UNION DES FORCES POUR LE CHANGEMENT ET LA DEMOCRATIE UNITE - JUSTICE- PAIX |
La Françafrique encore et toujours !
La Françafric est devenue une nébuleuse aux contours mal définis. Des dirigeants politiques, des barbouzes, des patrons de sociétés multinationales y côtoient des mafieux et des hommes d'affaires véreux. Pour tous, un objectif commun : préserver le statut-quo politique en Afrique afin de pouvoir poursuivre le pillage des richesses du continent.
Christophe Boisbouvier, journaliste à RFI a publié un article très intéressant et de grande qualité concernant ce parasite qui n'en finit pas de miner de l'intérieur une grande partie de l'Afrique. Nous en avons extrait quelques passages représentatifs de l'esprit de l'article que nous vous suggérons de lire dans sa totalité, ainsi que les documents auxquels il se réfère.
50 ans après, la Françafrique bouge encore
« On ne vas pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services » . C'est ainsi que le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, justifie la politique du président français, Nicolas Sarkozy, à l'égard de l'Afrique. Celui-ci avait promis de rompre avec les réseaux de la Françafrique de ses prédécesseurs. Pas facile de se débarrasser d'un système.
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En février 2008, la France aide le président tchadien Idriss Déby à repousser un assaut rebelle sur N’Djamena sans lui demander la moindre contrepartie. À ce jour, aucune enquête judiciaire réelle n’a été menée sur la disparition de l’opposant Ibni Oumar Mahamat Saleh......................
En août 2009, quelques jours avant la présidentielle qui doit désigner le successeur d’Omar Bongo à la tête du Gabon, l’un des conseillers officieux du président français Nicolas Sarkozy, Robert Bourgi, confie au journal Le Monde : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra »....................
Un conseiller du président Ali Bongo : « C’est donnant-donnant. Les Français protègent notre régime contre les menaces intérieures ou extérieures. En échange, nous soutenons leur politique en Afrique et ailleurs »........
En 2002, lors du procès Elf, Loïc Le Floch-Prigent s’est mis à table : « On va appeler un chat un chat. L’argent d’Elf part en Afrique et revient en France ». …..........
Côté français, les décideurs – de gauche comme de droite – continuent de nourrir l’ambition d’une « plus grande France ». Une France qui se projette dans le monde grâce à quatre multiplicateurs de puissance : l’arme atomique (fabriquée avec un combustible en provenance... du Niger), le siège permanent au Conseil de sécurité, l’Europe et l’Afrique..............
L’arrivée de Nicolas Sarkozy a-t-elle changé la donne ? « Non », répond Achille Mbembé. « Le cartel des satrapes – d’Omar Bongo, Paul Biya et Sassou Nguesso à Idriss Déby, Eyadema fils et les autres – se félicite de ce qui apparaît clairement comme le choix de la continuité dans la gestion de la Françafrique – ce système de corruption réciproque qui, depuis la fin de l’occupation coloniale, lie la France à ses affidés africains », écrivait l’historien camerounais....................
La faiblesse de la France, c’est de croire que c’est vrai, plus par commodité que par naïveté. « On ne va pas se brouiller avec ceux qui nous rendent de grands services », dit le secrétaire général de l’Élysée, Claude Guéant. On est loin du discours de Barack Obama à Accra le 11 août dernier : « L’Afrique n’a pas besoin d’hommes forts mais de fortes institutions ». La Françafrique ou l’Afrique « utilitaire ». Pour la France, il y a un vrai risque de décrochage avec la jeunesse africaine.
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Le Tchad va interdire les activités de l'opposition soudanaise sur son territoire
(Xinhuanet 28/12/2009)
KHARTOUM -- Un diplomate tchadien a déclaré que son pays allait interdire toute activité de l'opposition soudanaise sur son territoire dana la mise en oeuvre d'un accord de sécurité signé entre les deux pays, a rapporté dimanche la radio Miraya FM.
