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UNION DES FORCES POUR LE

CHANGEMENT ET LA DEMOCRATIE

UNITE - JUSTICE- PAIX

Turbulences au MPS

31/01/2010
Les cadres Hadjaraïs du parti au pouvoir veulent créer leur propre parti : Le MOSANAT ?

débyIl semblerait que depuis l’arrestation de Mahamat Zen Bada, ex Maire de la ville de N’Djaména, les Hadjaraïs ne se sentent plus à l’aise dans leur soutien au Président Idriss Déby Itno. Aujourd’hui, l’éventualité de départ collectif du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) est renforcée par le refus du Président Déby Itno de rencontrer les 17 chefs de Cantons du Guéra qui ont sollicité une audience auprès de lui. Ces derniers ont fait le déplacement de N’Djaména afin d’apporter leur soutien au petit frère de Moldom Bada Abbas, vice-président historique du MPS, fondateur du parti de Bamina. Le Président Déby a juste envoyé son fils à leur rencontre. Acte qu’ils ont considéré comme un mépris.

Pour des nombreux cadres Hadjaraïs, le pacte qui les unit à Déby est rompu dès l’instant où il s’attaque à leur fils. Il faut dire que c’est pour la première fois que les Hadjaraïs se mobilisent ainsi pour une cause communautaire. Dès le lendemain de l’arrestation de Mahamat Zen Bada, Moussa Kadam, conseiller du Président de la République a conduit une importante délégation composée de tous les grands commis de l’Etat ressortissants du Guéra pour rencontrer Déby et voir avec lui les modalités de libération de Zen Bada. Malheureusement, Déby a préféré jouer à la délation et à la mauvaise foi.


Pour l’heure, la volonté de claquer la porte du parti des flammes n’est freinée que par les réticences d’un Zen Bada qui s’entête à faire montre de son indéfectible attachement à son chef. Il clame de sa prison qu’il est « en mission » et qu’il « assumera jusqu’au bout ». Selon des nombreux cadres du Guéra ainsi que leurs chefs de canton, il ne sert plus à rien de continuer à militer dans un parti d’un homme qui n’a jamais cessé de les humilier.

Si tout le monde sait que le Mouvement Patriotique du Salut est fondé essentiellement sur les cendres du Mouvement du Salut National du Tchad (MOSANAT), Déby fait comme si le parti lui appartient uniquement. Il fait tout pour effacer les traces de la participation des Hadjaraï dans sa prise de pouvoir alors que tout le monde sait que c’est grâce à Moldom qu’il s’est assis au Fauteuil du Président.

Les jours qui suivent seront riches en enseignement.


Waldar DAGUIGDAFFAK


Difficile de s'y retrouver dans ce jeu de dupes. Il n'est pas exclu que l'arrestation de Zene Bada fasse effectivement partie du scénario « mains propres » mis au point pour redorer l'image de Déby.

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Démocratie façon Déby, Marie-Thérèse Mbailemdana nommée maire de N'Djamena par décret prédisentiel.


(Cyberpresse 30/01/2010) 

Une femme a été nommée pour la première fois maire de N'Djamena en remplacement de Mahamat Zene Bada, écroué pour corruption présumée, selon un décret présidentiel diffusé vendredi par la radio nationale tchadienne.

Le décret de nomination Mme Marie-Thérèse Mbailemdana a été signé jeudi par le président Idriss Deby Itno. Aucune indication n'a été fournie sur la durée de son mandat de maire. Le Tchad doit organiser des élections municipales le 12 décembre prochain.

Marie-Thérèse Mbailemdana, précédemment responsable municipale adjointe, est la première femme à occuper le poste de maire à N'Djamena. Son prédécesseur, Mahamat Zene Bada ainsi que le 2e maire adjoint, Annour Djibrine, ont été inculpés pour "faux et usage de faux" et incarcérés le 12 janvier, au lendemain de leur interpellation pour malversations présumées.

Les deux hommes étaient visés par une plainte déposée contre eux le 7 janvier au Parquet de N'Djamena par le ministère délégué à la présidence chargé du contrôle d'Etat, selon des sources policière et municipale.

Ce ministère effectue depuis fin octobre dans les services publics une mission qui a déjà conduit à l'arrestation d'une dizaine de responsables municipaux, avait expliqué la source municipale. Selon elle, il est reproché à ces agents d'être impliqués dans des dépenses pour le compte de la mairie auprès d'entreprises fictives pour environ 3 milliards de FCFA (près de 4,6 millions d'euros).

Ces dernières semaines, les arrestations et mises en cause de personnalités pour corruption se sont multipliées au Tchad.


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La France demande aux autorité centrafricaines de donner des explications sur la situation de Charles Massi.

L'ex rebelle et ministre centrafricain serait décédé des suites de torture à Bangui

La France a demandé jeudi aux autorités centrafricaines que toute la lumière soit faite sur le sort de l'ex-ministre et chef rebelle centrafricain, Charles Massi, qui serait mort, selon sa famille, des suites des tortures qu'il a subies en prison après avoir été livré par le Tchad à Bangui.

"Quel que soit l'engagement politique de ce dernier, rien ne pourrait justifier qu'il ait eu à subir de mauvais traitements. La Francemassi souhaite que le gouvernement centrafricain communique toutes les informations en sa possession afin que la lumière soit faite sur la situation de Charles Massi", a déclaré Bernard Valéro, le porte- parole du Quai d'Orsay, au cours d'un point de presse.

Selon un communiqué rendu public par ses proches, Charles Massi serait mort le 8 janvier dernier "des suites des tortures qu'il a subies" dans les geôles centrafricaines.Charles Massi, âgé de 57 ans, plusieurs fois ministre sous le régime du président Ange-Félix Patassé entre 1993 et 2003 et de François Bozizé, dirige la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique et le Forum démocratique pour la modernité (FODEM), son parti politique

Il aurait été enlevé le 19 décembre en Centrafrique dans une zone proche de la frontière avec le Tchad, "par des éléments tchadiens, camerounais et centrafricains", avant d'être livré à François Bozizé par le président tchadien Idriss Déby Itno, a indiqué sa famille.

L'ancien ministre centrafricain a été déjà arrêté en mai 2009 dans le sud tchadien par N'Djaména pour"tentative de déstabilisation d'un pays voisin", alors qu'il tentait d'aller en Centrafrique, selon les autorités tchadiennes. Il a été libéré le 8 juillet.

Source : Grioo.com

Une demande pas trop contraignante, on peut attendre de Bozizé une réponse à peu près identique à celle fournie par Déby après l'assassinat de Ibni Oumar Mahamat Saleh.

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L'ANR explique pourquoi l'UFR ne fait rien depuis des mois

Un communiqué publié ce jour 29 janvier 2010 sur le site de l'ANR

us $Au royaume des bandits de grand chemin, Deby est hors catégorie, personne n’a jamais fait mieux (ou pire ?) et espérons que personne ne pourra le dépasser. En dessous de Deby, mais jouant tout de même en ligue 1 des voleurs nous avons la vaste confrérie des opposants/businessmen. Beaucoup a été dit sur Mahamat Nour, l’analphabète bouché et bovin du Darfour ainsi que sur le couple Nouri, unis dans l’affairisme cosmopolite.

Intéressons nous maintenant à Timan, un spécimen de prédateur autonettoyant et velléitaire. Du temps ou les jumeaux Erdimis étaient bien en cour, ils avaient en main le pétrole et le coton, l’or noir et l’or blanc du Tchad. Ils ont consciencieusement dilapidé à leur avantage exclusif, les richesses du Tchad. Timan, en détruisant CotonTchad a jeté des milliers de familles dans la misère. On ne compte plus les entreprises publiques qu’il a rachetées au franc symbolique avant de les saccager et de vivre dessus sans vergogne. Du temps de leurs splendeurs, tous les hauts fonctionnaires devaient reverser une partie de leurs salaires aux jumeaux. Avec une partie de l’argent dérobé, Timan et son frère ont acheté maints immeubles à Paris, tout simplement parce qu’une rue se nomme, rue de… Berry ! Les achats de propriété sont innombrables : au Maroc, aux Etats Unis, en Malaisie, en Espagne, etc.… Le duo Erdimi est une société immobilière de taille internationale dont les possessions, une fois aux mains du duo se caractérisent par une saleté repoussante et une odeur nauséabonde. Mais quelle cuisine peu ragoutante peuvent-ils bien faire pour que partout règne cette odeur de charogne caractéristique ?

C’est Timan que Deby, après le coup d’Etat en RCA, a chargé d’étendre le conflit au Darfour pour créer un Etat Zaghawa transfrontalier, le Zaghawa Al Kobra. C’est Timan qui, avec son parent, Abderahim Bahar Itno, a organisé les zébédéyés, les Jandjawids tchadiens dont les exactions sont d’autant plus horribles que personne n’en parle. C’est Timan qui a théorisé l’idée que les Zaghawas sont au dessus des autres Tchadiens qui ne sont que des « esclaves » à qui on peut tout prendre par la terreur. Ce sinistre individu a confisqué à son profit les biens, les terres cultivables, il a organisé la déportation ou l’élimination de tous les opposants ou simplement des gens honnêtes, qui n’acceptaient pas de servir la délinquance et la voyoucratie. La liste de ses victimes est innombrable : le Dr. Guetti Youssouf Togoïmi, Laoukem Barde, Kette Moise, Abdel Bagui et tant d’autres. C’est Timan le fossoyeur de Ninguilim, l’organisateur des massacres du Sud, le tueur en chef des Hadjarais et le meurtrier des Ouaddaïens.

Timan n’a jamais eu le moindre souci de l’intérêt public. S’il s’est opposé à son oncle Deby c’est uniquement parce qu’il a cru celui-ci affaibli et qu’il a pensé pouvoir le remplacer. Nommé à la tête de l’UFR, Timan, indigent moral, incapable de gérer, inapte à la chose militaire, a fait ce qu’il sait faire de mieux : étendre la haine partout et voler. Il est d’ailleurs curieux de noter la dégradation dans l’action des opposants/businessmen. Mahamat Nour est un voleur mais, grâce à Mahamat Issa, il a vraiment combattu Deby (au moins par personne interposée, lui était caché loin du front !).

Son successeur, Mahamat Nouri est un voleur mais il a feint d’attaquer Deby et, de ce fait, a pris raclée sur raclée (du moins ses troupes, lui était bien à l’abri à Khartoum).

Timan lui est un voleur et ça s’arrête-la. Depuis qu’il est à la tête de l’UFR, Deby dort tranquille (Timan aussi, car lui n’a jamais quitté sa luxueuse villa le long du Nil). Evidemment ne faisant rien d’autre, Timan se montre particulièrement créatif dans le brigandage. La rubrique des rapines menées par lui et ses proches est sans fin : trafic de passeports, trafics de nourriture, vente du matériel donné par les Soudanais et tant d’autres. Dans sa longue vie de malfaiteur, Deby s’est fait de très nombreux ennemis, ceux-ci sont prêts à financer puissamment toute opposition. Les opposants/businessmen ayant réussi à confisquer, à leur grand profit, l’image de la rébellion, ce sont des centaines de millions de dollars qui sont arrivés dans leurs caisses. Jamais dans l’histoire une rébellion n’a été aussi richement dotée, jamais aussi peu n’est arrivé aux vrais soldats, et jamais les résultats n’auront été si dérisoires par rapport aux moyens mis en œuvre.

C’est dire le niveau de rapine, d’incompétence et de bêtise des opposants/businessmen. Depuis l’arrivée de Timan, les caisses de l’UFR, déjà bien trouées, ne servent plus qu’à alimenter les caprices du Prince. Tout y passe, des voitures de luxe en passant par des bourses attribuées aux « étudiants » zaghawas. Timan s’est vu attribuer armes et équipements à profusion. Mais lorsque les soldats veulent se défendre contre l’ANT, ils doivent acheter les balles et l’équipement. Aujourd’hui, à part la cinquantaine d’hommes qui constituent la garde rapprochée de Timan, aucun véhicule n’a de quoi parcourir plus de 200 km car Timan vend le diesel à des prix exorbitants.

