UNION DES FORCES POUR LE CHANGEMENT ET LA DEMOCRATIE UNITE - JUSTICE- PAIX |
Le Tchad est placé parmi les 10 pays les plus pauvres de la planète terre. Selon l'Indice de développement humain (IDH), publié par le PNUD, le Tchad est placé 165° sur 175. Les indicateurs ci-dessous illustrent à suffisance cette situation :
- 54% de la population tchadienne vit en dessous du seuil de la pauvreté fixé à 2 $ us; la plupart dépensent environ 0.53 ? par jour dont 0.38 pour la nourriture, le reste pour les loisirs, les soins médicaux, l'habillement etc.
- 1% de la population a accès à l'énergie électrique ; et 29% ont accès à l'eau potable ;
- 90 des maisons d'habitation ne résistent pas aux intempéries parce qu'elles sont construites en matériaux non durables ;
- 6 tchadiens sur 10 accusent un retard sensible en matière de longévité, de santé, d'éducation et de bien-être ;
- Le PNB par tête d'habitant qui est d'environ 200 dollars américain, est l'un des plus bas au monde.[1]
Au Tchad, les veuves, les divorcées, les précocement mariées, les mariées par force, les filles mères, les femmes handicapées, les femmes des polygames sont dans des circonstances particulièrement difficiles.
Comme l'Afrique, notre Pays le Tchad vit et continue encore à vivre dans cette situation de paradoxe où les ressources naturelles sont immenses et les conditions de vie des populations sont déplorables.
Pour exploiter le pétrole du TCHAD, le Gouvernement a convaincu tout le monde même la Banque Mondiale, en disant que c'est un « projet modèle » qui respectera l'environnement, les droits de l'Homme, l'information sera transparente et les ressources devront contribuer à la réduction de la pauvreté.
La Banque Mondiale a donné son accord ; la population a cru à ce projet.
Depuis le 10 octobre 2003, le TCHAD, notre Pays est entré dans le cercle des pays producteurs de l'or noir. Mais que constate-t-on ?
De 300 puits prévus, nous sommes à plus de 1500 puits forés. Les conditions de vie des populations riveraines sont devenues pires qu'avant l'exploitation du pétrole. En plus, certains paysans ont perdu leurs terres, leurs arbres fruitiers plantés et entretenus pendant des années. Les conflits fonciers et sociaux sont de plus en plus fréquents entrainant régulièrement de pertes en vies humaines. Les valeurs de solidarité et d'entraide disparaissent au profit de l'individualisme. Les mours sont foulées au pied. La corruption a gagné le cour des gens. La prostitution, surtout des jeunes va galopante et fait peur !
Dans cette situation, la famille est la première victime avec des situations telles que : les divorces pour des raisons non fondées, une augmentation du taux d'infidélité, des conflits de compétence entre les parents, la démission parentale.
L'Absence de planning familial apparaît de plus en plus comme l'une des principales cause de la misère en Afrique en général, et au Tchad en particulier. Fidèles à des traditions ancestrales, des millions d'hommes et de femmes continuent de considérer l'enfant comme une richesse en soi, même sans un minimum de formation, crevant de faim, ne pouvant prendre sa part de la joie de vivre ni contribuer un tant soit peu au bien être collectif. En clair, un tel enfant est un parasite, un poids mort, pire : un élément perturbateur que des parents irresponsables (parce qu'ignorants) ont introduit dans la société en croyant l'enrichir.
Une société ou une communauté ne peut compter sur son poids démographique que lorsque chacun de ses membres est un homme ou une femme valide, tant physiquement que du point de vue moralo-intellectuel. Alors comment faire admettre la nécessité de la limitation des naissances (aux possibilités réelles de la famille) à des femmes en grande partie illettrées ou prisonnières des superstitions et croyances erronées ? Là se trouve la problématique à la quelle se confronte la pastorale familiale dans nos diocèses.
La situation de guerre qu'a connu le pays et la crise économique et sociale dans laquelle se débat notre pays, ont fait que la femme tchadienne est devenue la première responsable de la famille, prenant ainsi la place de l'époux souvent sans revenus, exilé ou enrôlé dans les organisations politico-militaires. C'est le cas également des veuves dont les époux sont morts dans les maquis ou pour d'autres causes.
Quant aux revenus pétroliers, au lieu de contribuer à la lutte contre la pauvreté, ils ont servi à l'achat des armes, alimentant ainsi les interminables conflits.
Une fois encore, le pétrole au lieu d'être une bénédiction pour tout un peule, est devenu malheureusement, une malédiction pour l'ensemble de la population tchadienne.
Les entreprises qui exploitent le pétrole ne respectent pas les droits de la population riveraine. Elles font très mal les compensations communautaires. Conséquence, les compensations n'ont nullement contribué à l'amélioration des conditions de vie des communautés.
Face à cette dérive, nous sommes en droit de nous poser cette question : « à qui appartiennent les ressources naturelles d'Afrique ? »
Si, les ressources appartiennent seulement aux dirigeants et aux compagnies extractives, l'Eglise doit se taire ! Mais si les ressources naturelles appartiennent à l'ensemble de la population, une intervention de l'Eglise s'impose. L'option préférentielle pour les pauvres, les marginalisés et les délaissés devra être à la base de cette intervention.
A ce propos, une intervention de l'Eglise Catholique en faveur de l'Afrique s'impose !.., ou par le biais de nos Evêques d'Afrique, ou par le Saint Père en personne :
2. APPELS
Nous vous exhortons à lancer un appel pressant aux gouvernants d'Afrique pour que :
- les ressources naturelles appartiennent aux peuples d'Afrique et elles leur sont destinées en totalité pour assurer leur bien-être;
- ils ne sont que les gérants du Bien Commun des peuples d'Afrique ;
- les contrats doivent être négociés et signés en tenant compte des intérêts exclusifs des populations en général et de celles qui sont affectées en particulier;
- les revenus ne doivent être utilisés que pour les biens des compatriotes et cela dans la transparence la plus totale en vue de leur épanouissement;
- les détournements des biens de nos populations
Source: Agence MISNA
Triste constat et préconsiations de pur bon sens teintées d'humanisme et d'altruisme. Sur ces points, nous partageons l'analyse des Père Blancs.
*****************************************************************
TCHAD : ENVOI D'UN NOUVEAU GROUPE DE CASQUES BLEUS RUSSES![]() © RIA Novosti. Yury Strelets
MOSCOU, 26 février - RIA Novosti Moscou envoie au Tchad un nouveau groupe de casques bleus qui participeront à l'opération de paix ONU-UE effectuée actuellement au Tchad et en République centrafricaine, a annoncé vendredi à RIA Novosti le porte-parole du ministère russe de la Défense, le lieutenant-colonel Vladimir Drik.
Le groupe est dépêché dans le cadre de la rotation des effectifs russes engagés dans l'opération ONU-UE. "Le contingent russe sera envoyé en deux étapes: un premier détachement de 70 personnes partira le 28 février, un autre - de 40 membres - le 4 mars", a déclaré M.Drik. Le premier contingent de paix russe est arrivé au Tchad en novembre 2008. A l'heure actuelle, les effectifs russes dans ce pays africain comptent plus de 100 militaires et quatre hélicoptères Mi-8. En septembre 2007, le Conseil de sécurité des Nations unies a pris la décision de déployer une opération conjointe de l'ONU et de l'Union européenne dans l'est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine afin de protéger les civils en danger et de réunir les conditions nécessaires pour les activités des organisations humanitaires et le retour des réfugiés. Le Conseil de sécurité de l'ONU a à plusieurs reprises exprimé sa préoccupation au sujet des rebelles armés opérant au Tchad et en République centrafricaine. Ce conflit a contraint des centaines de milliers de personnes à quitter leurs foyers. Le nombre de réfugiés s'élève actuellement à 200.000 personnes en République centrafricaine et dépasse 400.000 dans l'est du Tchad. Mbaïnaye Bétoubam
|
Une grande famine va sévir cette année au Tchad Mbaïnaye Bétouba
Parce que la campagne agricole 2009-2010 est déficitaire, une traversée du désert alimentaire menace le Tchad. En conséquence, plus de 5 millions de personnes environ ne vont pas manger à leur faim jusqu’en 2011. Et pour cause : le grenier tchadien est à moitié vide. C’est Mbaïlaou Naïmbaye Lossimian, ministre de l’Agriculture, qui a fait l’annonce de cette mauvaise nouvelle, au début de la semaine dernière, devant une dizaine de journalistes, complètement scandalisés. « La production agricole 2009-2010 est déficitaire de l’ordre de 14 millions de tonnes », a laconiquement déclaré le ministre, qui s’est habillé tout en noir pour la circonstance.Par Mbaïnaye Bétoubam, journaliste de la Voix.
Entre-temps, le ministre de l’Agriculture a lancé, au nom du gouvernement, un vibrant appel à l’aide internationale d’urgence pour faire face à l’insécurité alimentaire en vue. « Le Tchad, qui doit déjà s’occuper de centaines de milliers de réfugiés et de personnes déplacées, est confronté à une insécurité alimentaire grave cette année. LeGouvernement a donc besoin de 1,2 milliards de dollars en vue de la constitution d’un stock céréalier de sécurité, afin de venir en aide à ces nombreuses familles qui vivent déjà dans des conditions difficiles », a lancé M. Mbaïlaou Naïmbaye Lossimian.Voila le résultat d'une non politique alimentaire mise en oeuvre par un non gouvernement et un Déby toujours aussi lamentable lorsqu'il s'agit de gérer notre pays.
De Francesco FONTEMAGGI (AFP)
PARIS — Mauvais élèves de l'aide au développement, la France, l'Allemagne et le Japon n'ont pas honoré, selon l'OCDE, les promesses faites aux pays les plus pauvres, notamment en Afrique, au moment où la crise rend cette assistance d'autant plus nécessaire.
En dressant mercredi à Paris un état des lieux de l'aide publique au développement (APD), l'Organisation de coopération et de développement économiques a décrit une double tendance - les "bonnes" et les "mauvaises" nouvelles, comme l'a résumé son secrétaire général Angel Gurria.
D'une part, "malgré la crise", l'assistance apportée par les 22 Etats membres du Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE devrait avoir augmenté de 35% entre 2004 et 2010, atteignant des "niveaux record", soit environ 107,4 milliards de dollars.
Plusieurs pays ont même fait mieux que promis, comme la Suède, numéro un de la classe, dont l'APD représente désormais 1,03% du produit national brut (PNB) - alors que le Graal de l'aide au développement, dont la quête est sans cesse repoussée par la plupart des Etats, se situe à 0,7% du PNB.
Etats-Unis et Canada ont aussi tenu parole. Le hic, c'est que le résultat atteint reste 21 milliards en deçà des promesses faites par les pays riches en 2005. Et la contraction des économies liée à la crise n'est qu'une maigre explication, évaluée à environ 4 milliards de dollars.
Le principal problème, a déploré Angel Gurria, c'est que "sept pays n'ont pas honoré leurs engagements, et certains d'entre eux sont de très gros bailleurs de fonds". Dans l'ordrel'Allemagne, la France, le Japon et l'Italie.
"Des pays tels que la Belgique, l'Espagne et le Royaume-Uni démontrent qu'il est possible, malgré les contraintes budgétaires, de tenir ses engagements de solidarité internationale", fait valoir l'organisation non gouvernementale Oxfam, stigmatisant la contre-performance de la France, censée être un pays moteur en matière d'aide au développement".
L’APD française aura quasiment stagné en 2010 à 0,46% du PNB, contre 0,41% en 2004.
Dans le même temps, le Royaume-Uni, dont le déficit public a pourtant explosé encore davantage que celui de la France avec la crise, aura porté son aide de 0,36% à 0,56% de son PNB.
L’identité des mauvais élèves a une conséquence directe : s’agissant de pays qui sont d’importants bailleurs pour l’Afrique, c’est le continent noir, déjà le plus pauvre de la planète, qui paye les pots cassés.
Les Africains ne recevront donc "que 12 milliards de dollars sur les 25 milliards supplémentaires prévus", regrette l'OCDE. Du coup, les "objectifs du millénaire pour le développement" fixés par les Nations unies pour réduire, à l'horizon 2015, l'extrême pauvreté, "ne seront pas atteints", constate Philippe Hugon, de l'université Paris X. "On le savait dès le départ, mais voilà la confirmation", ironise-t-il.
C'est d'autant plus inquiétant que la crise s'est entre-temps abattue sur le continent africain.
"L'Afrique a souffert d'une baisse des exportations, les pays riches en récession important moins de matières premières, mais aussi d'une diminution des transferts effectués par les migrants, qui occupent une place considérable dans les économies de pays comme le Mali, le Lesotho ou les Comores", souligne Philippe Hugon.
"Pour l'instant, le continent fait face en creusant ses déficits et grâce au soutien d'institutions régionales ou internationales", ajoute cet économiste. "Mais il reste très vulnérable, on n'a mis que des sparadraps après les crises alimentaires de 2008 qui risquent donc de se reproduire tant que la spéculation continuera sur les marchés des matières premières".
************************************************************************************
Retrait de la Minurcat du Tchad : un haut responsable de l’ONU à N’Djamena
N'DJAMENA - Le chef du département de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, est arrivé mercredi soir à N'Djamena, pour discuter avec les autorités de leur demande d'un retrait rapide du Tchad de la mission de l'ONU Minurcat, a-t-on appris jeudi auprès de cette mission.
M. Le Roy, qui se trouve au Tchad jusqu'à lundi, "va faire un aller-retour dimanche à Abéché", dans l'est du Tchad, a affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat un responsable de la Minurcat (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad).Durant son séjour, il s'entretiendra avec plusieurs dirigeants tchadiens et rencontrera aussi"éventuellement" le président Idriss Deby Itno, a-t-on ajouté de même source.Le 17 février, Alain Le Roy et son collègue de l'ONU chargé des Affaires humanitaires, John Holmes, avaient annoncé que l'ONU et le gouvernement tchadien négociaient pour trouver un accord sur l'avenir de la Minurcat, dont le mandat expire le 15 mars.Le président Deby a qualifié d'"échec" cette force, dont dépend la sécurité de près de 500.000 civils - des réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens - dans l'est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, deux pays affectés par la guerre au Darfour (ouest du Soudan).La Minurcat, créée par une résolution de l'ONU en 2007, est aussi chargée de favoriser le retour volontaire des réfugiés et de faciliter l'aide humanitaire. Le Conseil de sécurité lui a exprimé son soutien et a encouragé la poursuite de négociations avec N'Djamena sur son avenir.Dans un rapport publié jeudi, l'Institut d'études sur les conflits et l'action humanitaire (Iecah), basé à Madrid, estime que ne pas renouveler le mandat de la Minurcat reviendrait à laisser les réfugiés et déplacés "sans protection dans un environnement d'insécurité et d'anarchie comme l'est du Tchad"."La communauté internationale, et particulièrement les membres du Conseil de sécurité, ne doivent pas laisser un demi-million de personnes abandonnées" à leur sort, déclareJesús Nuñez Villaverde, chef de l'Iecah et auteur de ce rapport intitulé "Minurcat: réalisations, déceptions et un futur fragile".L'Iecah exhorte Alain Le Roy à convaincre le président Deby de maintenir la force onusienne "jusqu'à ce que le gouvernement tchadien soit prêt à garantir la protection des civils" dans l'est du pays, protection qui devrait être "une priorité".Toutefois, souligne-t-il, "la Minurcat n'est pas la panacée pour tous les problèmes structuraux du Tchad et ne résoudra pas le (problème) global de l'insécurité et de l'impunité sans appui national et international véritable".Selon l'institut, à mi-février 2010, quelque 3.500 des 5.200 soldats prévus (67%) de la Minurcat étaient déployés.(©AFP / 25 février 2010 23h19)
Déby va négocier avec le plus grande énergie. Pour l'emporter il faudra payer cher !
