu'elle a reçus sur le champ des mains d'une femme policière, le tout sous les yeux du magistrat.
 
La "charia", ou loi coranique, est valable dans la capitale soudanaise mais son application pour les Soudanais originaires du Sud reste un sujet très sensible.  Aux termes de l'accord de paix signé en 2005 entre le gouvernement central et le Sud, l'impact de la "charia" est censé être assoupli pour les sudistes vivant à Khartoum. L'avocat de la jeune fille, Azhari al Hadj, a estimé quant à lui que la loi interdisait de fouetter des mineurs. "Elle portait une jupe et une chemisier normaux, comme des milliers de jeunes filles de son âge. Les autorités n'ont pas contacté ses parents et l'ont châtiée sur le champ", s'est-il insurgé.

Votations fédérales en Suisse : l'initiative anti-minarets acceptée à 57,5%

Les musulmans de Suisse ne pourront plus construire de minarets. Une nette majorité du peuple et des cantons a approuvé l'initiative de la droite dure, infligeant un camouflet au Conseil fédéral. Celui-ci peut se consoler avec le rejet du texte du GSsA contre les exportations de matériel de guerre.

ats - le 29 novembre 2009, 17h33

minaretLa participation a atteint quelque 53%. Les arguments de l'UDC et l'Union démocratique fédérale (UDF) contre "l'islamisation rampante" de la société suisse ont fait mouche auprès de quelque 1,53 million d'électeurs (57,5%). Les autorités et les autres partis, qui ont mis en avant les difficultés juridiques et d'image que l'acceptation du texte pourrait générer, ont été suivis par environ 1,13 million de citoyens.

Avec un taux d'approbation de 71,5%, Appenzell Rhodes-intérieures (71,5%) se pose en champion du "oui", talonné par Glaris (68,8%) et le Tessin (68,1). Les Bernois (60,7%), les Valaisans (58%) et les Fribourgeois (55,9%) ont aussi clairement apporté leur soutien. Les Zurichois (51,8%) et les Jurassiens (51,2%) ferment la marche.

Le "non" le plus fort est venu de Genève, avec 59,7% d'avis négatifs. Il s'agit du seul endroit en Suisse romande où une mosquée est flanquée d'un minaret. Les Vaudois et les Neuchâtelois ont rejeté le texte plus timidement (53,1% et 50,9%).

Résultat tout aussi clair, mais dans le sens d'un refus, pour l'initiative populaire du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA) visant à interdire les exportations de matériel de guerre. Le texte a été rejeté par 68,2% des votants. Aucun canton ne l'a accepté.


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Précision de l'UFCD relative au communiqué de presse publié ce jour par le groupuscule UFCD/R

COMMUNIQUE DE PRESSE DE L'UFCD/R

Suite à une information diffusée sur le Web affirmant que les forces de l’UFCD/R auraient signé un accord reversant les forces du mouvement au sein du FPRN, le commissariat à la défense dément catégoriquement ces allégations et que notre union n’est pas engagée par cet accord fantaisiste paraphé par un simple militaire et qui n’engage pas la direction politique.

L’UFCD réaffirme son attachement à l’UFR au sein de laquelle elle poursuit sa lutte et par conséquent demande aux uns et autres de ne pas semer la confusion par de tels accords diffusés sans l’autorisation des responsables mandatés du mouvement.

L’UFCD/R appelle l’ensemble de ses militants à la vigilance dans cette phase délicate de notre lutte et au moment où nous devons faire preuve de solidarité et rester déterminé à renverser la dictature qui sévit dans notre pays.

Fait à Moudeina le 29 novembre 2009

Par Ali Mahmout

adoumaLe communiqué indique que "l'UFCD réaffirme son attachement à l'UFR". Nous supposons qu'il s'agit d'une erreur de rédaction. Le groupuscule UFCD/R fait ce qu'il veut.

Nous rappellons encore une fois que l'UFCD n'est en aucun cas partie prenante dans l'aventure UFR

Nous écrire à : ufcd@ufcd.org


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Soudan: Les femmes soudanaises contre l'application de lois répressives

29/11/2009
Société - Les femmes soudanaises ont lancé un appel au système de droits humains africain pour qu'il les aide à réformer les lois répressives de retour au Soudan.

commissionDans un document qu'il a présenté mardi à la 46ème session de la Commission africaine des droits de l'Homme et des peuples à Banjul, en Gambie, un groupe de militants de droits de l'Homme soudanais a appelé à une réforme urgente du régime de l'ordre public au Soudan.

Les femmes décrivent dans ce document intitulé: "Beyond trousers: the Public order regime and the Human rights of women and girls in Sudan", les défis auxquels elles sont confrontées quotidiennement pour négocier l'impact du régime de l'ordre public sur leurs vies privées, sociales, économiques et professionnelles.

Le régime de l'ordre public au Soudan est une série de lois qui, en plus de prendre en charge des aspects liés à la sécurité publique, interdisent et font respecter un certain nombre de comportements qui vont de danser dans des soirées privées, en passant par l'habillement indécent à l'intention de commettre l'adultère. Ces infractions sont contrôlées par une Police spéciale et un système juridictionnel qui ont la réputation d'être violents et de rendre une justice sommaire. Plusieurs peines dont la flagellation et l'exécution sont prononcées dans le cadre de ces crimes.

L'expérience vécue par les femmes dans le cadre du régime de l'ordre public est une litanie de souffrances et d'opportunités perdues, a déclaré Hala Alkarib, directrice exécutive de l'organisation.

Les femmes de toutes conditions, en particulier celles qui sont les plus vulnérables et marginalisées, vivent sous la menace quotidienne d'arrestations et de sévices brutaux pour des comportements mal définis qui n'auraient jamais dû être sujets à la loi criminelle dans un pays démocratique.

Il faut être courageux, a déclaré M. Albaqir Alaffif Mukhtar du Centre d'instruction et de développement humain Alkhatim Adlan (KACE) qui mène la campagne pour la révision des lois répressives. Il a déclaré: "les gens devraient savoir que la loi sur l'ordre public ainsi que les sections correspondantes de la loi criminelle sont en porte à faux avec non seulement la Charte africaine et la Constitution provisoire soudanaise, mais elle manque également de légitimité culturelle.

"Elle est étrangère à la culture soudanaise et à la tradition religieuse solidement établie".

Cependant, le document contient une série de recommandations dont le but est de rendre les lois soudanaises conformes aux exigences de la Charte africaine des droits de l'Homme et des peuples. En tant qu'instrument pour le respect des droits de l'Homme, signé et ratifié par le Soudan, la Charte africaine et ses dispositions font partie de la Déclaration des droits de la Constitution soudanaise provisoire nationale.


Pana 

Oumar Al Béchir ne comprend rien. Trop d'entêtement dans l'excès et la cruauté. Ce régime moyenâgeux se fissure de toutes parts. C'est bientôt la fin.


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Un trésor sous surveillance

28/11/09

pipe lineLa gestion de la manne pétrolière suscite les passions au pays de Toumaï. À N’Djamena, associations de la société civile et ONG ne désarment pas, d’autant plus remontées que les recettes pétrolières du Tchad ont été beaucoup plus importantes que prévu. Grâce au niveau élevé des prix du brent, le pays a engrangé de 2003 à 2008 pas moins de 4,3 milliards de dollars, bien au-delà des prévisions les plus optimistes. Ce magot inespéré, les associations le jugent mal utilisé. Le Tchad nage selon elles en pleine « malédiction de l’or noir ».

De leur côté, les autorités tchadiennes relativisent l’importance de la manne (6,5 millions de tonnes produites en 2008 contre 17,4 pour la Guinée équatoriale et 11,8 pour le Gabon), et mettent en avant des modalités de gestion uniques.

Pour Nassingar Rimtebaye, coordinateur d’un collectif d’ONG et d’associations, le Collège de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières (CCSRP) ne joue plus son rôle: « Alors qu’il comptait des personnalités affirmées comme Dobian Assingar, de la Ligue tchadienne des droits de l’homme, il est aujourd’hui composé de membres proches du pouvoir*. » Le président du CCSRP, le député Abdoulaye Lamana, dément. « Ces nouveaux représentants sont aussi indépendants et ont remplacé ceux dont le mandat arrivait à échéance. »

« Le Collège veille efficacement à ce que les ressources aillent en priorité aux investissements », ajoute Abdoulaye Lamana. Mais il reconnaît qu’il « ne contrôle que l’utilisation des revenus directs du pétrole (les redevances, 36 % des recettes en 2008), pas celle des revenus indirects (taxes et impôts sur les sociétés, les 64 % restants), à la libre disposition de l’État ».

Frénésie de dépenses

Pour Gilbert Maoundonodji, expert et membre de la coalition Publiez ce que vous payez, la manne pétrolière (705 milliards de F CFA, soit 1,07 milliard d’euros, pour la seule année 2008) a entraîné une frénésie de dépenses. « Les effectifs de la fonction publique, affirme-t-il, sont passés de 57 000 agents en 2001 à 117 000 en 2008, avec un recrutement basé sur des critères qui ne sont pas rationnels. »

Les militants s’en prennent même aux projets d’infrastructures, pourtant populaires auprès des Tchadiens. « Le visage de N’Djamena a changé, reconnaît Gilbert Maoundonodji. Écoles, dispensaires, lotissements et routes ont été construits, mais la réalisation de ces infrastructures a le plus souvent été confiée à des opérateurs économiques proches du pouvoir, comme la Société nationale d’entretien routier, ou à des sociétés étrangères. »

« Il y a eu des appels d’offres transparents, et ces sociétés sont les seules à pouvoir réaliser de telles infrastructures », rétorque un haut fonctionnaire de la présidence.

Les critiques fusent aussi sur le niveau des dépenses militaires, surtout après la diffusion le mois dernier du montant des achats d’armes du Tchad à la France, 13 millions d’euros en 2008 (soit 8,5 milliards de F CFA). Selon les enquêtes d’International Crisis Group – dont les résultats sont contestés par le gouvernement –, de 2000 à 2009, les dépenses militaires annuelles seraient passées de 6,5 milliards de F CFA à 147 milliards de F CFA. Le Tchad aurait utilisé en 2008 4,2 % de son PIB à l’achat d’armement, ce qui place le pays au 27e rang mondial.

Dépendance


Une utilisation des fonds que le président Idriss Déby Itno a toujours assumée. « Si c’était à refaire, je le referais. Les bonnes consciences n’ont qu’à continuer à s’indigner. … J’ai acheté des armes et je continue à en acheter avec l’argent du pétrole. Je n’arrêterai que le jour où j’estimerai que notre armée est suffisamment équipée pour faire correctement face aux menaces qui nous entourent », déclarait-il, il y a quelques mois, à J.A.

Enfin, la dépendance de l’État vis-à-vis du pétrole et le relâchement des services fiscaux tchadiens sont aussi relevés. Les recettes pétrolières, qui constituaient déjà 38 % des ressources de l’État en 2004, ont représenté 72 % du budget en 2008. « L’État ne se focalise plus sur la collecte des impôts et les recettes ordinaires n’entrent plus! », se désole un banquier.

Ces critiques interviennent alors que le gâteau pétrolier va encore gonfler. Une seconde zone, le bassin de Bongor (au sud-est), est en phase d’exploration avancée. Les forages ont déjà mis en évidence des réserves de 150 millions de tonnes métriques (au moins autant qu’à Doba, selon le CCSRP). Développé en partenariat avec la Chinese National Petroleum Corporation, le projet prévoit non seulement la production de brut, mais aussi la construction d’une raffinerie à Djermaya (à 35 km au nord de N’Djamena), financée à 60 % par les Chinois et à 40 % par le Tchad, ainsi qu’un oléoduc de plus de 300 km, entre le bassin de Bongor et la raffinerie. Le premier carburant 100 % tchadien est attendu pour 2011.

Il s’agit des représentants de la Confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTD) et du Réseau des associations des droits de l’homme du Tchad (RADHT). 

Déby accapare les recettes du pays, se sert et dépense le reste en achats d'armement. Tout ceci dans la plus grande opacité financière et sans gestion convenable de l'Etat.

Et pendant ce temps, le peuple souffre.........

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L’UFR, c’est la déchirure

ufrIl y avait malaise, mais là c’est la déchirure. Ce n’est pas encore rendu publique mais l’UFR vient de se scinder en deux avec d’un côté les fidèles de Timan et de l’autre les combattants qui souhaitaient depuis belle lurette le départ de leur chef.

Dans mon article précèdent intitulé les controverses de l’UFR, j’avais évoqué le début de ce scénario qui est aujourd’hui devenu une réalité. Au moment où je vous écris ces lignes le mouvement des troupes est effectif. Les différents acteurs réunis par la même cause se dirigent vers un site pouvant tous les accueillir. En tout, on mentionne 8 mouvements qui ont simplement décidé de laisser Monsieur Timan Erdimi avec ses frères et quelques autres fidèles de l’UFCD.

Nous osons espérer que ce n’est pas encore le début de la fin et que naturellement les choses se mettront en place dans ce nouveau camp où naîtra une rébellion digne de ce nom pouvant conduire tous ces valeureux combattants à la victoire. Le Tchad en tant que pays est très vaste et il pourra contenir si nous le voulons réellement tous les tchadiens avec leurs diversités. Que certains ne se disent pas que certaines choses ne sont réservées qu’à eux. Sans le dire, nous nous disons que de manière lucide, tous ces combattants se mettront d’accord sur une personne qui fera en leur sein l’unanimité. Car depuis toujours, c’est ce point qui a miné la rébellion et l’a empêché de vraiment prendre corps.

Jordokakou
Cordialement

L'UFCD n'a jamais caché qu'elle considérait l'UFR comme une coquille vide de tout sens et irrémédiablement inopérante. L'UFR se déchire ! A t-elle jamais existé en dehors de l'imagination des Soudanais ?

Olà ! Des membres de l'UFCD fidèles à Timan Erdimi ?????? Poursuivons dans le surréalisme, pourquoi pas fidèles à Déby ?????

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Le Soudan fâché contre l'ONU

globeL'ambassadeur du Soudan aux Nations unies a estimé lundi qu'il était temps pour la force internationale de maintien de la paix au Darfour de se préparer à partir. Il réagissait au dernier rapport en date du secrétaire général de l'ONU sur la situation dans cette région. 

(ats) Dans ce rapport, le secrétaire général Ban Ki-moon y indique notamment que Khartoum ne respecte pas l'accord présidant au déploiement de la Minuad, la mission de maintien de la paix qui associe l'ONU et l'Union africaine. Le rapport accuse aussi le Soudan de harceler et limiter les mouvements du personnel de la Minuad.

"Un fait important devrait être au cœur de ce rapport: le fait que la guerre est finie. La paix étant en vue, l'ONU devrait, en coordination avec l'Union africaine et le gouvernement soudanais, travailler à une stratégie de retrait", a dit l'ambassadeur soudanais, Abdalmahmoud Abdalhaleem.

Le conflit au Darfour a éclaté début 2003, lorsque des rebelles non-arabes ont pris les armes pour dénoncer le désintérêt du régime de Khartoum pour le développement de cette région. Les violences qui ont suivi ont déplacé plus de deux millions de personnes et l'ONU estime que 300.000 personnes ont été tuées, un chiffre que Khartoum rejette.

Le rapport de Ban Ki-moon contraste nettement avec les déclarations récentes de plusieurs responsables ou anciens responsables de la Minuad qui ont estimé que le conflit dans cette région de l'ouest soudanais était pour l'essentiel terminé.

En octobre cependant, la force "hybride" Onu/UA indiquait que le gouvernement soudanais et les forces rebelles massaient des troupes au Darfour, faisant craindre un nouveau cycle de violence.

Béchir n'a pas encore compris que sa situation est maintenant très fragilisée. Ses jours à la tête du Soudan sont comptés. Il n'est plus en mesure de dicter ses solutions surtout lorsque il les justifie par des mensonges aussi grossiers "La guerre est finie".

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Loubna Ahmed Al- Hussein, reçue à Paris par Bernard Kouchner.

Le 25 Novembre 2009.