Voilà pourquoi, depuis que Timan a été imposé à la tête de l’UFR Deby est tranquille. Il ne risque rien sur le plan militaire et le caravansérail des opposants/businessmen n’est qu’un ramassis d’intrigues sordides, de cupidité infâme et de jalousies médiocres. Tout cela Deby le sait et s’en réjouit. Tout cela constitue le meilleurs rempart du pouvoir debyque car cela paralyse la vraie rébellion patriotique, démocratique et sincère. Par conséquent, au royaume dément et corrompu du roi Deby, cela a un prix. Hier comme aujourd’hui et comme demain, les opposants/businessmen négocient avec le tyran.

Nous affirmons que bientôt des ralliements surprenants vont avoir lieu, notamment celui de Timan. Celui-ci serait depuis longtemps à N’Djaména si Deby ne persistait pas à refuser le retour de son neveu. Cependant il est probable que l’entourage du tyran va finir par le convaincre- ou le forcer- à accepter . Tant mieux d’ailleurs car la rébellion ne s’en portera que mieux. A chaque fois n’oublions pas qu’il s’agit toujours de ralliements individuels, la quasi-totalité des troupes ne suivent pas. Bientôt la cour debyque va s’enrichir de nouveaux bouffons. Qu’ils s’amusent, se détestent et se tuent entre eux, grand bien leur fasse, cela ne nous concerne pas.

Eux adorent l’argent, c’est leur credo. Nous, nous aimons notre pays et on aime mieux vivre pauvres, mais dignes et, bientôt, libres !

anr.tchad@gmail.com

Tout ceci est malheureusement vrai et nous n'y ajouterons rien. Le statuquo convient à beaucoup de gens. Déby est tranquille, au sein de la rébellion, quelques chefs voyous s'enrichissent et certains soudanais également.

Les choses sont toutefois en train d'évoluer. Récemment, les véritables opposants, démocrates et soucieux de l'intérêt du peuple ont noué des alliances militaires et politiques qui excluent tous ces parasites cupides et militairement incompétents. La victoire approche.

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Corruption : La manipulation médiatique se poursuit. Les députés valident la mise en accusation de trois ministres

29 janvier 2010

Les ministres tchadiens Abderamane Koko, Limane Mahamat et Oumar Boukar Gana seront bientôt renvoyés devant la justice, mis en accusation pour corruption. Ils sont par ailleurs relevés de leurs fonctions.

assembléeL'Assemblée Nationale tchadienne a examiné jeudi 28 janvier à N'Djamena une demande de la Cour suprême concernant la mise en accusation de plusieurs membres du gouvernement dans une affaire de corruption révélée en octobre. Elle a validé leur renvoi devant la justice et les a relevé de leurs fonctions. Il s'agit du ministre de l'Education nationale Abderamane Koko, du secrétaire général du mouvement Limane Mahamat et du secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget, Oumar Boukar Gana.
Le renvoi devant la Justice a été entériné à 92 voix sur 116 votants pour le premier. Il a été accepté par 101 des 115 votants pour le second et par 99 des 114 votants pour le dernier. L'Assemblée tchadienne compte au total 155 députés.

"Les ministres mis en accusation sont suspendus de leur fonction dès cet instant", a déclaré le président de l'Assemblée nationale, Nassour Guelengdouksia. "Le Procureur auprès de la Haute Cour de Justice sera saisi dès demain (vendredi) des résultats du vote", a-t-il ajouté.


Des millions pour des cahiers
Au total, la responsabilité de six personnalités politques était étudiée. Les députés ont rejeté la mise en accusation des ministres Gata Ngoulou (Finances), du Dr Ngombaye Djaïbé (Santé publique) et de la Secrétaire d'Etat à l'Alphabétisation Khadidja Hassaballah.
Selon le rapport de la commission parlementaire chargée du dossier, dont l'AFP a obtenue copie, "les charges (de corruption) sont supposées déterminantes" pour les trois membres du gouvernement dont la mise en accusation a été acceptée, elle "ne sont pas supposées déterminantes" pour leurs trois collègues.

Ces six personnalités ainsi qu'un député du parti au pouvoir -dont l'immunité a été levée le 19 janvier- sont soupçonnées d'être impliquées dans des malversations dans l'attribution d'un marché public pour l'achat de manuels scolaires pour l'année 2009 pour un montant de 1,5 à 2 milliards de FCFA (de 2,29 à 3,05 millions d'euros).


Chasse à la corruption
Cette affaire a été révélée en octobre. En novembre, sur une demande du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, le Conseil des ministres s'était réuni en séance extraordinaire. Il avait donné son accord pour un décret autorisant la justice à "entendre, à titre de témoins", les six membres du gouvernement mis en cause.
D'après le rapport parlementaire, le commerçant ayant obtenu le marché aurait notamment versé au ministre de l'Education nationale via un intermédiaire 60 millions de FCFA (près de 91.500 euros), et 75 millions de FCFA au ministre secrétaire général du gouvernement (plus de 114.000 euros) via un intermédiaire.
Quant au secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget, le commerçant "déclare lui avoir remis de l'argent à plusieurs reprises", ajoute le document, faisant état de "nombreux appels téléphoniques nocturnes" entre eux.

Le secrétaire général de la présidence de l'époque et alors numéro deux du parti au pouvoir, Haroune Kabadi, ainsi qu'un conseiller à la présidence et plusieurs hauts fonctionnaires avaient été à la même période inculpés pour "corruption" dans cette même affaire de pots-de-vin. Ils sont depuis écroués à la maison d'arrêt de N'Djamena.  (avec AFP)

Les députés sont satisfaits, ils ont posé un cataplasme sur une jambe de bois, mission accomplie. L'important était que le cataplasme soit grand et très visible afin de convaincre la monde entier que Déby est un homme sur qui la communauté internationale pourra s'appuyer. Un scénario bien pensé, une bonne mise en scène et des médias coopératifs qui regardent le spectacle, uniquement le spectacle et ne se posent pas de questions.

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La mission de l’ONU, la Minurcat, va plier bagages

AFP

cammaertLes autorités de Ndjamena ont demandé le retrait de la Mission des Nations unies du Tchad et de la Centrafrique (Minurcat). Une mission du Département de maintien de la paix de l’ONU est au Tchad depuis le mardi 26 janvier 2010 pour tenter de négocier avec le gouvernement tchadien, mais lors de la première réunion, mercredi 27 janvier, les autorités tchadiennes ont été très claires : tout ce qu'elles attendent de l'ONU c'est un calendrier de retrait de la mission dont le mandat expire le 15 mars prochain.

La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité de quelque 450 000 réfugiés et déplacés, victimes de la guerre du Darfour et des violences aux trois frontières : Soudan, Tchad et Centrafrique. Est-ce à dire que tous les problèmes sont réglés dans la région ? Le doute est permis. Mais l'ONU ne peut pas s'imposer contre la volonté d'un Etat.

Tout espoir de négociation s'est envolé en quelques minutes. Le général néerlandais Patrick Cammaert, chef de la délégation onusienne, a déclaré, mercredi 27 janvier, en guise de préambule, être là pour « écouter quels sont les problèmes ressentis et les raisons avancées pour le retrait de la Minurcat et, surtout, voir quels domaines pouvaient être améliorés ». Depuis que l'ambassadeur du Tchad aux Nations unies a déposé, il y a une semaine, une note verbale au Département de maintien de la paix demandant le non-renouvellement de la mission, les Nations unies ne voulaient pas y croire et pensaient tout simplement rentrer dans une nouvelle phase de négociation avec les autorités tchadiennes. Ces dernières se plaignaient des retards dans le déploiement de la mission ou dans la formation des militaires tchadiens.

Mais le représentant du président tchadien Idriss Deby auprès de la mission, le général Oki Daggasch, a coupé court à toutes discussions. Il a immédiatement précisé que la réunion avec la délégation de l’ONU ne devait porter que sur les modalités pratiques du retrait, après la fin du mandat de la mission le 15 mars prochain.

Le gouvernement tchadien a longtemps refusé le déploiement de cette mission. Sous pression de la France, il a fini par accepter le déploiement d'une mission hybride, moitié force militaire européenne (Eufor), moitié Nations unies. La Minurcat se réduisant, alors, à une simple composante civile. Un an plus tard, le 15 mars 2009, l'Eufor quitte le Tchad et la Minurcat pense enfin pouvoir se déployer pleinement. Mais avant même d'y être parvenu, Ndjamena lui demande de quitter le territoire.

Déby refuse de négocier son accord au maintient de la MINURCAT ! Manœuvre ou réelle volonté de voir la MINURCAT lui laisser le champ libre pour attaquer la rébellion démocratique, martyriser les populations de l'Est du Tchad et déstabiliser le Soudan ? De graves exactions et atteintes à la dignité de l'homme se préparent probablement. Ce n'est pas EPERVIER et les USA qui l'en empêcheront, c'est certain.

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La Voix toujours persécuté par l'Etat tchadien.

Nous avons relaté à plusieurs reprises les tracas infligés au média "La Voix" afin de l'empêcher de publier les vérités dérangeantes pour le pouvoir. La persécution continue et l'UFCD réitère son soutien à La Voix. Notre pays a besoin de transparence, "La Voix" y participe. Ce média doit pouvoir travailler librement.

Votre hebdomadaire La Voix a connu un malencontreux retard dans sa parution la semaine dernière. Motif : le procureur de la République près le tribunal de Première Instance de N’Djaména, Hamza Abdoul a ordonné l’arrêt de son impression.

 EloiLe procureur de la République près le tribunal de Première Instance de N’Djaména, Hamza Abdoul a convoqué par téléphone, lundi 25 janvier 2010, un des responsables de l’imprimerie du Tchad (IDT), qui s’est fait accompagner d’un de ses avocats. Monsieur Hamza Abdoul intime l’ordre à l’IDT, sans lui notifier une base légale, d’arrêter immédiatement l’impression du journal La Voix, sinon il aurait à faire à lui. Ce qui n’est rien d’autre qu’un abus d’autorité de pouvoir. L’IDT a ainsi obtempérer en suspendant l’impression qui était presqu’à sa finalisation et faire bruler ensuite le journal déjà imprimé.

Cette nouvelle est tombée comme un couperet au sein de l’équipe rédactionnelle du journal, qui venait d’être soulagée par la Cour d’Appel de N’Djaména, qui, en son audience du 13 janvier 2010, infirmé en toutes ses dispositions de l’ordonnance qui avait autorisé la saisie de votre journal hebdomadaire La Voix.

Les journalistes de votre hebdomadaire, jusque-là, ignorent les vraies raisons qui ont conduit le Procureur à faire de telle injonction. Vérification faite, les journalistes de La Voix se sont rendus compte que les raisons étaient toutes simples. Comme tous ceux qui ont une parcelle de pouvoir dans le pays de Toumaï, il faut user et abuser de ses prérogatives broyer les plus faibles. En fait, la peur morbide du gentil procureur serait liée aux multiples déboires auxquels il fait face en ce moment, quand on a des choses qui relèvent de la sphère personnelle à se reprocher face.


Cependant, votre hebdomadaire La Voix se veut un journal d’élite, de débats et qui a comme ambition d’élever le niveau des analyses, et non de fouiller dans les poubelles ou dans les caniveaux. Notre crédo est d’éviter de querelles de personnes, et surtout d’éviter de traiter la vie privée ou intime des individus. Nous rassurons donc, notre procureur de la République, qu’il ne trouvera aucune ligne sur sa vie privée et intime dans les colonnes de votre modeste hebdomadaire. 