Le consul tchadien à Khartoum, Hussain Jeddah a démenti l'existence des camps du Mouvement pour la justice et l'Egalité du Soudan (JEM) sur le territoire tchadien.
Il a attribué cependant les mouvements de certains groupes armés du Darfour sur le territoire tchadien à l'étendu de la frontière entre les deux pays et aux difficultés de contrôler la frontière.
Le diplomate tchadien a appelé à renforcer le contrôle de la frontière commune entre les deux pays.
Le Soudan et le Tchad avaient signé un accord de sécurité il y a plus d'an an en vue de contrôler la frontière et d'interdire toute activité des groupes armés d'opposition dans les deux pays, mais l'accord n'a pas été appliqué.
Les deux pays avaient convenu vendredi de réactiver l'accord.
Les relations entre le Soudan et le Tchad restent tendues ces dernières années, les deux pays s'accusent l'un et l'autre de soutenir les groupes armés d'opposition dans les deux pays le long de leur frontière commune.
L'UA salue les "résultats positifs" obtenus par le Tchad et le Soudan. Nul doute que ce pays fera oeuvre. j
L'Union africaine (UA) a salué samedi les résultats positifs obtenus par le Tchad et le Soudan à l'issue de la rencontre entre les délégations des deux pays vendreid à Khartoum, capitale soudanaise.
Dans une déclaration, le président de la Commission de l'UA Jean Ping s'est dit encouragé par la décision des deux parties de se rencontrer le 7 janvier prochain à N' Djamena au niveau des experts militaires et de sécurité.
Les experts examineront les modalités de déployer, le plus tôt possible, la force de contrôle sur la frontière entre les deux pays voisins.
"L'UA considère ce développement comme un pas significatif et bienvenu vers la normalisation rapide et complèete des relations entre les deux pays soeurs", a-t-il souligné.
Il a réitéré que l'UA est prêt à soutenir les efforts des deux pays visant à mettre en oeuvre les accords conclus.
Le Tchad et le Soudan, dont les relations sont tendues en raison du conflit du Darfour et d'une guerre civile au Tchad, ont convenu de relancer un protocole de sécurité afin de surveiller conjointement leur frontière et d'empêcher toute activité de groupes armés d'opposition, selon le ministre tchadien des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat.
Au Tchad, Déby n'a jamais entendu parler du JEM. A Khartoum, Al Béchir ne sait pas qui est Timan Erdimi. Tous ces personnages dont la bonne foi ne peut être mise en cause ne se connaissent pas. Il est interdit de rire !
L'UA de Jean Ping se félicite, l'UE le fera dès qu'elle ne se sera plus en vacances. l'ONU de Ban Ki Moon va probablement rapidement oublier que sa mission a été récemment attaquée et se féliciter encore plus, saluer et applaudir, ....... A n'en pas douter, la France de Sarkozy et de Kouchner va faire part de son soutien, de son
espoir, de ses encouragements et bla bla bla bla blabla............
L'hypocrisie règne au niveau des dirigeants politiques et les médias incapables de jugement de qualité sont affligeants. Plus bas, au niveau des peuples, souffrance et déshonneur sont le lot quotidien et mourir de rire est un luxe qui reste malheureusement, inaccessible !
L'UA de Jean Ping se félicite …......
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27/12/2009
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La dernière crispation au sein du gouvernement d'union nationale soudanais remonte à mercredi. Les députés de l'ex-rébellion sudiste, le Mouvement de libération du peuple du Soudan (SPLM), menaçaient alors de claquer la porte du Parlement. Une négociation de dernière minute avec le Parti national du congrès (NCP), au pouvoir à Khartoum, a permis, cette fois, de sauver la situation. On trouvait, au cœur du bras de fer, une loi cruciale qui ouvre la porte à l'organisation d'un référendum d'autodétermination dans le sud du Soudan en 2011. Elle devrait être soumise au vote lundi.