************************************************************************************
J onglei est le plus grand des États du Sud-Soudan mais n’abrite qu’un peu plus d’un million de personnes, essentiellement des éleveurs. Les tensions entre communautés existent depuis des siècles, en raison des déplacements saisonniers pour nourrir les troupeaux et accéder à l’eau potable qui créent la compétition.Cette rivalité traditionnelle prend aujourd’hui un caractère meurtrier tant l’accès aux armes de guerre est devenu facile. Beaucoup proviennent du Darfour, mais une bonne partie était déjà sur place, vestiges de la guerre que le Sud et le Nord se sont livrée pendant plus de vingt ans. La paix revenue, aucune action significative de la part de la communauté internationale ou de celle des gouvernements, Nord et Sud confondus, n’a été entreprise pour en interdire la circulation. Si l’on ajoute à cela l’absence de routes et d’infrastructures, l’insécurité alimentaire et un accès limité aux moyens de l’État pour la justice, l’administration, etc., toutes les raisons de la colère sont rassemblées.
Que cachent ces combats ?Khartoum est-elle le responsable – masqué – de la recrudescence des incidents violents ? Les utilise-t-elle à des fins politiques ? Aucun élément objectif ne permet de le penser, si ce n’est la mauvaise réputation que traîne le National Congress Party, au pouvoir. L’immensité du territoire de Jonglei, la porosité des frontières fédérales et la puissance limitée du gouvernement du Sud-Soudan en matière de sécurité empêchent de déterminer avec préci sion s’il y a ingérence du Nord-Soudan dans les incidents répertoriés. Juba, la capitale du Sud, peut aussi être tentée d’utiliser Khartoum comme bouc émissaire afin de cacher sa propre incapacité à assurer la sécurité des citoyens et à promouvoir la réconciliation à l’intérieur du Sud.Même si elles peuvent partager un objectif d’indépendance commun, ce qui reste encore à prouver, les tribus et les groupes culturels du Sud – ceux du Jonglei n’y font pas exception – possèdent un sentiment identitaire personnel beaucoup plus fort que celui de leur appartenance à l’entité « Sud-Soudan ». On est d’abord nuer ou dinka avant d’être Sud-Soudanais.
Ces identités tribales sont au centre de la politique soudanaise car il s’agit, pour les dirigeants, de créer un sentiment d’appartenance plus large que la simple tribu qui leur permettrait de faire réagir les populations sur des enjeux supérieurs.
Objectif : les élections régionales, législatives et présidentielle bien sûr, prévues en avril 2010, mais, surtout, le référendum d’autodétermination, programmé pour janvier 2011, qui va décider de l’indépendance, ou non, du Sud-Soudan. De là à penser que le laisser-faire concernant les armes a sciemment servi, il n’y a qu’un pas.
Toujours est-il qu’elles ont créé des clivages supplémentaires entre groupes de villages : ceux dépourvus d’armes ont la tentation de s’allier avec d’autres plus forts, créant ainsi des blocs de plus en plus importants, le tout à l’intérieur d’une même ethnie. À l’évidence, cette « balkanisation » du Sud peut être lourde de conséquences. Les responsables politiques du Sud-Soudan ont conscience qu’il leur faut encourager l’unité de toute la région pour l’échéance de 2011, dans l’éventualité de la création d’un nouvel État stable et donc viable. Il y a du pain sur la planche : si les tribus font la course aux armes, c’est aussi parce que les souvenirs de la guerre Nord-Sud sont encore frais et qu’elles n’ont aucune confiance en leur gouvernement, régional ou fédéral. Par ailleurs, beaucoup reste à faire pour que les scrutins puissent se dérouler valablement. À commencer par une présence plus visible des forces de sécurité sudistes dans certaines zones et des efforts pour la réconciliation Sud-Sud. Le but est de rétablir la confiance et d’empêcher le Nord de constater que « le Sud est incapable de se gouverner lui-même »
*********************************************************
25 février 2010 (PARIS) - Khalil Ibrahim, le leader de la rébellion du Mouvement Justice et Égalité (JEM) a rejeté aujourd'hui l'idée de négociations séparées entre le gouvernement et un autre groupe rebelle formé hier, menaçant de se retirer de Doha.
Khalil Ibrahim, leader du JEM, en promenade, après l' accord-cadre à Doha Février 23, 2010.(Reuters)
Les autorités soudanaises ont annoncé hier, après la signature de l'accord cadre entre le Gouvernement du Soudan et du JEM qu'ils tiendraient des négociations séparées avec le Mouvement de Libération de la Justice (LMJ), formé de dix factions rebelles qui avaient refusé de fusionner avec la justice et l'égalité Mouvement.
"Les deux groupes JEM et LMJ n'accepterait pas l'unité, il y aura donc négociation séparée avec eux que si elles acceptent de s'unir à n'importe quel stade des négociations et cela mai être déterminée par la médiation. Les négociations fin mai par un seul document ou deux documents. Mais nous cherchons à atteindre un seul document accepté par toutes les parties ", a déclaré Ghazi aujourd'hui matin suivant son arrivée à Khartoum en provenance de Doha.
"Nous n'acceptons pas d'avoir plus d'une séquence de pourparlers de paix, une médiation dans un même lieu. Cela est inacceptable», a déclaré Khalil Ibrahim, dans une interview avec Radio Dabanga, qui sera diffusé le jeudi.
Le chef rebelle a ajouté qu'il proposait de réunir les 10 factions et veut toujours de fusionner avec eux dans un mouvement avant de négocier avec le gouvernement."Nous voulons une unité sans gagnants ni perdants", at-il souligné.
Les membres de la rébellion du LMJ ont rejeté la semaine dernière l'offre de JEM pour la fusion en disant qu'ils préfèrent seul à avoir délégations distinctes de coordination les uns avec les autres pendant les pourparlers.
Khalil a mentionné que ces groupes n'ont pas de motifs politiques ou militaires. Il les a aussi accusé de faire «des affaires avec la cause du peuple du Darfour».
Khalil encore parlé Tijani El-Sissi, qui est désigné par le nouveau groupe rebelle en tant que négociateur, affirmant qu'il n'avait jamais été impliqué dans la lutte armée pour la population du Darfour depuis 2003 et maintenant il est imposée pour négocier en leur nom.
El-Sissi est un ancien gouverneur du Darfour, du plus grand groupe ethnique dans la région, la tribu Fur. Il était également membre du parti Oumma de Sadek al-Mahdi. Il a été approché depuis l'année dernière par le gouvernement libyen à la tête de factions rebelles, ils se sont réunis à Tripoli.
(ST)
*********************************************************
AFP - L'accord de cessez-le-feu au Darfour conclu samedi entre en vigueur mardi à minuit (21H00 GMT), a annoncé le chef du Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), un important mouvement rebelle de cette région du Soudan, lors de la cérémonie de signature du texte à Doha.
"Le cessez-le-feu entre en vigueur aujourd'hui à minuit", a déclaré Khalil Ibrahim à Doha, où la trêve et un accord-cadre sur des négociations de paix directes ont été formellement signées par des représentants du gouvernement soudanais et du JEM.
Le document a été signé pour le gouvernement par le négociateur en chef Amin Hassan Omar, ministre de la Culture, et pour le JEM par Ahmed Tugud Lissan.
Outre M. Ibrahim et le président soudanais Omar el-Béchir, l'émir du Qatar, cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani, et les présidents tchadien Idriss Deby Itno et érythréen Issaias Afeworki, étaient présents à la cérémonie, retardée de près de deux heures pour des discussions de dernière minutes sur des détails du document.
"J'en appelle à mes frères dans les autres mouvements à un partenariat global au service de notre patrie et je leur demande que nous nous unissions et que nous nous engagions ensemble et en même temps dans la paix", a ajouté le chef de JEM, en invitant les dirigeants du sud du Soudan à préserver "l'unité du Soudan".
L'accord signé à Doha "est un pas important pour mettre fin à la guerre et au conflit au Darfour", a déclaré M. Béchir dans une allocution.
Selon plusieurs observateurs, M. Béchir souhaite un accord de paix avec le JEM avant les élections - législatives, régionales et présidentielle - du 11 avril ou du moins un processus de paix qui soit sur les rails.
Mais le JEM a demandé un report des élections et la cérémonie de signature a été retardée notamment pour cette raison. "Il y a un consensus parmi les habitants du Darfour et du Soudan selon lequel les élections doivent être reportées", a déclaré à l'AFP le porte-parole du JEM, Ahmed Hussein.
La signature est intervenue avec en toile de fond le réchauffement des relations entre Khartoum et N'Djamena, alors qu'a débuté au Soudan la première campagne électorale multipartite depuis 1986.
Le Tchad et le Soudan ont annoncé récemment leur intention de normaliser leurs relations et d'en finir avec leur guerre par groupes rebelles interposés.
Le conflit au Darfour a fait 300.000 morts selon les estimations de l'ONU, 10.000 d'après Khartoum, et 2,7 millions de déplacés.
La farce montée de toutes pièces par l'occident a franchi une nouvelle étape. Les arrières pensées vont se faire jour peu à peu. La suite sera beaucoup plus chaotique; attendons.......
*********************************************************
France-Rwanda : Les dessous d’un rapprochement
Communiqué, le 22 février 2010
À l’occasion du déplacement de Nicolas Sarkozy à Kigali le 25 février 2010, l’association Survie tient à décrypter ce qui constitue un profond revirement de la diplomatie française dans la région des Grands Lacs, et tient à alerter l’opinion sur le fait que ce revirement reste fort éloigné d’une véritable réforme de la politique de la France sur le continent.
Par ce rapprochement avec le Rwanda, entamé il y a deux ans et consacré par cette visite, la diplomatie française vise trois objectifs :
- la réintégration de la France dans les nouveaux partenariats économiques et industriels de la région ;
- le règlement définitif de l’accusation de complicité de génocide pesant sur elle et quelques-uns de ses hommes politiques et de ses militaires ;
- enfin l’affirmation d’une « rupture » avec certains réseaux traditionnels de la Françafrique.
Les diverses étapes du rapprochement entre les deux pays ont été l’objet d’une négociation serrée entre les deux États, dont l’un des enjeux majeurs fut l’accusation de complicité de génocide des Tutsi du Rwanda pesant sur la France. Il est à redouter que l’arrangement trouvé se contente au mieux d’une excuse officielle et solennelle ou de la reconnaissance d’erreurs de la France diluées au sein de celles de la communauté internationale. En aucun cas, une simple contrition orale ne pourrait suffire à mettre sous le boisseau ce qui demeure comme l’un des plus grands scandales de la Vème République. Le soutien politique, militaire, financier de la France à un gouvernement génocidaire ne peut se dissoudre dans de quelconques excuses. La solennité d’une déclaration ne peut se substituer au nécessaire débat qui doit être mené dans notre pays sur sa politique en Afrique, et sur le rôle de son armée au Rwanda en 1994, comme en cinquante ans de présence sur le continent.
En effet, en 2009, malgré un volontarisme de façade de l’Elysée, les termes de la cooptation de la France sur des gouvernements profondément anti-démocratiques n’ont guère évolué (Cameroun, Congo-Brazzaville, Mauritanie, Madagascar, Gabon, Niger, etc.). Le rapprochement Paris-Kigali s’inscrit dans cette filiation, car il pèse sur Paul Kagamé de graves soupçons sur le rôle tenu par son pays dans les conflits du Kivu voisin depuis 1998, ainsi que sur les nombreuses entraves à la démocratie relevées sous son autorité au Rwanda.
Il apparaît donc que ce « dégel » entre les deux pays ne s’encombre d’aucune condition démocratique. En revanche, il vise une nouvelle fois à positionner la France et ses entreprises dans la compétition internationale qui se joue pour l’accès aux ressources naturelles de la région, au mépris de la justice pour les victimes du génocide et des autres crimes commis. De ce fait, Survie tient à prévenir des risques de la normalisation en cours, qui pourraient s’assimiler à une amnistie mutuelle pour des crimes imprescriptibles, hors de tout contrôle des peuples concernés et sans tenir compte de l’intérêt des populations de la sous-région.
Contact presse :
Stéphanie Dubois de Prisque, Chargée de communication Tel. : +331 44 61 03 25, stephanie.duboisdeprisque@survie.org
Malheureusement, SURVIE a encore une fois raison.
Et ce jour, "Le Monde" apporte une contribution complémentaire à la relation du drame qui s'est déroulé en 1994 et dont les conséquences perdurent. Un article intitulé : Rwanda, un attentat, deux raisons d'Etats, reprend la chronologie des faits et les résultats de l'enquète judiciaire étouffée. Lire l'article du" Monde"
Ceci n'empêchera pas cette honteuse réconciliation. La démocratie, le respect des peuples, la justice, ce n'est pas l'affaire de Kagamé, on le sait. Ce n'estmalheureusement pas non plus celui du gouvernement français.
Alors on oublie tout, notamment les victimes, on se réconcilie et on continue à s'enrichir chacun à sa manière.
*********************************************************
Les récents propos du ministre français des Affaires étrangères, selon lesquels la tension franco-algérienne s’explique par la présence au pouvoir de "la génération de l’indépendance" ont été condamnés par les politiques et les associations.
Les réactions n’ont pas tardé après la publication dans le Journal du Dimanche (JDD) d’une interview de Bernard Kouchner.
Le ministre français des Affaires étrangères revenait, le dimanche 21 février, sur les relations de plus en plus tendues qu’entretiennent Paris et Alger. Selon lui, la présence au pouvoir de la génération de l’indépendance algérienne ne facilite pas les rapports entre les deux pays.
"La génération de l'indépendance algérienne est encore au pouvoir. Après elle, ce sera peut-être plus simple", déclarait Bernard Kouchner au JDD qui lui demandait quand les relations entre les deux pays seraient réparées.
Respect mutuel
De nombreuses associations et partis algériens ont vivement réagi dimanche et lundi, condamnant unanimement ces déclarations.
La Fondation algérienne du 8 mai 1945 –qui effectue des recherches sur le colonialisme et les massacres de 1945 orchestrés par la France en Algérie– a estimé dimanche que les propos du ministre français "n'honorent ni la France, ni son peuple, ni même les principes du socialisme dont il est tributaire ".
"L'Algérie, à votre gouverne Mister Kouchner, est indépendante. Elle est souveraine et ses politiques le sont également", a lancé, dans un communiqué, la Fondation.
Said Bouhadja, secrétaire national du Front de libération national (FLN) a exprimé son "rejet total" des propos de Bernard Kouchner. Selon lui, les relations diplomatiques franco-algériennes doivent être fondées sur "le respect mutuel et fondées sur un dialogue empreint de franchise et de transparence pour le traitement de toutes les questions qui se posent entre les deux pays".
Crispations multiples
C’est dans ce contexte pour le moins houleux que le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a rencontré dimanche à Alger le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia. Il était accompagné du conseiller diplomatique de l’Elysée Jean-David Levitte.
L’objectif du rendez-vous était de détendre les relations entre les deux pays. Des relations toujours passionnelles, près de 50 ans après l'indépendance, mais qui se sont davantage crispées ces dernières années.