Eloi Miandadji / Directeur de publication de LA VOIX

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Tchad : le silence de la France

27 Janvier 2010

Nous avons régulièrement condamné le traitement criminel que Déby fait subir aux courageux patriotes qui tentent de mettre fin à sa dictature sanglante. Djibrine Dassert dirigeant du MPRD s'est illustré ces dernières semaines en infligeant de lourdes défaites aux milices de Déby. Il a finalement été arrêté au terme d'une trahison et nous sommes sans nouvelles de lui.

Hassan Fadoul était convoqué par la justice française pour témoigner de l'implication de Déby dans l'affaire des faux Dinars de Bahreïn. Réfugié au Togo, il n' jamais obtenu de visa pour aller se rendre à la convocation de la justice française. Les barbouzes de Déby sont allés l'arrêter au Togo, silence depuis ! Difficile de na pas voir la main de la Francafric derrière tout cela.

SURVIE a publié un article concernant ces 2 dossiers et exige des explications de la part de la France. L'UFCD joint sa voix à celle de SURVIE

Le Sud du Tchad a été attaqué depuis la mi-décembre par l’armée tchadienne sans que notre pays n’en dise mot.

Le 8 janvier, le régime tchadien a annoncé l’arrestation de Djibrine Dassert, le dirigeant du mouvement rebelle sudiste, le MPRD (Mouvement pour la Paix, la Reconstruction et le Développement). La France, bien entendu au courant, n’en a pas parlé. L’arrestation de Dassert a été annoncée, par l’AFP notamment, sur des sites Internet, mais cette information n’a pas été relayée.

Peu après, le gouvernement tchadien a montré Dassert à la presse du pays, menottes aux mains. Depuis il est réputé avoir été envoyé dans le nord du pays sans que l’on sache ce qu’il en est de sa personne. La France reste toujours silencieuse sur la question, alors qu’on doit s’inquiéter du respect élémentaire des droits humains par le régime de Déby.

Djibrine Dassert, ancien compagnon d’Idriss Déby, a aidé ce dernier à renverser Hissène Habré. Par la suite Dassert est entré en rébellion contre le régime tchadien de Déby. Retranché dans le sud du pays, Dassert ne s’est pas lié aux autres forces rebelles.

Un autre silence français

Hassan Fadoul, Tchadien impliqué dans l’affaire des faux dinars de Barhein, n’a pu obtenir un visa pour venir en France au procès dans lequel il était accusé. Il a été arrêté au Togo, où il était réfugié. Dix jours auparavant le Président togolais, Faure Gnassingbé, a rencontré son homologue tchadien Idriss Déby. C’est à la suite de cette rencontre que Fadoul a été arrêté, fin décembre, à Lomé, ce que les autorités togolaises ont confirmé. Il a été envoyé à Kara dans le nord du pays. Un accord entre le Togo, le Tchad, et la France, pour protéger Déby ?

Hassan Fadoul a accusé Idriss Déby d’être le principal commanditaire de l’affaire des faux dinars de Barhein, affirmant avoir demandé en vain un visa pour se rendre à son procès en France, à l’issue duquel 5 ans de prison ont été requis contre lui.

Survie exige des autorités françaises qu’elles s’expliquent sur ces deux affaires dans les plus brefs délais.

Contact presse : Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication stéphanie.duboisdeprisque(a)survie.org Tél. : 01 44 61 03 25

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Accord Tchad/Soudan : Appel du FSR -ANR au peuple tchadien martyr.

Communiqué de presse

25 janvier 2010

La coalition du Front pour le Salut de la République (FSR /UFR) et de l’Alliance Nationale de la Résistance (ANR), prend acte de l’accord de normalisation des relations diplomatiques et politiques intervenu le 15 janvier 2010 à Ndjaména entre le Gouvernement du Tchad et celui du Soudan.

Tout laisse à penser qu’il ne s’agit que d’un accord de façade et chaque partie vient à la table de négociations en continuant de manière visible à mener des activités bellicistes. Toutefois, si par miracle la paix pouvait survenir entre les deux régimes, l’alliance entre l’ANR et le FSR se réjouirait évidemment de ce pas important vers la diminution des souffrances des peuples concernés.

Nous avons suffisamment été échaudés et ce qui s’est passé à Doha nous laisse présager le pire. Tout en respectant la décision de ces deux pays pour cet accord qui entre dans le cadre légal de la souveraineté des Etats et de leur volonté commune de privilégier leurs intérêts réciproques, notre organisation politico-militaire déclare qu’il n’affecte en rien le combat dans lequel nous sommes engagés pour la délivrance de notre peuple de la tyrannie et de toutes les formes de pratiques oligarchiques et claniques au Tchad.

Les Tchadiens ne peuvent connaitre les valeurs démocratiques tant que ce régime oppresseur et liberticide transgresse délibérément les règles élémentaires des droits et libertés fondamentaux de ses concitoyens.

A cet effet, nous demandons à la communauté africaine et internationale de prendre la mesure des drames qui pèsent sur la situation sociopolitique au Tchad qui justifie notre lutte politique.

Que tous nos compatriotes, nos militants, nos sympathisants soient assurés de notre volonté inébranlable de poursuivre le combat pour l’instauration d’un véritable Etat de droit, respectueux des valeurs démocratiques et républicaines au Tchad.

Fait à Djimeza Hamra, le 25-01-2010 liberté

Pour le FSR(UFR)

M. Annour Alhelou

Pour l’ANR

Adam Daoud, Chef d’Etat Major adjoint

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L'UFCD répond positivement à l'appel lancé par l'alliance FSR-ANR.

Communiqué UFCD 01- 02 – 2010

26 Janvier 2010

Après la création de l'alliance FSR-ANR à la fin du mois de décembre dernier, l'UFCD avait annoncé qu'un dialogue serait engagé avec les dirigeants de ces mouvements et qu'une réflexion interne serait menée avant de décider ou non de rejoindre cette alliance.

A l'issue des contacts menés avec les responsables de l'alliance FSR-ANR, la direction de notre mouvement a dressé le constat suivant :

Ce constat encourageant a conduit la direction de notre mouvement à décider de rejoindre l'alliance fondée par l'ANR et le FSR, cette décision est prise le jour même où cette alliance lance un appel vibrant au peuple tchadien. Cet appel auquel l'UFCD souscrit sera publié ce jour sur notre site.

logoLe Porte-parole de l'UFCD

Alhafiz SEID MAHAMAT

Contact : 008821621346535

Site . ufcd.org Mail : ufcd@ufcd.org

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L'U N I O N DES F O RC E S P O U R L E C H A N G E M E N T - ( U F C )

COMMUNIQUE DE PRESSE : N°002/COR/NAT/PP/0010, relatif de la mort du camarade DAGAL KOBE

survenue dans les cellules des services de DEBY.

prisonC’est pourquoi la COORDINATION NATIONALE de l’UFC exhorte une fois de plus les Organisations humanitaires à dénoncer et d’intervenir rapidement auprès des Autorités locales pour que les droits de l’homme dans leur expression basique soient respectés au Tchad sous DEBY.
La COORDINATION NATIONALE de l’UFC tient une fois encore à informer l’opinion nationale et internationale en l’occurrence des pays impliqués dans la crise tchadienne et surtout les Organisations internationales en charge des droits de l’homme sur le sort combien incertain que le pouvoir de M.DEBY réserve actuellement à ses prisonniers de guerre et autres opposants arrêtés dans la région de KORBOL –BOUSSO-MELFI en date du 8/01/2010.

Ainsi, après un semblant de transfert des dits prisonniers à BARDAI organisé par le pouvoir en vue de brouiller les pistes, les détenus sont toujours à N’Djamena repartis entre les services de la gendarmerie et ceux des renseignements généraux dans des conditions inhumaines et dégradantes matérialisée ce jour 24/01/2010 par la mort de M. DAGAL KOBE survenue sous la torture et le manque de soins élémentaires et de diète.


Fait, le 24 Janvier 2010,

Pour la COORDINATIO9N NATIONALE, LE PORTE PAROLE,
GAILETH GATTOUL BOURKOUMANDAH

L'UFCD apporte son soutien total l'UFC. Tous les démocrates tchadiens doivent se relayer pour rappeler sans cesse au monde entier quelles sont les méthodes utilisées par le sanguinaire Déby pour faire taire l'opposition.

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Reprise à Doha des négociations sur la paix au Darfour

Une nouvelle série de négociations de paix entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles du Darfour a débuté dimanche à Doha, capitale du Qatar, a rapporté l'agence de presse quatarie, QNA.

Selon un communiqué rendu public dimanche, une délégation représentant le gouvernement d'union nationale du Soudan ayant à sa tête le conseiller du président soudanais, Ghazi Salahuddin, et une délégation du Mouvement pour la justice et l'égalité du Darfour (JEM), sont arrivées à Doha pour prendre part aux pourparlers sous les auspices du négociateur en chef de l'ONU et de l'Union africaine (UA) , Djibril Bassole.

Cependant, la délégation représentant le Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM), ainsi que d'autres factions d'opposition, n'ont pas encore rejoint les négociations, selon la même source. "Toutes les parties concernées s'engageront dans les discussions élargies dans le cadre de la préparation des négociations portant sur la résolution finale", précise le communiqué. La mission hybride ONU-UA au Darfour (UNAMID) a demandé jeudi dernier aux parties en conflit dans la région instable du Darfour de signer un accord de paix durable et globale en vue de sortir de la crise.

Source: Xinhua

Le SPLM viendra t-il négocier ? De la réponse dépend l'intérêt et l'importance des décisions qui seront prises. A suivre

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Soudan: Menaces de boycott des élections

24 Janvier 2010 - JDD

Faisant état de fraudes, les ex-rebelles du Sud-Soudan ont menacé samedi de boycotter les élections d'avril dans l'Etat du Sud-Kordofan. Le Mouvement de libération du peuple soudanais (SPLM), devenu la principale formation politique du Sud après l'accord de paix de janvier 2005, boycottera "toutes les élections" dans cet Etat pétrolier du centre, a déclaré Abdel Al Aziz Adam Al Hilu, candidat au poste de gouverneur du Sud-Kordofan, lors d'une conférence de presse à Khartoum. Les élections d'avril font partie des dispositions de l'accord de 2005 qui a mis fin une guerre civile de 20 ans dont le Sud-Kordofan a été l'un des principaux enjeux. Le scrutin y sera observé de près. Selon le SPLM, le recensement des électeurs a donné lieu à des fraudes massives. Le découpage électoral exclu en outre de vastes zones où les sympathisants du mouvement sont majoritaires, ajoute-t-il.

C'était trop beau, trop honnête pour être vrai. Les engagements pris par Omar El Bechir sur le respect d'un éventuel oui à l'indépendance reposent comme nous le pressentions sur un projet de magouille électorale. Le SPLM a probablement de très bonnes raisons pour l'annoncer. Déby / El Bechir, même combat, mêmes méthodes.

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L’étau se resserre sur la rébellion tchadienne cantonnée au Darfour

24 Janvier 2010 KHARTOUM (AFP)

MarchalLe réchauffement des relations entre le Tchad et le Soudan resserre l'étau sur la rébellion tchadienne au Darfour, déjà affaiblie et tributaire de Khartoum pour tenter une opération militaire contre N'Djamena, estiment des analystes.

Le Soudan et le Tchad, qui s’accusent mutuellement depuis cinq ans de soutenir la rébellion hostile à leur pouvoir, ont signé la semaine dernière un "accord de normalisation"assorti d’un "protocole de sécurisation des frontières".

En clair, le Tchad doit cesser le soutien à la rébellion du Darfour, région voisine de l’Ouest soudanais en proie à la guerre civile, et le Soudan à la rébellion tchadienne qui a fait du Darfour soudanais sa base arrière.

Les deux pays promettent de créer une force mixte à la frontière afin d’empêcher les infiltrations de rebelles tchadiens venant du Darfour soudanais et de rebelles du Darfour en provenance du Tchad.