Ce référendum est l'un des points clefs de l'accord de paix global (CPA), signé en 2005. Le texte, négocié sous l'égide de la communauté internationale, a mis fin à un quart de siècle de guerre civile entre un Nord majoritairement arabe et musulman et un Sud africain à dominante animiste ou chrétienne. Les combats ont fait deux millions de morts, pour la plupart civils. Outre ce vote, le CPA prévoit, pendant une période de six ans, un gouvernement d'union nationale, un tracé précis de la frontière nord-sud, des élections générales et un partage des richesses pétrolières.
Mais cinq ans plus tard, la paix est loin d'être gagnée. Les récentes tensions au Parlement n'en sont que le signe le plus évident. « Le problème est que le gouvernement nordiste fait tout pour enrayer le fonctionnement de l'accord », affirme même Monien Aljack, un militant des droits de l'homme soudanais. La liste des ratés du CPA est longue. Le gouvernement d'union est demeuré purement formel. La frontière reste à définir, notamment autour des monts Nuba et des régions d'Abyei ou de Blue Nile, des zones contestées car riches en pétrole, en eau et en pâturages.
Les sudistes, déjà largement autonomes, semblent avoir entériné cet échec et se préparer à l'indépendance en 2011. Au printemps dernier, Salva Kiir, le président sud-soudanais, s'est même prononcé en faveur de la partition. La stratégie adoptée par Khartoum reste officiellement moins claire. Mais l'hostilité du NCP à un départ du Sud, où se trouvent les plus importantes réserves d'or noir du pays, n'est pas un secret. «Le gouvernement nord-soudanais n'accordera jamais sa liberté au Sud à moins d'y être forcé», assure un analyste travaillant pour les ONG. Selon lui «une guerre à grande échelle est presque inévitable».
À un peu plus d'un an du referendum, les parrains du CPA se mobilisent pour sauver ce qui peut l'être. Mercredi, Washington a directement accusé Khartoum de «miner le processus de paix». En coulisses, les États-Unis tentent de rallier Pékin à leur cause. Mais la Chine, qui achète 60 % du pétrole soudanais, semble pour l'instant peu désireuse de faire pression sur son allié.
À Juba, les observateurs militaires constatent inquiets le lent retour vers l'anarchie du sud du Soudan. Dans la zone frontière, les armes prolifèrent à nouveau, entraînant de sanglantes rixes ethniques. «En 2009, les combats claniques ont fait 2 000 morts», rappelle David Gressly, le représentant des Nations unies pour le Sud-Soudan.
Les grandes puissances consommatrices de pétrole rivalisent d'hypocrisie. Les responsables soudanais se prêtent à un jeu cynique et cruel qui comble leurs égos démesurés autant que leurs comptes en banques. Pendant ce temps, les populations locales délaissées, privées des revenus pétroliers de leurs territoires, demeurent mal éduquées et donc malléables. Elles se prêtent activement à la criminelle manipulation qui oppose la Chine, les Etats-Unis et les petits chiens qui les suivent docilement, activement et stupidement. Un nouveau génocide régional est en préparation.
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Le Soudan et le Tchad d'accord pour relancer l'accord de sécurité sur le contrôle des frontières26/12/2009
Le Soudan et le Tchad ont convenu de relancer l'accord de sécurité sur le contrôle des frontières et d'interdire toutes les activités des groupes armés rebelles dans les deux pays, ont déclaré vendredi des responsables soudanais et tchadiens à Khartoum.
"Nous avons convenu de relancer l'accord de sécurité à travers une réunion conjointe des responsables militaires et sécuritaires des deux pays qui doit avoir lieu dans deux semaines dans la capitala tchadienne", a indiqué le ministre tchadien des Affaires étrangères Moussa Faki Mahamat, soulignant que le Soudan était sérieux de normaliser ses relations politiques avec le Soudan et résoudre toutes les différends.