Dernier signe en date de cette tension exacerbée, la proposition de loi algérienne, début février 2010, visant à "criminaliser" le colonialisme français, deux ans avant le 50e anniversaire de l'indépendance, laquelle a suscité des réactions indignées parmi des députés français.
Début janvier, l'annonce d'un nouveau dispositif de sécurité aérienne adopté en France et incluant l'Algérie parmi les pays à risque, avait, elle, suscité le courroux d'Alger.
La crispation avait également atteint des sommets avec les rebondissements dans l’affaire des moines de Tibéhirine et les révélations récentes du général à la retraite François Buchwalter. Selon ce dernier, les moines français, dont les têtes avaient été retrouvées en juin 1996 en Algérie, auraient été abattus par erreur par l’armée algérienne lors d’une traque aux islamistes. Alger a toujours affirmé que ces meurtres étaient le fait d’un groupe djihadiste et s 'était donc montré très irrité par ces "révélations". (avec agences)
*********************************************************
Quelques véritées sont contenues dans cet article publié par N'Djaména Matin
22 Février 2010
Processus de normalisation Tchado soudanais : Deby s’implique dans la paix entre le Soudan et les rebelles du Darfour… Et snobe les rebelles tchadiens !
Les télescripteurs des principales agences de presse du continent n’arrêtent pas de crépiter avec frénésie depuis samedi 20 février dernier, tant ils suivent minute by minute les fulgurants développements du processus de paix que conduisent littéralement – sur plusieurs fronts et au pas de course - les autorités soudanaises avec le plus important groupe militaire de rébellion du Darfour. Et dans ce processus d’une portée historique, Idriss Deby Itno campe un rôle tout simplement central dans la mesure où il à réussi à s’imposer comme un médiateur officiel.
Mais, pendant ce temps les rebelles Tchadiens pour lesquels une démarche de la même veine aurait dû être entreprise - mais restant néanmoins en attente d’un éventuel dialogue avec le régime en place à N’djamena – se demandent froidement, si effectivement Deby tient à ce qu’ils rentrent au Tchad tel qu’il l’a affirmé lors de son dernier voyage à Khartoum, puisque rien ne bouge…
« Nous avons toujours pensé que Deby raconte des histoires quand il fait croire à l’opinion internationale qu’il est prêt à laisser revenir les animateurs de la rébellion au Tchad ».
Voilà ce qu’affirme, les sourcils froncés, un grand responsable de l’opposition radicale à Ndjamena, à l’annonce des grandes avancées enregistrées depuis samedi 21 février dans la conduite par le Soudan de la fin de situation de belligérance avec les groupes rebelles, et principalement avec le MJE, le plus important groupe armé du Darfour. Et le même opposant de continuer :
« La vérité est que Deby – comme à son habitude - veut rouler les politico militaires, le Soudan, et même la communauté internationale dans la farine. Il est allé à Khartoum faire croire à Omar el Béchir, à l’opinion internationale, et aux rebelles de l’Est du Tchad qu’il est prêt à faire la paix, et même à les laisser revenir au pays. Nous connaissons la cynique propension de Deby à ne jamais tenir ses promesses. Son problème aujourd’hui ce n’est pas de rechercher la paix, mais plutôt de gagner du temps, et d’endormir la rébellion en attendant la saison des pluies à la faveur de laquelle il attaquera les résistants avec l’aide du Soudan. ».
*********************************************************
Prolongation de la mission de la MINURCAT au Tchad
Premier temps, Déby demande le non renouvellement de la présence de la MINURCAT au Tchad en mars prochain.10/02/2010 - Le Tchad ne souhaite pas renouveler le mandat de laMINURCAT - Le président tchadien, Idriss Déby, a déclaré hier avant de quitter Khartoum, où il était en visite pour tenter d’alléger les tensions entre les deux pays, qu’il ne souhaitait pas renouveler le mandat de la MINURCAT. Selon M. Déby, « la mission de la MINURCAT est un échec, c’est la raison pour laquelle nous ne voyons pas la nécessité de la prolonger ». L’ONU a qualifié de « regrettable » cette décision, alors que le mandat de la mission expire le mois prochain.
(New York) 17/02/2010 - Le Conseil de sécurité devrait prolonger le mandat de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) qui se termine le 15 mars prochain, a déclaré Human Rights Watch dans une lettreadressée aujourd'hui aux membres du Conseil de sécurité. Le retrait des Casques bleus exposerait la population civile à un risque aggravé de violence et d'atteintes aux droits humains, a averti Human Rights Watch.
Lire la lettre de Human Right Watch
Troisième temps, le Conseil de sécurité soutient la MINURCAT dont le retrait est souhaité par le TchadLe Conseil de sécurité a pris note des préoccupations du Président tchadien Idriss Déby au sujet de la MINURCAT et a été informé des contacts en cours entre le Secrétariat des Nations Unies et les autorités tchadiennes sur l'avenir de la Mission, a dit, lors d'un point de presse, le Représentant de la France auprès des Nations Unies, Gérard Araud, qui préside le Conseil de sécurité pour le mois de février.
Lire la position du conseil de sécurité de l'ONU
Quatrième temps, le 18/02/2010, après avoir réfléchi, ou que d'autres aient réfléchi à sa place, Déby modifie sa position . Il confirme ne plus vouloir des casques bleus mais demande le maintient des civils qui assistent les réfugiés.
La suite nous promet des déclarations aussi confuses que ridicules. En effet, le problème est complexe : il faut que Déby et le JEM puissent mener à bien leur mission de déstabilisation du Soudan tout en assurant sur tous les médias qu'ils ne sont pas engagés dans cette affaire. Il ne doivent donc rencontrer ni obstacles, ni témoins.
Déby a commencé à rétropédaler et Kouchner va devoir trouver une solution alambiquée.
*********************************************************
Plainte du président de l'ANR contre Al Béchir (suite)
21/02/2010
Il faut du courage pour s’attaquer à un Président en exercice. Mais il faut aussi avoir une solide expertise juridique. Plusieurs ONG, pourtant dirigées par des avocats de renom n’y sont pas arrivées, on s’en est aperçu par exemple dans l’affaire des biens mal acquis ou les plaintes contre Sassou, Obiang et Bongo n’ont pas été examinées par la justice française.
Or, depuis quelques jours, la doyenne des juges d’instruction a jugé le dossier de l’ANR suffisamment sérieux pour désigner un juge d’instruction et affecter une brigade de gendarmerie à la recherche des accusés.
Cette juge, car il s’agit d’une femme, nous la désignerons sous le nom de Mme C. afin de préserver son anonymat, s’est immédiatement mise au travail avec ardeur.
Les accusés ont été identifiés, leurs photos sont disponibles dans les lieux appropriés et on leur mettra la main au collet si on les attrape ou s’il leur vient l’étrange idée de voyager en France. C’est une bonne chose car de nombreux Tchadiens ont été abusés par les agissements douteux de certains des accusés.
On se souvient que Sileck avait aussi déposé une plainte auprès de la CPI à l’encontre des mêmes personnes. Cette plainte dûment enregistrée par la Haute Cour se trouve, ipso facto, singulièrement renforcée par la décision de la justice française. De nombreuses ONG ont fait part de leur volonté de s’associer à cette plainte. Elles souhaitent que les nombreux prisonniers détenus sans preuves par les Soudanais ( dont une partie n’ont fait que critiquer les opposants/businessmen) soient libérés. Surtout les ONG veulent que les horreurs perpétrées dans la région soient punies. Du reste la diplomatie française a été mise à contribution pour que la CPI fasse diligence et ouvre rapidement droit aux demandes du plaignant, le sieur Mahamat Abbo Sileck.
Tout cela se met en action parce qu’un homme seul se dresse contre le Président Soudanais dont les services sont au premier chef responsables des échecs répétés de la rébellion tchadienne. A chaque fois les Services Soudanais éliminent les opposants tchadiens qui sont capables et honnêtes. En revanche, ils imposent aux rebelles des chefs corrompus et incompétents avec qui ils se partagent des centaines de millions de dollars.
Une telle attitude est non seulement moralement condamnable mais elle aboutit à maintenir le monstre Deby au pouvoir. Deby est le massacreur et le pilleur du Tchad, mais c’est aussi le pire ennemi du Soudan. Il veut la création d’un Etat zaghawa transfrontalier et il sert ainsi, avec voracité, la volonté occidentale de démembrement du Soudan.
Par cupidité, par bêtise, par paresse intellectuelle, les Soudanais mènent une politique suicidaire. Après tout, c’est leur droit mais on est pas obligé de l’accepter quand ça nous affecte. L’ANR n’a rien contre le peuple soudanais, peuple ami et peuple frère. Mais l’ANR combat une politique désastreuse qui se fait au détriment du Tchad et va à l’encontre des intérêts soudanais.
Voila pourquoi nous nous opposons à ceux qui mènent cette politique funeste.
Cependant cela ne nous empêche nullement de combattre Deby. Nous n’aimons pas l’idée de lancer une guerre frontale contre le monstre. Nous répugnons à faire couler le sang tchadien et nous préférons les actions ciblées. En 2008 nous avons failli capturer Deby et il n’a du son salut qu’au sacrifice de ses gardes du corps et notamment de son aide de camp. Nous l’avions publié et, bien entendu, cela a été passé sous silence. Mais cet incident est bien la preuve qu’on peut atteindre le tyran à moindre coup.
Il existe une autre façon de le punir, il faut l’amener devant les tribunaux. Depuis des années, La Commission de l’ANR sur les tortures et les actes de guerre, travaille avec sérieux. Les témoignages sont difficiles à obtenir car Deby et la France à fric ( voir l’affaire Ibni) font bloc, détruisent les preuves, menacent les familles, etc…
Toutefois nous fournissons avec patience documents et preuves à qui de droit. Le moment viendra ou l’ANR possédera suffisamment d’éléments pour faire inculper le monstre.
C’est d’ailleurs le message que nous souhaitons faire passer à tous : Il existe mille moyens de combattre efficacement Deby. Chacun doit utiliser tous les moyens, même modestes dont il dispose, pour lutter à tout moment contre le tyran et nous finirons par l’abattre.
Il faut constamment garder courage et se battre avec l’ANR, le parti du renouveau !
------------------------------- Faisons un effort pour réunir Deby et Béchir à l’endroit qu’ils méritent !
20/02/2010
Le président soudanais, Omar Hassan al Bachir, a annoncé samedi la signature par son gouvernement d'un accord avec les rebelles darfouris du Mouvement justice et égalité (JEM) et il a assuré que cet accord contribuerait à résoudre le conflit du Darfour.
"Aujourd'hui, nous avons signé à N'Djamena un accord entre le gouvernement et le JEM et à N'Djamena, nous cicatrisons la guerre du Darfour", a dit Bachir dans une allocution à la télévision publique soudanaise.
Il n'a pas donné de précisions, mais des délégués du JEM dans la capitale tchadienne s'étaient peu auparavant déclarés prêts à signer un "accord cadre" qui, à défaut d'être un accord de paix, jetterait les bases de futurs pourparlers de paix.
Bachir a ajouté qu'il annulerait les peines de mort prononcée contre des membres du JEM détenus par les autorités soudanaises et qu'il en relâcherait immédiatement 30%.
Plus de 100 hommes ont été condamnés à mort après avoir été reconnus coupables d'avoir participé en 2008 à une offensive du JEM contre la capitale soudanaise.
Khartoum a signé plusieurs cessez-le-feu depuis le début du conflit, il y a sept ans, mais certains n'ont pas tenu plus de quelques jours et la méfiance entre les parties au conflit reste profonde.
Des discussions entre le JEM et Khartoum, organisées au Qatar, piétinent depuis des mois.
Mais des contacts entre les deux parties se sont intensifiés ces derniers jours, rapportent certains experts, sur fond d'amélioration des relations entre le Soudan et le Tchad.
RAPPROCHEMENT TCHAD-SOUDAN
Au début du mois, à l'occasion d'une visite inopinée du président tchadien à Khartoum, le Soudan et le Tchad ont décidé d'enterrer la hache de guerre et de cesser de soutenir leurs rébellions respectives.
La réconciliation entre les deux pays était considérée comme essentielle à un règlement du conflit du Darfour.
Le président tchadien Idriss Déby entretient des liens ethniques avec les dirigeants du JEM et il a souvent été accusé de soutenir le mouvement darfouri.
Le JEM et les rebelles darfouris de l'Armée de libération du Soudan (SLA), pour la plupart non arabes, ont pris les armes en 2003 en accusant le gouvernement de Khartoum de négliger la région.
Abdel Wahed Mohamed el-Nour, fondateur de la SLA, qui jouit d'un fort soutien au sein des populations déplacées de la région, refuse de discuter avec Khartoum et exige que les violences cessent avant de négocier.
Les autorités soudanaises ont eu recours principalement à des milices pour tenter d'écraser la révolte dans le sang. Washington et des ONG ont parlé de génocide, une accusation rejetée par Khartoum.
Le président soudanais est inculpé de crimes de guerre au Darfour par la Cour pénale internationale et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.
L'accord annoncé à Khartoum intervient deux mois avant les premières élections démocratiques depuis 24 ans au Soudan, au cours desquelles Bachir sera candidat à sa propre succession.
REUTER-Version française Jean-Stéphane Brosse, Olivier Guillemain et Nicole Dupont
Al Bechir ne sait pas quoi faire pour obtenir son brevet international de pacifiste et éviter la C.P.I.. Résultat il fait n'importe quoi.
Piloté par les américains, Déby lui a proposé une corde pour se pendre et il s'est précipité dessus.
Dur, Dur pour les Soudanais.
*********************************************************
La France "condamne" la prise du pouvoir au Niger "par des voies non constitutionnelles" et appelle au dialogue "tous les acteurs" y compris les militaires, pour trouver une solution rapide à la crise, a déclaré vendredi le ministère des Affaires étrangères.
"La France condamne toute prise de pouvoir par des voies non constitutionnelles" et "appelle tous les acteurs à faire preuve de responsabilité dans l'intérêt de leur pays et du peuple nigérien", a dit le porte-parole du ministère, Bernard Valero, lors d'un point presse.Paris "engage tous les acteurs, y compris les forces armées, à trouver par le dialogue et dans les meilleurs délais une solution à la crise constitutionnelle", a-t-il poursuivi.
L'armée a pris le pouvoir jeudi au Niger, déposant le président Mamadou Tandja et déclarant le gouvernement "dissous".La France avait appelé jeudi ses ressortissants vivant à Niamey à rester confinés chez eux. Elle compte quelque 1.500 ressortissants dans le pays et l'exploitation par le groupe français Areva de mines d'uranium en fait un enjeu économique crucial pour Paris.Vendredi, M. Valero a précisé que, la situation s'étant "semble-t-il apaisée", la consigne avait changé.
Les Français sont désormais seulement invités à "éviter les déplacements non indispensables" dans les rues de la capitale."La France soutient pleinement la position et les efforts de la Cédéao et de l'Union africaine (UA)", a enfin dit M. Valero. "C'est aux Africains eux-mêmes de commencer à apporter des réponses et faire oeuvre utile pour que ce pays puisse revenir le plus rapidement possible à l'ordre constitutionnel, sur les rails de la démocratie".
Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a "condamné la prise du pouvoir par la force au Niger" et demandé un "retour rapide à l'ordre constitutionnel", dans un communiqué diffusé vendredi.La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), avait jeudi condamné les événements au Niger et exprimé "sa profonde préoccupation".