Le Tchad et le Soudan avaient déjà signé des accords visant à normaliser leur relation et à sécuriser leur frontière commune, mais leur mise en œuvre était restée lettre morte.

"Cette fois-ci, ça a l’air sérieux. Les deux pays en ont besoin en ce moment. Le Tchad se dirige vers des élections législatives en novembre et une présidentielle en avril 2011, alors que des élections sont prévues en avril au Soudan, puis un référendum en janvier 2011", sur la sécession du Sud-Soudan, explique un diplomate sous le couvert de l’anonymat.

Ce réchauffement des relations entre Khartoum et N’Djamena pourrait porter un coup dur à l’Union des forces de la résistance (UFR), regroupement des principales factions de l’opposition armée tchadienne.

"Les rebelles tchadiens n’ont pas de moyens propres pour lancer une offensive, les Soudanais peuvent les contrôler assez facilement (...) Ce sont les grands perdants(de ces accords)", souligne Roland Marchal, du Centre d’études et de recherches internationales (Ceri) à Paris.

Le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), un des principaux groupes rebelles du Darfour, est "plus autonome" par rapport au pouvoir tchadien que les rebelles tchadiens le sont de Khartoum, résume-t-il.

Le JEM a quelques assises au Darfour alors que l’essentiel de la rébellion tchadienne est actuellement cantonnée à Mellit, dans le Darfour, à quelque 200 kilomètres de la frontière tchadienne.

Les troupes de l’UFR avait coordonné en mai 2009 une vaste offensive armée contre le pouvoir tchadien, mais s’étaient cassées les dents contre une armée mieux équipée et entraînée.

"Ce revers militaire a été assez sévère, il y a eu quelques victoires mais globalement ça été un échec. Et nous n’avons pas été en mesure d’en tirer les conclusions, nous sommes tombés dans une léthargie organisationnelle", affirme Adoum Yacoub, président du FPRN, une faction de la rébellion tchadienne membre de l’UFR mais se trouvant sur le sol tchadien. Selon plusieurs sources, le leadership du chef de l’UFR, Timan Erdimi, serait aussi remis en cause.

"Nous ne devons pas attendre que ces problèmes soient réglés pour agir, ce serait donner le champ libre au gouvernement tchadien", indique M. Yacoub, soulignant que la"nouvelle stratégie" des hommes de sa faction était de "porter la guerre" plus à l’ouest, dans le territoire tchadien. "Mais nous ne sommes pas pressés, ce n’est pas une course", dit-il dans un entretien.

Si elle semble sérieuse et à la faveur des deux parties, la normalisation en cours des relations tchado-soudanaises, jugée essentielle à une résolution du conflit au Darfour, demeure fragile.

"C’est une année de répit, est-ce que ça tiendra après 2011?", s’interroge un diplomate occidental. "Sur le fond, rien n’est réglé", renchérit M. Marchal.

Cet autre article relatif aux conséquences du rapprochement du Tchad et du Soudan doit obligatoirement nous conduire à réfléchir sur nos forces et faiblesses et sur la stratégie que nous allons adopter.

Le MJE serait plus autonome ? Peut-être mais il est assez facile d'être autonome par rapport à Déby lorsque on reçoit le support des USA relayés sur le terrain par la puissance coloniale ?

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Accords Tchad-Soudan: La rébellion tchadienne prise en étau

Source: N'Djamena Matin /Le Quotidien.re

TCHAD - CONSÉQUENCE DU RÉCHAUFFEMENT DIPLOMATIQUE AVEC LE SOUDAN


La rébellion tchadienne, essentiellement implantée au Soudan, et très dépendante de Khartoum, a du souci à se faire.

Chefs rebellesLe réchauffement des relations entre le Tchad et le Soudan resserre l’étau sur la rébellion tchadienne au Darfour, déjà affaiblie et tributaire de Khartoum pour tenter une opération militaire contre N’Djamena.

Le Soudan et le Tchad, qui s’accusent mutuellement depuis cinq ans de soutenir la rébellion hostile à leur pouvoir, ont signé la semaine dernière un « accord de normalisation » assorti d’un « protocole de sécurisation des frontières ».

En clair, le Tchad doit cesser le soutien à la rébellion du Darfour, région voisine de l’ouest soudanais en proie à la guerre civile, et le Soudan à la rébellion tchadienne qui a fait du Darfour soudanais sa base arrière.

Les deux pays promettent de créer une force mixte à la frontière afin d’empêcher les infiltrations de rebelles tchadiens venant du Darfour soudanais et de rebelles du Darfour en provenance du Tchad.

Le Tchad et le Soudan avaient déjà signé des accords visant à normaliser leur relation et à sécuriser leur frontière commune, mais leur mise en œuvre était restée lettre morte.

Les rebelles tchadiens, « grands perdants de ces accords »
« Cette fois-ci, ça a l’air sérieux. Les deux pays en ont besoin en ce moment. Le Tchad se dirige vers des élections législatives en novembre et une présidentielle en avril 2011, alors que des élections sont prévues en avril au Soudan, puis un référendum en janvier 2011 », sur la sécession du Sud-Soudan, explique un diplomate sous le couvert de l’anonymat.

Ce réchauffement des relations entre Khartoum et N’Djamena pourrait porter un coup dur à l’Union des forces de la résistance (UFR), regroupement des principales factions de l’opposition armée tchadienne.

« Les rebelles tchadiens n’ont pas de moyens propres pour lancer une offensive, les Soudanais peuvent les contrôler assez facilement (...) Ce sont les grands perdants (de ces accords)», souligne Roland Marchal, du Centre d’études et de recherches internationales (CERI) à Paris.

Le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), un des principaux groupes rebelles du Darfour, est « plus autonome » par rapport au pouvoir tchadien que les rebelles tchadiens le sont de Khartoum, résume-t-il.

Le JEM a quelques assises au Darfour alors que l’essentiel de la rébellion tchadienne est actuellement cantonnée à Mellit, dans le Darfour, à quelque 200 kilomètres de la frontière tchadienne.

Les troupes de l’UFR avait coordonné en mai 2009 une vaste offensive armée contre le pouvoir tchadien, mais s’étaient cassées les dents contre une armée mieux équipée et entraînée.

Si elle semble sérieuse et à la faveur des deux parties, la normalisation en cours des relations tchado-soudanaises, jugée essentielle à une résolution du conflit au Darfour, demeure fragile.

« C’est une année de répit, est-ce que ça tiendra après 2011?», s’interroge un diplomate occidental. « Sur le fond, rien n’est réglé », renchérit M. Marchal.

Un accord de pacotille qui ne tiendra pas est pris au sérieux par la presse internationale qui, comme très souvent, a une vision très simpliste de la situation qui prévaut dans notre région. Dans le cas présent cette vision conviendra parfaitement à Déby et à Kouchner. Faut-il être surpris que cet article soit repris par N'Djamena matin ?

Nous apprenons avec étonnement que le MJE est plus autonome par rapport à Déby que la rébellion tchadienne par rapport à Khartoum. C'est peut-être vrai pour ce qui concerne le machin UFR.

Pour l'UFCD et ses alliés qui ne reçoivent aucune aide de Khartoum cet accord ne changera rien. Nous avons toujours refusé une quelconque soumission à un pays étranger, fut-il voisin. Nos combattants sont installés au Tchad et ils continuent à s'organiser en vue de chasser Déby, restaurer la paix, la démocratie et le justice dans notre pays.

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SOUDAN : El BECHIR PROMET UNE SEPARATION A L'AMIABLE AVEC LE SUD

20 Janvier 2010

Un référendum sur la sécession du Sud-Soudan est prévu en janvier 2011. Le président Omar et-Béchir a assuré mardi qu’il reconnaitra la sécession du sud du Soudan si ce choix l’emportait au référendum prévu en janvier 2011. Mais, à court terme du moins, le pétrole sud-soudanais continuera à transiter au Nord pour être exporté.

PAR DJAMEL BELAYACHI

BéchirUne séparation à l’amiable ? Le président soudanais Omar el-Béchir a affirmé mardi qu’il respectera la sécession du sud du pays si les Sud-soudanais optaient pour l’indépendance lors du référendum clé prévu en janvier 2011. « Le Parti du Congrès national (NCP du président Béchir) est en faveur de l’unité du Soudan, mais si le résultat du référendum est la séparation alors nous, au NCP, serons les premiers à prendre acte de cette décision et à la soutenir. Nous serons de bons voisins », a promis le président soudanais. Omar El-Béchir prononçait un discours marquant le 5ème anniversaire de la fin de la guerre civile entre le Nord et le Sud, devant un parterre de personnalités politiques soudanaises, de diplomates et de spectateurs, dans le stade Yambio, la capitale de l’Etat sudiste d’Equateur Occidental.

« Le discours de Omar El-Béchir sur la sécession du Sud-Soudan invite à la prudence, nous sommes dans un contexte pré-électoral et El-Béchir tient à se faire réélire », analyse un chercheur en relation internationales, sous couvert de l’anonymat. « Le président soudanais est en train d’envoyer des signaux pour dire qu’il a changé de comportement. Contrairement à ce qu’il a pu faire par le passé, il montre qu’il est extrêmement désireux de se faire réélire dans la régularité », estime ce spécialiste de la Corne d’Afrique. L’accord de paix global (CPA) de 2005, signé par le gouvernement central de Khartoum et l’Armée populaire de libération du Soudan (SPLA, ex-rebelles sudistes), prévoit l’organisation d’élections (présidentielles, législatives et régionales) en avril prochain, suivies en janvier 2011 du référendum portant sur la sécession du Sud-Soudan, une région enclavée qui renferme d’importantes réserves pétrolières.

Le pétrole sud-soudanais continuera à être acheminé vers le Nord

Estimées à près de six milliards de barils (cinquième rang en Afrique), les réserves pétrolières du Soudan sont le grand enjeu du référendum de 2011. Des différends persistent à ce sujet entre le parti de M. Béchir et le SPLM. La plus grande partie de l’exploitation pétrolière se trouve en effet dans des régions à la lisière du Nord et du Sud et au Sud-Soudan. Le pétrole y est extrait et transite par un oléoduc au Nord pour rejoindre le Port-Soudan d’où il est exporté. Près de 60% des revenus de Khartoum et 98% de ceux du gouvernement semi-autonome du Sud-Soudan viennent des royalties sur le pétrole.

Le président du Sud-Soudan, Salva Kiir, qui avait pourtant publiquement déclaré son soutien à l’indépendance l’automne dernier, a assuré toutefois mardi, lors d’un discours précédent celui de Omar El-Béchir à Yambio, que « la production pétrolière dans le sud du Soudan continuera à circuler du Sud au Nord pour le raffinage et l’exportation . »

L’hypothèse de l’ouverture d’un autre passage pour acheminer le pétrole sud-soudanais reste invraisemblable à court terme, s’accordent à dire plusieurs experts. Cela pourrait s’avérer très coûteux et nécessiterait beaucoup de temps. Le pétrole sud-soudanais devrait continuer encore à être exporté via le nord du Soudan, même si l’option de l’indépendance l’emporte.

« Le discours de Omar El-Béchir ne dit en tout cas rien sur les futures relations économiques entre les deux Etats, si la sécession du Sud venait à se réaliser, selon le chercheur cité plus haut. C’est une situation en devenir. Tout type d’accord économique entre les deux parties n’a pu ou ne peut se faire qu’en coulisses. Nous sommes dans l’expectative. »

Un beau discours qui n'engage que ceux qui y croient, nous sommes en période électorale. Il y a fort à parier que si Béchir n'arrivait pas à truquer les élections et que l'indépendance était votée par les sudistes, la séparation ne serait pas aussi simple et rapide que cela. L'enjeu, c'est beaucoup d'argent et on peut compter sur les acheteurs de pétrole pour mettre également leur nez dans ce qui continuera d'être une sale affaire conflictuelle.