De Jean-Louis de la VAISSIERE (AFP) – 24/11/09

loubnaPARIS — La journaliste Loubna Ahmed al-Hussein, condamnée récemment au Soudan pour avoir porté un pantalon jugé "indécent", a révélé mardi à Paris avoir revêtu le voile islamique intégral, le niqab, pour quitter clandestinement son pays et se rendre en France.

"Ils ont voulu m'empêcher de sortir, j'ai eu recours au niqab, et j'ai pu sortir quand même", a-t-elle déclaré. "J'ai eu recours à ce moyen parce qu'on m'avait interdit de voyager, j'avais demandé des documents pour pouvoir partir, et je n'ai trouvé que ce moyen pour pouvoir quitter le Soudan", a-t-elle ajouté.

La jeune femme a été reçue à Paris par le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui a rendu hommage à son combat "important pour les femmes arabes et africaines".

Au côté du ministre français, Loubna Ahmed al-Hussein, 35 ans, a fustigé une nouvelle fois les violations des droits humains, selon elle, du régime du président Omar el-Béchir. "Ces dizaines de milliers de femmes soumises à des coups de fouet à cause des vêtements qu'elles portent, c'est en vertu d'une loi du gouvernement à Khartoum. On peut se poser la question sur ce que le gouvernement peut faire au Darfour en dehors de tout cadre juridique", a-t-elle dit.

Chroniqueuse au journal de gauche as-Sahafa et employée à la section média de la mission de l'ONU au Soudan -travail qu'elle a quitté depuis-, elle avait décidé de sortir ces femmes de l'ombre. A l'issue de son procès qui avait eu un retentissement mondial début septembre, elle avait été reconnue coupable d'avoir porté un pantalon jugé "indécent" par la cour.

Elle n'avait pas reçu de coups de fouet comme le prévoit la loi, mais avait été emprisonnée après avoir refusé de payer une amende de quelque 200 dollars américains. L'association des journalistes soudanais avait payé son amende au lendemain du verdict et la jeune femme avait aussitôt été libérée.

Selon la présidente de l'association française de défense du droit des femmes "Ni putes ni soumises", Sihem Habchi, qui a organisé son séjour, Loubna Ahmed Al-Hussein est arrivée en France le 18 novembre. Elle était partie par l'aéroport de Khartoum pour Sanaa, Le Caire et Amman, trois capitales où elle a été accueillie par des associations de femmes, selon Mme Habchi. Elle doit revenir en décembre au Caire pour recevoir un prix d'organisations féministes.

"Elle a utilisé l'outil d'oppression, le voile intégral, contre l'oppresseur pour s'enfuir", s'est félicité Mme Habchi.

La jeune femme, venue en France à l'occasion de la parution de son livre "Quarante coups de fouet pour un pantalon" (Editions Plon), a insisté sur sa liberté de citoyenne. "Je n'ai pas fui le Soudan. La Constitution me donne un certain nombre de droits dont le droit de voyager. Ceux qui m'ont empêché de voyager auparavant ont violé la Constitution", a-t-elle dit.

Elle n'a pas révélé quels étaient ses projets immédiats. Mais "elle n'envisage pas de ne pas retourner dans son pays", a assuré Sihem Habchi. Loubna al-Hussein a aussi "adressé un message" aux autorités soudanaises: "il a suffi que je me couvre pour pouvoir sortir: cela peut avoir des répercussions très importantes, y compris sur le plan de la sécurité", a-t-elle observé.

Encore un camouflet pour Béchir et son régime politique d'un autre âge. Par ailleurs, Kouchner est trop heureux de faire le beau à moindre frais.

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Communiqué UFCD du 24 Novembre 2009

yacoubLe 23 Novembre dernier, le blog N'djamena matin a publié un article signé Ahmat Yacoub et ayant pour titre :

UFR : à quand la fin de l'impasse politique.

Nous y lisons notamment :

Les assises du conseil supérieur de la résistance ont été reportées sine die. Aucune raison officielle n’a été avancée pour justifier le report de la première session du parlement de la rébellion......

Mettant ce temps à profit, le président Timan Erdimi, son deuxième adjoint Abdoulwahid About et le général Mahamat Nouri ont fait une descente sur le terrain. Ils se trouvent en ce moment au milieu des combattants pour, dit on, rehausser le moral et galvaniser les troupes.........

Du côté de la base arrière, le premier vice président Adouma Hassaballah assurant  l’intérim, a présidé une réunion du bureau exécutif qui rappelle à une sorte de manifestation des souris en l’absence du chat  à cause de certains propos peu familiers à ce genre de rencontre , tenus par un groupe des participants : « nous ne voulons pas  Erdimi ! », ont-ils clamé. Surpris par une telle attitude, le président de séance  avait tout simplement rétorqué : « pourquoi, n’avez-vous pas dit ça avant ? ».....

Lire l'article complet

A de nombreuses reprises, nous avons écrit sur ce site que l'UFR est un machin mal conçu et qui dès sa naissance, portait en lui les germes de son échec :

Ce constat fait, l'UFCD a décidé de ne pas intégrer cet UFR voué à l'échec le jour même de sa constitution. Nous l'avons écrit maintes fois et nous le répétons encore. Il va de soi que notre président Adouma Hassaballah n'a jamais été premier vice-président de l'UFR et n'a donc jamais présidé de bureau exécutif de ce mouvement.

Les troupes de Nourri et Timan sont maintenant réduites au minimum. Nous comprenons parfaitement que pour se donner de l'importance, l'UFR souhaite comptabiliser dans ses effectifs les membres de l'UFCD qui regroupe le plus grand nombre de combattants opposés à Déby. L'UFCD a certes des alliés avec qui elle partage certaines valeurs fondamentales mais l'UFR n'en fait pas partie.

Nous avons également dit qu'il existe au sein de l'UFR de réels patriotes courageux, intègres et anonymes pour la plupart. Ceux-ci se posent naturellement des questions concernant les motivations et les qualités de leurs leaders, tant sur le plan militaire que moral. Ahmat Yacoub est un officier valeureux et digne du respect que nous lui témoignons. Son article démontre qu'il se pose aussi des questions importantes, celles auxquelles nous avions apporté une réponse lors de la création de l'UFR et qui nous avaient convaincus de ne pas intégrer ce mouvement.

Ce à quoi Ahmat Yacoub n'apporte pas de réponse :

P.S. A notre connaissance, Soubiane n'était pas boulanger mais boucher.

Le Porte-parole de l'UFCD

Alhafiz SEID MAHAMAT

Contact : 008821621346535

Adresse mail :ufcd@ufcd.org

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Mission impossible au sein de l’UFR, selon Abdelmanane Khatab

Il est vrai que l’UFR, avec Timan Erdemi à sa tête comme leader,  traverse une période de  morosité, de léthargie, d’incertitude  et de désespoir absolu. 

khatabLe malaise au sein de l’UFR, s’aggrave et  se pérennise, de plus les violences gouvernementales sur le terrain augmentent.

Les milices de Deby  et leurs auxiliaires, la bande armée du Mouvement pour la Justice et l’Egalité (MJE), multiplient les attaques contre les populations  civiles, avec toujours le même objectif : tuer, terroriser, persécuter et ainsi poursuivre l’épuration ethnique.

Idriss Deby qui se sert de l’argent du contribuable tchadien, a acquis des moyens militaires non conventionnels pour réprimer dans le sang des populations désarmées,  en plongeant tout le pays  dans un paupérisme choquant et absolu,  un peuple qui meurt de faim et de soif, privé des besoins vitaux.  

En dépit de cela, ce  régime criminel et honteux du Général  Idriss Deby Itno, ose se présenter comme partisan de la paix devant la communauté internationale, et celle-ci donne malheureusement l’impression toujours  de le croire dans ses absurdités.

Le pouvoir du dictateur tchadien Idriss Deby, organise ces derniers jours des opérations meurtrières en sous-main, dont il rejette la responsabilité sur les groupes armés rebelles de l’est hostiles à son règne.

 Ainsi au moment où  tous les observateurs les plus sérieux sur la crise tchadienne sont d’avis et désignent le gouvernement tchadien  comme responsable sur les différents  cas des humanitaires enlevés,  il y a quelques semaines, cela est un exemple édifiant, que ce même régime terroriste continue à nier comme d’habitude sa responsabilité.

En outre, au sein de l’UFR, voila ce qu’on peut dire : « chasser, le naturel revient au galop. »

Timan Erdemi, nous exhibe petit à petit son vrai visage, quatre (4) combattants de l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement Fondamentale (UFDD-F),  membre de la faction d’Abdelwahid Abou,  ont été abattus la semaine passée par les hommes de Timan Erdemi, un tel crime odieux perpétré par des criminels au sein de l’UFR, aurait ainsi des conséquences dramatiques, et  que le responsable de ces actes doivent nécessairement être châtiés quelle que soit leurs appartenance. Il ne saurait y avoir de justice tant que les pires des crimes, à savoir les criminels, restent impunis. Quand à vous,  autres leaders, les vendeurs des illusions et les opportunistes, autres poltrons vous nous avez  montré aussi votre  pusillanimité inattendue, auriez vous le courage de dire un Non catégorique  à Timan, de dénoncer ses actes et de l’obliger à démissionner de son poste ou bien exiger de lui,  la tenue d’un congrès pour qu’il s’explique ?

Comment–expliquez-vous que certains leaders, restent figés d’accepter eux-mêmes que seul Timan qui serait capable de diriger la principale coalition armée qu’est l’UFR ?

Pourtant, il y en existe autant des cadres  civiles, politiques et militaires compétents, qui, en un laps du temps à la tête de la rébellion, seront à mesure de nous débarrasser de ce régime de Deby et avec lui tous ses acolytes.

Il est insupportable que, nous nous taisions en tant Compatriotes et frères de ces victimes innocentes qui ont disparu dans cette circonstance tragique et obscure et sans que ceux qui enfreignent les lois et les assassins ne soient châtiés.

Nous condamnons énergiquement et sans réserve,  un tel crime crapuleux  redoublé de la part des hommes aux moralités douteuses au sein de l’UFR,  dont nous ne sommes plus sûrs s’ils feront mieux que Deby,  une fois arrivés au pouvoir.

Cette situation, nous pousse à nous interroger : Pourquoi et pour qui meurent des jeunes résistants, pour défendre des personnes  sans foi et sans valeurs morales ? Et ce n’est pas encore une erreur  historique  de notre part de suivre une copie de Deby la plus dangereuse que l'original ?

Dans le chapitre de la mauvaise gouvernance politique dans le pays, il va s’en dire, que l’on  ne peut passer sous silence au jour d'aujourd'hui, la corruption et la concussion institutionnalisées qui élisent domicile partout sur le territoire et devient le langage officiel.

A la présidence de la république, au niveau des ministères, des mairies,  ou autres services publics votre dossier n'avance pas selon les règles qui régissent l’administration publique, si vous n'y posez pas une pierre très lourde. Déjà la soif démesurée du gain facile de certains officiels, a transformé le pays en une plaque tournante, de détournements de deniers publics.

La preuve est là, avec le redoutable scandale qui secoue l'éducation nationale, de hautes personnalités sont éclaboussées  à leurs descendances ou proches par influence ou à coup de pièces sonnantes et trébuchantes. 

A la fonction publique, le recrutement se fait par complaisance et par tête d’individu, des gens sans qualification sont destinés à enseigner des matières dont ils n'ont ni le niveau ni les compétences.

Bonne fête de l’AID Al Adha Almubarack à tous.

  Abdelmanane Khatab

Mission impossible au sein de l'UFR, ça nous l'avions compris dès le début de cette farce montée par les soudanais. Pour quelle raison? Dans quel but ? Surement pas pour enverser Déby!

Pour partager l'argent des saoudiens ? Pour encaisser les rançons concernant les personnels des ONG ou du CICR enlevés ? Probablement et de ce point de vue, il est important pour Béchir et Déby que la farce dure le plus longtemps possible. ***************************************************************

LA COUR DE JUSTICE DE LA CEDEAO DEBOUTE LES ONG ET LEURS PROTEGES

hissène habréLes Avocats du Président Hissein HABRE prennent acte de la décision rendue ce jour 17 Novembre 2009 par la Cour de Justice de la CEDEAO, en réponse à la « demande d’intervention » des personnes qui se prétendaient « victimes » des évènements intervenus au Tchad, encadrées et soutenues par une coalition d’ONG aux mobiles plus que discutables.

Les Avocats du Président HABRE rendent en cette circonstance, grâce à la justice communautaire en ce que les juges, au regard de la loi et de la jurisprudence, ont décidé de rejeter la demande d’intervention qui manquait à l’évidence de base juridique et de fondement légal.

La Cour n’a pas manqué de rappeler dans sa décision que ces intervenants avaient d’ailleurs déjà eu l’occasion de saisir la justice en de maintes occasions, comme la défense du Président Hissein HABRE, l’avait souligné pour demander le rejet de leurs nouvelles prétentions. L’audience devant la Cour avait d’ailleurs été l’occasion de révéler les liens étroits entre l’Etat du Sénégal et ces ONG unis dans un même dessein de remettre en cause la chose déjà jugée au Sénégal.

Le débat que le Président Hissein HABRE avait en effet porté devant la Cour était d’une toute autre nature puisqu’il avait pour objet de faire juger les violations portées par le Sénégal à la Charte africaine des droits de l’homme à l’occasion de l’initiation de nouvelles poursuites intentées par ce pays à son encontre, en dépit de ce que les juridictions sénégalaises, avaient donné, à trois reprises, par des décisions revêtues de l’autorité de la chose jugée, gain de cause à la défense du Président HABRE.

De même, la Cour Internationale de Justice de la Haye, saisie par la Belgique pour obliger le Sénégal à prendre des mesures conservatoires contre le Président HABRE, en rejetant solennellement l’action abusive de la Belgique, a dans le même temps repoussé la tentative visant la restriction des droits de l’intéressé.

Aujourd’hui, la Cour de la CEDEAO vient à son tour, par sa décision de conforter la défense du Président HABRE et blâmer les intrusions intempestives des ONG dans le cours de la Justice.

Les Avocats du Président HABRE disent avoir foi en la justice communautaire, désormais seule juridiction saisie, pour poursuivre l’examen au fond de la demande présentée à l’encontre des actes pris à son détriment par l’Etat du Sénégal.

Les Avocats du Président HABRE rappellent que la saisine de la Cour de Justice de la CEDEAO a pour objet d’enjoindre à l’Etat du Sénégal de mettre un terme définitif à la violation manifeste des droits de ce dernier, lesquels droits sont pourtant issus d’engagements et de conventions, tous opposables à l’Etat du Sénégal.

Les Conseils de M. HABRE renouvellent leur confiance en la justice communautaire, en rappelant la portée conférée aux décisions à venir de cette haute juridiction, seule à même de dire le droit face aux entreprises de l’Etat du Sénégal en violation des principes fondamentaux des droits de l’homme et des positions affirmées de l’Union Africaine à propos des conflits les plus récents survenus sur le Continent.


Les Conseils
Me. Mamadou Ismaila KONATE
Avocat au Barreau du Mali
Me. François SERRES
Avocat au Barreau de Paris

Une décision de justice ne se commente pas. On peut toutefois en penser ce que bon nous semble.


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Le gouvernement tchadien s'oppose à l'audition du ministre Adoum Younousmi par un juge d'instruction.

Le 21/11/2009 / APA N’Djamena (Tchad)

sens interdit
Le gouvernement tchadien a refusé l’audition du ministre des infrastructures, M. Adoum Younousmi, par un juge d’instruction, dans le cadre du scandale financier qui a éclaté au ministère de l’Education nationale, a appris APA.

Numéro deux du gouvernement, M. Younousmi allait être le 7ème membre du gouvernement entendu par la justice en raison de sn implication présumée dans une affaire de marché fictif portant sur une commande non exécutée d’achat de manuels scolaires au ministère de l’éducation.

A l’issue du conseil de ministres réuni vendredi à N’Djamena, le gouvernement a refusé qu’un 7ème de ses membres, notamment le ministre des infrastructures, soit auditionné par un juge d’instruction.