A Niamey, un "Conseil suprême pour la restauration de la démocratie" (CSRD) a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi la suspension de la Constitution, l'instauration d'un couvre-feu et la fermeture des frontières terrestres et aériennes.
Le Niger, pays pauvre du Sahel mais troisième producteur mondial d'uranium, est confronté à une grave crise politique née de la volonté de M. Tandja, 71 ans, de se maintenir au pouvoir coûte que coûte au-delà de son mandat.Après dix ans de pouvoir, M. Tandja avait l'année dernière dissous le Parlement et la Cour constitutionnelle et obtenu une prolongation controversée de son mandat pour au moins trois ans à l'issue d'un référendum sur une nouvelle Constitution organisé en août. C'est cette nouvelle Constitution que conteste le CSRD
Les déclarations de Kouchner et de son commis Valéro nous plongent dans l'expectative. Nous de savons pas si nous devons nous en amuser, dire notre consternation, crier notre colère ou suspecter une de ces manoeuvres chères à la Françafric.
Ces grands diplomates font des déclarations convenues sur respect de "la voie constitutionnelle". Au passage, ils ne trouvent rien d'anormal au fait qu'un un chef d'Etat africain s'essuie les pieds sur la constitution de son pays, prononce la dissolution du conseil constitutionnel et du parlement afin de se mettre en situation d'être président à vie. Ça, selon Kouchner, c'est "la voie constitutionnelle".
Des militaires qui destituent ce chef d'Etat pour mettre fin à ce crime contre la démocratie empruntent, toujours selon Kouchner, "des voies non démocratiques". Jean Ping et l'ineffable Ashton tiennent un discours sensiblement aussi imbécile.
Attendons la suite pour vérifier si la Françafric est dérrière ce coup ou pas. Quelque soit la réponse, nous devons nous demander : Pour qui nous prennent-ils ? Pour qui se prennent-ils ?
Quelque soit la réponse, le futur leur démontrera qu'ils se trompent sur toute la ligne. C'est regrettable pour l'Afrique et pour cette France incapable de penser plus loin que la prochaine cargaison d'uranium.
*********************************************************
NIGER / TCHAD : MEMES PROBLEMES, MEMES SOLUTIONS ?La question peut en effet se poser. Dans tous les domaines, Déby surclasse largement Tandja. Qu'il s'agisse de fouler aux pieds la démocratie, de malmener la constitution, d'assassiner les opposants, de piller le pays, d'ériger le clanisme et la terreur en système de gouvernance, Déby excelle et se situe au dessus des pires dictateurs.
Nous savons que dans les rangs de l'ANT se trouvent de nombreux officiers, sous-officiers et hommes du rang qui aspirent à une émancipation de notre pays dans le cadre d'une bonne gouvernance. A la lumière de ce qui s'est passé au Niger, ils ne peuvent éviter de se poser des questions.
C'est en joignant leurs forces que les démocrates et patriotes tchadiens libéreront le Tchad de la tyrannie, du pillage clanique et de la misère.
E Mail : ufcd@ufcd.org
*********************************************************
Coup d'Etat au Niger, le président arrêté
18/02/2009
Des militaires ont arrêté jeudi le président nigérien Mamadou Tandja lors d'un coup d'Etat dirigé par un officier, le commandant Adamou Harouna, a-t-on appris de trois sources militaires. Une source diplomatique française avait peu après déclaré : "Il y a encore un peu de confusion mais il semblerait que le président Tandja est aux mains des mutins ainsi que ses ministres, qui sont retenus dans un autre endroit."
La radio d'Etat "Voix du Sahel" a suspendu ses programmes pour diffuser de la musique militaire à partir de 18 h 40. Lors des coups d'Etat de 1974, 1996 et 1999, la radio d'Etat avait diffusé de la musique militaire avant que les mutins ne prennent la parole sur ses ondes. En milieu d'après-midi, les militaires ont attaqué le palais présidentiel de Niamey à la fin d'un conseil des ministres. Pendant plusieurs heures, des soldats étaient déployés autour du palais présidentiel et dans les rues adjacentes, et des témoins ont affirmé avoir vu les dépouilles de plusieurs soldats. "Il y a une tentative de coup d'Etat", a déclaré à Paris un responsable français, qui a requis l'anonymat.
Sanoussi Jackou, député nigerien se présentant comme non-inscrit, quittait l'Assemblée nationale en voiture quand Le Monde.fr l'a joint par téléphone. Il fait état d'une tentative de putsch, dont il ignorait encore l'issue vers 17 heures :
Selon RFI, "l'information a vite circulé" dans la capitale nigérienne et les habitants"commençaient à fuir les marchés pour rentrer chez eux". De son côté, le correspondant de laBBC note que les services de télévision et de radio fonctionnaient normalement. Les médias d'Etat ne communiquaient quant à eux aucune information sur une éventuelle tentative de coup d'Etat. Air France a décidé de suspendre ses vols vers Niamey.
Pays pauvre du Sahel, mais troisième producteur mondial d'uranium, avec une forte implantation du groupe nucléaire français Areva, le Niger traverse une grave crise politique depuis que Mamadou Tandja, après dix ans de pouvoir, a dissous l'an dernier le Parlement et obtenu une prolongation de son mandat. La nouvelle Constitution lui assure encore au moins trois ans à la tête du pays.
La tenue en octobre de législatives, boycottées par l'opposition, a entraîné la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), et l'Union européenne a suspendu son aide au développement. Le dialogue inter-nigérien de sortie de crise entre pouvoir et opposition, qui se déroule sous l'égide d'un médiateur de la Cedeao, a été suspendu la semaine dernière.
Le Monde.fr avec Reuters et AFP
Mamadou Tandja a plongé le NIGER dans une profonde crise politique. Ceci explique probablement cette tentative de coup d'Etat. Il faut en attendre l'issue du coup de pour en tirer de quelconques enseignements.
*********************************************************
L'armée soudanaise a nié avoir participé à des combats la veille contre un mouvement rebelle du Darfour avec qui le gouvernement vient de signer un accord en vue d'une cessation des hostilités dans la province en guerre civile.
"Il n'y a eu aucun combat entre l'armée et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), les combats ont eu lieu entre JEM et la faction Minni Minnawi de l'Armée de libération du Soudan (SLA)", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée Osman al-Aghbash. La SLA est le seul groupe à avoir signé un accord de paix avec Khartoum.
Le JEM avait affirmé mercredi avoir été la cible d'attaques de l'armée soudanaise aidée notamment des hommes de Minni Minnawi. Ces combats sont survenus au lendemain de la signature à Doha, au Qatar, d'une déclaration entre le gouvernement soudanais et les rebelles du JEM ouvrant la voie à un accord-cadre en vue d'une conférence de paix pour le Darfour.
Un responsable du gouvernement avait déclaré mercredi que des combats au Darfour se poursuivaient malgré l'accord.
"Les combats se poursuivent pour une raison bien simple. Le JEM occupe des régions qui ne sont pas les siennes. Après avoir été chassé de Mouhajiriya (au début février), il a occupé des secteurs qui ne sont pas les siens. D'autres mouvements ne leur permettent pas cela, de même que l'armée", avait déclaré Mutrif Siddiq, sous-secrétaire aux Affaires étrangères.
"Le JEM a refusé de discuter (à Doha) de la fin des hostilités. Ils ont seulement accepté des mesures en vue de bâtir la confiance", avait-il précisé à un petit groupe de journalistes à Khartoum.
La guerre civile dans cette région de l'ouest du Soudan a fait 300. 000 morts et 2,7 millions de déplacés depuis 2003 selon l'ONU. Khartoum chiffre à 10. 000 les décès liés aux combats.
Bien entendu tout cela est faux. L'armée soudanaise est intervenue pour contrer une avancée du JEM appuyé par la garde nationale de Déby. Cette fine équipe pensait pouvoir avancer sans être repérée. Les combats se sont déroulés dans la confusion la plus totale. Il semblerait qu'après un premier temps de repli, l'armée soudanaise soit en train de prendre le dessus.
L'offensive de Déby est bien entendu loin d'être terminée. Le général américain Scott Gration est récemment venu à N'Djaména lui expliquer ce qu'il doit faire pour contribuer à déstabiliser le Soudan.
Sept soldats de la MINUAD ont été tués près de Nyala, le pouvoir soudanais annonce avoir arrêté deux membres du commando responsable de l'attaque. Il y a peu de chances pour que nous sachions rapidement qui a commandité l'opération. Les coups tordus et les déclarations mensongères vont se succéder au cours des prochains jours. L'UFCD restera prudemment en dehors de cette agitation qui ne la concerne pas. Il n'y a rien à y gagner dans l'immédiat, il faut attendre le moment opportun.
*********************************************************
Les plaintes déposées devant la Cour Pénale Internationale par le président de l'ANR, Mahamat Abbo Sileck, suivent leurs cours. Une évolution prochaine est attendue, selon l'ANR.
Mahamat Abbo Sileck avait, il y a quelques temps, déposé une plainte pour tortures et actes de guerre contre Omar El Béchir, Salah Gosh et Mahamat Nour ainsi que leurs seconds couteaux comme Abdoulaye et Mustapha ( voir ci-dessous la copie de la plainte devant la CPI ).
La justice suit son cours. Nous allons bientôt donner des nouvelles du sort qui a été réservé à ces deux plaintes et cela va décoiffer !
Beaucoup de nos lecteurs ont souhaité lire la plainte devant la CPI, de Mahamat Abbo Sileck, le Président de l’ANR, à l’encontre d’Omar El Béchir et ses complices.
Pour soutenir une plainte devant la CPI, il faut vraiment être capable de la documenter, ce qui signifie de très nombreux documents qu'il est impossible de publier dans leur entier, tant le dossier est lourd.
Afin de permettre l'nformation de nos sympathisants, voici le mémoire introductif, qui résume bien la situation.
Clickez sur les liens ci-dessous pour accéder aux différentes pages du mémoire.
Mémoire p1; Mémoire p2; Mémoire p3; Mémoire p4; Mémoire p5;
*********************************************************
Le mot d'ordre de grève suivi au Tchad: le régime durcit le ton
Les écoles publiques et privées de N'Djamena, à l'exception de l'école française, étaient fermées lundi, au premier jour d'une grève des enseignants qui a été déclarée illégale par les autorités. A N'Djamena, dès la matinée, des forces de l'ordre ont été déployées devant certains établissements publics pour prévenir d'éventuels débordements. Aucun incident n'a été signalé, la plupart des élèves sont restés chez eux, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les établissements d'enseignement privé n'avaient pas non plus ouvert, à l'exception de l'école française. A l'intérieur du pays, "tous les délégués de l'Education nationale ont affirmé que le mot d'ordre est bien passé", a assuré à l'AFP un responsable du Syndicat des enseignants du Tchad (SET), plus important syndicat de professeurs du Tchad regroupant des professeurs des secteurs public et privé, qui revendiquent de meilleures conditions de travail. Selon le SET, cette grève d'une semaine "renouvelable une fois" pourrait se muer en "grève illimitée" en l'absence de propositions du gouvernement. Le mouvement vise à obtenir "l'application de certaines dispositions" relatives au statut particulier des enseignants, "entre autres les primes de transport et les primes de logement", avait expliqué samedi un responsable syndical.
Ce statut particulier a été adopté en 1992 et devait être appliqué graduellement, ce qui n'a pas été fait, a-t-il dit, dénonçant un "surplace" du gouvernement.
Le ministre de la fonction publique et du travail, Mme Fatimé Tchombi, a estimé que la grève était "totalement illégale" et son motif "fallacieux", "la cherté de la vie est un problème d'ordre général qui ne concerne pas seulement le SET mais tous les travailleurs".
Selon la ministre, qui s'exprimait lors d'un point presse, "le gouvernement a consenti une augmentation de 75% aux enseignants alors que les autres secteurs ne bénéficient que de 35%, ce qui risque d'avoir des effets pervers et entraîner un déséquilibre social".
La ministre réclame "l'ouverture des établissements scolaires sur l'ensemble du territoire national", demandant aux chefs d'établissement d'"être présents à leur poste de travail et aux établissements privés de fonctionner normalement".
Mme Tchombi a aussi donné des consignes aux délégués régionaux, inspecteurs départementaux et chefs d'établissements afin qu'ils rédigent "les listes des enseignants absents ayant abandonné leur poste".
"En tout état de cause,le gouvernement se réserve le droit de faire appliquer les textes en vigueur", a conclu la Ministre sans donner d'autres précisions.
Le Gouvernement se réserve le droit de faire appliquer les textes en vigueur mais pas les accords de 1992. Pour les enseignants cela peut sembler anormal et injuste.
Pour Déby, ne pas tenir ses engagements relève de la routine. Nous aurons beaucoup de choses à faire pour redresser ce pays où tout va de mal en pis.
*********************************************************
Après constatation de l’arrestation de son président le colonel DJIBRINE DASSERT, la direction politique et militaire du MPRD en concertation décide ce qui suit :
Les objectifs et idéaux du mouvement qui ont coûté sa liberté à son président demeurent et demeureront les impératifs absolus de notre combat. Le colonel DJIBRINE DASSERT reste toujours le président du MPRD. En son absence, le vice-président assure la direction du mouvement. Il délègue le commandement militaire à son chef d’état major le colonel ISSA MAHAMAT.
Dans son show médiatique, la bande à Déby a prétendument affirmé avoir rasé la base militaire du MPRD. Ce ne sont là que simples tartarinades de tyran. C’est aussi oublier que le rejet par les Tchadiens du régime de l’arbitraire et de la criminalité ne se cristallise pas uniquement dans un camp, un village ou une région. Ce sont toutes les zones du Tchad qui sont en ébullition. Les vaillantes forces du MPRD sont sur le terrain et continuent le combat avec l’énergie insufflée par le colonel DJIBRINE DASSERT. Le MPRD rassure ses militantes et militants que le combat pour débarrasser le Tchad de la criminalité institutionnalisée, de la gabegie et de la médiocrité incarnée par le système Déby continuera jusqu’à la victoire. Un régime qui se caractérise par le mensonge permanent, la corruption, le détournement des deniers publics, les tricheries électorales et la violence à tous les niveaux ne mérite pas que les Tchadiens baissent les bras. Le MPRD se bat avec et pour le peuple tchadien contre la discrimination tribale des Tchadiens. C’est un combat sans haine ni vengeance.
C’est pourquoi, partageant les mêmes objectifs que toutes les rebellions sœurs, le MPRD ne ferme pas la porte à une solution politique inclusive.
Le colonel DJIBRINE DASSERT est un homme intègre. Les pactes tribaux, ethniques régionalistes ou religieux n’existent pas dans son registre politique. Son combat a commencé longtemps avant l’avènement du régime MPS, qu’il avait à tort cru capable d’instaurer au Tchad un Etat de droit, de progrès et de liberté. Et ce n’est pas maintenant que ce combat va s’arrêter. Il ne s’est jamais mis au service de l’étranger pour déstabiliser son pays qu’il aime plus que tout. Son courage, son intégrité et sa probité morale forcent le respect de tout le monde, y compris le criminel Idriss Déby Itno.
Nous demandons à ses geôliers de le respecter et de respecter les conventions de Genève relatives aux droits des prisonniers de guerre dont le Tchad est signataire. Par conséquent le régime Déby assumera toutes les responsabilités en cas de manquement à ces conventions.
Le peuple tchadien momentanément stupéfait doit se redresser. Il n’y a pas de fatalité, en face ne pavane qu’un géant au pied d’argile.