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Les grandes manœuvres de Déby, nouvelle étape.


19/01/2010

Le gouvernement de N’Djamena a demandé aux Nations unies de ne pas renouveler en mars prochain le mandat de leur mission au Tchad.

"Nous avons officiellement transmis au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies notre souhait de ne pas voir renouvelé le mandat de la Minurcat", a dit lundi à Reuters le général Oky Dagache, représentant du président tchadien Idriss Déby auprès de la mission onusienne.

Oky Dagache n’a pas voulu donner de raison dans l’immédiat mais, selon une source onusienne au Tchad, cette requête pourrait être une façon de faire modifier le mandat de la Minurcat.

Cette mission d’un an a commencé le 15 mars dernier, lorsque 5.000 troupes commandées par l’Onu ont remplacé une force dirigée par l’Union européenne. "La réunion (avec les Nations unies) est le 15 mars, donc nous attendons encore mais nous sommes en négociations", a dit Dagache.

La Minurcat est chargée d’assurer la sécurité des actions humanitaires, particulièrement dans le nord-est du pays, à la frontière avec le Darfour, région de l’ouest du Soudan.

La guerre du Darfour a fait, depuis 2003, quelque 300.000 morts et deux millions de déplacés, selon les Nations unies. Les relations entre le Tchad et le Soudan sont déterminantes dans ce conflit et les deux pays s’accusent mutuellement de soutenir des rebelles.

Comme souvent avec Déby, les choses ne sont probablement pas aussi simples. Une manœuvre est engagée non pas pour ne pas renouveler le mandat de la MINURCAT mais pour ne pas le renouveler à l'identique. L'objectif étant d'obtenir que l'ONU se range plus ouvertement aux côtés de Déby, un président démocratiquement élu comme chacun sait. Les engagements pris avec le Soudan, la radicale et médiatique croisade anti-corruption, tout cela fait partie d'un même plan concocté à Paris et Bruxelles pour améliorer l'image de Déby et le conforter dans sa position de tyran criminel protégé. Attendons la suite....

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ARRESTATION DE MAHAMAT ZEN BADA : DETOURNEMENT DE FONDS OU DELIT D’AMBITION POLITIQUE ?

18/01/2010

Profitant de l’accalmie militaire sur le front Est, et à l’approche des échéances électorales, le staff de Deby a mis l’accent sur des actions de communication en brandissant les réalisations du régime, constructions de routes et autres infrastructures, censées prouver à l’opinion nationale et internationale que le Tchad avance. Des spots de propagande ont été réalisés et sont régulièrement diffusés à la Télétchad mais aussi sur les chaines étrangères.

Cette opération de marketing a été concoctée, dit-on, par le staff de M Desesquelles, représentant de l’UE qui, selon certaines desesquelleindiscrétions, aurait des attributions occultes de Conseiller politique de Deby; dans tous les cas, son discours prononcé lors de l’inauguration de la route Koumra-Sarh en dit long sur ses débordements : « A l’approche des échéances électorales, l’inauguration de cette route est une excellente chose, le MPS est le seul parti capable de gagner les élections …»; il n’est alors pas étonnant que les responsables du MPS roupillent dans leur coin, M. Desesquelles les remplaçant à merveille. C’est donc en application d’un plan censé redorer l’image du régime de Deby auprès des bailleurs de fonds que le ministre du contrôle d’Etat a été actionné pour mener des audits, procéder à des arrestations et les exploiter médiatiquement. Frapper des lampistes mais aussi des personnalités, histoire de faire croire que même « les proches » ne sont guère épargnés. Et bien sûr, profiter de ces audits pour se débarrasser de personnalités devenues gênantes. Les audits sont aujourd’hui et depuis un certain temps, la nouvelle trouvaille des dictatures pour se débarrasser de manière scientifique, comme on dirait au Tchad, de personnalités de l’opposition, d’hommes politiques ayant des ambitions réelles ou supposées.

On l’a vu au Bénin, au Cameroun avec l’opération Epervier, au Sénégal où Wade a littéralement cassé et terrorisé les cadres du parti socialiste en procédant à des audits, en les jetant en prison et finalement en les ressortant un à un avec la condition qu’ils transhument vers son parti. Tout récemment, Dadis Camara avait révélé qu’avant qu’il ne déclare sa candidature à l’élection présidentielle, plusieurs hommes politiques guinéens estampillés démocrates lui avaient conseillé de lancer des audits contre leurs concurrents, histoire de les éliminer de la course et qu’ils lui seraient redevables si jamais ils étaient élus. Faire d’une pierre deux coups, est ce, ce qu’a essayé de faire Deby avec la mise en examen de Zen Bada ?

Le frère de Mahamat Zen Bada, Maldom, a été vice-président du MPS et compagnon de Deby dans le maquis. A sa mort, commença l’ascension de Zen Bada qui remplaça son frère, bénéficia de sa légitimité, puis grâce à son entregent, et par son engagement, il se propulsa très rapidement Ministre de l’administration territoriale, promu général, puis Maire de la ville de N’Djamena.

Il a assumé les impopulaires démolitions en répétant sans arrêt que de tout cela, va surgir quelque chose de positif. Son investissement personnel, perché sur les Caterpillar aux côtés des chinois, ne faisait pas l’ombre d’un doute à tel point qu’il se déplaçait avec une escorte pour sa sécurité.

Alors l’affaire Zen Bada, simple affaire de détournement de fonds publics ou manœuvre politicienne de Deby ?

Le système mit en place par Deby pour détourner massivement les revenus pétroliers par le

biais des infrastructures surfacturées de manière scandaleuse, a été souligné à maintes reprises par le groupe de la Banque Mondiale. Par exemple, un simple rond point fut réalisé à 17 milliards, une petite école en brousse de 5 classes coûta 8 millards etc... Daoussa Deby, frère du président avait créé une société de travaux publics qui regroupait en son sein plusieurs autres sociétés. Adoum Younousmi, ministre des infrastructures, chargé de la réalisation et de l’attribution des marchés de construction a attribué 87% de l’enveloppe financière aux sociétés de Daoussa Deby, les 13% restants ont été attribués à des gens qui travaillent pour lui, selon les commentaires des Ndjaménois. Autrement dit, pendant plus de 19 ans, le système Deby a crée une génération de personnes qui n’ont aucun idéal et qui ne pensaient qu’à leur tube digestif. A la faveur de cette mangeoire à ciel ouvert qu’est devenu le Tchad, Zen Bada comme tant d’autres et certainement pour beaucoup moins quant à certains, fût convié à la noce et ne s’en priva guère. Jusque-là rien de nouveau sous le ciel tchadien, seulement s’étant constitué une belle fortune grâce à sa position, il consolida sa base politique et sociale et fort de ses acquis, il franchit le pas et déposa sa candidature au poste très stratégique de secrétaire général du MPS; une première fois contre Mahamat Saleh Adoum, en véritable « ouled Ndjaména », il fit campagne et mobilisa toutes ses relations à telle enseigne qu’il a fallu bourrer les urnes pour le déclarer perdant à la fin d’un décompte clandestin.

Récemment, après la démission de Mahamat Saleh Adoum pour cause de maladie, il remit sur la table sa candidature, provoquant la colère de Deby. Le vote eut lieu et le constat était là : Zen Bada avait encore gagné. Dès lors, une autre astuce fut trouvée : mettre dans la balance le vote d’Idriss Deby qui pesait 200 voix, et c’est ainsi que Deby fit perdre Zen Bada. Les militants MPS s’alignèrent devant le vol de leurs votes par leur propre chef.

Pour les membres du clan, et pour Deby, des lignes avaient été franchies par Zen Bada. Sa destitution était quasi certaine quand il lui a été signifié de ne pas se rendre à Sarh pour participer aux festivités de la fête du 1er décembre.

Au moment où la cellule de communication de Deby axe toute la propagande du régime sur les infrastructures, Deby en cherchant à mettre sur la touche quelqu’un qui a mouillé son maillot pour lui, souhaite à l’approche des élections, donner une paternité clanique à ses « réalisations » ; et là assurément Zen Bada - qui serait tenté de s’arroger, ne serait-ce qu’en partie, la paternité de cet « actif » - n’étant ni de la famille des Itno, ni appartenant au clan, ni un vrai proche, encore moins un intouchable, en se permettant de nourrir des ambitions au delà de la ligne rouge fixée par les membres du clan Itno, ne pouvait que s’attirer leur colère. Ainsi va le Tchad….


Cette tribune publiée dans ZoomTchad confirme notre analyse : « ces opérations anti-corruption menées par Déby ont pour seul objectif redorer son image auprès de la communauté internationale. L'affaire est orchestrée par Paris et relayée au Tchad par l'UE »

Si Déby peut profiter de l'occasion pour faire un peu de ménage politique, il n'y a aucune raison qu'il s'en prive, cela ne dérange pas M. Desesquelles, bien au contraire. Cela ne nous dérange pas non plus, un voleur ou un autre.....

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Création d'une première force mixte Tchad-Soudan en février

LEMONDE.FR avec AFP | 15.01.10 |

Le  Tchad et le Soudan ont établi vendredi 15 janvier à N'Djamena un calendrier sur la création de leur première force mixte, prévoyant notamment "l'occupation des postes et la sécurisation" de leur frontière au 20 février, selon un document officiel.

Le calendrier a été arrêté par les deux parties dans le cadre d'un protocole d'accord "portant sur les mesures concrètes de normalisation des relations entre le Tchad et le Soudan", selon les termes d'un communiqué conjoint. "L'occupation des postes et la sécurisation de la frontière des deux pays" devraient être effectives "du 15 au 20 février 2010", pendant que se tiendra une "réunion de la commission mixte militaire et de sécurité", selon le texte. Côté tchadien, un poste d'observation est prévu à Abéché (est). Pour le Soudan, il sera installé à El-Geneina, dans la région du Darfour (ouest). Le Tchad et le Soudan "se sont donné un délai de deux mois pour prendre chacun les mesures qu'il faut pour mettre un terme à toute présence, tout soutien et de toute action des groupes armés à l'un ou l'autre pays", a précisé un diplomate ayant requis l'anonymat

Il est fort probable que les observateurs recrutés par les deux gouvernements seront tous aveugles et muets. Pour le moins leur capacité à observer sera très sélective. Encore une décision qui ne sert à rien sauf à occuper la presse et impressionner les chancelleries. C'est le nouveau spectacle 2010 du duo comique Déby / Béchir. Ca promet d'être drôle.

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Centrafrique: Charles Massi mort "des suites de tortures" -

AFP 17/01/2010

(AFP) - L'ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi est mort vendredi "des suites des tortures qu'il a subies", ont annoncé son épouse et son parti politique dans un communiqué transmis samedi à l'AFP à Libreville.

Aucun commentaire n'avait pu immédiatement être obtenu de source officielle ou militaire à Bangui.

massi"Charles Massi a été torturé (. . . ) et est mort depuis le vendredi 8 janvier 2010 vers 19H00 à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui) des suites des tortures qu'il a subies", déclarent dans leur communiqué Denise Massi, son épouse, et Eric Neris, secrétaire en France du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), son parti politique.

Ils indiquent se fonder sur des "informations recueillies sur le terrain à Bossembélé et également fournies par l'entourage de François Bozizé (président centrafricain) et de son fils Francis Bozizé" ainsi que par "des éléments de la garde présidentielle".

"La famille, les amis de Charles Massi et son parti, le Fodem, exigent que le président François Bozizé apporte la preuve que leur père, époux et leader, est en vie. A défaut, nous demandons aux autorités centrafricaines de remettre son corps à sa famille", ajoutent-ils.

La semaine dernière, Mme Massi, Franco-Centrafricaine vivant en France, avait indiqué être sans nouvelles directe de son époux depuis le 18 décembre. Elle avait fait état d'informations officieuses évoquant l'arrestation de M. Massi et son incarcération à Bossembélé.