Il y a une dizaine de jours, le gouvernement avait autorisé que six de ses membres, dont les ministres de l’Education et de la santé ainsi que le secrétaire général de la présidence de la République comparaissent devant le juge d’instruction en charge du scandale financier au ministère de l’éducation nationale. Selon le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, M. Mahamat Hissène, le ministre Adoum Younousmi avait lui-même écrit au gouvernement pour demander l’autorisation d’être auditionné suite à une lettre adressée dans ce sens par le juge d’instruction.

« Le conseil des ministres a décidé de ne donner son accord ni à la demande du ministre des infrastructures ni à celle du juge d’instruction », a déclaré le porte-parole du gouvernement, lisant le communiqué du conseil des ministres.« (…) Les ministres ne voient pas de lien entre les marchés à l’origine de cette affaire et les activités du ministre des infrastructures », a souligné Mahamat Hissène.

Pour s’être interrogé dans sa dernière publication sur la non audition du ministre des infrastructures par le juge, le directeur du journal Notre Temps, Nadjikimo Benoudjita, a été convoqué vendredi par la brigade criminelle de la police judiciaire à la suite d’une plainte en diffamation introduite par M. Younousmi.

Vendredi, plusieurs titres ont consacré leurs « unes » au cas Younousmi, surnommé le « Tout-puissant et « super ministre ».

Holà, un peu de calme, la lutte contre la corruption doit rester sous contrôle !

A l'image du président autoproclamé, la grande majorité des ministres et hauts fonctionnaires sont totalement corrompus. Toutefois, pour faire propre vis-à-vis des occidentaux et à la demande de la puissance coloniale, Déby donne un coup de torchon symbolique mais très médiatisé. Ceux qui sont devenus inutiles peuvent ou doivent disparaître. D'autres, ceux dont Déby a pour l'instant besoin, ne doivent pas être questionnés. Encore une fois, circulez, il n'y a rien à voir, votre président s'occupe de tout !

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Le final judiciaire de la saga des vrais faux dinars se déroule à Paris. Déby qui en est le principal organisateur n'est même pas cité dans ce procès. Son ancien directeur de cabinet qui fut également son homme de main dans cette affaire n'a pas pu obtenir le visa lui permettant de se présenter à la barre du tribunal. C'est vraiment ballot !

Vrais-faux dinars de Bahrein, crédit à Déby
(Bakchich ) 
20/11/2009


FILOUTERIES.

billetsLa justice française fait preuve de complaisance à l’égard du Président tchadien Idriss Déby. Spécialement la 11e chambre du tribunal correctionnel de Paris, qui juge depuis lundi l’affaire des vrais-faux dinars de Bahrein.

Dés l’ouverture de l’audience lundi 16 novembre, Madame Quantin, la présidente de la 11e chambre, a constaté l’absence des deux prévenus tchadiens, Pedro Lazare, l’apporteur de l’affaire au palais présidentiel de N’djamena, et Hassan Fadoul Kitir, nommé conseiller spécial du président par Idriss Déby pour superviser l’impression en Argentine des coupures de 20 dinars de Bahrein et leur acheminement au Tchad.

Un ex-conseiller spécial du président tchadien trop bavard ?
Curieusement, Mme Quantin a disjoint le cas de Pedro Lazare du procès en cours, mais a décidé de juger Hassan Fadoul en son absence. Réfugié politique au Togo, Hassan Fadoul y réside depuis 9 ans. Pourtant Hassan Fadoul, sera, lui, jugé in absentia. Tant mieux pour Déby. La cour n’entendra pas la version de Hassan Fadoul, qui a pourtant donné à Bakchich moult détails précis sur l’implication personnelle et directe de son président .

Très difficile de comprendre pourquoi l’huissier chargé de signifier à Pedro Lazare sa comparution devant la 11 ème chambre ayant échoué dans sa mission, cela aboutit à ce que Pedro Lazare ne soit pas jugé maintenant, alors que celui dépêché à Creteil pour prévenir Hassan Fadoul, aboutit à un fiasco similaire, puisque l’intéressé, est de notoriété publique résident au Togo, sous le statut de réfugié politique.

Hassan Fadoul tente néanmoins de se faire entendre. Mardi 17 novembre, la présidente de la 11e chambre donne lecture d’un fax reçu le jour même du Togo, dans lequel Hassan Fadoul réitère sa demande de comparaitre, et souligne le refus opposé par le consulat de France à Lomé à sa demande de visa. Mme Quantin se borne à rappeler qu’en France il y a séparation des pouvoirs, et que la délivrance d’un visa ne relève pas de la justice. Elle ne voit donc aucune raison de ne pas le juger en son absence…

Un prince flou
Deux jours de débat ont fait émerger les contours passablement flous d’un prince appartenant à la famille royale d’Arabie Saoudite, son altesse royale Fayçal. Selon la présidente, il s’agit de l’un des 5 ou 7000 membres de cette vaste famille, n’exerçant aucune fonction officielle, et inconnu de l’ambassade de France à Ryadh. Pour deux prévenus interrogés, qui ont été à son service, il s’agit au contraire de l’un des fils de feu le roi Fayçal.
La relation d’une visite à son palais des environs de la capitale saoudienne effectuée en avril 1998 par Jean-Pierre Charrioux laisse rêveur : venu proposer au prince une affaire immobilière à St Tropez, il se retrouve dans une vaste salle dont les murs sont tapissés de cartons débordants de billets de banque de toutes origines. Francs suisses, luxembourgeois, livres sterling, dollars australiens, néozélandais, canadiens, américains ryals saoudiens, etc etc.
Jean-Pierre Charrioux comprend à cette occasion que l’éventuelle participation du prince à son projet immobilier sur la côte d’azur se fera en liquide et nécessitera une opération de change préalable à l’ouverture de comptes bancaires en France.
Autre collaborateur du prince flou, Jean-Pierre Kimbangala, un ressortissant congolais titulaire d’un passeport sud-africain et résidant en France. Pressé sur sa relation avec Fayçal, Jean-Pierre Kimbangala finit par lâcher que celui-ci lui faisait sans doute "confiance à 50%".

De l’ordinateur de ses enfants, la justice a fini par extraire une foule de documents censés émaner du prince Fayçal, qui semble jouir de dons multiples, puisque 11 documents qui lui sont attribués sont tous d’une écriture différente. Pour JPK, qui n’a pas la moindre difficulté pour se contredire à chacun de ses interrogatoires, devant la 11 ème chambre, tout est simple : le prince Fayçal, pour des raisons qu’il ignore, avait entreposé chez Ciccone, l’imprimeur argentin des Dinars bahreinis qui lui appartiennent, et qu’il souhaitait acheminer vers l’Europe. Il y eut donc, en mai 1998 3 rotations avec Comme destination initiale Nyamey (Niger) 1 vol, et N’djamena (Tchad) 2 vols.
La présidente précise qu’en tout état de cause, la Commission rogatoire envoyée en Arabie saoudite pour en savoir plus sur les activités du prince est restée sans réponse. Tout comme celle adressée au Tchad.

Il s’agit toujours de vrais-faux dinars

En revanche, malgré l’insistance de la partie civile (l’état du Bahrein et son autorité monétaire) une étonnante contradiction subsiste dans le dossier : les experts du Crédit Suisse à Zürich considèrent toujours les coupures de 20 Dinars de Bahrein pour un montant de 10 millions de dollars qu’ils ont eu à expertiser en mai 1998 comme authentiques, ce qui n’est ni le cas des experts français de contrefaçon monétaire, ni de ceux de l’entreprise britannique Delarue, officiellement en charge de l’impression de la devise bahreinie.

Les 10 millions de $ avaient été changés par le marocain Hicham Mandari, absent au procès pour cause d’assassinat, en Espagne en 2004. Il est le seul à avoir changé sans encombre un volume appréciable de la devise bahreinie printed in Argentina.
Bakchich, depuis deux ans et demi s’en est toujours tenu à cette qualification, car changer pour 10 millions de dollars une devise à circulation aussi restreinte que le dinar de Bahrein , après 5 jours d’expertise par les spécialistes du crédit suisse de Zurich, implique nécessairement qu’au moment de la transaction, fin mai 1998, ces billets de 20 dinars étaient encore vrais. 10 jours plus tard ils étaient devenus faux. Ce lot imprimé à Buenos Aires par Ciccone calcografica a par conséquent toutes les caractéristiques du vrai-faux.

Circulez y rien à voir !

Hassan Fadoul n'a pas obtenu le visa qui lui aurait permis de témoigner et confirmer ses déclarations faites à Bakchich. Nous sommes certains que le duo Sarkouchner n'y est pour rien. Tout comme il n'était pour rien dans la décision de déclarer irrecevable la plainte déposée devant la justice française par l'ONG Transparency International, qui visait les biens détenus en Europe et en France en particulier par les familles d'Ali Bongo (Gabon), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzavile) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale). Plus innocents et respectueux du droit que Sarkouchner, y a pas !

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19/11/2009, article de AFP/Pier Paolo Cito

dioufLe sommet de la FAO qui s'est achevé mercredi à Rome a été décevant aussi bien aux yeux du

directeur de cette organisation de l'ONU, Jacques

Diouf, que pour les ONG qui ont dénoncé l'absence

de dirigeants des pays riches et le manque

d'engagements contraignants pour lutter contre la faim.

Le responsable de la FAO, Jacques Diouf au cours d'un discours lors du sommet de Rome, le 16 novembre 2009.

"Naturellement, j'aurais espéré avoir dans un sommet de chefs d'Etat ou de gouvernement tous les pays représentés à ce niveau", a reconnu au cours de la conférence de presse finale le chef de l'organisation de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qui regroupe 192 pays.

"Si nous n'avons pas les dirigeants qui ont autorité sur tous les dossiers, qui peuvent coordonner l'action (...) je pense que nous passons à côté du problème, nous réduisons la question à sa dimension purement technique, alors qu'elle a une dimension économique, sociale, financière, je dirais même culturelle", a assuré M. Diouf. Car, a-t-il dit, "les problèmes de l'agriculture dépassent les ministres de l'Agriculture".

Une soixantaine de chefs d'Etat ou de gouvernement, essentiellement d'Afrique et d'Amérique Latine, ont participé à ce sommet boudé par la totalité des dirigeants du G8, sauf Silvio Berlusconi dont le pays accueillait la réunion et où la FAO a son siège.

Le ministre italien de l'Agriculture, Luca Zaia, a résumé par un euphémisme la réunion de trois jours : "ce sommet n'a pas donné de grands résultats et il y a eu des absences importantes".

Les ONG impliquées dans la lutte contre la faim, venues en grand nombre dans la capitale italienne, ont été plus dures à l'égard de l'agence spécialisée de l'ONU.

"Le sommet de la FAO a gâché l'ocsasion d'empêcher un milliard de personnes d'être affamées", a déploré ActionAid.

"On pourrait penser que la hausse de 20% depuis 2005 du nombre des personnes affamées aurait entraîné une action décisive et déterminée. Mais le sommet de la FAO n'a pas réussi à parvenir à une quelconque percée importante. Les dirigeants du G8 ne se sont même pas dérangés" à part Silvio Berlusconi, dénonce un communiqué d'ActionAid.

"On ne remplit pas des estomacs vides avec des paroles chaleureuses", a conclu l'ONG.

Oxfam International a donné mercredi une note de 2 sur 10 au sommet de la FAO. "Une seule réunion ne peut pas résoudre (le problème de) la faim dans le monde mais nous nous attendions certainement à bien plus. Le résultat n'est pas à la hauteur du problème, avec un milliard de personnes qui souffrent de la faim. L'absence quasi totale de dirigeants des pays riches a envoyé un mauvais signal dès le début du sommet", a dénoncé un porte-parole de l'ONG, Gawain Kripke.

Pour Médecins sans frontières (MSF), le sommet n'est pas parvenu à "s'occuper de la malnutrition des enfants".

"Une fois de plus, la communauté internationale ne prend aucun engagement dans la lutte contre la malnutrition des enfants. Négliger le fait que de 3,5 à 5 millions d'enfants de moins de cinq ans meurent chaque année de malnutrition signifie en substance que le sommet a échoué" s'agissant de "protéger les plus vulnérables", a conclu Guillaume Bonnet, porte-parole de MSF.

Aux questions des journalistes relayant le mal-être des ONG, M. Diouf a répondu en essayant de défendre les résultats du sommet.

Il a ainsi présenté comme un succès le fait que le document final prévoit "l'éradication totale de la faim" dans le monde alors que l'objectif jusqu'à présent était de réduire de moitié d'ici à 2015 le nombre des affamés.

Mais aucune date-butoir n'a été fixée pour atteindre cet objectif.

Il n'est rien sorti de ce sommet, c'était prévisible. La FAO ne sert à rien sauf à payer grassement des fonctionnaires et experts internationaux. On le sait depuis longtemps. Le président sénégalais Aboulaye Wade, a même qualifié la FAO de "puits sans fond".

Les dirigeants des Etats riches le savent également, c'est probablement pour cela qu'ils ne sont pas venus à Rome. Toutefois, la famine et là et les peuples affamés ont besoin d'aide. Pour qui concerne nos pays africains, nous ne voulons pas ignorer que nos dirigeants, majoritairement incompétents et corrompus sont souvent responsables de ce drame, Déby en constitue un exemple remarquable. Peut-on ignorer également que ces crapules sont pour la plupart soutenus par les pays riches ? Ces derniers pensent-ils régler le problème en l'ignorant, oubliant de même que le pillage de nos richesses naturelles en est aussi à l'origine ?

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Une dizaine de filles enlevées par les militaires

Le 16 novembre 2009, par Dokalyo Alphonse / CEFOD

femmeUn groupe de militaires, campés à la Cité du 1er décembre, aurait enlevé dans la nuit du vendredi à samedi une dizaine de filles venues assister à la manifestation de la 3ème édition du festival NDjam Vie qui se déroule à la place Festafrica, non loin de la cité. Malgré les démarches faites par les organisateurs du festival en direction des autorités pour leur libération, les filles sont toujours détenues par leurs ravisseurs.

L’association pour la promotion des libertés fondamentales au Tchad (APLFT), dans un communiqué de presse condamne « cet acte perpétré par ces éléments des forces armées nationales qui continuent à se comporter comme en territoire conquis en foulant allègrement au pied les lois et règlements de la République. »

APLFT demande la libération immédiate et sans conditions de ces filles, exige qu’un médecin soit commis pour les consulter après leur libération et se réserve le droit de se constituer partie civile et de saisir les organisations internationales tout en exigeant que les auteurs de ces actes soient punis conformément aux lois.

L’association interpelle en outre le ministre de la défense et celui de l’intérieur à qui elle demande d’user de tous leurs pouvoirs pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens sur l’ensemble du territoire. Enfin, le communiqué demande à l’Assemblée nationale d’interpeller les ministres précités sur la recrudescence de l’insécurité et des braquages des personnes et leurs engins.

Ces enlèvements interviennent, alors que se déroule actuellement sur l’ensemble du territoire national, une campagne de sensibilisation contre les violences faites aux femmes. La campagne de sensibilisation a été placée sur le haut patronage de la première dame, Hinda Déby Itno.

Ils interviennent aussi deux jours seulement après que le comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale, a pris l’engagement, lors de sa 29ème réunion ministérielle, tenue du 12 au 13 novembre 2009 à N’Djaména, de lutter contre les violences sexuelles. Le conseil regroupe 11 pays de l’Afrique centrale.

Alphonse Dokalyo

Incrédules, nous avons attendu avant de publier cette information, elle semble malheureusement vérifiée. Cet événement est scandaleux et insupportable. Il se heurte à nos traditions et à notre sens du respect des femmes.

Il démontre l'état de déliquescence de l'Etat et de l'ANT en particulier. Les mauvais exemples viennent du sommet de l'Etat. Ils sont relayés par des officiers supérieurs et généraux incapables et dont le cas relève plus de la mafia que de l'académie militaire. Ils ont été mis en place par Déby.

Nous voulons témoigner à ces malheureuses et à leurs familles, toute notre compassion et toute notre colère.

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Fin d'exil pour un guerrier Toubou

Séni Dabo / Le Pays

16 Novembre 2009

A en croire l'ancien chef d'Etat, cette fois, ce sera un vrai retour qui ne ressemblera pas à celui effectué en 1993 à l'occasion de la conférence nationale souveraine. On se rappelle qu'il avait regagné l'Algérie, suite à un désaccord avec le président Déby sur les conditions de son retour au Tchad. Quant à la paix à laquelle il veut se consacrer, c'est, serait-on tenté de dire, tout un programme pour cet ancien chef de guerre Toubou, une ethnie à cheval entre le Tchad, le Niger et la Libye.