Fait à Dijon le 15 février 2010
Le vice-président du MPRD
Djédouboum SADOUM
L'UFCD joint sa voix à celle des dirigeants du MPRD pour exiger que notre compagnon Djibrine DASSERT soit traîté comme il convient à un homme d'honneur, profondément épris de justice et d'équité. C'est aussi pour le libérer que nous devons continuer notre lutte implacable contre Déby. Vive le Tchad, vive ses héros, vive Djibrine Dassert.
************************************************************
DEBY S’APPRETERAIT-IL A DIALOGUER ENFIN AVEC L’OPPOSITION MILITAIRE DE L’EST ?
16 Février 2010
A la suite de la spectaculaire visite d’Idriss Deby à Omar Hassan el Béchir le 08 Février dernier, beaucoup d’observateurs ont accueilli de manière très optimiste les propos tenus entre les deux chefs d’états.
Mais au-delà, et à l’analyse de certains frémissements enregistrés ces derniers temps entre les capitales Françaises et Libyennes, il se murmure avec insistance dans l’entourage très proche du Président Tchadien que la perspective de l’ouverture d’une brèche de dialogue – voire de négociation – entre le régime en place à N’djamena et les mouvements politico militaires qui lui sont opposés se dessinerait avec de plus en plus de netteté. Et ce, dit-on, sous l’impulsion de la France et de la Lybie.Et selon l’un des caciques les plus solides du régime MPS – qui a exigé l’anonymat relativement à cette révélation – Idriss Deby serait en train d’envisager sérieusement le principe – et même la tenue très rapide - d’un dialogue direct et sans exclusion avec toute l’opposition armée, mais à condition - précise la même source – que les pourparlers s’inscrivent dans le cadre de l’ancien accord de Tripoli.Il se dit aussi, sans que cela soit formellement confirmé, que les choses seraient si bien avancées que la plus grande partie de l’opposition armée Tchadienne de l’Est ne serait pas réfractaire à cette perspective, et serait même prête à mobiliser dans les prochains jours une forte délégation en direction de Tripoli dans le sens de cette éventualité. A suivre.
De quelle opposition armée s'agit-il ? De l'opposition médiatico-financière ? C'est très probable. Résultat d'une longue expérience de fréquentations et pratiques douteuses, ces gens là sont experts en trahison, négociation du volume de billets de banque et mousse médiatique.
Pour ce qui concerne la mousse médiatique, la presse internationale et notamment française leur ouvrira ses tribunes. Le duo Sarkouchner à donné les instructions nécessaires.
L'UFCD et ses alliés sont engagés dans un parcours plus difficile mais plus honorable et prometteur pour le peuple du Tchad.
************************************************************
AMNESTY INTERNATIONAL SAIT PARAFITEMENT QUE LE DANGER C'EST DEBY.
.Sécurité Conflits - Amnesty International (AI) a invité jeudi le gouvernement tchadien à faciliter la poursuite du travail des forces de maintien de la paix des Nations unies dans la protection des 250 000 réfugiés provenant du Darfour et des 170 000 personnes déplacées internes dans l'est de leur pays.
Dans un communiqué publié à New York, AI demande également au Conseil de sécurité de l'ONU de renouveler le mandat de la Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) qui expire le 15 mars prochain.
"Des centaines de milliers de civils vulnérables seraient exposés aux attaques incessantes commises par les groupes armés de l'opposition tchadienne, des milices irrégulières, des gangs criminels et des membres des forces de sécurité tchadiennes, en cas de retrait de la MINURCAT", souligne AI.
"Les attaques perpétrées contre les travailleurs humanitaires et les civils, qui ont atteint des proportions inquiétantes vers la fin de l'année 2009, ont commencé à baisser d'intensité lorsque les forces de la MINURCAT ont pu effectuer des patrouilles dans les zones à risques dans lesquelles ils n'ont pas pu auparavant accéder", ajoute l'organisation de défense des droits de l'homme.
AI estime que le gouvernement tchadien a la responsabilité et le devoir de protéger sa population et ceux qui vivent sur son territoire.
"Pendant plusieurs années il (le gouvernement tchadien) a fait preuve de son incapacité et de son manque de volonté à le faire en ce qui concerne l'est du Tchad", déplore AI.
"Les violations des droits de l'homme, les viols et le recrutement d'enfants soldats sont effectués en toute impunité dans l'est du Tchad par les membres des groupes armés tchadiens, soudanais, des bandits et de membres des forces armées tchadiennes", ajoute AI.
La MINURCAT a été déployée dans l'est du Tchad en mars 2008 pour protéger et faciliter l'accès de l'aide humanitaire aux centaines de milliers de réfugiés et aux personnes déplacées internes qui ont trouvé refuge dans la zone.
New York - Pana 12/02/2010
************************************************************
Une déclaration historique toujours d'actualité !
13 Février 2010
Dans sa lettre ouverte du 20 mars 1990 désormais historique dont le contenu n’est pas démodé mais plutôt d’une brûlante actualité car pourrait aussi concerner de nos jours François Bozizé, François Guéret s’adressait à l’époque au président André Kolingba en ces termes :
« Au lieu d’être l’homme de tous les Centrafricains, vous vous êtes identifié à un clan tribal. Vous avez fait de la République centrafricaine une entreprise personnelle et familiale. Votre style et vos méthodes de gouvernement s’appellent : discrimination tribale, injustice, détournement de deniers publics par vos parents et autres cousins, pillage des biens de l’Etat, pillage de l’économie nationale, corruption et fraude généralisée à tous les niveaux, détournements à des fins personnelles de l’aide étrangère (…) Vous vous êtes transformé en négociant de diamants, en négociant d’or (…) Chaque ethnie se replie sur elle-même, compte ses membres, mesure ses forces et se prépare fébrilement dans le silence à l’action violente pour vous renverser ».
Cet extrait de la Lettre ouverte de François Guéret qui sonne comme un véritable réquisitoire, la profession de magistrat de l’auteur n’y est sans doute pas pour rien, peut tenir lieu de bilan des douze années de gouvernance du président André Kolingba. C’est pour rafraîchir la mémoire des Centrafricains et de nos fidèles lecteurs que la rédaction revient sur le bilan de son régime que certains esprits chagrins, partisans et passionnés, tentent abusivement d’embellir après la disparition du général.
A l'occasion du décès d'André Kolingba, Juliette AbandoKwe nous a fort à propos rappelé cette lettre de François Gueret. Cette diatribe publiée en 1990 est exceptionnellement intemporelle. Elle dépasse également les frontières de la R.C.A. pour s'appliquer à la quasi-totalité des pays africains mis sous tutelle par le France et la françafrique, sa mafia avancée, souvent son bandit-manchot.
Du Gabon au Tchad, en passant par Brazzaville et Bangui, le constat est toujours d'actualité. La politique africaine française se caractérise avant tout par sa vision hautaine et à la courte vue. Ignorante des cultures locales qu'elle considère comme moins que zéro, elle se met souvent stupidement au service de quelques intérêts particuliers qui l'emportent sur les intérêts des peuples d'Afrique mais aussi de France.
Il n'est en effet pas nécessaire de réfléchir longtemps pour comprendre que la nation française, le peuple français paieront malheureusement les conséquences du manque de vision à moyen et long terme de ses dirigeants.
************************************************************
Les dirigeants de l'UFR se prépareraient-ils à aller à la soupe ?La représentation Europe de l'UFR tient à préciser que l'amorce de la normalisation des rapports entre les gouvernements soudanais et tchadien, illustrée par la récente visite du général Idriss DÉBY ITNO à Khartoum, est une condition nécessaire mais loin d’être suffisante pour la résolution des crises qui déchirent la région.
Toutes ces précautions de langage sont pitoyables. Les dirigeants de l'UFR se préparent à la réddition sans condition. Qu'ils rejoignent Déby, la véritable rébellion s'en portera beaucoup mieux, bon débarras !
Qui peut penser que Déby serait prêt à négocier aujourd'hui ce qu'il refusait de négocier hier ? Des voleurs, militairement incompétents, il en est entouré, il ne sait qu'en faire. Il n'en cherche pas de nouveaux.
La soupe ne sera surement pas très riche.
************************************************************
L'ANR imagine la suite qui sera donnée au rapprochement Déby / Al Béchir
Suite à leurs accords avec Deby, les soudanais viennent de confisquer une soixantaine de véhicules aux opposants. Suite à son accord avec les Soudanais, Deby lui, fait le contraire. Il vient de donner une soixantaine de véhicules de plus au MJE qui en possède maintenant plus de 600 !
Pour faire croire qu’il tient parole, il a demandé au MJE de diviser ses troupes. Une toute petite partie est partie ostensiblement vers Amdjeress et ses grottes inaccessibles à l’aviation soudanaise. La plus grande partie a « rejoint » l’ANT, en attendant le moment propice pour attaquer Khartoum.
Deby qui a des liens de parenté proches avec Dr Khalil lui donne une hospitalité princière à N’Djaména. La villa du chef du MJE est l’une des plus luxueuses de la capitale tchadienne.
Forts du soutien de l’occident qui pense que le Soudan doit et va éclater, Deby et Dr. Khalil sont persuadés qu’ils vont faire tomber Béchir. D’après eux, l’armée soudanaise est si peu dévouée au régime, que c’est à la gendarmerie que Béchir a confié la défense du régime, lors de l’attaque du MJE qui a atteint Omdurman. Par conséquent une nouvelle attaque a toutes les chances de réussir, conformément à un plan visant à déstabiliser le Soudan.
Deby est donc allé tenir des propos de paix surréalistes à Khartoum afin de se présenter comme la blanche colombe. Les media occidentaux ont complaisamment rapporté la scène, omettant de préciser tous ses crimes.
La CPI, à qui personne ne demandait rien, sort d’un très long silence pour accepter de poursuivre Béchir de génocide. Toute une série d’événements vont dans le même sens, donner une respectabilité au criminel Deby et présenter Béchir sous les traits les plus noirs alors que franchement Béchir et Deby, c’est du pareil au même.
Fidèles à une longue tradition de nullité, les Soudanais accumulent les bourdes.
A Doha ou se tient la mascarade des « négociations » de paix entre Khartoum et le MJE debyque, la réunion a été reportée parce que les Soudanais sont arrivés en retard ! Ce sera une bonne excuse pour faire trainer, voire capoter les choses et accuser les Soudanais.
Alors que Deby arme et surarme le MJE, les Soudanais continuent à rendre la vie impossible aux vrais résistants tchadiens alors que ce sont les seuls qui peuvent les protéger du MJE. En revanche les quelques troupes des opposants/businessmen sont choyées. Sans doute va-t-on mettre à leur tête un autre pantin qui obtiendra les mêmes résultats catastrophiques. Les Soudanais seront cocus, mais, ils aiment ça, sinon pourquoi ont-ils soutenus Deby, Nour, Al Jinedi, Soubiane, Timan et tant d’autres ?
La politique suicidaire de Khartoum finira par emporter ceux qui l’inspirent et ce sera bien fait pour eux.
Pour la vraie rébellion tchadienne, rien ne change. Depuis le début elle se bat contre Deby, les Français, les Soudanais, les Libyens, les opposants/businessmen et tant d’autres. Il n’y a rien la de fatal, c’est le lot de tous les révolutionnaires. Qui aurait cru à la révolution française, qui aurait cru à l’indépendance de l’Afrique, qui aurait cru à la chute du mur de Berlin ?
Il vient toujours un moment ou les peuples viennent à bout de la coalition des intérêts établis, des mensonges et des lâchetés multiples. La révolte des Tchadiens va emporter tout cet horrible petit monde, n’en doutons pas !
Tchadiennes, Tchadiens, il faut se battre. Rejoignez l’ANR, le parti du renouveau !
Tout cela se tient. Nous avons récemment parlé « d'un gigantesque jeu de dupes dans lequel arrières pensées, corruption, basses manœuvres et trahisons seront la règle »
Nous avons aussi écrit que « Il est clairement établi que dans le plan de déstabilisation et de partition du Soudan imaginé par les Etats-Unis, Déby piloté et assisté par la France doit tenir un rôle important »
Ce scénario est globalement le bon, Déby joue une musique inspirée par les Etats-Unis et orchestrée par la France.
La lutte contre la corruption, la relance du procès d'Hissein Habré, le tour de passe-passe juridique dans l'affaire des faux Dinars de Bahreïn, la libération de l'otage de la Croix Rouge, tout cela participait d'un même plan. Il fallait repeindre Déby à neuf avant de le lancer dans la grande opération de déstabilisation du Soudan. Al Béchir n'est pas dupe mais il a tellement accumulé de bourdes que sa marge de manoeuvre est extrêmement limitée.
Les dirigeants soudanais qui se trompent 9 fois sur 10 dans leurs choix auront ce qu'ils ont mérité mais les populations endureront des souffrances imméritées.
************************************************************
Tchad : Idriss Déby s’attaque à MINURCAT
11/02/09
Le président tchadien a déclaré mardi que son pays ne souhaitait pas le renouvellement du mandat de la force de maintien de la paix des Nations unies opérant sur son territoire le long de la frontière avec le Soudan en raison de l’"échec" de sa mission.
Idriss Déby a fait ces déclarations avant de quitter Khartoum, la capitale soudanaise, où il a tenté d’adoucir des relations tendues par le conflit au Darfour le long de la frontière.
La Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT), composée de 5.200 hommes, a été déployée l’an dernier pour protéger les civils et améliorer la distribution de l’aide aux réfugiés le long de la frontière entre le Tchad et le Soudan. Son mandat doit être soumis à renouvellement le mois prochain.
"La mission de la MINURCAT est un échec", a déclaré le président tchadien à des journalistes à l’aéroport de Khartoum à l’issue d’une visite de deux jours au Soudan. "C’est la raison pour laquelle nous ne voyons pas la nécessité de prolonger" le mandat de la mission.
La MINURCAT "n’est pas opérationnelle et ne le sera pas même si nous lui accordons une autre année", a-t-il ajouté, estimant qu’elle n’avait pas réussi à fournir de projets à la population des réfugiés.
A New York, le porte-parole de l’ONU Martin Nesirky a jugé "regrettable" que le gouvernement tchadien demande le retrait de la force.
Linternationalmagazine.com ,
Nous n'avons jamais été tendres avec la MINURCAT qui ne remplissait que moyennement sa mission de protection des populations de l'Est du Tchad. Qu'elles soient autochtones ou déplacées elles sont victimes des brigands, janjawids et mercenaires de tous poils.
Pour Déby, la grande faute de la MINURCAT est qu'elle ne le laissait pas assassiner et voler en paix. Son nouveau statut d'homme de paix ne s'accommoderait pas de témoins génants, dehors la MINURCAT. Encore une fois, dans cette région, de grands malheurs attendent les plus fragiles.
************************************************************
Le coton, une filière en reculmercredi 10 février 2010,
Selon certains paysans, tout ce qui se passe autour de la production et de la commercialisation du coton n’est pas encourageant. D’abord, il y a le problème de la disponibilité de terre. Ensuite, il faut faire partie d’un groupement pour avoir accès aux intrants. Lorsqu’on entre en possession de ce produit, qu’on l’utilise ou pas, qu’il y ait une bonne production ou pas, à la vente du coton, la Cotontchad prélève intégralement son argent donné aux paysans. Comme la productivité n’est plus le même à cause de l’infertilité du sol et faute d’encadrement conséquent, certains paysans utilisent les intrants soit pour faire d’autres cultures, soit les vendre purement et simplement. Ainsi à cause de la caution solidaire, ce sont ceux qui ont cultivé le coton qui remboursent.