Il est malheureusement très probable que la mort de Charles Massi annoncée dans les médias dès le 8 janvier dernier soit avérée. Les dénégations du gouvernement centrafricain n'étaient encore une fois que mensonges et manœuvres ridicules. Publiquement, après enquête tout espoir perdu, son épouse confirme l'information macabre.

Nous apportons tout notre soutient à Mme Denise Massi est à ses proches.

Bozizé, Déby, les mêmes objectifs mafieux et les mêmes méthodes criminelles, mort sous la torture sans jugement équitable. Kouchner trop occupé à sauver Haïti n'a pas encore eu le temps de commenter.

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MAKAILA s'interroge sur l'identité réélle de l'homme présenté comme étant le colonel Dassert.

Nous espérons qu'il a raison et poursuivons notre recherche de la vérité. De son côté, selon un communiqué publié par son chef d'Etat-major, le FPR ne semble pas avoir de doutes concernant la réalité de cette arrestation et annonce que malgré cela la poursuite de la lutte.

Le colonel Djibrine Dassert devant la presse: l’équivoque est-elle enfin levée sur son arrestation ?
Dassert 2Bachir[1]

Le colonel Djibrine Dassert
du MPRD.
Mes respects !

Les autorités tchadiennes par le biais du ministre de l’intérieur Ahmat Bachir, ont présenté à la Télé Tchad,  à la presse locale et étrangère, un homme en treillis militaire, qu’elles ont appelé le colonel Djibrine Dassert, chef du Mouvement pour la Paix, la Reconstruction  et le Développement (MPRD).

Finis, les  communiqués de presse interposés entre la partie gouvernementale et le MPRD, et nous voici devant les faits.

N’étant pas à Ndjaména, il nous est difficile d’identifier et de reconnaître cette personne en tenue de combat, présentée au nom du colonel Dassert. Que la version gouvernementale soit vraie ou fausse, là, n’est pas le débat, ce qui nous intéresse aujourd’hui, réside principalement au niveau de la résolution du problème tchadien par la violence armée, qui, à notre sens de compréhension de la chose, reste malheureusement,  l’option privilégiée aussi bien par le régime de Deby que par les mouvements d’opposition militaro-politiques au Tchad qui ne renoncent pas  à leur volonté globale, d’opérer le changement politique dans le pays à défaut d’une voie consensuelle par les urnes.

Une fois encore, nous sommes devant un  cas évident de violations flagrantes et récurrentes  par le Tchad des conventions internationales relatives aux prisonniers de guerre, signées et ratifiées sans être honorées. Le colonel Djibrine Dassert a été exposé à la presse par les autorités de Ndjaména dans le seul but de faire valoir une victoire imputée à des forces occultes qui  règnent  par la brutalité et la terreur sur des populations civiles démilitarisées et désarmées, afin de les intimider et décourager tout élan de sédition générale face à une situation endogène  complètement intenable dans le pays.

Par le passé le même régime tchadien a montré à la télévision nationale et à la presse étrangère, les combattants de l’UFR et des hauts responsables dont le colonel Hamouda Mahamat, fait prisonniers lors des affrontements de mai 2009 faisant ainsi fi aux principes du Droit humanitaire international. Aujourd’hui, il convient de rappeler à  Ndjaména au strict respect de ses engagements par rapport aux traitements infligés aux prisonniers de guerre.

En attendant que le MPRD confirme l’arrestation de son leader de façon officielle,  il sied d’interpeller  le Comité International de  la Croix Rouge (CICR), institution  en charge de faire appliquer et respecter le Droit humanitaire international par les Etats signataires, de peser de tout son poids pour assurer la sécurité, l’intégrité physique et morale de tous les prisonniers de guerre se trouvant sur le sol tchadien et qui dépendent de la protection des autorités en place.

Aussi, demandons-nous aux organisations internationales censées connaître les droits et obligations du prisonnier de guerre  de faire valoir les principes qui régissent les règles  élémentaires du Droit humanitaire international dans sa dimension globale. Au MPRD, notre blog en appelle au sens élevé de la lutte pour le dévouement patriotique afin que triomphent la justice et le droit au Tchad contre toutes les forces contrevenantes des valeurs démocratiques universellement reconnues par la communauté internationale.

Notre blog renouvelle son indéfectible soutien médiatique et politique à toutes les forces opposées au pouvoir central d’Idriss Deby imposé  par  la France à notre peuple épris de justice, de paix et libertés et dont le règne ne fait toujours pas l’unanimité. En fin, c’est dans l’unité et la détermination collective que naîtra la victoire de l’opposition civile et armée tchadienne contre le régime d’Idriss Deby dans notre pays.

Makaila Nguebla

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Notre frère d'armes Djibrine Dassert arrêté.

15 Janvier 2009

Ces derniers temps, nous avons a plusieurs reprises salué les défaites infligées à la soldatesque de Déby par le MPRD de Djibrine Dassert. Le courage et la détermination des combattants du MPRD, les qualités stratégiques de leur chef faisaient l'admiration de tous.

Nous regrettons profondément l'arrestation de notre glorieux frère d'armes, nous espérons le retrouver bientôt libre. Nous sommes également certains que le MPRD poursuivra courageusement le combat.

le chef rebelle tchadien Djibrine Dassert exposé à la presse - Afp

Le chef rebelle tchadien Djibrine Dassert, dont la capture a été annoncée le 8 janvier par les autorités mais aussitôt démentie par son mouvement, a été présenté jeudi par N'Djamena à la presse, a constaté un journaliste de l'AFP.

Crâne rasé, pieds et mains menottés, vêtu d'une tenue de combat, le colonel Dassert a été présenté aux journalistes afin qu'ils puissent constater son état d'arrestation et le filmer, a expliqué le ministre tchadien de l'Intérieur et de la Sécurité, Ahmat Mahamat Bachir."Dassert a été déjà condamné par contumace, il sera mis à la disposition de la justice pour une condamnation ferme", a déclaré M. Bachir.

"Je mets en garde tout mercenaire (nom donné aux rebelles par les autorités tchadiennes, NDLR) qui tenterait ces aventures. Il subira le même sort (que M. Dassert)" a-t-il averti.

Le 8 janvier, l'armée avait annoncé l'arrestation quatre jours plus tôt du colonel Djibrine Dassert et d'une vingtaine de ses hommes à Korbol, dans le sud du Tchad. Le lendemain, Djédouboum Sadoum, le vice-président du Mouvement pour la paix, la réconciliation et le développement (MPRD) que dirige Dassert, avait démenti dans un communiqué sa capture.

Le colonel Djibrine Dassert est un ancien allié du président Idriss Deby Itno et membre fondateur du parti au pouvoir. Il avait participé à l'offensive ayant conduit à la chute du président Hissène Habré en 1990 et permis l'arrivée au pouvoir de M. Deby. Djibrine Dassert a ensuite pris les armes contre son ex-compagnon en 2005. Depuis, selon plusieurs sources concordantes, son mouvement est actif dans le sud du pays.

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Le maire de Ndjamena écroué pour malversations

14 Janvier 2010 - RFI

zéneMahamat Zene Bada, maire de Ndjamena, a été déféré le 12 janvier 2010 à la maison d’arrêt de la capitale tchadienne. Il est accusé de détournement de deniers publics de plus de 4 milliards de francs CFA. Ses avocats pointent des anomalies qui entachent la procédure judiciaire. Haut responsable du parti au pouvoir et ancien ministre, le général Mahamat Zene Bada est un proche du président Deby.

Mahamat Zene Bada, maire de Ndjamena, et son premier adjoint, Annour Djibrine, sont inculpés pour faux et usage de faux et déférés à la maison d’arrêt depuis le 12 janvier. La convocation du maire était un peu attendue. Depuis le 12 décembre, le secrétaire général de la mairie et une dizaine de ses collègues sont aux arrêts. La justice reproche à la mairie le paiement de plus de trois milliards à des sociétés fictives. Le maire lui-même a retiré 300 000 dans différentes banques sur le compte de la mairie.

Pour les avocats du maire, il y a trop de choses à reprocher à la procédure qui a conduit leur client en prison. Les comptes épluchés vont de 2006 à 2009, alors que leur client n’est arrivé à la tête de la mairie qu’en avril 2007. La loi qui instaure les procédures de contrôle indique que les enquêteurs doivent être assermentés, ce qui n’était pas le cas. Enfin, la plainte a été portée contre la personne de Zene Bada et non le maire de Ndjamena, « ce qui ressemble à de l’acharnement », disent-ils.

Le procès du maire controversé de la capitale tchadienne promet en révélations.

Les grands voleurs font arrêter les petits voleurs devenus gênants afin de les remplacer par d'autres voleurs qui resteront en place jusqu'à ce qu'ils deviennent gênants. C'est la politique façon Déby. Kouchner doit être très satisfait.

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13/01/2010

Soudan : el-Béchir quitte l’armée pour participer aux élections

Le président du Soudan, Omar el-Béchir, a annoncé hier son retrait de l’armée dont il était le chef. Il se conforme ainsi aux lois pour être candidat à sa succession aux élections présidentielles d’avril prochain. « Il n’a pas encore nommé son successeur » à la tête de l’armée, a annoncé le porte-parole du Président, Emad Saïd Ahmed, rapporteLe matin. Selon la loi entrée en vigueur en 2007, un membre d’une formation politique ne peut pas être affilié à l’armée, être juge ou diplomate. Sa candidature sera officiellement enregistrée pour les présidentielles de 2010 aujourd’hui. Plus de 70 partis différents sont inscrits sur les listes électorales.

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Les députés saisis pour la mise en accusation de six ministres
13/01/2010

N'DJAMENA - Les députés tchadiens ont été saisis par la Cour suprême d'une demande de mise en accusation pour corruption visant six membres du gouvernement en exercice, dont le ministre des Finances, a appris l'AFP lundi soir de source judiciaire à N'Djamena.

"Le parquet de la Cour suprême a transmis aujourd'hui (lundi) le rapport de mise en accusation de six membres du gouvernement" dans le cadre d'une affaire de corruption pour laquelle ont été inculpés et incarcérés deux hauts responsables de la présidence tchadienne, a expliqué cette source, proche du parquet, ayant requis l'anonymat.

Parmi les ministres visés, figurent Gata Ngoulou (Finances et Budget), Abderamane Koko (Education) et Ngombaye Djaïbe (Santé publique), a-t-elle dit.

Les autres membres du gouvernement concernés sont Oumar Boukar Gana (secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Budget), Mme Khadidja Hassaballah (secrétaire d'Etat à l'Education chargée de l'Enseignement de base) et Limane Mahamat (ministre secrétaire général du gouvernement, chargé des Relations avec l'Assemblée nationale), a-t-elle ajouté.

D'après la même source, la mise en accusation de ces personnalités est réclamée "pour les mêmes motifs" ayant valu l'inculpation et l'incarcération pour corruption du secrétaire général de la présidence de l'époque - et alors numéro deux du parti au pouvoir -, Haroune Kabadi, ainsi que d'un conseiller à la présidence.

Selon des sources concordantes, cette affaire est liée à l'attribution d'un marché public pour l'achat de manuels scolaires, qui a été révélée en octobre 2009. Plusieurs hauts fonctionnaires avaient été à la même période inculpés pour "corruption". Ils sont depuis écroués à la maison d'arrêt de N'Djamena.

Lundi matin, l'Assemblée nationale a entamé une session extraordinaire lors de laquelle elle doit décider d'autoriser ou non la poursuite en justice d'"un certain nombre de membres du gouvernement", selon un décret présidentiel lu à l'ouverture des travaux.

La session a été convoquée à la demande du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas. Des députés avaient évoqué l'examen de "la mise en oeuvre de la procédure de mise en accusation, devant la Haute Cour de justice, de trois membres du gouvernement" ainsi que de la "levée de l'immunité parlementaire d'un député".