En effet, on se demande comment il s'y prendrait pour convaincre les nombreux mouvements rebelles qui ne jurent que par la perte de l'actuel président, Idriss Déby Itno. Sans doute qu'il compte sur son passé, son « expérience » d'ancien chef de guerre. Effectivement, il est bien placé pour faire comprendre à tous ceux qui ont le régime en place dans leur viseur que ce n'est pas la meilleure solution pour conquérir le pouvoir et surtout le gérer. Goukouni Weddeye fait partie de ceux qui ont appris à leurs dépens que « celui qui tue par l'épée, périt par l'épée ».

S'il n'a pas péri physiquement sur les champs de bataille, son pouvoir qu'il a conquis en 1979, lui a par contre échappé. Le seigneur de guerre qui compte se muer en faiseur de paix veut donc déchirer le voile de la rébellion qui enveloppe son pays depuis son indépendance. Seulement, sera-t-il écouté par ceux qui, comme lui il y a de cela trente ans ou plus, ont pris aujourd'hui les armes pour se faire entendre ?

Rien n'est moin sûr d'autant plus que les mouvements rebelles le soupçonnent de faire le jeu d'Idriss Déby Itno avec lequel il a négocié son retour. Si jamais c'est le cas, il aura du mal à mener à bon port sa mission. Mais en attendant, souhaitons la bienvenue à Goukouni Weddeye.

Nous souhaitons également la bienvenue à Goukouni Weddeye. Concernant le rôle qu'il pourrait éventuellement jouer dans l'instauration de la paix et la stabilité dans notre pays, nous n'écartons rien mais nous sommes réservés et prudents. On ne peut pas ignorer que la main de Déby n'est peut-être pas loin !

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Micmacs à la BEAC

16/11/2009 _ Jeune Afrique_ Par : François Soudan

L'onde de choc du scandale du Bureau de Paris, révélé par J.A., n'a pas fini d'éclabousser les personnalités de la région.

BEACJean-Marie Ogandaga Ndinga est un homme prudent. Délégué du gouverneur au Bureau extérieur de Paris de la Banque des États de l’Afrique centrale, le BEP, depuis juillet 2008, ce haut cadre gabonais avait, en avril dernier, volontairement omis de remettre à la mission du contrôle général de la Beac chargée d’enquêter sur les détournements de fonds en son sein une dizaine de copies de chèques douteux en sa possession. Motif : l’identité « sensible » de leurs bénéficiaires. Mais une fois le scandale révélé par Jeune Afrique et le tsunami déclenché, il a bien fallu qu’il s’exécute.

Dans le rapport d’enquête qu’elle vient de rédiger, la direction du contrôle précise donc que lors de son dernier séjour à Paris, fin septembre, sa mission s’est finalement fait remettre lesdites copies des chèques qualifiés de frauduleux. Et l’on comprend mieux, à la lecture des noms des quatre bénéficiaires, que le délégué du gouverneur ait (sur ordre ?) longuement tergiversé avant de livrer aux enquêteurs les photocopies qu’il avait lui-même reçues de la Société générale.

Si l’on en croit le rapport, ont bénéficié de « chèques supposés frauduleux, qui n’ont pas été retracés régulièrement dans la comptabilité ou dont la prestation ne semble pas avoir été réalisée au bénéfice de la banque » : Mme Annie Mebiame, épouse de Léon Mebiame, ancien Premier ministre du Gabon ; le général André Oyini, ancien commandant de la garde républicaine d’Omar Bongo Ondimba, neveu de ce dernier et donc cousin de l’actuel président Ali Bongo Ondimba ; Mathias Dzon, ex-ministre congolais de l’Économie et des Finances, ancien directeur national de la Beac à Brazzaville et candidat à la présidentielle de juillet 2009. Enfin : Jean-Pierre Oyiba, ex-directeur de l’Office des ports et rades du Gabon, l’Oprag, et actuel directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba, dont il est l’un des très proches.

Les montants en cause varient entre l’équivalent de 14 millions de F CFA (André Oyini) et 136 millions (Mme Mebiame), en passant par 58 millions (Mathias Dzon) et 65,6 millions (Jean-Pierre Oyiba). Ces chèques, qui remontent pour la plupart à la période 2005-2007, émanent tous du compte ouvert par le BEP à l’agence Champs-Élysées de la Société générale. Le rapport d’enquête de la Beac est formel : que leurs bénéficiaires en aient ou non été informés, il s’agit là du produit de détournements réalisés au moyen de chèques frauduleux (imitation de signatures, doubles paiements…) établis par le comptable Armand Brice Ndzamba et ses complices « pour approvisionner leurs comptes personnels ou ceux de leurs relations ». 

Grosses surprises

Un nouveau rebondissement, donc, qui touche au cœur du nouveau pouvoir gabonais – selon nos informations, le président Ali Bongo Ondimba, très engagé dans son opération de « nettoyage », aurait signifié à son ami Oyiba qu’il ne le couvrirait pas s’il s’avérait qu’il avait fauté –, mais sans doute pas le dernier, puisqu’une revue des comptes de la Beac depuis le début des années 1990, préconisée par les partenaires occidentaux de la banque, risque de révéler de grosses surprises.

Contraint par le FMI, qui a gelé ses programmes et décaissements en faveur des pays membres en attendant que toute la lumière soit faite sur ce scandale, le conseil d’administration de la Beac, institution jusque-là réputée pour son opacité, se livre depuis la mi-octobre à un bel exercice de transparence. À la publication sur le site Internet de la banque des principales pièces du dossier succèdent les auditions en chaîne des coupables et des responsables. L’ancien vice-gouverneur et ex-ministre congolais des Finances, Pacifique Issoibeka, et l’actuel directeur général de l’exploitation de la Beac, l’Équato-Guinéen Lucas Abaga Nchama, sont ainsi venus s’ajouter à la liste des dirigeants passés ou présents dont la responsabilité est – à des degrés divers – engagée : Jean-Félix Mamalepot, Philibert Andzembé, Gata Ngoulou, Rigobert Roger Andely. Quant aux coupables, à la fois auteurs et bénéficiaires des malversations, ils sont pour certains en prison (Armand Brice Ndzamba et son épouse), inculpés ou en voie de l’être (Maurice Moutsinga), et, pour d’autres, recherchés par Interpol en France et au Maroc (l’ex-secrétaire du BEP Marie-France Robert).

Reste une troisième liste: celle des « simples » bénéficiaires présumés de détournements, selon les rapports d’enquête. Ils sont plusieurs dizaines, dont, on l’a vu, certaines personnalités « sensibles ». Si les faits étaient confirmés, la moindre des exigences à leur égard serait qu’ils remboursent à la Beac cet argent mal acquis.

L'Afrique, notre Afrique, ce n'est pas ça ! Notre objectif est de le démontrer !

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Faim dans le monde : le G8 condamne le sommet de Rome à l’échec.

Nous avions annoncé des réunions coûteuses et inutiles, en voici une.

Les pays riches ont boycotté la rencontre initiée par la FAO

LUNDI 16 NOVEMBRE 2009 / PAR RENÉ DASSIÉ

sommet faoUne cinquantaine de chefs d’Etat participent au sommet contre la faim, qui s’est ouvert lundi à Rome. Ils viennent pratiquement tous des pays des pays du sud, ceux du nord n’ayant pas fait le déplacement. La faim dans le monde menace directement plus d’un milliard de personnes. Selon la FAO, il faudrait chaque année investir 44 milliards de dollars dans l’agriculture pour résoudre le problème de la dénutrition.

A Rome où s’est ouvert lundi le sommet contre la fin du Fond alimentaire mondial (FAO), les dirigeants des huit pays les plus industrialisés du monde (G8) brillent par leur absence. Seul Silvio Berlusconi a décidé d’y participer. Et certains observateurs laissent entendre que le président du Conseil (gouvernement) italien n’y est venu que pour éviter d’avoir à se rendre à Milan, dans le nord de son pays, où s’ouvrait un procès à charge contre lui. Alors que Barack Obama a fait de la lutte contre la faim une des priorités de son mandat, les Etats-Unis sont représentés dans la capitale italienne que par le directeur par intérim de l’Agence américaine pour le développement international (Usaid). Tandis que la France de son côté a envoyé Bruno Le Maire, le ministre de l’agriculture. Une représentation pratiquement symbolique.

La FAO affirme pourtant qu’il y a urgence à prendre des mesures fortes contre la faim, qui ne cesse de s’accroitre dans les pays du sud. Dans une vidéo-plaidoyer, le sénégalais Jacques Diouf, directeur de cet organisme onusien explique que toutes les six secondes, un enfant meurt de la faim dans le monde. Et bien que les récoltes des céréales, en forte augmentation ces deux dernières années, suffisent amplement à nourrir toute la population de la planète, le nombre de malnutris a grimpé cette année à 1,02 milliards, soit 100 millions de plus qu’en 2008.

Ce qui laisse croire que l’engagement pris par la communauté internationale, de réduire de moitié le nombre de personnes souffrant de faim dans le monde d’ici à 2015, pourrait ne pas être atteint. Devant l’urgence de la situation, la FAO a lancé une pétition en ligne (www.1billionhungry.org), et proposé à chacun de jeûner samedi ou dimanche, en solidarité avec les affamés. Jacques Diouf et Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l’Onu, ont été les premiers à se soumettre à cet exercice symbolique.

Problème de calendrier ?

Pourquoi les pays du G8 ont-ils donc snobé le sommet de Rome ? Aucune raison officielle n’a été avancée. Un cadre de la FAO joint par Afrik.com pense toutefois que la rencontre, coincée entre deux sommets mondiaux traitant de la faim, serait victime d’un problème de calendrier. D’un côté, il y a eu le sommet du G8 de l’Aquila (Italie) en juillet dernier, pendant lequel les pays riches avaient traité de la question et annoncé une aide de 20 millions de dollars en faveur de l’Afrique. De l’autre, le sommet mondial sur le climat se tiendra début décembre, c’est-à-dire dans moins de trois semaines à Copenhague (Danemark). La question de la faim devrait y être de nouveau abordée, en liaison avec celle des dérèglements climatiques.

Quoi qu’il en soit, l’absence du G8 à Rome pèsera lourdement sur les travaux de Rome. Alors que Jacques Diouf souhaitait que les Etats prennent des « engagements concrets », chiffrant à 44 milliards de dollars annuels les besoins pour l’agriculture mondiale, le sommet ne devrait déboucher sur aucun nouvel engagement chiffré, en l’absence des principaux contributeurs. « C’est une tragédie que les chefs d’Etat du G8 n’aient pas assisté au sommet », a déploré Daniel Birman de Médecins sans frontière (MSF). De leur côté, ActionAid et Oxfam, deux organisations non gouvernementale d’aide au développement, ont dénoncé, dès son ouverture, un sommet qui « risque d’être un gaspillage de temps et d’argent ».

Toutefois, bien que déçue par l’attitude du G8, la FAO ne partage pas ce pessimisme. « La déclaration de lundi ne fait pas mention des 44 milliards de dollars par an pour éradiquer la faim d’ici 2025. C’est une déclaration a minima qui ne correspond pas à ce que nous souhaitions. Toutefois, nous espérons qu’elle poussera les Etats à faire plus d’efforts, à s’engager davantage. Nous espérons obtenir un échéancier de leurs contributions », a déclaré à Afrik.com un cadre de l’organisme onusien. Le sommet de Rome se terminera mercredi.

L'absence des chefs d'Etats des pays riches illustre le peu de cas que font tous ces nantis de la misère des pays pauvres, africains notamment. La famine n'est pas une fatalité, l'aide internationale au développement et les ONG sont des cataplasmes, des grigris qui leur donnent bonne conscience. Ce sont de misérables compensations au pillage des ressources naturelles de nos pays auxquelles se livrent les multinationales capitalistes ou chinoises.

La paiement de nos richesses à leurs justes prix (et le paiement des impôts correspondants sans transit fictif par des paradis fiscaux) permettrait de nourrir correctement nos populations. Ceci serait d'autant plus facile et efficace si les dirigeants africains complices et corrompus étaient cartés des affaires; c'est notre objectif pour ce qui concerne le Tchad.

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LA FORCE QUI NOUS MANQUE

UN ECLAIRAGE SUR LA FRANCAFRIC

eva jolyMme Eva Joly, ancien juge d'instruction en France à rédigé un ouvrage très intéressant qui concerne notamment la politique française en Afrique, édifiant et malheureusement toujours d'actualité !

Extraits :

Eva Joly. Editions des Arènes (Paris) 190 pages.

Je n’avais rien compris à ce que l’écrivain Slimane Zeghidour appelle « le secret de famille de la République ».

Quand j’ai pris en charge l’instruction de l’affaire Elf, j’avais en face de moi les puissants du pétrole français, je n’aimais pas leur arrogance, la façon qu’ils avaient de se servir dans les caisses, mais lorsqu’ils invoquaient les intérêts supérieurs du pays, j’étais prête à les croire. Je sortais de plusieurs années en détachement au ministère des Finances, entourée de hauts fonctionnaires intègres, d ‘une compétence absolue. J’avais confiance dans les institutions de mon pays d’adoption. Je n’imaginais pas que la finalité des dirigeants des sociétés nationales du pétrole fut autre chose que le bien commun. Je traquais les dérives et non le système lui-même.

Pourtant au fil de mon enquête, j’ai découvert un monde souterrain. Magistrate, limitée par le cadre de ma saisine et des compétences nationales, je devais m’arrêter sur le seuil de certaines portes, qui menaient vers l’étranger. Je découvrais des chemins qu’il aurait été passionnant de remonter, des connexions qui m’ahurissaient. Avec des chiffres, des comptes, nous avions sous nos yeux le déchiffrage d’un vaste réseau de corruption institutionnalisé, dont les fils étaient reliés en direct à l’Elysée..............

Voilà où en est le Gabon, chasse gardée de la France, fournisseur des trésors du pétrole et de l’uranium, fief de Total-Elf la première capitalisation boursière française.

Roland Dumas « l’ami intime » de Bongo

Si les habitants de Libreville n’ont pas bénéficié de la richesse de leur pays, c’est parce que la France s’est accaparée ses ressources minières, avec la complicité d’un président, enrôlé dès son service militaire par l’armée française et ses services secrets, placé à la tête du pays à 32 ans par Paris.......................................

A ceux qui croient encore à l’aide désintéressée de la France en Afrique, il suffit de consulter les chiffres du Pnud (Programme des nations unies pour le développement). La corrélation est régulière entre le montant de l’aide française et la richesse en matières premières. En clair, celui qui n’a rien dans son sous-sol ne doit pas attendre grand-chose de Paris...............

Une France digne de son idéal et de son héritage de 1789 est incompatible avec la Françafrique : ce qu’une génération a fait, une autre peut le défaire. C’est possible........................

Lire les extraits complets

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Où l'on reparle du MJE qui n'est pas au Tchad et du rapprochement du

Tchad et du Soudan façon Déby / Béchir

KhalilQu’est ce qui s’est passé la semaine dernière entre l’armée tchadienne et l’aviation soudanaise. Une chose est sûre : le premier a subi, le second a agi et les deux se taisent. Mais dans cette zone frontalière, il y a tellement de téléphones satellitaires que tout crépitement est relayé en un laps de temps par les ondes à travers le monde. Tout a commencé lorsqu’un certain Charoune a voulu rerallier le MJE.

Le sieur était un lieutenant du Dr. Khalil et d’origine Massalit, donc de la région d’Elgineina. Il y a de cela quelques temps, il a coupé court avec son chef et négocié avec le gouvernement soudanais. Mais conscient de la labilité de son ex-subordonné, Khalil a suggéré à Deby de le « racheter ». Le coût n’étant pas très élevé, ce dernier a donné son accord et les tractations ont commencé pour que Charoune revienne au Tchad et rejoindre le MJE. Ainsi, la semaine dernière, tout devrait rentrer dans l’ordre, Charoune ayant fait signe à son ancien chef de vouloir être récupéré dans un lieu précis. Une brigade mixte ANT/MJE, dirigée par un colonel de l’armée tchadienne répondant au nom de Barkai Hamid, a été constituée pour cette fin. Une dizaine de véhicules bourrés d’homme armés a traversé la frontière tchado- soudanaise pour escorter le nouveau-ancien rebelle jusqu’à la base du MJE à Am-Djarass.