De plus, après la production, on n’est pas sûr que le coton soit enlevé au bon moment. Certaines années, la Cotontchad n’enlève pas le coton jusqu’à la saison des pluies. Pire, le fait que le coton est ramassé ne vous donne pas immédiatement droit à un paiement. Il faut attendre que l’usine décide de le payer. Cela peut prendre du temps. Parfois, on assiste à de grosses surprises : on peut déclarer votre coton de seconde qualité. Souvent le paysan qui s’est endetté pour produire son coton est obligé de vendre un autre objet ou des produits pour rembourser sa dette. Certains qui ont mis tout leur point d’honneur sur la culture du coton pour espérer avoir de l’argent à temps pour payer l’impôt ou afin de constituer un stock de mil pour la famine, éprouvent des difficultés si l’argent du coton n’est pas versé au moment où le mil ou riz coûte bon marché.
Très peu de paysans ont le courage de prendre ce risque de cultiver le coton. Alors ils se rabattent sur le riz, les arachides ou l’élevage. A l’État de tenir compte de ce revirement tacite et discret des paysans. Au lieu d’injecter de millions pour soutenir une entreprise qui n’est plus compétitive et qui ne nourrit plus les producteurs, il faut orienter ces ressources vers d’autres filières économiquement (produits de dividende, créations de valeurs ajourées, de l’emploi, de capital) et socialement (aider à faire la transition de la culture du coton à autres cultures vivrières) porteuses.
BERILENGAR DATHOL
La filière coton renvoie l'image globale du Tchad actuel. Cette image est celle d'un tourbillon d'incompétence, de pillage systématique des biens publics, d'enrichissement scandaleux d'une classe dirigeante, d'appauvrissement du plus grand nombre, de mafia.... . Pauvre Tchad 17 ans de Déby, Erdimi(s), Soubiane,....voilà le résultat pour ce qui concerne la filière coton. La comparaison vaut pour bien d'autres filières de l'économie nationale. Incompétence totale, cupidité et irresponsabilité constituent les règles d'or de la gestion façon Déby. Sarkozy et Kouchner sont probablement admiratifs.
*************************************************************
PAIX DÉFINITIVE ENTRE LE SOUDAN ET LE TCHAD : Deby et El Béchir ont appelé Me Wade hier
le 9 Février 2010
Dans un communiqué signé par le ministre conseiller Porte-parole, le président de la République du Tchad, Idriss Deby Itno et le président de la République du Soudan, Omar Hassan El Bechir, ont conjointement appelé ce jour, hier, lundi 9 février 2010 à 19h15 Gmt, Me Abdoulaye Wade pour l’informer des discussions fraternelles et fructueuses qu’ils ont eues dans le cadre d’un dialogue direct pour l’établissement d’une paix définitive entre les deux pays.
Le communiqué signé par Mamadou Bamba Ndiaye souligne qu’avant de se séparer à la fin de leurs travaux, les deux présidents du Tchad et du Soudan ont tenu à joindre au téléphone Me Abdoulaye Wade « pour le remercier de tout ce qu’il a fait pour que la paix s’établisse entre le Tchad et le Soudan ».
Le communiqué poursuite que le président Oumar Hassan El Béchir a insisté sur le fait que le président Wade, de retour du dernier Sommet de l’Union Africaine, où il l’avait rencontré, s’est arrêté à Ndjaména pour s’entretenir avec son homologue Tchadien, Idriss Deby Itno, en vue de l’encourager à se rendre à Khartoum pour des discussions directes avec le chef de l’Etat soudanais. « Au vu des résultats obtenus, le président Wade félicite tous ceux qui ont contribué à leur réalisation et invite les présidents Deby et El Béchir à poursuivre leurs efforts pour l’aboutissement d’une paix totale, durable et définitive », a conclu le communiqué officiel.
La mise en œuvre de cet accord promettait d'être chaotique et imprévisible. Il ne manquait que Wade pour ajouter un peu de confusion à l'ensemble. La Françafric doit être fière du résultat et remontée à bloc.
Pour notre part, nous pensons que le terme " paix définitive " est peut-être excessif.
*************************************************************
Soudan: visite du président tchadien Deby en vue d'une réconciliation
De Guillaume LAVALLEE (AFP)
KHARTOUM — Le président tchadien Idriss Deby Itno a entamé lundi sa première visite au Soudan depuis 2004, signe d'apaisement entre les deux voisins qui se livrent une guerre par rebelles interposés et dont les bonnes relations sont jugées essentielles à une solution au conflit du Darfour.
Le président tchadien est arrivé lundi en fin de matinée à l'aéroport de Khartoum, où il a été accueilli par son homologue soudanais Omar el-Béchir. "Il s'agit d'une visite historique, a déclaré à l'aéroport le ministre soudanais des Affaires étrangères, Deng Alor. Nous tentons d'améliorer les relations entre le Tchad et le Soudan. Et je pense que cette visite en est un témoignage.". "Nous espérons que plusieurs enjeux seront discutés et résolus au cours de cette rencontre", a poursuivi le chef de la diplomatie soudanaise.
Mi-janvier, les deux pays ont déjà signé à N'Djamena un "accord de normalisation" de leurs relations assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières".Le Tchad et le Soudan s'engagent à cesser tout soutien à leurs mouvements rebelles respectifs. L'accord prévoit aussi le déploiement d'une force mixte à la frontière tchado-soudanaise composée de 3.000 hommes, à parts égales.
La dernière visite d'Idriss Deby au Soudan remontait à juillet 2004, à l'occasion d'une rencontre avec Omar el-Béchir à el-Geneina, capitale stratégique du Darfour-Ouest, à une vingtaine de kilomètres du Tchad. Mais les relations s'étaient détériorées l'année suivante pour des raisons liées dans un premier temps à la politique intérieure tchadienne: après une tentative avortée de coup d'Etat en 2004, des proches de Deby ont fait défection et formé une opposition armée ayant le Darfour pour base stratégique.
Ces dissidents étaient pour la plupart de la même tribu qu'Idriss Deby, les "zaghawa", aussi présents dans le Darfour soudanais.Pour contrer la rébellion tchadienne, Idriss Déby avait offert un sanctuaire aux rebelles darfouris du Mouvement pour la justice et l'Egalité (JEM) dirigé par Khalil Ibrahim, lui-même un "zaghawa" de l'influent sous-clan "kobe". Ces développements avaient profondément modifié les relations entre le Tchad et le Soudan, chaque pays soutenant désormais l'opposition armée hostile à son voisin.
Différentes tentatives pour réconcilier les deux pays étaient restées lettre morte dont le pacte de non-agression, baptisé "accord de Dakar", signé en mars 2008 dans la capitale sénégalaise. Mais "cette fois-ci, ça a l'air sérieux, a déclaré à l'AFP un diplomate sous le couvert de l'anonymat. "Les deux pays en ont besoin en ce moment. Le Tchad se dirige vers des élections législatives en novembre et une présidentielle en avril 2011, alors que des élections sont prévues en avril au Soudan, puis un référendum en janvier 2011", sur la sécession du Sud-Soudan, a-t-il noté.
Selon des observateurs, la normalisation des relations entre Khartoum et N'Djamena priverait les rebelles darfouris d'un de leurs importants soutiens et pourrait faciliter un accord entre la rébellion du Darfour et le gouvernement soudanais, qui doivent prochainement entamer des pourparlers directs au Qatar. "Cette visite (d'Idriss Deby) aura définitivement un impact positif sur les pourparlers de Doha", a assuré lundi le chef de la diplomatie soudanaise, Deng Alor.
Nous ne savons toujours pas comment se terminera cette mascarade qui n'est que la partie visible d'un gigantesque jeu de dupes dans lequel arrières pensées, corruption, basses manœuvres et trahisons seront la règle. Ce dont nous sommes certains c'est que tout cela est porteur de grands malheurs pour les populations installées au Darfour et dans l'Est du Tchad.
*************************************************************
L'Élysée a envoyé un représentant à Khartoum pour remercier le président soudanais Omar el-Béchir de ses efforts en faveur de la libération du travailleur humanitaire français Laurent Maurice, relâché samedi 6 février. Paris a demandé la poursuite des actions pour les trois français encore détenus dans la région.
Un conseiller du président français Nicolas Sarkozy a remercié en personne dimanche le président soudanais Omar el-Béchir des efforts déployés par Khartoum dans la libération du Français Laurent Maurice, otage pendant trois mois d'un groupe obscur du Darfour.
"Je suis venu de la part des autorités françaises remercier le président Béchir et les autorités soudanaises pour les efforts qu'ils ont conduits et qui ont permis la libération du travailleur humanitaire du CICR de nationalité française", a déclaré André Parant, conseiller du président Nicolas Sarkozy pour les affaires africaines. Laurent Maurice, un agronome français de 37 ans travaillant pour le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avait été kidnappé le 9 novembre dans un village de l'est du Tchad, près de la frontière avec le Darfour voisin, et a été libéré samedi après 89 jours de captivité.
Ci-contre : L'otage libéré, Laurent Maurice
Trois humanitaires toujours en captivité
Un groupe obscur du Darfour affirmant s'appeler les "Aigles de libération de l'Afrique" avait revendiqué ce rapt, de même que celui en Centrafrique de deux humanitaires français de l'ONG Triangle GH qui sont toujours en captivité. Un employé Franco-britannique du CICR, Gauthier Lefèvre, a quant à lui été enlevé au mois d'octobre dans le Darfour-Ouest, mais n'a toujours pas été libéré. Aucun groupe n'a revendiqué son rapt.
"J'ai également rappelé au président (Omar el-Béchir) l'existence de trois autres travailleurs humanitaires français (les deux de Triangle et celui du CICR, ndlr) qui sont encore détenus et j'ai exprimé à cette occasion le souhait que les efforts qui ont été menés pour libérer monsieur Laurent Maurice se poursuivent de façon à permettre également la libération des autres otages français", a ajouté M. Parant. Ce dernier s'est brièvement adressé à la presse après avoir rencontré le président soudanais Omar el-Béchir dans sa "guesthouse" (bait al-diafa) située dans le centre-ville de Khartoum.
"Nous avons discuté d'un certain nombre de sujets", a indiqué M. Parant, sans plus de détails
La date choisie pour cette libération n'est pas fortuite. Tout ceci pue la manipulation et s'inscrit dans un contexte beaucoup plus large. Al Béchir qui n'est probablement pas plus responsable de la libération de Laurent Maurice que de son enlèvement, marque des points en apparence. Le plus important est toutefois dans le certain nombres de sujets qui ont été abordés.
*************************************************************
PROCÈS HABRE: Le Tchad propose 2 milliards de francs Cfa au Sénégal
(Le Soleil 06/02/2010)
N’DJAMENA - Le Tchad a mis 2 milliards de Francs Cfa (3 millions d’euros) à la disposition du Sénégal pour l’organisation du procès de l’ex-président tchadien Hissène Habré, accusé de crimes contre l’humanité, a annoncé, vendredi, le ministre tchadien des Droits de l’Homme, Abderamane Djasnabaille.
« Le gouvernement a mis à la disposition de ce dossier Hissène Habré 2 milliards de FCfa. Nous attendons que le gouvernement sénégalais nous dise où il faut mettre cet argent », a affirmé à N’Djamena, M. Djasnabaille lors d’un point de presse, après une audience accordée à une délégation conduite par Me Jacqueline Moudeina, avocate des victimes.
« Le gouvernement tchadien soutient politiquement et diplomatiquement les victimes. Nous allons bouger à Dakar, Addis-Abeba et partout ailleurs pour que le jugement de Hissène Habré et ses complices soit effectif en 2010 », a-t-il assuré. Le porte-parole de Human rights watch, Reed Brody, a précisé que : « Le ministre nous a demandé de présenter la liste des anciens agents de la Dds (Direction de la documentation et de la sécurité) qui sont toujours dans l’administration.
« Nous ne voulons pas seulement que les victimes soient indemnisées, nous voulons aussi que les locaux de la Dds soient transformés en Musée en mémoire des victimes », a indiqué M. Brody. La France avait indiqué, mercredi, qu’elle était prête financièrement à prendre « sa part dans le soutien qui sera apporté au Sénégal » pour l’organisation du procès. « Nous souhaitons que ce procès puisse avoir lieu rapidement et dans de bonnes conditions », avait indiqué Bernard Valero du ministère des Affaires étrangères. Hissène Habré a dirigé, de 1982 à 1990, l’ancienne colonie française.
Installé à Dakar depuis sa chute, l’ancien dictateur est accusé de milliers d’assassinats politiques et de torture systématique. Il est poursuivi pour « crimes contre l’humanité, crimes de guerre et actes de torture ».
En juillet 2006, l’Ua avait donné mandat au Sénégal de le juger. Mais ce procès n’a pas encore débuté.
L'occident a acheté à Déby un costume d'homme d'Etat de droit, de pourfendeur de la corruption, d'homme d'ouverture et de paix. Ainsi déguisé, il ne recule devant rien pour convaincre que l'habit fait le moine. Alors, pour hâter le procès d'Hissein Habré, il va participer à son financement. Dans ces conditions, il est encore plus probable que le rôle essentiel qu'il a tenu dans l'accomplissement des crimes imputés à H.H. Ne sera pas évoqué. Pas plus que ne fut évoquée sa profonde implication dans l'affaire des faux dinars de Barheïn. Ainsi va la justice façon francafric.
Quelle brochette ! ça promet !
*************************************************************
Le Sénat américain se penche sur des cas de corruption en Afrique
Le 7 Février 2010
Un rapport du Sénat américain a mis en lumière des opérations financières douteuses qui auraient été menées aux Etats-Unis par des membres des familles de chefs d'Etat africains. Il pointe la responsabilité des banques américaines et s'inquiète de la facilité avec laquelle l'argent est blanchi dans le pays.
Le document de 330 pages consacré au blanchiment d'argent a été publié jeudi dénonce la facilité avec laquelle des banques américaines ont fait entrer sur le territoire des sommes importantes d'origine douteuse. Citigroup, Machovia et Bank of America sont dans le collimateur.
C'est quatre cas qui sont détaillés dans le rapport et citent la famille de l'ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, celle du chef de l'Etat equato-guinéen Teodoro Obian Nguema, une des femmes de l'ancien vice-président nigérian Atiku Abubakar et enfin Pierre Falcone, l'homme d'affaires français.
On peut lire comment l'ancien président gabonais Omar Bongo Ondimba, aujourd'hui décédé, a acquis par l'intermédiaire du lobbyiste Jeffrey Birrel six véhicules blindés et six avions militaires C-130. Avec l'autorisation de l'Etat américain. Des opérations douteuses d'un montant de 18 millions de dollars, selon le document du Sénat.
Un million de dollars sur un compte
Par ailleurs, Omar Bongo Ondimba aurait "fournit de grandes quantités d'argent liquide à sa fille Yamilee Bongo-Astier" qui a déposé ces fonds dans des banques à New York entre 2000 et 2007. La femme d'Ali Bongo, Inge Lynn Collins Bongo, est également citée comme ayant transféré de fortes sommes d'argent aux Etats-Unis. Dans le coffre fort de l'une des banques, dit le rapport, elle possédait un million de dollars en billets de 100 dollars.
Selon le rapport, le fils de Teodoro Nguema Obiang aurait fait entrer aux Etats-Unis, entre 2004 et 2008, environ 110 millions de dollars par l'intermédiaire de deux avocats américains, Michael Berger et George Nagler. Une enquête du département de la Justice américaine est en cours à ce sujet.