Aucun nom n'avait été fourni. Selon des sources concordantes, les personnalités concernées seraient impliquées dans l'affaire de l'achat des manuels scolaires.

prisonEn novembre, le Conseil des ministres avait donné son accord pour un décret autorisant la justice à "entendre, à titre de témoins", six membres du gouvernement cités dans cette affaire.


AFP 

Suite de la grotesque et lamentable mascarade organisée par Déby pour montrer au monde entier qu'il lutte activement contre la corruption. Quelques voleurs vont aller en prison, nous ne les plaindrons pas mais nous ne seront satisfaits que lorsque Déby les y rejoindra.

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Le 12 Janvier 2010

Le sérieux et l'honnêteté des dirigeants de l'UFDD sont gravement mis en cause dans l'article repris ci-dessous et qui a été publié récemment par l'ANR.

L'UFDD devait réagir mais comment une organisation peut-elle se défendre alors même que son président scandalisé a avoué publiquement que sa femme l'avait délesté de 12,5 millions d'US $ ?La tâche n'était pas simple pour M. Michelot Yogombaye. Courageusement, il a pris sa plume et a commis le communiqué ci-dessous. C'est une bouillie pour les chats pathétique et pitoyable, un aveu d'impuissance. Pouvait-il en être autrement?

Non décidemment, les Tchadiens ne méritent pas ces gens qui s'enrichissent sur leur dos depuis des années.


COMMUNIQUÉ DE PRESSE No 001/BR-UFDD.FUE/10

logoL’UFDD, comme toutes les organisations politico-militaires de cette envergure, est une organisation à épreuves. Elle n’est pas à l’abri de difficultés internes. Toutefois, si nous sommes un mouvement de difficultés, nous sommes toujours sortis grandis de ces difficultés. Tant il est vrai que, plus les difficultés nous touchent, plus le cœur et l’âme de notre mouvement grandissent, se solidifient, ainsi plus grandes sont aujourd’hui les preuves que nous donnons au monde de notre capacité, de notre volonté et de notre amour pour notre patrie.

Nous savons toujours combiner la dureté du serpent avec la douceur de la colombe qui est notre symbole, notre identité visuelle. Cette combinaisonnous a permis d’être forts d’esprit et tendre de cœur. Combiner la force d’esprit et la tendresse du cœur n’est pas chose donnée à tout le monde. C’est cette spécificité qui a permis à l’UFDD de surmonter les difficultés etautres épreuves de tout genre rencontrées depuis le début de son existence.Nous continuerons à affronter et à gérer avec fairplay quelle que difficulté qui se serait jetée à notre figure, sans perdre de vue notre mission principale…

Enfin, la présence des Généraux d’armée tel que Tahir Guinassou et autresfortes personnalités civiles et militaires au sein de l’UFDD témoigne de la richesse de ce mouvement en cadres militaires et civils prêts à la relève et àl’enfourchement d’un destin national. Notre hégémonie n’est pas un problème. Au contraire, c’est un atout !

Ceci étant, il n’y a, aujourd’hui, aucun problème de quelle que nature que ce soit au sein de l’UFDD, si ce n’est que celui que nous connaissons tous déjà,à savoir : l’UFDD se porte bien, très bien au sein de l’UFR.

Fait, ce jour 10 janvier 2010 à Paris, France

Pour l’UFDD

Le Bureau de la Représentation près la France & l’Union Européenne.

Michelot Yogogombaye / Président.

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Le communique de l'ANR publié le 7 janvier 2010

Nous avions décrit il y a quelques mois dans nos colonnes, comment le fils et le neveu du « général » Mahamat Nouri s’étaient fait arrêter à l’aéroport de Khartoum, en emmenant 20 millions de dollars dans des sacs. Ces jeunes gens espéraient se rendre à Doubaï, sans doute étaient ils émoustillés par l’exemple de Mahamat Nour Abdelkerim qui a de nombreuses affaires la bas et même des chevaux de course.

Tiens Nour est aussi général, ils sont tous généraux chez les opposants/businessmen et ils n’ont évidemment jamais gagné leurs galons sur le champ de bataille.

S’ils se tiennent soigneusement à l’écart du danger, on se souvient que du temps du FUC, Nour n’était jamais allé sur le front et son compère Nouri ne connait l’Est du Tchad que par téléphone, les opposants/businessmen sont des champions dans l’art de la rapine. Ils sont aussi incapables de se taire. Ne faisant rien de digne, la vantardise et le mensonge sont leurs moyens de communication naturels. Cette seconde nature a, évidemment, contaminé tous leurs proches à qui ils servent de modèle.

Ainsi, dans une interview au journal soudanais Akhar Lahaza, la femme de Mahamat Nouri, la dénommée Houra Chérif, se vante de posséder 25 milliards de pounds soudanais (soit 12,5 millions d’euros). Elle avoue aussi ingénument qu’elle est propriétaire de commerces autres babioles au Cameroun, en France, à Doubaï et ailleurs !

Est que son mari, Mahamat Nouri dément la possession de ces richesses  ? Non, il menace de divorcer car il accuse sa femme de l’avoir volé ( oubliant qu’il a omis de lui faire part de la somptueuse propriété de Marrakech ou il a érigé une villa pharaonique de 650 m2 ) ! Bon, passé le moment de rigolade ou on savoure de voir un voleur volé, on ne peut qu’être atterré, une fois de plus par l’absence de toute valeur humaine chez les opposants/businessmen. Il est vrai qu’ils ont tous servi Deby avec zèle et qu’ils sont complètement pourris de l’intérieur.

Faites un compte rapide, Mahamat Nouri a lui tout seul, a été attrapé en train de dérober prés de 50 millions de dollars. Mais combien de millions sont partis en toute impunité ?

C’est par centaine de millions de dollars qu’il faut compter les vols des opposants/businessmen. On comprend qu’ils s’accrochent becs et ongle à leurs postes de pacotille, ça rapporte gros.

Jamais une rébellion n’a été si richement dotée car Deby à l’art de se faire des ennemis partout qui veulent sa peau. Et pourtant les pauvres soldats rebelles crèvent la faim, ils en sont réduit à manger l’écorce des arbres et ils affrontent tous les jours le danger et la mort pendant que leurs chefs s’engraissent de manière répugnante dans les palaces.

Les opposants/businessmen sont directement et totalement responsables du maintien de Deby au pouvoir. Ils sont ses meilleurs alliés et il le sait parfaitement. Le tyran sait parfaitement se servir de ces individus qu’il connait parfaitement et avec qui il s’entend pour voler le peuple.

Sans relâche il faut répéter et dénoncer la collusion entre Deby et ses clones. Les opposants/businessmen ont pris la rébellion en otage, ils se servent du dévouement des tchadiens qui se sacrifient pour eux et qui sont trompés et bafoués depuis 20 ans.

Pour sauver le Tchad et reconstruire notre pays, il faut des personnes honnêtes et éduquées. La règle est donc simple : toute personne qui a servi Deby a des postes de responsabilité ne peut pas être qualifiée pour le combattre.

Chers compatriotes, appliquez cette grille de lecture et vous allez voir que la liste des opposants patriotiques, démocratiques et sincères se réduit a une vitesse vertigineuse.

Il est temps que de nouveaux dirigeants intégres se montrent, c’est notre vœu pour 2010 !

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Arrestation à Lomé d’Hassan Fadoul Kitir

Plusieurs médias rapportent cette arrestation qui malheureusement ne semble plus faire de doute. Depuis son origine cette affaire est mafieuse. S'agissant de Déby, ce n'est pas une surprise. On peut toutefois se poser beaucoup de questions sur l'attitude complaisante pour ne pas dire complice de ce gouvernement français qui est tombé bien bas. L'UFCD est prête à se joindre à toute action de nature à médiatiser largement ce scandale et à le porter devant les instances internationales compétentes.

faux dinarsL'opposant tchadien exilé au Togo, aurait été arrêté la semaine dernière à Lomé, selon une source sécuritaire.
"Hassan Fadoul Kitir a été arrêté la semaine dernière et est gardé en un lieu sûr", a déclaré cette source ayant requis l'anonymat, sans signifier le motif de son arrestation. Aucune confirmation officielle n'a été donnée pour le moment.
M. Kitir, qui est un ancien conseiller spécial du président tchadien Idriss Deby Itno, a été impliqué dans une affaire dite des "faux dinars de Bahreïn", une opération de contrefaçon aux multiples ramifications internationales.
L'escroquerie portait au total sur la contrefaçon de la somme record de 140 millions de dinars bahreïnis (environ 300 millions d'euros) en billets de 20.
Sept prévenus dont M. Kitir ont été jugés en novembre dans le volet français de ce trafic de fausse monnaie qui, remontant à plus de dix ans, a donné lieu à d'autres procédures en Argentine, en Suisse, en Belgique, en Afrique du Sud, à Dubaï, Bahreïn.
Le tribunal correctionnel de Paris a requis des peines de prison allant d'un an à sept ans ferme à l'encontre de ces prévenus. Cinq ans de prison ont été réclamés contre M. Kitir.

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Mea Culpa ou profession de foi ? Encore une fois nous saluons la détermination de l'ensemble du personnel de «La Voix » et lui apportons notre soutien total. Courage les amis, un Tchad nouveau va bientôt voir le jour, il aura besoin de votre voix !

Le mea culpa de La Voix

Eloi Miandadji

la voixLe nœuds du problème se résume en ces termes : arrestations, interpellations, expulsions, enlèvements, bastonnades, déportations... A chaque fois, l’on s’attelle à connaître absolument le nom du propriétaire et les sources du financements de votre journal La Voix. Or, la réponse à donner est toute simple. L’on n’a pas besoin d’une lunette en bois pour mieux faire la lecture concernant le fonctionnement de La Voix. Primo, le propriétaire de ce journal est constitué de quelques actionnaires dotés d’une volonté à faire avancer la démocratie. Laquelle, chèrement acquise dans notre pays. Secundo, les sources de financement du journal La Voix proviennent de la vente des journaux. Par Eloi Miandadji, rédacteur en chef de la Voix.

Acheteurs, vous faîtes fonctionner La Voix. Imprimé en 3 000 exemplaires, vendu à 500 francs l’unité, pas d’invendus, arithmétiquement, le calcul donne 1 500 000 francs par parution. Comme la périodicité est l’hebdomadaire, on multiplie 1 500 000 francs par 4 semaines que compte un mois, on se retrouve avec 6 000 000 sans compter les insertions publicitaires. Cette coquette somme d’argent permet d’acheter le papier, de payer le personnel et l’impression du journal. Bref, l’acheteur est à la fois imprimeur, propriétaire et employeur de ce journal.

Les œuvres des pourfendeurs de La Voix, énumérées ci-hauts, ne sont ni celles de l’Etat, moins encore du gouvernement. Ce sont les malicieuses œuvres obscures de quelques mains invisibles disposant d’une parcelle de pouvoir dans les hautes sphères de la République. D’où la majeure préoccupation de ces mains invisibles est d’arriver, coute que coute, contre vents et marrées à fermer le journal La Voix.

Les journalistes de votre journal étaient, ces derniers mois, à la Une des radios, des journaux, des chaines de télévision nationales et internationales sans compter avec les publications des communiqués de presse et des lettres ouvertes des organisations de protection des journalistes et des droits de l’homme à l’endroit des autorités tchadiennes. Nous tenons à les remercier tous.

Les journalistes de La Voix, victimes d’arrestation, d’interpellation, d’enlèvement, d’expulsion, de bastonnade, de déportation, etc. n’ont jamais pensé mériter des honneurs. Mais ces pourfendeurs leur ont donné des occasions inattendues et surprenantes. Ne dit-on pas qu’en voulant écraser un ennemi, on l’élève ? Nous racontons cette anecdote d’origine anglaise concernant l’histoire de l’âne et son propriétaire : « l’âne tombe dans un puits profond. Le propriétaire demande à ses voisins de l’aider à l’enterrer. Mais à chaque coup de pioche, l’âne renvoie les mottes de terre qui atterrissent sur son dos en enfonçant celles-ci par ses pattes. Au fur et mesure qu’on envoie les mottes de terre, l’âne se retrouve à la surprise de tous à la surface du puits. Sauvé, le propriétaire continue à l’utiliser pour ses travaux jusqu’à maintenant. » Fin de l’anecdote.