Malheureusement pour le duo Deby/Khalil, les choses ne se sont pas déroulées comme elles devraient l’être. Le gouvernement soudanais, ayant eu vent du revirement de Charoune, suivait de près ses déplacements. D’autre part, bien que les éléments de Barkai aient pris de minutieuses précautions pour ne pas être repérés, leur mouvement était surveillé dès leur passage de la frontière. Les soudanais ont donc attendu que les deux groupes se rencontrent avant de donner l’ordre à leurs forces aériennes d’entrer en action. Les bombardements qui ont suivi ont fait plusieurs morts et des véhicules incendiés. Le chef d’opération a été grièvement blessé et transféré dare-dare à N’djaména. Les rescapés se sont dispersés et beaucoup à pieds dont Charoune. On parle des prisonniers faits par l’armée soudanaise. Peut être que cet incident explique le retard qu’a pris la visite annoncée par Deby de Moussa Faki à Khartoum.

Beremadji Félix / Les Brèves de N'djaména

On ne peut pas croire ce qui est mentionné dans cet article. Il n'y a pas de rebelles soudanais au Tchad. C'est Déby lui même qui l'a annoncé en Octobre dernier. Souvenez vous :

« Dans cet accord, il est stipulé, point N°1, c'est l'éloignement des mercenaires de la frontière, les cantonner ailleurs. Nous avons pris des engagements qui consistent à laisser les soudanais venir voir à l'intérieur de notre territoire si il y des camps des opposants soudanais en particulier ce qui les intéresse c'est le MJE....Nous allons leur (aux Soudanais) ouvrir nos portes pour venir vérifier à l'intérieur du pays ce que nous n'avons pas. Il est prévu aussi qu'une délégation tchadienne se rende à Khartoum».

Alors si Déby l'a dit, c'est obligatoirement vrai, il ne ment pas cet homme !

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DEMISSION DU FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE NATIONALE (FPRN) 
DU CAMARADE SECRETAIRE A LA SANTE ET A L’EDUCATION 
Dr ABDELBAGUI IBRAHIM YAKHOUB 


le 15/11/2009

abdelbaguiChers camarades, j’ai adressé  une lettre de démission au camarade coordinateur du FPRN, je lui ai indiqué par ailleurs mon intention de ne plus y militer. C’est une immense page qui se tourne pour moi et je voudrai m’expliquer sur cette décision à l’opinion nationale et internationale. 
  
Apres avoir évalué mon parcours depuis presque deux ans au sein du mouvement, il ressort de mon évaluation un malaise qui est alimenté par l’absence d’un cadre de dialogue et de concertation au sein du mouvement, qui, semble-t-il, sombre dans une gestion informelle. Cette gestion informelle est la conséquence directe du non respect des textes de base et de la structure mal organisée. Point depolitique autrement mais une bonne vieille série de films criminels et de combines d’autrefois maladroitement dissimulées derrière des discours qui deviennent pathétiques à force de se répéter. 
  
Le coordinateur et sa suite ne respectent pas leurs propres cadres, une structure qui ne respecte pas ses propres statuts, qui se moque du fait démocratique, qui recrée  un système oligarchique : Des abus de pouvoir en pagaille, confiscation des pouvoirs par des personnes mal intentionnées.  Je ne peux pas cautionner des pratiques inacceptables, les suspicions et polémiques que nous avons été nombreux a constater, a regretter et a dénoncer. 
  
Je ne suis pas quelqu’un  qui baisse le bras. Avant de prendre la décision de démissionner, j’ai tenté de faire bouger les lignes, notamment en insistant sur la nécessité de suivre les conduites strictes de l’UFR. 
Etait-ce judicieux ou non, je n’en sais rien mais dans mon esprit c’était indispensable. 
 Je ne pouvais pas me résoudre à quitter cette grande famille a la quelle j’étais tellement attaché  sur le fond. 
Le manque d’efficacité interne a conduit au manque d’efficacité politique. Ce qui est sans doute le plus triste, c’est que le manque d’organisation, les défaillances successives dans l’organisation, une absence de stratégie consciente de contact et un manque d’audace dans le changement des méthodes se sont traduits par un manque récurent d’efficacité politique. 
  
Sans parler des camarades, nombreux, que nous avons déçus et qui nous ont quitté  un peu trop tôt.  
Et cela, nous le devons presque entièrement a nos défaillances organisationnelles internes.  
 J’ai essayé de faire bouger les choses, je n’ai reçu  que du mépris. Aussi j’ai fait l’objet de plusieurs coups bas dans toutes les missions qui m’ont été confiées. 
    
Aujourd’hui, il est temps pour moi de tourner cette page car je ne veux  plus être complice de cette forfaiture. 
C’est donc après une mure réflexion et non sans une profonde tristesse que je suis contraint de renoncer à mon engagement et les espoirs que j’ai mis dans ce mouvement. 
J’ai décidé de démissionner du FPRN, quelque soit mon niveau d’engagement militant. En effet, je ne me reconnaissais plus dans le FPRN  auquel j’ai tant cru, devenu vide d’idées. 
  
Cependant, je demeure toujours  membre de l’UFR, qui est la seule issue objective pour un changement rapide et durable au Tchad et je me mets à sa disposition pour la poursuite de la lutte pour laquelle je ne saurai transiger INCH ALLAH. 

   Fait  à TISSI, le  14 Novembre 2009 
   Dr ABDELBAGUI IBRAHIM YAKHOUB 
   Ex SECRETAIRE A LA SANTE ET A L’EDUCATION DU FPRN

La décision de notre camarade Abdelbagui a été dictée par le bon sens. Sa conscience ne pouvait pas envisager d'être  « complice de cette forfaiture ». C'est tout à son honneur et nous voulons lui témoigner notre admiration et notre soutien. Cependant, pourquoi rester membre de l'UFR, ce « machin » mal né, imposé et piloté en sous main par les Soudanais ? Les maux du FPRN sont aussi ceux de l'UFR. Ce mouvement n'a aucun avenir. Il y a toutefois en son sein des patriotes, des démocrates honnêtes avec qui il serait possible de créer un véritable front d'opposition au service du peuple.

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Tchad: Situation très précaire dans l'Est du pays

13 Novembre 2009

Déclaration du coordonnateur de l'action humanitaire pour le Tchad

logo onuLes Nations Unies devraient aller au-delà de l'action humanitaire dans l'Est du Tchad si la communauté internationale veut stabiliser la situation dans cette région aux confins du Darfour (Soudan), a estimé jeudi le coordonnateur résident des Nations Unies et coordonnateur de l'action humanitaire pour le Tchad, Michele Falavigna.

La région est menacée de « somalisation » en raison de l'anarchie qui y règne, a-t-il estimé lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York. Il a ainsi constaté qu'il n'y avait ni tribunal en état de fonctionner, ni prison digne de ce nom, dans une ville comme Abéché. M. Falavigna qui a pris ses fonctions il y a trois mois, a brossé le tableau d'une situation extrêmement précaire, même si des « motifs d'espoir » sont apparus avec le début du retour de certains réfugiés sur leurs « terres ancestrales », des hommes en majorité.

Il a noté que dans les camps de réfugiés soudanais, il y avait deux fois plus de femmes que d'hommes dans la tranche d'âge 18-59 ans, alors que la parité entre les sexes est à peu près équilibrée chez les enfants et les adolescents ainsi que parmi les vieillards. Pour M. Falavigna, l'explication tient au fait que si des hommes retournent, en effet, cultiver leurs terres, certains prennent les armes en se mettant aux ordres des seigneurs de la guerre, alors que d'autres se livrent à divers trafics.

« Nous devons offrir l'espoir d'une vie décente aux jeunes hommes et jeunes filles qui grandissent dans les camps », a-t-il dit. Autrement, ceux-ci ne resteront pas éternellement dans ces camps : ils choisissent la « voie la plus facile », celle des armes pour les premiers, des réseaux de prostitution pour les secondes.

M. Falavigna a insisté sur la situation d'insécurité qui prévaut dans la région. Les armes sont massivement disponibles et les enlèvements pour rançons courants: « Il y a un tel niveau diffus de criminalité que quiconque possède le moindre bien peut être attaqué ». Pour le Coordonnateur résident, « sans une présence importante de gens en uniforme, il est impossible de garantir la sécurité, sans même parler du développement ».

Il est à craindre que l'assistance humanitaire ne devienne impossible si l'on ne fait rien, car celle-ci est prise pour cible, particulièrement les organisations non gouvernementales (ONG), a-t-il souligné.

Cette déclaration a été suivie de la dépêche ci dessous :

Six ONG suspendent leurs opérations dans l'est du

Tchad, selon l'ONU - ASSOCIATED PRESS

 

RéfugiésTchad, 13/11/2009 (AP) - Six organisations privées d'aide humanitaire, dont la Croix-Rouge internationale et Médecins sans Frontières, ont suspendu des opérations dans certains secteurs de l'est du Tchad en raison des risques encourus par leurs personnels, a annoncé vendredi la porte-parole de l'ONU Elisabeth Byrs.

Cette annonce intervient après l'enlèvement lundi de Laurent Maurice, qui travaillait pour la Croix-Rouge, et l'assassinat récent d'un humanitaire tchadien.

"C'est une suspension temporaire", a expliqué Mme Byrs, ajoutant que les opérations reprendraient dès que la sécurité sur le terrain le permettra.La suspension des opérations laisse au moins 37.000 personnes sans aide humanitaire, dont nombre de déplacés dans le département d'Assoungha, frontalier avec le Soudan, ajoute Mme Byrs. Elle a précisé que les attaques visant les travailleurs humanitaires dans la région ont doublé par rapport à l'année dernière, et sont passées à environ 190. "Les incidents de sécurité auxquels les humanitaires sont exposés aujourd'hui sont plus graves que par le passé", a-t-elle ajouté, l'impunité et la faible présence des autorités tchadiennes encourageant les attaques.

Michael Goldfarb, porte-parole de MSF, a expliqué pour sa part que l'ONG française s'était provisoirement retirée d'Ade, près de la frontière soudanaise, mais continuait à travailler en d'autres endroits de la région.

Dans un communiqué diffusé à Paris, MSF précise mener toujours des projets sur quatre sites de l'est tchadien. Elle a suspendu ses activités à Ade en août 2009, et a "réduit ses effectifs depuis l'enlèvement d'un membre du CICR" le 9 novembre.

Voilà à quoi conduit la gestion du pays façon Déby. Gestion approuvée voire encouragée par le duo Sarkouchner dont nous avons appris à connaître l'irresponsabilité, la courte vue et surtout le mépris envers nos peuples dont ils ne connaissent pas les cultures ni même les habitudes et pratiques sociales.

Pour nous écrire : ufcd@ufcd.org

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L'ANR alerte l' Union Européenne sur le génocide perpétré par Déby à l'Est du

Tchad

Communiqué du 13/11/2009

medium_darfour1.jpgAfin d'attirer l'attention de la communauté internationale et notamment de la France sur les atrocités commises par les tortionnaires de Déby dans l'Est du Tchad et plus précisemment dans le Dar Tama, l'ANR a engagé une action auprès de l'Union Européenne.

Le 12 Novembre 2009, l'ANR a publié un communiqué dans lequel elle précise et c'est important, que des témoignages prouvant la réalité de ces crimes ont été remis à l'Union Européenne. Lire le communiqué de l'ANR

Nous saluons cette démarche et espérons qu'elle se concrétisera par une pression internationale suffisamment forte pour que, d'une façon ou d'une autre, Déby soit contraint à stopper ce génocide.

UFCD – Le commandement

Pour nous écrire : ufcd@ufcd.org

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Biya a-t-il financé un livre contre Sassou Nguesso ?

MERCREDI 11 NOVEMBRE 2009 / PAR RENÉ DASSIÉ

Zizanie au sein de la Françàfric. Yaoundé et Brazzaville s’affrontent par médias interposés

Biya_sassouUn journal congolais proche de Denis Sassou Nguesso accuse Paul Biya d’être à l’origine d’une campagne visant à ternir l’honneur du président congolais. Selon le même journal, le président camerounais aurait financé la parution d’un livre intitulé Sassou Nguesso, l’irrésistible ascension d’un pion de la Françafrique (L’Harmattan, 2009). La présidence camerounaise a apporté un démenti. Mais une crise couve entre les deux pays.

L’affaire prend les allures d’une véritable crise diplomatique entre Yaoundé et Brazzaville. Une guéguerre à laquelle Paul Biya, le président du Cameroun, et son homologue Denis Sassou Nguesso de la République du Congo se livreraient par médias interposés. Dans ses livraisons de septembre et d’octobre, Le Choc, un mensuel brazzavillois proche de Denis Sassou Nguesso s’attaque directement à Paul Biya, qu’il accuse d’avoir orchestré une campagne médiatique contre le président congolais.Lire la suite

Messieurs Biya et Sassou, ne pensez vous pas que le duo Sarkouchner n'a pas assez de soucis avec Ben Ali, avec la Mauritanie, la Guinée, Ali Bongo, Abdulaye Wade et les membres français du CICR enlevés avec la bénédiction de votre grand ami Déby?

Allons, allons, assumez vos statuts de chefs d'Etats oh combien démocratiques! Arrêtez cette agitation enfantine ! Il en va de l'avenir de Kouchner ! Et Bourgui, il en pense quoi de cette affaire ?

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ENLÈVEMENT D'UN FRANÇAIS

Polémique sur la sécurité des humanitaires au Tchad

Le 11/11/2009 - AFP, Le Point

CICRUne polémique sur la protection des humanitaires par les autorités a ressurgi au lendemain du rapt d'un humanitaire français du CICR dans l'est du Tchad. L'enlèvement lundi dans le village de Kaw d'un agronome de la Croix-Rouge est survenue moins de trois mois après le rapt, également dans l'est, d'un travailleur grec de l'ONG Médecins sans Frontières, libéré depuis. "Les humanitaires du CICR et de MSF nous causent trop de problèmes. Ils refusent d'être escortés", a affirmé le général Oki Daggache, de la Coordination nationale d'appui à la force internationale à l'est du Tchad (Conafit). "Plus grave, ils n'informent jamais les autorités locales de leurs déplacements sur le terrain et donc ils deviennent très difficiles à gérer", a-t-il ajouté. De source proche des autorités tchadiennes, N'Djamena envisage d'expulser les ONG et organismes refusant les escortes dans cette région qui abrite des dizaines de camps de réfugiés venus du Darfour, à l'ouest du Soudan, et de la Centrafrique ainsi que des déplacés tchadiens. Globalement, on estime à 450.000 personnes le nombre de réfugiés et déplacés y résidant.

L'est du Tchad est en proie aux bandits et "coupeurs de route" et les ONG ont souvent dénoncé leurs conditions précaires de sécurité. En mars, Oxfam estimait qu'il y avait "25 attaques d'ONG" tous les mois dans l'est malgré la présence de la force européenne Eufor, relayée depuis par la Mission des Nations unies en RCA et au Tchad (Minurcat). "On leur dit que c'est dangereux. On leur dit de ne pas y aller. Et après ils y vont et il arrive ce qu'il arrive", affirme, sous couvert de l'anonymat, un Occidental travaillant dans la sécurité. "Nous ne pouvons accepter des escortes armées si nous voulons rester neutres", rétorque Anna Schaaf, porte-parole du CICR. "Nous travaillons ainsi dans le monde entier". Toutefois, la porte-parole a souligné que CICR informait toutes les parties prenantes du conflit de ses déplacements. La politique de MSF est similaire.