Le document cite également Jennifer Douglas, une américaine, épouse de l'ancien vice-président du Nigeria Atiku Abubakar, pour avoir fait passer aux Etats-Unis environ 40 millions de dollars entre 2000 et 2008.
Angolagate
Enfin, le rapport rappelle l'exemple de l'affaire des ventes d'armes à l'Angola, surnommée "Angolagate", dans laquelle l'homme d'affaires Pierre Falcone, condamné et emprisonné en France, a transféré des millions de dollars aux Etats-Unis.
Avec ces exemples à l'appui, les élus de la commission des Enquêtes du Sénat américain dénoncent les failles du système financier des Etats-Unis qui permet à certaines personnalités de transférer de l'argent à la provenance douteuse vers des banques américaines, via des lobbyistes, des avocats, des agents immobiliers ou d'autres intermédiaires.
"La corruption est une menace directe sur nos intérêts nationaux", a déclaré le sénateur Carl Levin, président de la commission. (avec AFP)
Blablabla, Blababla. Bizarre, le sénat américain a retenu des dossiers qui ne touchent pas les intérêts américains, ça ne pose pas de problème d'en parler.
*************************************************************
Laurent Maurice libéré.
Par qui a t-il été enlevé ? Quelle est la contrepartie de sa libération ? Les voyous hantent la région. MJE, Déby, Khalil, Timan, Al Bechir et les mafias sur lesquelles ils s'appuient sont autant de coupables potentiels. Kouchner, grand spécialiste des paniers de crabes dans lesquels il se complaît doit le savoir pertinemment. Il est probabale que la vérité tarde à venir; .....................si jamais elle vient.
CICR - Communiqué de presse n° 10 / 13
6 février 2010
Soudan / Tchad : le CICR confirme la libération de Laurent Maurice, Genève (CICR)
Laurent Maurice, le collaborateur du Comité international de la Croix-Rouge enlevé dans l’est du Tchad le 9 novembre dernier, est libre. M. Maurice a retrouvé la liberté aujourd’hui, 6 février 2010. Au terme de 89 jours de captivité, il est éprouvé, mais semble en bonne santé.
Un autre collaborateur du CICR, Gauthier Lefèvre, pris en otage le 22 octobre 2009 au Darfour Ouest, est toujours retenu captif. Le CICR, qui reste très préoccupé par le sort de M. Lefèvre, continue à demander instamment sa libération inconditionnelle. « Le CICR est soulagé que Laurent soit désormais libre, et il se réjouit que celui-ci puisse bientôt retrouver sa famille et ses amis », a déclaré Jordi Raich, chef de la délégation du CICR au Soudan. « Nous tenons à exprimer notre profonde gratitude à toutes les personnes qui nous ont apporté leur soutien, d'une manière ou d'une autre, pendant sa captivité. »
Agronome de profession et de nationalité française, Laurent Maurice avait été enlevé à Kawa, dans l’est du Tchad, où il se trouvait pour évaluer la dernière récolte. Il travaillait alors au Tchad depuis environ 10 mois.
Informations complémentaires :
Saleh Dabbakeh, CICR Khartoum, tél. : +249 91 213 77 64
Alexandra Matijevic, CICR Khartoum, tél. : +249 183 476 464 ou +249 912 17 05 76
Marco Succi, CICR N'djamena, tél. : +235 6 20 10 05
Carla Haddad Mardini, CICR Genève, tél. : +41 22 730 3443 ou +41 79 217 32 26
ou sur notre site : www.cicr.org
*************************************************************
Une partie de poker menteur vient de commencer, à suivre avec grand intérêt
Le président Déby souhaite se rendre à Khartoum pour entériner la réconciliation avec le Soudan ( FRANCE 24)
Le président tchadien, Idriss Déby Itno, a annoncé vouloir rendre visite le 8 février à son homologue soudanais. Toujours aux prises avec les accusation de la CPI, Omar el-Béchir n'a pas officiellement réagi à la demande de N'Djamena.
Le président tchadien Idriss Déby Itno a annoncé mercredi qu'il allait rencontrer le président soudanais Omar el-Béchir à Khartoum le 8 février, une délégation tchadienne se rendant dès jeudi à Khartoum dans le cadre de la création de la force mixte tchado-soudanaise.
"J'irai le 8 février à Khartoum discuter avec le président el-Béchir", a affirmé M. Déby à N'Djamena lors d'une audience accordée à des représentants de l'Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) rassemblés au Tchad. "Je suis un homme de dialogue et d'ouverture. La guerre n'a jamais arrangé les choses et je sais de quoi je parle messieurs les parlementaires. Le Tchad veut vivre en parfaite harmonie avec tous ses voisins", a-t-il assuré.
Le Tchad et le Soudan, qui entretiennent des relations chaotiques depuis cinq ans, s'accusant notamment de soutenir des rébellions hostiles à leur pouvoir, ont signé mi-janvier à N'Djamena un "accord de normalisation" assorti d'un "protocole de sécurisation des frontières". Dans ces accords, les deux pays se sont engagés à cesser tout soutien à leurs mouvements rebelles respectifs et ont également établi un calendrier en vue de la création d'une force mixte.
Béchir dénonce les "visées destructrices" de la CPI
Mais outre le processus de réconciliation avec le Tchad, le président soudanais el-Béchir doit de nouveau faire face aux pressions de la Cour Pénal Internationale (CPI).
Le gouvernement soudanais a accusé mercredi la Cour pénale internationale de vouloir compromettre les élections soudanaises d'avril et le processus de paix avec la rébellion du Darfour, en réexaminant l'accusation de génocide non retenue dans le mandat d'arrêt contre le président Omar el-Béchir.
France 24 rapporte sobrement les propos de Déby sans proposer de justification à son initiative. Une attitude naturelle en sorte pour « un homme de dialogue et d'ouverture », rien de plus. Nous sommes consternés devant l'innocence de certains journalistes.
Ci-dessous, N'Djaména Matin publie un scénario digne d'un James Bond. Il est difficile d'imaginer que Omar Al Béchir puisse tomber dans un piège aussi grossier. Il est clairement établi que dans le plan de déstabilisation et de partition du Soudan imaginé par les Etats-Unis, Déby piloté et assisté par la France doit tenir un rôle important. On sait que les responsables américains et leurs homologues français sont parfois capables d'imaginer des stratégies à dormir debout. On imagine mal toutefois que cette idée soit la leur. Avec Déby, il faut toutefois qu'ils s'attendent à tout, surtout au pire.
Ce qui va se passer dans les semaines à venir risque de bouleverser l'équilibre de la région
L'article de N'Djaména Matin
Aux parlementaires d’une vingtaine de pays francophones - réunis à N’djamena dans le cadre de leur traditionnel conclave – qui lui demandaient des nouvelles de l’accord dit de normalisation signé par son pays et le Soudan le 15 janvier dernier, le dictateur tchadien Idriss Deby Itno a annoncé, en bombant le torse, hier mercredi, sur fond d’improvisation, une visite qu’il effectuera en terre soudanaise lundi 08 février prochain, afin de "discuter" avec son homologue El Béchir.
A en croire Deby même qui, en véritable analphabète des usages diplomatiques, pense pouvoir se rendre chez son homologue sans que celui-ci l’y ait invité, le général Béchir n’était même pas encore informé de cette rencontre au moment où il l’annonçait à ses hôtes. « … C'est à vous que je réserve cette primeur. Il sera informé au sortir de cette rencontre », s’est-il empressé de dire, ajoutant au passage, lui l’indécrottable va-t-en guerre, qu’il est « un homme de dialogue et d'ouverture », que « la guerre n'a jamais arrangé les choses… » et que « le Tchad veut vivre en parfaite harmonie avec tous ses voisins ».
Comme on le voit bien, la sommation adressée aux résistants politico-militaires tchadiens ayant leurs bases au Soudan de quitter ce pays a sans doute rendu Deby ivre de joie, et c’est sans aucun doute ce nouveau développement consécutif à l’accord de N’djamena que Deby s’en va "fêter" avec son ancien ennemi devenu depuis peu son ami.
En toute logique, on ne se serait pas attendu à ce que Deby fasse montre d’un aussi déraisonnable triomphe à la seule idée que les bases-arrières soudanaises de ses opposants sont coupées. Mais c’est compter sans l’inconséquence pathologique de ce chef de guerre dont le cerveau est bouché depuis des décennies par le sang que ses mains ont profusément versé.
En effet, Deby aurait plutôt dû s’inquiéter de la décision prise par Khartoum vis-à-vis des politico-militaires tchadiens, pour deux raisons au moins :
La première raison qui découle d’une déduction tout simplement logique est que l’absence désormais de base dans un pays étranger de l’opposition politico-militaire tchadienne va contraindre celle-ci à monter de manière décisive à l’attaque de N’djamena, tout espoir de paix - avec celui qui n’a jamais laissé d’autres choix à ses adversaires politiques que celui de la capitulation pure et simple ou celui de la guerre totale – étant complètement annihilé.
La deuxième raison est qu’au moment même où Deby annonçait sa visite au Soudan, la nouvelle selon laquelle Les juges d'appel de la cour pénale internationale (CPI) avaient demandé aux magistrats de première instance de reconsidérer leur décision de ne pas retenir l'accusation de génocide contre le président soudanais Omar el-Béchir, dans le conflit au Darfour tombait sur les télescripteurs du monde entier.
Pour qui se rappelle que l’an dernier, le procureur de la CPI avait ravivé le conflit soudanais en inculpant El Béchir au moment où celui-ci discutait avec les rebelles du MJE, laquelle inculpation avait conduit le leader du principal mouvement rebelle à quitter la table des négociations sous prétexte qu’il ne pouvait pas négocier avec quelqu’un qui pouvait être arrêté du jour au lendemain.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, Deby devrait comprendre que ce n’est pas demain qu’il y aura la paix totale au Soudan dont il dit avoir chassé de chez lui les rebelles.Il apparait donc clairement qu’autant les opposants au régime de Deby vont intensifier la lutte pour sauver leur peau, autant les sécessionnistes du Darfour qui n’ont plus de bases-arrières au Tchad vont intensifier la leur pour les mêmes raisons, à la nuance que El Béchir lui au moins, est toujours disposé à négocier nonobstant la suprématie de son armée.
Un piège à cons en marche ?
Au-delà de la partie visible de la visite prochaine de Deby à Khartoum - où il n’a, en réalité, pas encore été invité - de nombreux observateurs avisés des méthodes du maître de N’djamena voient se profiler un piège dans lequel il voudrait entraîner celui qu’il considère toujours – nonobstant les apparences – comme son ennemi.
En effet il va aujourd’hui chez El Béchir, contre lequel il a longtemps plaidé pour l’arrestation dans le cadre du mandat d’arrêt international lancé par la CPI, et demain il invitera ce dernier au Tchad pour le livrer entre les mains de la CPI comme il l’a fait récemment avec l’opposant centrafricain Charles Massi.
Par A.K | Ndjamena-matin
*************************************************************
Communiqué UFCD du 04 Février 2010LE SOUDAN TENTE DE FAIRE COUP DOUBLE
D'un côté, le Soudan est empêtré dans divers problèmes dont le premier est Al Bechir lui même.. Viennent ensuite le Sud et son référendum à venir, l'hostilité internationale, le Darfour, le MJE, le T.P.I., les relations avec le Tchad...ça fait beaucoup. Vis-à-vis du reste du monde, il est important pour Al Bechir d'essayer de calmer le jeu, de jouer le président sage et ouvert, démocrate et pacifique.
D'un autre côté, depuis des années, le Soudan équipe et finance à très grands frais une cohorte de pseudo rebelles tchadiens qui promettent inlassablement de renverser Déby sans oublier chemin faisant de réduire le MJE en miettes. Après plusieurs années et quelques centaines de millions de US $ dépensés, force est de constater que les pseudo chefs rebelles se sont enrichis de manière honteuse, que Déby ne se sent absolument pas menacé et que le MJE est de nouveau totalement opérationnel.
Il est donc tout à fait compréhensible que Al Bechir ait décidé de donner congés à ces rebelles aussi coûteux qu'inefficaces. Pour lui cela peut sembler gagnant-gagnant, il donne des gages à la communauté internationale et il fait des économies budgétaires conséquentes. Ce qui est incompréhensible c'est que Al Béchir ait attendu aussi longtemps avant de prendre cette mesure de bon sens. Cela suffira t-il à le sauver, rien n'est moins certain. Une opération de déstabilisation du Soudan menée par les USA avec la complicité de la France semble en marche. Il est peut-être trop tard pour la stopper.
Que vont faire les pseudo rébellions installées au Soudan ?
Il faut d'entrée exclure qu'ils prennent la tête des quelques combattants qui leur sont restés fidèles et qu'ils attaquent Déby de front.Les champs de bataille ce n'est pas leur domaine, ce ne sont pas des soldats. Il leur reste beaucoup trop d'argent à dépenser, ils ne peuvent pas envisager de mourir au champ d'honneur. L'honneur reste d'ailleurs pour eux quelque chose de très flou.
Ils ne semblent pas en position de force pour négocier à leur avantage un ralliement à Déby mais ils ont en commun avec lui un long passé mafieu et criminel, sans compter certains liens familiaux, rien n'est donc exclu. Une éventuelle réconciliation ne sera certainement pas financée par Déby. Les voleurs devront cette fois mettre la main au portefeuille.
Il leur reste la possibilité de se retirer dans les nombreuses propriétés qu'ils ont acquis ici et là. Confortablement installés, ils pourront ainsi faire fructifier leur argent en attendant le retour aux affaires auquel ils rêvent.
Quelles conséquences pour l'UFCD ?
Les troupes de l'UFCD n'ont pas à quitter le Soudan qui ne les soutient pas, elles sont installées au Tchad depuis longtemps. De ce point de vue les gesticulations actuelles n'ont aucune conséquence sur notre mouvement.
Les pseudo rebelles étaient de piètre militaires mais ils étaient équipés généreusement par le Soudan. Une partie des troupes faméliques de l'UFDD et du machin UFR en dissolution avancée a déjà rejoint les rangs de l'UFCD. Ce mouvement irréversible va se poursuivre, l'UFCD et ses alliés vont ressortir renforcés de cette affaire.
Déby et Al Béchir ont été contraints pour diverses raisons d'engager un rapprochement théâtral. Le premier acte se termine et jusque là les deux acteurs respectent le scénario : rencontres bilatérales fréquentes, Déby annonce même qu'il va aller à Khartoum prochainement. La mise en scène est parfaite mais connaissant les deux personnages principaux, un dérapage violent est envisageable. Si tel devait être le cas, des conséquence très positives pour notre mouvement et pour ses allié ne sont pas à exclure.
La lutte continue dans un contexte beaucoup plus simple, plus lisible et donc plus favorable.
Vive la Démocratie, vive les Tchadiens
Le Porte-parole de l'UFCD
Alhafiz SEID MAHAMAT
Contact : 008821621346535
E-mail : ufcd@ufcd.org
*************************************************************
4 Février 2010
Par le présent, le FPRN/UFC attire une fois de plus l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le sort advenu au Colonel DJIBRINE DASSERT, président du MPRD, fait prisonnier par le régime de Déby le 08 janvier 2010.
Des informations concordantes attestent que le colonel Dassert, blessé au moment de sa capture, se trouve actuellement en situation de mort faute des soins. Incarcéré et quotidiennement torturé par les agents de l’ANS au sein même de la présidence, M.Dassert est délibérement abandonné au fond d’une cellule dans l’enceinte de ladite présidence.