L’année 2009 nous a fait sa révérence avec son lot de joies et de malheurs. Beaucoup d'entre nous ont connu la joie dans leur famille mais aussi la désolation et la tristesse pour la perte d'un être cher, la souffrance due à une maladie ou une affliction. Nous voilà en 2010. Nous avons besoin de tout le monde pour bâtir notre cher et beau pays : le Tchad. Nous avons besoin autant de vos soutiens sous toutes ses dimensions et ses formes. Nous n’avons pas besoin d’aller chercher un grand marabout sénégalais ni un taliban, ni un Al-Qaïda, ni un Mathusalem à Jérusalem… pour trouver la solution à nos ennuis. Les ennuis qu’on ignore exactement les causes, si ce n’est que notre seul sacerdoce : informer plus, informer mieux tout le monde.

Nous ne cesserons de dire que La Voix n’est ni à la solde de l’étranger, de l’opposition démocratique, du régime au pouvoir, de la société civile, des citoyens, etc. La Voix tient à faire entendre toutes les voix. Celles de la majorité présidentielle, de l’opposition, de la société civile, des citoyens, etc. Mais La Voix s’emploie à taire une voix, celle de la rébellion. A travers cela, elle exprime son légalisme et son respect des institutions. Finalement, La Voix milite pour un parti qui est ignoré: le parti de tout le monde.

Que tous les vœux les plus secrets soient un beau jour exaucé. Qu’ils soient apportés sur un plateau doré de délicieux plaisir, de santé vigoureuse, de prospérité toujours croissante, de longévité incalculable, d’amour véritable et de bonheur immense aux citoyens, à la majorité présidentielle, à l’opposition démocratique, à la société civile, aux citoyens et au Tchad tout entier.

Que le Tout Puissant Allah, le Miséricordieux nous protège et nous comble de ses grâces pour que la paix durable habite le cœur de tout Tchadien.

Eloi Miandadji

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Notre confère Makaila se pose une question fondamentale :

Dimanche 3 janvier 2010

Tchad: Y a-t-il tentative d'achat de conscience par Deby au sein même de l’UFR ?

corruptionPour ce qui nous concerne, la réponse est : "très probablement oui". Pour dire les choses sans artifice, notre pensée profonde est que la question ne se pose même pas. C'est pourquoi nous avons, à plusieurs reprises dénoncé la cupidité indécente des dirigeants de l'UFR. En effet, ceux-ci, ex RDL, RFC, UFDD, FUC, AN, TRUC.... on ne sait même plus, ont avec constance poursuivi le même objectif : celui de "la plus grosse enveloppe de billets de banque"

La tentative supposée de Déby rentrerait donc dans la logique immuable de ces rebelles estampillés « officiels » par les médias occidentaux; un peu comme Coca Cola est fournisseur officiel des Jeux Olympiques et le Whisky J&B celui de la cour du Royaume Uni. Cette ignorance candide ou perverse de la presse nous désole et nous révolte car elle fait le jeu de Déby, celui de la France mais aussi celui des officiels soudanais qui se partageront l'argent saoudien aussi longtemps que la rébellion fera du surplace.

La soupe est trouble, glauque et répugnante mais tout ces corrompus la trouvent à leur goût. Ce n'est pas notre cas et encore moins celui des populations du Tchad et du Darfour.

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Faux dinars de Bahreïn, Déby allume des contre-feux de tous côtés.

L’arrestation de M. Hassan Fadoul Kitir, une réclamation de Idriss Deby auprès de Faure Gnassingbé.

Déby2Le monde entier sait pertinemment que le président Deby est le principal commanditaire de l’affaire de faux dinars du Bahreïn qui avait défrayé la chronique de tous les journaux. Dans ce trafic monstrueux, M. Hassan Fadoul Kitir (HFK) reste et demeure le seul témoin capital si la justice (si justice il y a) veut savoir un jour, la vérité. Aussi, Idriss Deby, pris au piège par son jeu favori de faussaire des monnaies, s’est-il attelé à faire taire définitivement HFK par tous les moyens.

Tout d’abord, il a réussi à influencer les autorités judiciaires françaises à « ignorer » l’existence de ce témoin capital. Non seulement la justice a refusé de faire citer HFK, malgré son désir manifeste de venir se défendre et témoigner au procès de Paris, un visa d’entrée lui a été refusé par la France. Ainsi, avec l’absence de HFK, personne ne fit cas de Deby, le président –fraudeur. Comme le ridicule ne tue pas, la justice française s’est contentée de menus fretins pendant que le cerveau de l’affaire, le financier, le receleur et le vrai bénéficiaire de faux dinars bahreinis se la coule douce à N’djamena, protégé par ses parrains français. Ensuite, malgré la condamnation de Hassan Fadoul Kitir (le procureur lui a requis cinq ans de prison ferme), le président Deby reste bien conscient qu’un jour cette sale affaire lui éclatera à la figure, d’une manière ou d’une autre. Alors, il a entrepris une autre démarche auprès des parents de HFK, lors de son dernier voyage à Iriba, pour que ces derniers convainquent leur fils à revenir au bercail. En dépit des coups de fils et des arguties avancées par les soi-disant médiateurs, les résultats furent négatifs car, HFK connait IDI, son compagnon de Bamina, mieux que quiconque et il sait ce qui l’attend, une fois, au Tchad.

Enfin, ne sachant pas comment se prendre avec l’enfant terrible, le président Deby s’est tourné vers ses collègues de la Françafrique où on se sert les coudes dans de pareils cas. Il profita de la présence de Faure Gnassingbé au sommet de l’organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), tenu le 20 décembre 2009, à Ndjamena pour réclamer la tête de Hassan Fadoul Kitir qui vit depuis plus de six ans à Lomé, sous la protection du HCR. Un service que Faure ne put refuser quant on sait le coup de main donné par Idriss Deby au père Eyadema. Qui ne se rappelle pas d’un certain Abadi Sair, coopérant militaire tchadien au Togo dans les années 90, présentement directeur général de la police nationale?

C’est ainsi qu’une fois de retour au Togo, HFK fut convoqué à Kara au Nord de Togo, dans la ville natale du président pour lui signifier qu’il est en état d’arrestation pour cause de non respect du devoir de réserve requis aux réfugiés, un prétexte bidon avancé pour la consommation extérieure.

En réalité, le président tchadien est décidé de faire payer à HFK toutes les révélations faites au Journal « Bakchich », en 2004. Il est obnubilé par une seule idée : éliminer le seul témoin vivant qui a osé dévoiler ce gigantesque trafic des faux billets. Des agents de l’agence nationale de sécurité (ANS), la police politique de Deby seraient déjà au Togo pour se faire livrer le colis précieux.

C’est pourquoi nous invitons à tous les démocrates, les défenseurs des Droits de l’homme, aussi bien qu’à tous ceux qui souhaitent voir un jour triompher la vérité sur ce crime qui a fait tant de mal à notre pays de condamner cette arrestation injuste, de se mobiliser pour empêcher que HFK ne soit extrader vers le Tchad et enfin d’exiger purement et simplement sa libération.

L'UFCD a pour objectif la mise en place au Tchad d'un Etat de droit. Toute personne doit pouvoir librement témoigner des faits auxquels elle a été mêlée. Il appartient à une justice impartiale et indépendante de juger de la recevabilité des témoignages ainsi exprimés. Nous condamnons donc sans résèrve toute intervention menée par la police dictatoriale de Déby afin de réduire au silence M. Hassan Fadoul Kitir.

Il est peut-être malheureusement trop tard. Encore une fois, dans cette affaire, la sandaleuse complicité de la puissance coloniale doit également être dénoncée.

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Nous sommes en 2010 mais rien ne change ! Les hommes de main de Déby utilisent toujours les mêmes méthodes totalitaires, barbares et mafieuses.

(Gabon Eco 02/01/2010) 

Un employé de l'hebdomadaire privé tchadien La Voix a été "enlevé" mardi après-midi à N'Djamena par des hommes non identifiés, près de dix jours après le rapt du directeur de ce journal, a affirmé à l'AFP l'avocat de La Voix, Jean-Bernard Padaré. 

Selon Me Padaré, joint depuis Libreville, il s'agit du comptable de La Voix, Amadou Bouba Gong-Daba, un Tchadien, qui avait été témoin de l'enlèvement du directeur de publication du journal, Innocent Ebodé, de nationalité camerounaise.

M. Gong-Daba "marchait dans la rue lorsque des hommes en voiture sont venus l'enlever. Ils seraient partis en direction de Linia, où il y a un camp militaire" (environ 50 km à l'est de N'Djamena), a expliqué l'avocat, précisant en avoir été informé par d'autres employés du journal.

Il a indiqué ne pas avoir plus de détails dans l'immédiat.

Jusqu'en fin de journée mardi, aucun commentaire n'avait pu être obtenu de source officielle tchadienne.

Le 20 décembre, le directeur de publication de La Voix avait été enlevé à son domicile par des hommes non identifiés à bord d'une voiture rouge, d'après le récit de M. Gong-Daba à l'AFP, confirmé ensuite par Innocent Ebodé lui-même.

M. Ebodé avait été conduit dans la ville camerounaise de Kousséri, frontalière du Tchad, où il se trouvait toujours mardi, d'après Me Padaré.

Le 22 décembre, le journaliste camerounais avait expliqué à l'AFP avoir "signé sous la menace" un texte qu'on lui a dicté, selon lequel "(il) ne doit plus mettre les pieds au Tchad". Une source militaire camerounaise avait indiqué que le journaliste avait été interrogé par les services de sécurité tchadiens avant d'être reconduit à la frontière.

Innocent Ebodé avait déjà été expulsé du Tchad mi-octobre officiellement pour séjour irrégulier. Il y était retourné début décembre.

Le 3 décembre, la justice tchadienne avait ordonné la saisie de toutes les publications de La Voix, estimant que le journal n'était pas en règle sur le plan administratif.


© Copyright Gabon Eco

LA VOIX n'est pas en règle sur le plan administratif, ah bon !

Déby lui est parfaitement en règle. Sa réélection n'a été entachée d'aucune fraude. Kouchner et Sarkozy ont salué cette victoire démocratique.

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Pour Déby, le compte à rebours a commencépendule

Communiqué du 1er Janvier 2010

Tchadiennes, Tchadiens

Pour la rébellion, l'année 2009 a été celle de la confusion, l'UFR a démontré son inefficacité, voire son inutilité. Cette union imposée par un pays voisin ne prenait aucunement en compte l'intérêt de notre nation et de notre peuple. Nous n'avions aucune bonne raison de l'intégrer.

Toutefois, le fiasco de l'UFR a été riche d'enseignements. Il a mis en évidence la nécessité de régénérer la rébellion autour des valeurs fondamentales que sont la démocratie et le patriotisme. Cet échec de l'UFR a également confirmé que pour être efficace, la rébellion devait se débarrasser de ses éléments corrompus, incompétents et aux ordres de l'étranger.adouma

Cette restructuration est en cours, rien n'est simple, nos moyens sont limités mais notre courage et notre soif de liberté sont grands. Nous pensons fermement que l'année 2010 sera celle de la délivrance, celle de la chute du tyran.

En ce début d'année, le président de l'UFCD, son état-major et l'ensemble de ses combattants sont heureux d'adresser ce message d'espoir au peuple tchadien.

Vive la démocratie, Vive le tchad.

Le Porte-parole de l'UFCD

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Alhafiz SEID MAHAMAT

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