Un contexte général inquiétant

Des bandes armées - des "malfrats" selon l'expression de N'Djamena - échappent au contrôle des autorités, mais aussi des rebelles darfouris comme tchadiens qui affirment mettre un point d'honneur à laisser travailler les humanitaires. Au Darfour, de l'autre côté d'une frontière poreuse, les enlèvements de personnels humanitaires sont devenus fréquents : le 22 octobre, un Franco-Britannique, travaillant pour le CICR, a été enlevé au Darfour-Ouest (Soudan). Deux femmes de l'ONG irlandaise Goal ont été enlevées le 3 juillet à 100 km au nord-ouest d'El-Facher, la capitale du Darfour-nord. Plusieurs autres rapts de personnels expatriés ou locaux ont eu lieu cette année, notamment celui d'une Française et d'une Canadienne de l'ONG AMI lors duquel deux employés soudanais ont été tués.

Or entre le Tchad et le Soudan, "on passe la frontière comme on veut. Il y a des modus operandi similaires", constate une source diplomatique, en soulignant que ces enlèvements surviennent "dans un contexte général inquiétant" au niveau sécuritaire. De source soudanaise, on craint que certains ravisseurs vendent leurs otages à des groupes politiques au religieux comme cela s'est déjà fait en Irak ou au Mali. "Avant, les humanitaires ne craignaient pas les enlèvements. On constate qu'il y en a de plus plus en plus. On est malheureusement à un changement d'époque au Tchad", assure un membre d'une ONG qui évoque un possible changement de stratégie de ces organisations.

Les ONG vont changer de stratégie? Peut-être! L'ONU va t-il faire en sorte que sa MINURCAT serve enfin à quelque chose ? SARKOZY et son EPERVIER vont-ils se décider à protéger les victimes de Déby? Probablement pas ! Les complices de Déby, qu'ils soient coupeurs de route, MJE, milices Zaghawa sont autorisés à assassiner et violer, notamment au Dar Tama. Pendant ce temps, Kouchner pérore devant les caméras.

****************************************************************10/11/2009  | AFP

Scandale à la Beac : le directeur de cabinet de Bongo démissionne

Jean-Pierre Oyiba veut préparer sa défense contre les accusations de détournements de fonds

Jean-Pierre Oyiba veut préparer sa défense contre les accusations de détournements de fonds© Désirey Minkoh-Afrikimages

Le directeur de cabinet du président gabonais Ali Bongo, investi le 16 octobre, a annoncé lundi qu'il se "déchargeait de ses fonctions" pour se défendre d'accusations dans le scandale des détournements (25 millions d'euros) à la Banque des Etats d'Afrique centrale (BEAC).

"Pour des raisons d'éthique et de préservation de bonne gouvernance prônée par le chef de l'Etat Ali Bongo Ondimba, j'ai décidé de me décharger de mes fonctions actuelles aux côtés du président afin de me consacrer entièrement à ma défense dans cette affaire", a affirmé Jean-Pierre Oyiba, dans une déclaration lue en direct pendant le journal télévisé de la première chaine publique RTG1.

L'hebdomadaire Jeune Afrique, qui avait dévoilé les malversations, affirme dans son édition du 8 au 14 novembre que M. Oyiba a été l'un des bénéficiaires des détournements de fonds et aurait touché "65,6" millions de Francs CFA (100. 000 euros).

Un pseudo coup de nettoyage à peu près équivalent à celui passé par Idriss Déby au Tchad la semaine passée. La Françàfric de Sarkouchner a semble t-il, décidé modifier son image salement ternie, de retrouver sa crédibilité et pourquoi pas sa virginité. L'intérêt de la manœuvre étant également de remplacer des corrompus bien établis mais inutiles par de futurs corrompus encore malléables et aux ordres. Ah ils sont forts les grands gourous de la communication Élyséenne ! Continuez les gars, nous sommes impressionnés par tant de limpidité et d'innocence. Nous croyons dur comme fer qu'une ère nouvelle a commencé.

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CORRUPTION

10/11/2009

corruptionLa corruption est un fléau qui accable la majorité des pays du monde mais qui est particulièrement présente en Afrique où elle fait des ravages considérables. Cet article essaie de définir cette corruption à l’africaine, ses principales manifestations et les moyens qui sont mobilisés pour réduire ses effets.

 Il existe de multiples définitions de la corruption mais, expliquée très simplement, la notion se réfère à l’obtention de services indus par le biais d’un abus de pouvoir ou par le versement de pots-de-vin. Elle est généralement réprimée par les lois pénales, tant que son mécanisme est apparent, mais elle échappe souvent à toutes poursuites puisque les appareils judiciaires des pays où elle sévit sont généralement eux-mêmes victimes de la corruption. La corruption existe depuis la nuit des temps, sous des formes diverses, mais certains pays, dont la Finlande et la Norvège, considérés comme les pays les plus intègres de la planète, ont réussi à l’endiguer. Ce n’est pas le cas des pays africains qui la vivent au quotidien et où elle est entrée dans les coutumes de la population. Si au départ, la corruption avait simplement revêtu la forme de troc, un service rendu contre un bien matériel ou une somme d’argent, elle se présente aujourd’hui sous diverses formes parfois difficiles à détecter. Cette situation rend la lutte menée contre elle par les différentes autorités bien plus difficile qu’auparavant.

Les différentes manifestations de la corruption en Afrique

La corruption en Afrique touche de nombreux domaines et compte de nombreux degrés d'intervention. Le secteur le plus touché est toutefois celui de l'Administration publique où elle s'exerce à tous les échelons. Elle est par exemple utilisée par les entreprises privées proches du pouvoir en place pour s'arroger la quasi-totalité des marchés publics, tuant dans l'oeuf la transparence et l'équité nécessaires à la bonne gestion des fonds publics, elle est aussi utilisée pour évoluer dans la hiérarchie de la fonction publique et les personnes compétentes sont ainsi écartées des affaires publiques et remplacées par des personnes à l'influance certaine. La corruption a cours dans le moindre petit bureau administratif et il n'est pas rare que les citoyens paient un pot-de-vin pour obtenir un titre foncier ou une carte d'identité nationale plus rapidement. Dans un certain sens, la lenteur légendaire de l'Administration africaine a favorisé l'expansion de la corruption. Néanmoins, l'inverse est également valable car le développement de la corruption a habitué les fonctionnaires au gain facile et voue tout effort de mise en place de l'intégrité à l'échec.

La corruption a même cours dans les milieux scolaires et universitaires car beaucoup d’étudiants africains achètent leurs diplômes au lieu de fournir les efforts nécessaires à leur réussite. Les professeurs, mal rémunérés par l’Etat, y voient un moyen pour arrondir leurs fins de mois et n’hésitent pas à cautionner ces pratiques hautement répréhensibles sous d’autres cieux. Les exemples de manifestations de la corruption ne manquent pas : payer une infirmière pour avoir une chambre d’hôpital décente, pratiquer l’évasion fiscale en graissant la patte des fonctionnaires concernés, importer un bien sans s’acquitter des droits de douane, etc. La pratique généralisée de la corruption entraîne la perte de crédibilité des appareils étatiques et des fonctionnaires en général, un manque à gagner phénoménal (recettes fiscales et douanières manquantes, etc.) pour l’Etat, une mauvaise exécution des travaux publics issus de marchés conclus de gré à gré, et donc une faible longévité des infrastructures publiques. Les détournements de fonds nationaux et internationaux sont légion et l’aide internationale octroyée par les bailleurs de fonds (FMI, Banque Mondiale, BAD, etc.) tombe souvent dans les poches de dirigeants véreux et de leurs acolytes. Il n’est pas étonnant que l’Afrique n’ait jamais pu sortir du marasme dans lequel elle est tombée au lendemain de la décolonisation.

Les moyens de lutte contre la corruption en Afrique

Avec l’appui des instances et organisations internationales comme Transparency International, les pays africains ont mis en place des initiatives destinées à réduire les méfaits de la corruption. Des bureaux anti-corruption, sortes de cours indépendantes dévolues à la traque et à la poursuite des corrupteurs, ont été créés de nouvelles procédures abondant dans le sens de la transparence totale des affaires publiques ont été instaurées et la répression de la corruption en général s’est voulue plus sévère. Les parlementaires et les titulaires de mandats électifs de nombreux pays ont été astreints à présenter publiquement le bilan de leurs avoirs personnels, donnant ainsi au peuple l’occasion de contrôler indirectement ses élus. Bien que ces tentatives de lutte contre la corruption soient plus ou moins efficaces, il est certain que cette pratique ne disparaîtra du continent africain que si la mentalité de la population elle-même change radicalement. L’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié annuellement par Transparency International ne ment pas : les pays africains sont encore loin d’atteindre l’idéal d’intégrité auquel ils aspirent. L’amélioration de l’éducation de la population est aujourd’hui considérée comme la meilleure piste pour éradiquer le fléau de la corruption.

Source : www.pagetronic.co

Il ne sert à rien de le nier, la corruption est très pésente en Afrique. Dans beaucoup d'autres pays plus riches également mais la corruption est plus visible et difficile à tolérer lorsque le gâteau à partager est petit, qu'il est réparti entre un nombre limité de personnes alors que le peuple vit dans des conditions plus que misérables. Ce problème sera un des grands défis que nous aurons à règler lorsque nous serons au pouvoir.

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Bombardement de Bouaké: l’avocat des familles espère une audition de MAM
06/11/2009-AFP
 
mamL'avocat des familles des victimes du bombardement en 2004 du camp militaire français de Bouaké, en Côte d'Ivoire, espère que la juge d'instruction chargée de l'enquête pourra entendre prochainement Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense à l'époque des faits."Elle va sûrement l'être, c'est une question de calendrier", a dit vendredi Jean Balan, avocat de plusieurs familles de victimes.Neuf militaires français et un civil américain ont été tués il y a cinq ans, le 6 novembre 2004, lors du bombardement d'un camp de l'armée française par deux Sukhoï-25 des forces loyalistes ivoiriennes.La juge d'instruction du tribunal aux armées de Paris, Florence Michon, est chargée de l'information judiciaire ouverte en 2005 pour "assassinats, tentatives d'assassinats, destructions de biens "Cinq ans après, l'enquête n'est pas enterrée. Nous avons espoir de voir de nouveaux éléments apparaître", a dit Me Balan à l'AFP. Fin 2005-début 2006, les investigations de la justice française s'étaient orientées vers le Togo, pays où réside le négociant d'armes français Robert Montoya, susceptible d'avoir fait livrer à la Côte d'Ivoire les deux Sukhoï-25 qui ont servi au bombardement. Il est également soupçonné d'avoir permis l'exfiltration des pilotes biélorusses qui étaient aux commandes.Le lendemain du bombardement, 15 mercenaires russes, biélorusses et ukrainiens avaient été arrêtés à Abidjan par l'armée française avant d'être relâchés quatre jours plus tard.

Poussée par les familles des victimes, une juge d'instruction essaie de faire la lumière sur ce dossier qui sent le caca, encore un ! Magouilles, coups tordus, désinformation, mensonges, il semble que malheureusement, cela soit une spécialité française. Un premier rappel ci-dessous :


L'enquête sur le bombardement de Bouaké se heurte à la raison d'Etat
18 Juin 2008 Par  Fabrice Lhomme

Plus que jamais, le bombardement meurtrier du camp militaire français de Bouaké (Côte d'Ivoire), qui coûta la vie à neuf soldats français en novembre 2004, a des allures d'affaire d'Etat. Le 8 avril dernier, le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a indiqué à la juge du Tribunal aux armées de Paris (TAP), Florence Michon, qu'il ne souhaitait pas déclassifier le rapport de fin de mission de l'ancien ambassadeur de France à Abidjan, Gildas Le Lidec, conformément aux recommandations de la Commission consultative du secret de la défense nationale (CCSDN).
 
Ce document, qui couvre la période 2002-2005, l'Etat le couve jalousement.
 
En effet, comme Mme Michon le rappelait dans un courrier adressé à M. Kouchner le 27 septembre 2007, la juge Brigitte Raynaud, à qui elle a succédé entre-temps, en avait demandé une première fois communication au ministère des affaires étrangères le 26 septembre 2005. Sa demande était restée sans réponse, l'incitant à la renouveler le 4 novembre 2005. Là encore, le courrier resta sans suite.
 
Florence Michon relança à son tour le Quai d'Orsay, le 25 octobre 2006, mais une nouvelle fois, on ne prit pas la peine de lui répondre... Il fallut une quatrième demande, en janvier 2008, pour que, trois ans après, l'Etat français daigne accuser réception. L'entêtement des deux juges n'aura pas été récompensé puisque, finalement, le ministre des affaires étrangères a décidé que ce fameux rapport devait rester «secret-défense».
 
Depuis le début de l'enquête, tout se passe comme si l'Etat français avait quelque chose à cacher dans cette affaire dont on sait désormais presque tout... hormis l'essentiel : qui a donné l'ordre de bombarder, le 6 novembre 2004, une position française basée dans le lycée Descartes de Bouaké, au nord du pays, région alors aux mains des rebelles opposés au président Laurent Gbagbo?
 
L'attaque, menée par deux avions Sukhoï-25, avait coûté la vie à neuf militaires français, un civil américain, et blessé 38 soldats – dont certains très grièvement. Elle avait donné lieu à des représailles immédiates de la France, qui avait détruit la quasi-totalité de l'aviation ivoirienne.

De Djibouti à Abidjan en passant par Kigali, Libreville, N'Djamena et autres lieux ou la françafrique est présente, l'histoire se répète. Tous n'ont rien à se reprocher, tous ont payé de leur personne, tous ont agi dans l'intérêt de l'Afrique, des Africains,.... de la démocratie, des valeurs républicaines......du monde entier. Si ils le disent..... Une Autre lecture nous éclaire sur l'affaire de Bouaké : http://www.pressafrique.com/m449.html

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Dimanche 8 Novembre 2009

La Chine promet 10 milliards de dollars de prêts à l'Afrique

AP | 08.11.2009 | 11:02

sommetLa Chine va débloquer 10 milliards de dollars sous forme de nouveaux prêts aux pays africains au cours des trois prochaines années, a annoncé dimanche le Premier ministre chinois Wen Jiabao.

Le chef du gouvernement chinois, qui s'exprimait au premier jour d'un sommet Chine-Afrique de deux jours à Charm el-Cheikh, en Egypte, a également promis d'annuler la dette de certains des pays les plus pauvres du continent.

Par ailleurs, la Chine, qui depuis quelques années renforce sa présence sur le continent africain, va réaliser 100 nouveaux projets d'énergie propre pour l'Afrique sur trois ans avec l'objectif d'aider le continent à faire face aux questions environnementales. AP

C'est en apparence une bonne nouvelle, nous l'accueillons avec satisfaction. Il nous faudra cependant veiller à ce que les inévitables contreparties restent acceptables à nos pays. L'aide occidentale, on sait ce que c'est. La coopération façon chinoise est intelligemment présentée mais nous devons rester vigilants, attention à la néo-colonisation.

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Samedi 7 Novembre 2009

L’incroyable Monsieur Kouchner

Kouchner

Kouchner riz jaune

« Je ne dîne pas avec la Françafrique ! ». Théâtral, c’est ce qu’a lancé Kouchner en quittant précipitamment le dîner privé organisé par le nouveau président mauritanien Abdel Aziz (La Lettre du Continent). La soirée rassemblait, fin octobre à Paris, entre autres, son homologue officieux Robert Bourgi, le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, le patron de la DGSE, Erard Corbin de Mangoux, l’ambassadeur de France à Nouakchott, Michel Vandepoorter et le directeur Afrique du Quai d’Orsay, Stéphane Gompertz.

Kouchner ne visait tout de même pas ses subordonnés, Joyandet, Gompertz et Vandepoorter ? C’est, en tous les cas, un cri du coeur qui interpelle. Kouchner serait-il enfin revenu à la raison ? Aurait-il quitté les oripeaux de la realpolitik et oublié d’être cynique ? Dans un dernier sursaut d’honneur, de clairvoyance et d’humanité, aurait-il décidé de signer l’acte de décès de la Françafrique ?

Mais pas du tout ! Il s’agissait de sauver les apparences ! De montrer qu’il est le patron de la diplomatie française alors que, pour les affaires africaines, tout se décide à l’Élysée autour de Claude Guéant et de Robert Bourgi, toujours aussi influent quoi qu’en disent les commentateurs.