Par ce fait, le régime de Déby démontre sa fidélité à sa startégie habituelle, celle qui consiste à l’élimination physique de toutes les personnes qui osent lui opposer une voix discordante à la sienne.
*************************************************************
Des députés et sénateurs français évoquent la disparition de Ibni Oumar Mahamat Saleh.
La création d'une enquête parlementaire est envisagée et le socialiste Gaëtan Gorce dénonce une «conspiration du silence» à N'djaména comme à Paris.
Deux ans jour pour jour après la disparition, et l'élimination probable de l'un des principaux chefs de l'opposition tchadienne par le régime d'Idriss Déby à N'djaména, des parlementaires français ont décidé de passer à l'offensive pour tenter de faire la lumière sur l'assassinat d'Ibni Oumar Mahamat Saleh.
Lors d'une conférence de presse organisée, mercredi, à l'Assemblée nationale à l'instigation d'Amnesty international et de l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture), deux députés - l'UMP Françoise Hostalier (présidente du groupe d'amitié France-Tchad) et le socialiste Gaëtan Gorce (photo)- ainsi que le sénateur socialiste Jean-Pierre Sueur, ont évoqué la possible création d'une commission d'enquête parlementaire pour tenter de briser le silence autour d'une affaire aux relents de secret d'État. En cas de refus, ils envisagent de porter l'affaire de la justice.
Si la France est interpellée dans cette affaire, c'est que la disparition d'Ibni, un mathématicien formé à Orléans, s'est produite alors que Paris apportait un soutien déterminant, quoique discret, au président Déby alors assiégé dans son palais par des rebelles soutenus par le Soudan.
En vertu d'un accord liant les deux pays, la France a fourni des renseignement et des munitions au pouvoir tchadien.
Enlèvement par des militairesEn septembre 2008, une commission d'enquête, formée à la demande de Paris et composée d'experts tchadiens et internationaux, avait établi que l'opposant, très respecté dans son pays, avait été enlevé par «sept à dix militaires, de l'ethnie Zaghawa», dont est issu le président Déby. Elle ne peut résulter, disait alors la Commission, que «d'une initiative personnelle d'un quelconque militaire subalterne». L'escadron agissait sur «ordre de sa hiérarchie ou des instances supérieures de l'État».
Pour Gaëtan Gorce, Paris a su «très tôt» quel sort avait été réservé à Ibni Oumar Mahamat Saleh. Paris dispose en effet de nombreux relais sur place. Au moment des faits, un officier de la DGSE encadrait la garde présidentielle. La publication de ce rapport n'a donné lieu à aucune suite judiciaire au Tchad. Françoise Hostalier a rappelé que le président français s'était engagé personnellement à ce que toute la lumière soit faite dans cette affaire.
Présent ce mercredi à l'Assemblée, Mohammed Ibni, l'un des deux fils du mathématicien, a lancé:«Nous ne faisons pas de politique. Nous sommes simplement des enfants qui voulons savoir la vérité sur la disparition de notre père.»
Par THOMAS HOFNUNG
Source: Liberation : 03/02/2010
*************************************************************
Biens mal acquis: le président camerounais Biya visé par une plainte à Paris
Le 3 Février 2010
Le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD) a déposé mardi une plainte pour "recel de détournement de fonds publics" qui vise le président camerounais Paul Biya, soupçonné d'avoir constitué un patrimoine immobilier en France financé par des détournements.
Le Conseil des Camerounais de la diaspora (CCD) a déposé mardi une plainte pour "recel de détournement de fonds publics" qui vise le président camerounais Paul Biya, soupçonné d'avoir constitué un patrimoine immobilier en France financé par des détournements.
Le CCD, une association de Camerounais vivant en France, a déposé plainte mardi au parquet de Paris, selon le récépissé de la plainte consulté par l'AFP.
Cette plainte, qui vise le chef de "recel de détournements de fonds publics", est dans la droite ligne des plaintes déposées ces deux dernières années par plusieurs associations comme Transparency international visant trois chefs d'Etat africains: Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée-Equatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo.
La doyenne des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris, Françoise Desset, avait donné son feu vert en mai 2009 à l'ouverture d'une information judiciaire après le dépôt de ces plaintes mais le parquet avait saisi la cour d'appel de Paris qui a finalement rejeté cette enquête au motif que les plaignants n'avaient pas subi de préjudice direct lié à d'éventuels détournements. "Cette plainte contre M. Biya est le fait d'une association de Camerounais, et non d'une ONG française, nous sommes directement concernés par d'éventuels détournements," a expliqué le président du CCD, Robert Waffo-Wanto, au cours d'une conférence de presse.
Selon les plaignants, le patrimoine acquis en France par M. Biya, à la tête du Cameroun depuis 1982, pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.
"Si une enquête était ouverte en France, cela permettrait de savoir enfin ce que détient M. Biya, qui vit dans le luxe avec sa famille alors que la pauvreté progresse sans
cesse au Cameroun", a estimé le vice-président du CCD, Celestin Djamen. Le parquet de Paris peut désormais ouvrir une information judiciaire, confiée à un juge d'instruction, mener lui-même une enquête préliminaire ou classer sans suite cette plainte.
Source: AFP via TV
La justice française que le monde entier admire est indépendante du pouvoir politique, les dirigeants français se relaient pour nous le répéter. On peut cependant penser que cette affaire fera pschiiiiiiit, classée sans suite, comme toutes celles qui ont précédemment touché tous ces amis de la France, ces grands démocrates intègres et soucieux du bonheur de leur peuple.
*************************************************************
L'ANR analyse avec sérénité et réalisme les difficultés qui nous attendent. Il ne suffit pas de défiler en criant vive la démocratie pour que celle-ci se mette en place comme par magie. Nous partirons d'une situation de chaos, d'absence de culture démocratique. A l'intérieur comme à l'extérieur du pays, les profiteurs du pouvoir actuel feront preuve d'imagination pour freiner et détruire notre élan patriotique, démocratique et égalitaire. Notre tâche sera rude, les obstacles seront nombreux mais heureusement notre détermination à oeuvrer dans l'intérêt du plus grand nombre sera sans faille . L'UFCD saura se montrer à la hauteur du défi qui attend le peupe tchadien. Vive le Tchad !
Depuis bien longtemps de nombreux opposants se reçoivent et se consultent sur l’avenir du Tchad. De toutes ces discussions parfois orageuses, parfois très constructives, nous avons tiré les premiers enseignements suivants :Il faut accepter la vérité, le Tchad est une société violente. Depuis Tombalbaye tous les pouvoirs en place à N’Djaména se sont imposés par la force. Deby ne voulant pas partir, il sera donc déposé par la force.Mais on ne peut plus se contenter de ce constat et il convient de tout faire pour que notre pays échappe à la malédiction de la violence et aux poisons de la division.
Remarquons d’abord que la prise du pouvoir par les militaires peut aboutir à la démocratie.Cela a été le cas au Mali et récemment en Mauritanie et au Libéria. Mais puisque Paris est un élément clé du processus démocratique au Tchad, il est peut être utile de souligner que sans le général de Gaulle il n’y aurait point eu de 18 juin. Même le Maréchal de Mac Mahon a fini par laisser la place à la IIIème République de Jules Ferry.Ce petit rappel historique devrait servir à apaiser les bonnes âmes, toujours prêtes à servir la démocratie au Tchad, par tyran interposé. Lire la suite
*************************************************************
Citoyenneté au Tchad : Etat des lieux
lundi 2 février 2010,
Quelques réflexions intéressantes sur un sujet important et complexe. Lorsque nous aurons mis le tyran dehors, nous aurons beaucoup de travail pour reconstruire notre pays, reconstruire l'harmonie.
Après plusieurs décennies de guerres, de déstabilisation des institutions publiques, sociales et familiales, les Tchadiens sont profondément orientés vers des actes inciviques. D’où la nécessité de mener des actions vigoureuses pour ressouder le tissu social. Mais comment faire pour y parvenir ?
"Peut-on même parler de citoyen au Tchad ?", tels sont les propos d’un militant d’une organisation de la société civile, répondant à la question de savoir s’il existe une culture citoyenne au Tchad. Ce coup de gueule semble largement partagé par d’autres personnes interrogées. Un entretien réalisé sur le vif avec deux étudiants en Droit à l’université de N’Djaména vient renforcer ces propos. "Le Tchad n’a que des ressortissants, pas de citoyens", soutiennent-ils. Les Tchadiens vivent une crise de citoyenneté aiguë qui transparaît dans leurs comportements et leur mode de vie Malgré ce tableau sombre de la situation, il y a lieu de relever les efforts déployés tant par les structures étatiques que par les organisations de la société civile pour ancrer les valeurs citoyennes aux Tchadiens.
L’institutionalisation des organes de moralisation
Le remaniement ministériel du 23 juillet 2004 a vu la création d’un ministère chargé du Contrôle général d’Etat et de la moralisation de la vie publique qui a pour attributions de moraliser les agents de l’Etat et de poursuivre les agents indélicats qui se seraient rendus coupables de mauvaise gestion des deniers publics. Ce département alterne à la fois le bâton et la carotte. Plus spécifiquement, la Direction Générale de la Moralisation de la vie publique, structure de prévention, a pour principales missions de cultiver dans l’esprit des agents publics le sentiment de défense de l’intérêt général et de protection des biens publics. Elle a également pour but de lutter contre l’impunité et d’amener les agents à connaître leurs droits et leurs obligations. En bref, en sensibilisant les populations sur les valeurs citoyennes. Il n’y a pas longtemps, le ministère venait de boucler un long périple dans le Tchad profond pour sensibiliser les populations sur les valeurs citoyennes. Les leaders religieux et les autres ont été mis à contribution.
Le ministère de l’Éducation nationale s’investit également dans l’éducation citoyenne à travers les orientations des programmes de l’enseignement primaire. Un manuel d’éducation civique et morale destiné au cours élémentaire 1ère et 2ème années a été réalisé par une commission technique du Centre National des Curricula (CNC). L’éducation civique et morale a pour objectifs de développer chez les jeunes élèves le sens de l’intérêt général, le respect de la loi, l’amour de la patrie. Elle suppose la compréhension des règles de la vie démocratique et de leurs fondements, la connaissance des institutions, le respect de l’homme et de ses droits, la tolérance et la solidarité, le refus du racisme, du tribalisme, de l’intégrisme religieux et du terrorisme. Elle développe aussi la volonté de vivre ensemble dans un État laïc.
L’éducation morale en particulier, doit contribuer à former le caractère de l’enfant en termes de savoirs (connaître les textes juridiques réglementant les droits et devoirs du citoyen, l’organisation politique, les valeurs éthiques et morales…), de savoir-faire (sauvegarder l’environnement, promouvoir la paix, pratiquer les libertés et respecter le bien public…) et de savoir-être (honnêteté, responsabilité, tolérance…) Les organisations de la société civile (associations de droits de l’Homme, syndicats, associations féminines…) et autres organisations non gouvernementales, s’investissent également dans l’éducation citoyenne. Les organisations du réseau pétrole, par exemple, s’investissent dans le contrôle citoyen du processus budgétaire. A travers des ateliers et autres campagnes de sensibilisation, ces réseaux créent des cadres de concertation tripartites regroupant à la fois les structures étatiques, les partenaires au développement et les bénéficiaires. C’est l’occasion pour les populations bénéficiaires des projets de cerner les contours du processus budgétaire : l’élaboration, l’exécution et le suivi. Ainsi, elles sont à même de faire valoir leurs droits si tel projet de développement n’est pas implanté sur le site initial, s’il n’est pas exécuté dans les délais ou encore s’il est mal exécuté. Lire la suite
*************************************************************
Un nouveau président pour l’Union africaine : échec de la diplomatie libyenne
1er février 2010
Le quatorzième sommet de l’Union africaine s’est ouvert ce 31 janvier à Addis-Abeba et le président du Malawi, Bingu wa Mutharika, a été désigné pour présider l’organisation pendant les douze prochains mois.
Dès l’ouverture des travaux, il a fallu régler le problème du choix de la prochaine présidence tournante de l’organisation. Le Libyen Mouammar Kadhafi voulait rempiler un an de plus. Or, le principe d’une rotation régionale veut que ce soit le tour d’un chef d’Etat d’Afrique australe. La décision a finalement été prise : c’est Bingu wa Mutharika qui présidera l’organisation pendant un an. Par ailleurs, la cérémonie a débuté par un hommage au président de la Commission, Jean Ping, aux 170 000 morts du tremblement de terre survenu en Haïti le 12 janvier dernier.
Avec notre envoyé spécial Addis-Abeba, Jean-Karim Fall
Le président du Malawi, Bingu wa Mutharika va diriger pendant un an l’Union africaine. Le suspens aura duré toute la matinée. Les pays d’Afrique australe, tous unis derrière leur candidat, ont été déterminés à barrer la route à un nouveau mandat pour la Libye. Les membres de le la SADC (Communauté de développement d'Afrique australe) avaient même menacé de recourir au vote si un consensus ne se dégageait pas en faveur de leur candidat.
Alors malgré de multiples pressions, il faut constater que la diplomatie libyenne a donc échoué. Le colonel Kadhafi a reconnu, sa défaite avec une certaine amertume : « Si j’avais su l’année dernière ce qu’était cette fonction de président de l’Union africaine, j’aurais refusé », a-t-il déclaré juste avant de passer le flambeau à son successeur.
Et puis juste avant de quitter ses fonctions, le colonel Kadhafi a aussi profité de l’occasion pour régler quelques comptes avec la commission de l’Union africaine : « Des décisions ont été prises cette année par la commission sans que le président de l’Union ne soit au courant », a regretté le guide libyen.
Et puis Mouammar Kadhafi a terminé en ces termes : « Cette position de président de l’Union africaine n’a pas beaucoup de sens à l’heure actuelle ».
Kadhafi égal à lui même, mégalomane et imprévisible a souligné avec sa mauvaise foi habituelle, le manque d'efficacité , de coordination, de repères et d'objectifs clairs de l'UA.
Disparitions forcées : qu’est devenu Ibni Oumar Mahamat Saleh ?
Le Tchad et la France doivent rendre des comptes
En présence de :
et de :
Il y a deux ans, le 3 février 2008, l’opposant politique Ibni Oumar Mahamat Saleh était arrêté à son domicile par la garde présidentielle tchadienne au cours de la répression qui a suivi l’attaque de N’Djamena par des groupes armés d'opposition. Il n’a jamais été revu depuis. A ce jour, ni les autorités françaises ni les autorités tchadiennes n’ont apporté de réponse sur ce qui est arrivé à M. Saleh alors que la France s’était engagée à faire connaître la vérité sur sa disparition. Aucune enquête approfondie, ni poursuite en justice des responsables n’ont été obtenues des autorités tchadiennes.
A l’occasion d’une conférence de presse, l’ACAT-France et Amnesty International France donneront la parole à Mohamed Ibni, le fils de M. Saleh, et évoqueront, en présence des députés Françoise Hostalier et Gaëtan Gorce, le rôle essentiel et l’engagement pris par la France pour faire la lumière sur le cas de M. Saleh et combattre la pratique des disparitions forcées au Tchad et dans le monde.
Contacts Presse ACAT-France – Communication :
Cécile Michiardi - 01 40 40 74 10 / 06 89 28 4 46 - cecile.michiardi@acatfrance.fr
Amnesty International France – Service Presse :
Laure Delattre 01 53 38 65 41 / 06 76 94 37 05 – ldelattre@amnesty.fr
*************************************************************