Car Kouchner souhaitait que son ministère et lui-même organisent le dîner en l’honneur du général putschiste Abdel Aziz, maîtrisant ainsi les invitations. Et puisque cela s’est avéré impossible, il a tenté d’être le seul haut représentant français invité, sans son secrétaire d’État et l’inévitable Bourgi. Bref une nouvelle crise d’ego qui, au passage, révèle cruellement les véritables lieux de pouvoir.

Publié sur le blog Survie le 3/11/09, http://survie.org

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Madagascar : signature d'un accord après dix mois de crise

07 Novembre 2009

 - next picture Les camps rivaux à Madagascar ont signé, samedi 7 novembre, l'accord conclu la nuit précédente sur la constitution d'un gouvernement d'union nationale après dix mois de crise politique dans la grande le de l'océan Indien.

Selon les termes convenus au siège de l'Union africaine à Addis-Abeba, Andry Rajoelina, (photo de gauche) qui a pris le pouvoir en mars, restera président et sera flanqué de deux co-présidents. "Cela a été décidé et accepté par les dirigeants des quatre [grandes] mouvances [politiques] et aussi par le président de transition", a déclaré peu avant minuit Rajoelina aux journalistes.

DES ÉLECTIONS EN 2010

Quelques heures plus tard, le texte a été signé par le nouveau dirigeant malgache, son prédécesseur déchu Marc Ravalomanana et deux anciens présidents du pays, Didier Ratsiraka et Albert Zafy. Les négociations sur la répartition des ministères devraient débuter dans les prochains jours à Antanarivo. L'accord permettra à Ravalomanana, qui vit en exil en Afrique du Sud, d'installer un proche allié comme co-président. Il prévoit aussi de lever les charges d'abus de pouvoir contre le riche homme d'affaires, ce qui pourrait permettre son retour au pays.

Rien n'est précisé cependant dans l'immédiat sur la manière dont s'articuleront les rapports entre le président et le "conseil présidentiel"composé des deux co-présidents. Mais d'après une source proche des négociateurs, toutes les décisions futures devront être signées par les trois dirigeants. Des élections devront avoir lieu avant la fin 2010.

Les 4 mouvances ont fini (dans l’obligation?) par s’entendre :

Président de la Transition : Andry Rajoelina
Co-présidents : Fetison Rakoto Andrianirina (mouvance Marc Ravalomanana), Emmanuel Rakotovahiny (mouvance Zafy Albert)
Premier ministre : Eugène Mangalaza

EugèneSous la pression internationale, les différents mouvements politiques malgaches ont signé à Addis Abeba, un accord de gouvernement transitoire. L'équipage tricéphale constitué pour présider le pays se déchirera probablement sur à peu près tous les sujets. Les premières discordes vont apparaître prochainement lors du choix des ministres. Le premier ministre, Eugène Mangalaza (photo ci-contre) est un homme intelligent , intègre, et soucieux de l'intérêt général. Il aura fort à faire pour assurer la conduite du pays dans ces conditions. Nous lui souhaitons beaucoup de courage et aussi de chance.

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Communiqué du 6 Novembre 2009

Adieu Général

IbrahimC'est avec une grande tristesse que nous avons appris de décès du General Ibrahim Djidda. Le pays vient de perdre un de ses grands soldats. Cet homme exemplair fut un grand défenseur de la liberté du peuple tchadien, il était apprécié de tous, sa disparition laissera un grand vide.


L'Etat major de l' UFCD tient à présenter toutes ses condoléances à sa famille, à ses amis, et à tous ses frères d'armes.

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L’aide à l’Afrique : une plaie

Vendredi 06/11/2009 | Posté par Aladine Zaiane dans Bondu Blog

Dans un essai percutant, Dambisa Moyo, diplômée d’Oxford et de Harvard, offre des solutions pour sortir le continent africain de la catastrophe économique.

l'aide fatale

Depuis 1940, l’aide versée aux pays d’Afrique s’élèvent à 1000 milliards de dollars, soit 1000 dollars par Terrien… Ce chiffre donne une idée concrète de l’aide apportée à ce continent sans que pour autant la situation s’améliore. Bien au contraire ! Mais que l’on ne s’y trompe pas, « L’aide fatale » de Dambisa Moyo n’est pas une tribune à travers laquelle l’auteur se lamente sur l’état de son continent.

« L’aide fatale » est un essai, et à ce titre forcément engagé. L’auteure y défend une nouvelle politique de développement pour l’Afrique en dehors de l’aide classique. Le livre est agressif dans le bon sens du terme, qui énumère et souligne les raisons qui ont conduit à la situation actuelle.

A en croire Dambisa (on va l’appeler par son prénom, elle a quand même l’âge d’être au minimum ma grande sœur), la donne, aujourd’hui, en Afrique, ni tout à fait noire ni toute blanche. Certains pays connaissent des améliorations (baisse de la corruption dans des pays comme le Ghana et le Nigéria, ce qui est bon pour les investissements), la liquidité des marchés africains – pour les novices en finance, la liquidité est la facilité pour un investisseur d’acheter et vendre des actions – est en progression, et le taux de contamination par le Sida est recul au Kenya par exemple (15% en 2001, 6% en 2006).

Ce sont là des améliorations qui ne suffisent pas à inverser une réalité plus globale. « L’aide ne marche pas. »Malgré des milliards et des milliards, les pays africains connaissent une dégradation plus qu’une amélioration : niveau d’alphabétisation inférieure à celui du début des années 80, des pays se retrouvent plus pauvre qu’ils ne l’étaient au moment de leur indépendance… « Wech ! C’est quoi ce délire !? » diraient, révoltés, certains de mes amis. Mais gardons la tête froide.

DambisaPour parler de l’aide injectée dans les veines de l’Afrique par les Occidentaux, l’auteure ne se limite pas à un cadre purement africain, évitant ainsi de s’enfermer dans un prêche panafricain qui risquerait de verser dans une sorte d’ethnocentrisme exacerbé. On remonte donc au plan Marshall. Celui-ci ayant plutôt bien fonctionné, les Occidentaux se dirent : « Pourquoi pas l’Afrique ? » Les années 1950-1960 sont celles de la décolonisation de décolonisation : « Il est impossible de savoir avec certitude quelles furent les motivations réelles de l’octroi à l’Afrique de l’aide internationale », écrit Dambisa. A partir de là, le continent africain ne cessa de décliner. « L’aide de prestige », strass et paillettes apportée via les Clooney et Bono n’y changea rien.

Bon, la famille, on fait quoi, alors ? On continue à se trémousser sur le tarmac à l’arrivée des présidents occidentaux venant rendre visite à leurs poulains ? Cela arrangerait certains, mais pas Dambisa, qui propose ici un manuel que l’on pourrait intituler « De la bonne gouvernance en Afrique » ou encore, « De la providence en Afrique »…

La mise en place d’institutions fortes, source de l’Etat de droit et surtout de croissance, est au cœur du livre. Aujourd’hui, les institutions sont souvent soumises à un président tout à la fois dictateur, avare avec le peuple et par-dessus le marché « capricieux ». Dambisa plaide pour une ouverture de l’Afrique au capital et au marché. L’auteure a travaillé à la Banque mondiale et dans la célèbre boite spécialiste de la finance, Goldman Sachs. Ouverture via l’émission d’obligations dans le but d’attirer les investissements directs à l’étranger, préconise Dambisa.

Les Etats africains pourraient par ce biais mettre l’accent sur le commerce afin de passer de la condition de pays agricoles et exportateurs de matières premières à l’échelon de pays manufacturiers. Chose que les Tigres et Dragons d’Asie du Sud-Est sont en train de faire dans certains, non sans une dose d’autoritarisme bienveillant.

La micro-finance est une autre mesure à appliquer. Ce secteur est en plein boum, il est censé profiter aux pauvres (bourses octroyées à des étudiants, qui représentent le futur des pays émergents). C’est là un moyen d’encourager l’entreprenariat, et ce système s’imbrique semble-t-il très bien dans l’économie de certains villages, où un petit groupe peut aider à développer la vie des autres.

Nous avons vu que l’investissement était primordial pour développer ces pays et apporter des points de croissance en plus. L’auteure indique que l’investissement a baissé de 1% sur le continent africain par rapport à il y 10 ans en arrière. C’est dû à de nombreux obstacles, avance Dambisa : l’obtention de licences d’exploitation, par exemple, demande de très longues démarches qui dissuadent les investisseurs.

En même temps, l’intérêt chinois pour l’Afrique est réel, en témoigne le sommet Chine-Afrique de 2006 où la Chine a réaffirmé la place majeure qu’elle compte prendre dans l’avenir du continent africain : l’Angola est devenu le premier fournisseur de pétrole de la Chine, détrônant l’Arabie Saoudite ; en 2004, la Chine a déboursé 900 millions de dollars sur les 15 milliards qu’a reçus le continent en investissements. Il faut donc faire avec les« alliés chinois ».

Certes, la Chine met en avant une diplomatie amicale et soucieuse en apparence du devenir africain. L’Afrique s’est fait coloniser par des Européens qui prônaient de bons sentiments emprunts de « charité » chrétienne. Mais ces bonnes intentions de façades cachaient un projet avilissant : pillage des ressources, divisions entre les peuples…

Et maintenant, la Chine ! La concurrence chinoise crée des emplois mais tue de l’emploi local. Au Cameroun, des sociétés fabriquant des claquettes ont sévèrement touchées les tycoons chinois. L’artisanat aussi est atteint. Exemple : des statues taillées dans le bois, symboles de l’art négrier (qu’on retrouve aux puces de Montreuil), estampillées « Made in China ».

« L’aide fatale » est au final un ensemble d’analyses et de propositions qui méritent qu’on y prête attention. Plusieurs points historiques et économiques non mentionnés ici, y sont abordés de manière très simple et rigoureuse à la fois. Les pistes ouvertes par cette femme, diplômée en économie à Oxford et Harvard, devraient être portées à la connaissance des dirigeants africains et occidentaux, non pas pour leur expliquer que l’aide ne marche pas – ils le savent déjà –, mais plutôt pour leur mettre un coup de pression bien placé : « Vous avez gâté le coin bande de gaou, et on vous a grillé ! Mettez-vous au boulot ou bien il va y avoir draaaaaa* ! »

Aladine Zaiane

*Pour les non initiés, voici une version plus compréhensible : « Vous avez ruiné le continent bande de coquins, et on est au courant de votre petit manège. Mettez vous au travail, sinon il y aura avoir de la casse. »

L'essai de Dambisa Moyo bien résumé par Aladine Zaiane, est très intéressant. Non seulement il souligne l'inefficacité de l'aide internationale versée à l'Afrique mais il propose des solutions simples et adaptées aux réalités de nos pays. S'agissant de la coopération « désinteressée » apportée aux « frères » africains par les Chinois, il en souligne les arrières pensées et les dangers, bien vu ! « L'aide fatale », un livre à lire !

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Des élections "irréprochables" au Tchad : Survie en France n'y croit pas !

sarko_débyLe président français a demandé au président tchadien que les élections législatives prévues en 2010 au Tchad soient « irréprochables ». Comme au Gabon ?

Vu le passif d’Idriss Déby en la matière, il faut bien sûr comprendre « sans trop de fraudes visibles ». Il a aussi assuré que la France resterait aux côtés du Tchad « sur le chemin de la paix, de la démocratie et du développement ». Car Nicolas Sarkozy ne s’est tout de même pas compromis en réclamant la fin de l’impunité au Tchad. Il n’a pas non plus réclamé que la lumière soit faite sur le sort des opposants disparus comme Ibni Mahamat Saleh. Une Commission d’enquête avait pourtant clairement établi la responsabilité de la garde présidentielle tchadienne dans son assassinat.

Par ailleurs, Sarkozy a réitéré le soutien de Paris au dialogue politique intertchadien lancé par l’accord du 13 août 2007. Il « a salué les efforts des autorités tchadiennes au cours des derniers mois » pour mettre en oeuvre cet accord. Cette mise en oeuvre comprend notamment un recensement démographique et électoral, l’adoption d’un code électoral et d’un statut de l’opposition et la mise en place d’une commission nationale électorale indépendante.

Les belles paroles de Sarko prennent tout leur sens alors que Michel Barka, président de l’Union syndicale du Tchad (UST) faisait l’objet d’une tentative d’assassinat trois jours plus tôt. Pour Déby, un bon opposant est un opposant mort. Il faut simplement s’accorder sur ce qu’est un statut de l’opposition. Le 23 octobre, les intimidations envers Massalabaye Tenebaye, président de la Ligue tchadienne des droits de l’Homme (LTDH), se poursuivaient.

Le 26 octobre, Bertin Djim-Ambingam, journaliste à la radio Arc en ciel et membre du Comité d’orientation, de stratégie et d’analyse politique (COSAP) a été agressé à la suite d’une de ses émissions traitant de bonne gouvernance. Déby a bien compris que les déclarations de Sarkozy étaient pour la galerie. Nous aussi.

Source: Survie

Nous n'y croyons pas plus que Survie en France. Lors de leur dernière rencontre à Paris, Sarkozy a demandé à Déby de redorer son image devenue très difficilement défendable.

Pour cela, les grands spécialistes en image et communication qui encombrent le palais de l'Elysée, y compris les couloirs, ont retenu deux thèmes : « Des élections irréprochables » et « La lutte contre la corruption ». Sur ce dernier point Sarko a même remis à Déby les éléments qui lui ont permis de passer un coup de balai largement médiatisé.

Tout cela est, comme d'habitude, cousu avec de grosses ficelles qui ne convaincront que les imbéciles ou ceux qui accepteront d'être bien payés pour ne pas comprendre. Gageons que quelques têtes devenues réellement inutiles, voire gênantes pour Déby vont tomber. Les grands voleurs issus de l'entourage immédiat du président ne seront pas inquiétés et pourront continuer à piller paisiblement.

Imagine t-on Déby ordonnant d'arrêter Zara Brahim Itno ? Ou pire Déby poussant le zèle jusqu'à ordonner sa propre arrestation ? Pas plus que nous imaginons Déby organisant des élections non truquées. Seul, Sarkozy et l'ineffable Kouchner, si il est encore ministre, affirmeront à qui voudra les croire (les mêmes que ceux mentionnés plus haut) que tout sera propre, honnête, irréprochable et que ce ne sera plus comme avant. A notre avis ce sera probablement pire.

A moins que l'UFCD et ses alliés ne fassent en sorte que le Tchad ne se débarasse rapidement de IDI et de son entourage peu recommandable. Courage Tchadiens !

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2009-11-04 -AFP

Livraison des premiers autobus "made in Côte d'Ivoire" au Gabon

autobusLa Société des transports abidjanais (SOTRA) compagnie publique ivoirienne, a livré mercredi au Gabon sa première commande de dix autobus issus de ses usines d'assemblage d'Abidjan, symbole d'une "coopération sud-sud".

Les dix autobus, fabriqués par Sotra Industries, partenaire du groupe français Renault, iront renforcer le parc automobile de la Société gabonaise de transport (SOGATRA).

"Merci à la SOTRA (. . . ) d'avoir permis que le rêve d'une dynamique coopération Sud/Sud et singulièrement entre nations africaines soit devenu réalité" a déclaré Alphonse Voho Sahi, représentant du président Laurent Gbagbo, en remettant les clés des autobus à l'ambassadeur du Gabon en Côte d'Ivoire, Henri Bekélé.

"L'Afrique est capable de vendre à l'Afrique des produits de qualité", a affirmé, de son côté, Bohoun Bouabré, ministre du Plan et du développement, lors de cette cérémonie.

L'Angola, le Congo et la RD Congo seront les prochains clients de la Sotra, présente déjà sur les marchés béninois et guinéen, a annoncé son directeur Philippe Attey.

La Sotra, qui détient le monopole du transport public dans l'agglomération d'Abidjan (cinq millions d'habitants environ) a vu son parc chuter de 1. 100 autobus en 2002 à 797 actuellement en raison de la vétusté du matériel.

En mai 2007, la société détenue à près de 60% par l'Etat ivoirien avait lancé un emprunt obligataire destiné à recueillir 12 milliards de FCFA (18,3 millions d'euros) pour la modernisation de son équipement.

Un bel exemple de coopération « sud-sud » réussie sur les plans économique et technique. Nous devrons nous en inspirer et participer activement à de tels projets lorsque nous aurons chassé IDI.

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L’Union Européenne soutient la recherche en faveur de l’Afrique

Le 03/11/09 - Afrique Avenir

chercheuseCette initiative spéciale pour l’Afrique abordera certains des objectifs scientifiques et technologiques figurant dans le partenariat stratégique Union africaine/Union européenne convenu entre la Commission européenne et la Commission de l’Union africaine en décembre 2007.

63 millions d’euros seront alloué en 2010 à des projets de recherche visant à améliorer les conditions sanitaires ainsi que l’approvisionnement en eau et la sécurité alimentaire en Afrique. Afin de renforcer la base de recherche de ce continent, les activités financées mettront à contribution des partenaires africains. 

Promouvoir la coopération entre des domaines de recherche complémentaires

Le partenariat stratégique Union Africaine/Union Européenne tire parti du potentiel de la science et de la technologie pour répondre aux défis que connaît l'Afrique en matière d'eau, de sécurité alimentaire et de santé. L’initiative va permettre de rassembler des chercheurs d'Europe et d'Afrique dans un véritable esprit de partenariat.

Cet appel à propositions est la première initiative de recherche entièrement consacrée à l'Afrique dans le contexte du Programme-cadre de recherche de l'UE. Il rassemble plusieurs thèmes faisant l'objet de financement au titre du 7e Programme-cadre, dont la santé (39 millions d'euros), l'environnement (17,5 millions d'euros) et l'alimentation, l'agriculture, la pêche et les biotechnologies (6,5 millions d'euros).

Eau et sécurité alimentaire

Les projets sélectionnés s'attacheront à améliorer l'approvisionnement en eau potable, l'assainissement et l'hygiène. Le but étant de revitaliser l'agriculture, de promouvoir des systèmes de production plus durables et d'assurer la sécurité alimentaire, afin de diminuer la vulnérabilité de l'Afrique face aux conséquences attendues du changement climatique, en créant des systèmes d'alerte rapide et de prévision concernant les menaces telles que les sécheresses ou les maladies à vecteurs.

Une meilleure santé pour l'Afriquerecherche

Les projets sélectionnés porteront principalement sur la réduction de la charge de morbidité liée au paludisme, l'amélioration du diagnostic précoce et du traitement des cancers les plus fréquents liés à des infections, l'amélioration de la santé maternelle et périnatale, l'évaluation de la santé des migrants et les solutions à la pénurie de personnel de santé.

Tous les projets feront intervenir des acteurs locaux. Les projets retenus encourageront le renforcement des capacités en promouvant la recherche et la formation universitaire, la création de réseaux et la mise en place de capacités durables de recherche dans le domaine de la santé.

Nous remercions l'Union Européenne pour cette initiative généreuse. Nous sommes certains qu'elle a été dictée par la raison et sans arrière pensée. Notre crainte est que sa mise en œuvre se révèle difficile et que cet argent soit mal utilisé. Il est en effet habituel que de tels financements se diluent sous les effets conjugués de la rapacité des dirigeants africains corrompus et de la voracité de quelques pseudo experts occidentaux surtout spécialisés dans la captation, à leurs profits, des financements internationaux. Nous espérons que parallèlement, l'UE a accompagné cette décision d'un contrôle minutieux de l'utilisation de ces financements ainsi que d'une évaluation sérieuse des résultats enregistrés. Nous sommes pauvres mais dignes, nous devons faire preuve d'une très grande rigueur dans l'utilisation des fonds qui nous sont alloués par nos amis.

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L'UMP au PMU des dictateurs,

3 Novembre 2009 – Les mots ont un sens par Napakatbra

L'UMP enfin décomplexée. Pourquoi se gêner... Après le "jumelage" tout en délicatesse de l'UMP et du parti communiste chinois, voilà que l'UMPiste Eric Raoult se réjouit bruyamment de l'élection du président tunisien Ben Ali, allant jusqu'à le soutenir contre les journalistes français (et tunisiens). 

89,62%. C'est le score hautement démocratique atteint par le président tunisien Zine el-Abidine Ben Ali lors de sa réélection, la semaine dernière. L'épreuve était rude, pourtant, face à ses trois opposants déclarés. Le premier, Ahmed Brahim, le seul à avoir mené campagne en son nom, a reçu 1,57% des suffrages. Les deux autres, totalement inconnus du public, semble-t-il, ont reçu respectivement 5,01% et 3,80% des voix... alors qu'ils ont fait campagne en faveur du président actuel ! Immédiatement après le scrutin, le journaliste Taoufik Ben Brik a été arrêté et incarcéré, rejoignant ainsi ses deux confrères interpellés avant les élections, et les centaines de prisonniers politiques enfermés dans des geôles où la torture est monnaie courante.

La Tunisie "commerce avec nous". Circulez...

RaoultRéaction immédiate de la France : selon l'agence gouvernementale TAP, Nicolas Sarkozy "a fait part de ses plus vives félicitations" au président fraichement réélu, "lui souhaitant succès et réussite". Réaction consolidée par la voix d'Eric Raoult, député-maire du Raincy, président de la Fédération UMP de Seine-Saint-Denis et membre du groupe d'amitié France-Tunisie à l'Assemblée, qui était invité de Berbère Télévision. Il s'y est déclaré "réjoui" de l'élection de Ben Ali, "parce que c'est un pays qui est ami de la France" et "qui commerce avec nous". "Incontestablement, en Tunisie, beaucoup de gens aiment le président Ben Ali" a-t-il affirmé. L'argument n'est pas sans rappeler celui de Nicolas Sarkozy qui, justifiant l'élection de Vladimir Poutine, avait argué de sa grande popularité.

Expulser des journalistes : "un jeu" ?

Quant à la liberté de la presse, et notamment l'expulsion de la journaliste du Monde, Florence Beaugé ? Eric Raoult en a remis une louche : "Quand un certain nombre d'observateurs français font de la provocation à l'égard du président Ben Ali, ils savent que quand ils arrivent à Tunis, on les remet dans l'avion, et ça devient un jeu". "Si j'apprenais demain qu'un certain nombre de journalistes qui critiquent la Tunisie, qui critiquent le Président Ben Ali, vont y passer leur vacances. Là, je serais choqué" a-t-il encore déclaré. Des journalistes emprisonnés, une parodie de démocratie... tout va bien, mais qu'un journaliste ose critiquer ce régime tout en venant se dorer la pilule à Djerba, quel scandale !

Un débat sur l'identité (inter)nationale ?

Il y a quelques jours, en loucedé, l'UMP signait un accord de coopération avec le Parti communiste chinois. Aujourd'hui, il est question de rééditer l'exploit avec le parti de Vladimir Poutine. Et pourquoi pas une alliance stratégique avec la Corée du Nord ? Tant qu'on y est...

La citation du jour : "Je ne crois pas à la realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner des contrats. Je n'accepte pas ce qui se passe en Tchétchénie, au Darfour. Je n'accepte pas le sort que l'on fait aux dissidents dans de nombreux pays. Je n'accepte pas la répression contre les journalistes que l'on veut bâillonner. Le silence est complice. Je ne veux être le complice d'aucune dictature à travers le monde". Nicolas Sarkozy, le 14 janvier 2007 au Congrès de l'UMP. Reste à savoir de quelles "dictatures" il parlait, peut-être de la Belgique ?

Encore une fois, le fossé est grand entre le discours électoraliste et la gestion des affaires. Ce n'est pas Eric Raoult, grand spécialiste de la langue de bois, qui nous convaincra du contraire. La vraie et seule leçon que nous devons tirer de ce genre de discours c'est que nous ne pouvons compter que sur nos propres forces pour remplacer les dictateurs protégés par la France. D'une manière générale, la puissance coloniale protègera toujours et avant tout ses intérêts financiers. Il est plus simple pour les dirigeants français de maintenir au pouvoir les dirigeants africains en place. La gestion partagée ou l'enterrement des casseroles accumulées au fil du temps s'en trouve facilitée. La France s'accommode très bien de la corruption, de la dictature, du pillage des caisses des Etats, des assassinats.....

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SOS : Exactions et massacres dans le Dar Tama

2/11/09

La milice de Déby continue de sévir contre les populations sans défense.

dartamaLe Dar-Tama est l'un des trois Départements de la Région du Wadi-Fira, à l'Est du Tchad. Il est limité à l'Est par le Soudan, au Nord par le Département de Kobé, à l'Ouest par le Département de Biltine et au Sud par le Département d'Assonga. Il a pour chef-lieu Guéréda.  C'est une zone agro-pastorale de grande importance. Elle est habitée principalement par les populations Tama, autochtones et des communautés allogènes composées notamment des groupes  Goranes;  Arabes, Bideyatss, Borogats, etc.

Depuis l'arrivée de Deby au pouvoir en 1990, les Bideyats et les Borogats, communautés auxquelles appartient Déby ont accentué leurs activités de vol à mains armées de bétail appartenant aux Tama. Ces activités mafieuses et criminelles sont organisées et planifiées par le régime en place. Force est de constater que du simple vol de bétail, les éléments armés à la solde de Déby sont passés aux massacres systématiques des autochtones.

Les villages sont brûlés et les femmes massivement violées. C'est une véritable politique de la terre brûlée qui consiste à vider les terroirs de leurs populations. Le but à peine voilé étant de les occuper et de substituer aux autochtones des populations allogènes issus des clans Borogat et Bideyat.

Devant cette barbarie humaine, la population se défend avec les moyens de bord. Mais la milice de Déby, armée, financée et organisée par le dictateur finit toujours par prendre le dessus. Depuis 1990, date de la prise du pouvoir par Déby, trois mille sept cent quarante neuf (3 749) hommes et soixante dix (70) femmes ont été froidement abattus par les hordes de tueurs à gages sans état d'âme.

Comme on le voit, ces criminels n'épargnent même pas les femmes dans leur folie meurtrière et la rage au cœur. Mais les crimes ne s'arrêtent pas là. Des villages comme Maraoné, Etété, Karka, Am-médiné, Korok, Dourné, Ougoumti, etc. sont brûlés. Des milliers de têtes de bétail, toutes espèces confondues, sont emportées. A ce jour, les violations massives des droits de l'homme continuent de plus bel.

Les hordes de la milice de déby, sans foi ni loi, souvent appuyées par les forces gouvernementales, intensifient leurs activités macabres et aggravent l'enfer dans lequel vivent les populations du Dar-Tama. C'est ainsi que dans le village Tchowtchow, situé dans le canton Bâli, les personnes dont les noms suivent ont été torturées et castrées le 25 septembre 2009. Il s'agit de:

Ahmat Sinine Nil, 65 ans;

Azhari adam Yahya, 30 ans;                                                                              

Mahmidene Mahamat, 31 ans;

Yahya, 18 ans;

Ishak Yahaya Annour, 19 ans;

Harnan Adam, 37 ans;

Ismaïl Adam Dehyé, 15 ans;

Bakhit Mahamat Atim, 18 ans;

Mansour Ismaïl Hassan, 35 ans, porté disparu;

Ces personnes sont handicapées à vie.

Toujours dans le village Tchowtchow, canton Bâli, quatre (4) personnes ont été tuées le 15 octobre 2009 par les hommes de Deby. Il s'agit de:

Mahamat Brahim Adam;

Moussa Atim Abakar;

Brahim Saleh;

Mustapha

Des informations de dernière minute font état d'exécution de deux (2) personnes,Abdou Adouma, 38 ans et Djougour Mahamat, 25 ans ainsi que d'une autre personne blessée, Brahim Deffa, 45 ans dans le village Lima, situé dans le canton du même nom le 28 octobre 2009.

Je salue le courage et la détermination des organisations de défense des Droits de l'Homme telles que Human Rights Watch, Amnesty International et toutes les autres organisations tant nationales qu'internationales qui ne cessent de dénoncer les cas de violations de droits de l'homme dans le Dar-Tama en particulier et au Tchad en général.

Néanmoins, j'interpelle la communauté internationale, notamment la France, partenaire privilégié du Tchad dont la passivité le mutisme et l'indifférence sur la tragédie du Dar-Tama étonne plus d'un observateur à prendre des décisions concrètes contre le dictateur.Je lance un vibrant appel à l'Union africaine, à l'Union européenne et Aux Nations unies d'ouvrir une enquête internationale sur les violations flagrantes graves et massives des droits de l'homme dans le Dar-Tama afin d'en déterminer les responsabilités et prendre les sanctions qui s'imposent.

 Ahmat Mahamat Aboulaye

Membre de la Ligue Tchadienne des Droits de l'Homme en exil

e-mail: mahamat2000@yahoo.fr

Cette épuration ethnique orchestrée par Déby est impardonnable. Les dirigeants français qui soutiennent Déby de manière inconditionnelle sont des complices, inactifs peut-être mais complices quand même.

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Libye : Khadafi met en garde l'Europe.

01/11/2009

Boat peopleLe guide Mouammar Kadhafi, président en exercice de l'Union Africaine (UA), a appelé dans un message aux chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Européenne(UE), à comprendre la situation difficile et grave que connaissent de nombreux pays africains qui représentent les principales sources de l'émigration dans le monde.

Le guide Kadhafi a mis en garde dans son message adressé au sommet de l'UE tenu vendredi à Bruxelles, contre le danger de l'envergure de ce phénomène et ses effets négatifs sur les pays de l'UA et sur les relations afro-européennes.

Le leader Kadhafi a réaffirmé que l'émigration, malgré les conséquences qu'elle a engendrées, reste l'un des phénomènes les plus saillants du mouvement humain qui se poursuivent encore de nos jours, en raison des exigences humaines naturelles.

Il a indiqué également que cette réalité se précisait davantage à l'ère de la Mondialisation qui a réduit les frontières entre les espaces et rapproché les peuples et les Nations, notamment entre l'espace africain et européen, vu que la Méditerranée n'a pas plus servi à travers les époques de l'histoire de barrière plutôt que de passerelle de contact reliant les peuples des deux continents par le biais des interactions culturelle, économique, religieuse ayant contribué à enrichir le patrimoine de la civilisation humaine.

Le guide Kadhafi a souligné que ce sommet européens se tenait au moment où le phénomène de l'émigration clandestine connaît des développements préoccupants aux niveaux régional et international en raison des problèmes qui en découlent et qui se compliquent davantage jour après jour, et précisé que cette rencontre intervenait en prolongement de plusieurs conférences tenues pour traiter les conséquences de ce phénomène dans le cadre des relations entre les espaces africain et européen.

Il a noté toutefois, que l'accent au cours de ces différentes conférences et rencontres a été mis sur l'aspect sécuritaire, sans accorder d'importance sérieuse à ce phénomène dans ses racines économiques et sociales incarnées par l'exacerbation de la pauvreté et du chômage dans le monde en voie de développement, notamment en Afrique.

Le président de l'Union Africaine a mis en garde "contre le mélange des genres dans le cadre des répercussions du phénomène de l'émigration clandestine avec la question de l'asile en Europe, vu qu'il n'existe plus de distinction entre le réfugié obligé par ses conditions de vie difficiles à vivre dans un autre pays et les criminels sous couvert de l'asile politique".

Les chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'Union Européenne (UE) ont, rappelle-t-on, souligné vendredi à Bruxelles, l'importance de l'intensification du dialogue avec la Libye et de la coopération avec ce pays de l'Afrique du Nord dans la gestion de l'émigration clandestine.

Les dirigeants européens ont appelé, dans leurs recommandations adoptées à l'issue de leur sommet, la Commission de l'UE et les Chefs d'Etat européens, à promouvoir davantage le dialogue avec Tripoli sur la gestion de l'émigration clandestine et de coopérer avec la Libye dans le domaine de la surveillance de ses frontières maritimes et terrestres et de la fixation des candidats à l'émigration dans leurs pays d'origine.

Tripoli - 31/10/2009

Pana 

Nous ne comprenons pas toujours les prises de position de Muamar Kadhafi, perfois nous les rejettons. Toutefois cette déclaration équilibrée et de bon sens mérite d'être soulignée et prise en considération. Nous espérons, sans trop y croire que les dirigeants européens y seront sensibles.

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