"Nous avons eu des discussions approfondies et sérieuses à Khartoum. Nous sommes venus ici pour confirmer notre réel désir de surmonter les différends et faire en sorte que nos frères soudanais partagent ce désir", a dit le chef de la diplomatie tchadienne.Mahamat a exprimé par ailleurs la volonté du Tchad de soutenir les négociations de paix de Doha entre le gouvernement soudanais et les mouvements rebelles du Darfour.
Nous avons déjà entendu plusieurs discours sensiblement identiques. Nous n'aurons probablement pas à attendre longtemps la prochaine dispute, le prochain conflit, un peu de patience !
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La Grande-Bretagne pour des mesures rigoureuses contre les leaders corrompus26/12/2009
La Grande-Bretagne souhaite que le Kenya prenne des mesures hardies contre la corruption, a révélé samedi Mars Group, une organisation de la société civile internationale.
Dans un rapport citant un officiel britannique, Rob Macaire, Mars Group a déclaré que les bailleurs étaient révoltés par le détournement de millions de dollars destinés à l'éducation primaire dans ce pays de l'Afrique.
Plus de 100 millions de dollars américains, essentiellement consentis par les bailleurs de fonds ont été détournés par de hauts responsables du gouvernement par le truchement de jeux d'écritures dans les comptes.
"Les victimes de ces détournements à grande échelle commis par les politiciens, demeurent les citoyens ordinaires. La corruption enrichit toujours les plus riches et appauvrit les plus pauvres. Nous reconnaissons tous que la corruption est un fléau", a souligné le rapport de M. McCaire.
Au moins 20 éminentes personnalités, parmi lesquelles des ministres, des politiciens et de hauts fonctionnaires kenyans sont interdites d'entrée au Royaume Uni.
"Nous avons renforcé ces dernières années nos capacités d'enquête et de poursuites contre les acteurs de la corruption à l'étranger", a fait savoir l'officiel britannique.
Une autre mesure qu'il a annoncée est que la Grande-Bretagne "va geler les avoirs tirés de la corruption et déposés au sein de banques et les restituer au Kenya".
Nairobi - Pana 20/12/2009
C'est une très bonne nouvelle, nous espèrons que cette déclaration sera suivie d'actions concrètes et qu'elle s'étendra à d'autres pays. Nous ne nous attendons cependant pas à ce que la France de Sarkozy et de Kouchner prenne les mêmes dispositions vis-à-vis des dictateurs escrocs qu'elle maintien au pouvoir en Afrique.
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Communiqué UFCD du 24 Décembre 2009
Ces derniers temps, l'U.F.R., un machin tribaliste, militairement inexistant et ayant à sa tête des hommes aussi corrompus qu'incompétents a fait la une des médias chloroformés par les dirigeants français et tchadiens. Ces derniers ne pouvaient en effet rêver mieux : une rébellion créée par Khartoum pour déstabiliser la sous région mais qui se révèle complètement inoffensive sur le plan militaire. Dans cette affaire, l'aveuglement et l'inconséquence des autorités soudanaises ne peut s'expliquer que par la répartition des subsides saoudiens entre les dirigeants de l'UFR et ceux du Soudan.
Notre mouvement a toujours refusé d'être mêlé à cette aventure mafieuse et sans espoir.
C'est pourquoi l'UFCD s'intéresse beaucoup à la naissance de cette nouvelle alliance qui semble pouvoir apporter le souffle nouveau que la véritable rébellion nationale attend depuis longtemps. Les termes du communiqué publié ce jour par l'ANR semblent en accord avec les idéaux de notre mouvement. Dans les jours à venir, le commandement de l'UFCD va s'entretenir avec ses homologues de l'ANR et du FSR afin de préciser les positions des uns et des autres et estimer les possibilités d'une action commune visant à restaurer la liberté et la démocratie dans notre pays que nous aurons également à libérer du tribalisme.
Le Porte-parole de l'UFCD
Alhafiz SEID MAHAMAT
Contact : 008821621346535
/ Adresse mail :ufcd@ufcd.org
Alliance politique et militaire entre le FSR et l'ANR :
Tous les Tchadiens désirent que l'épreuve épouvantable qu'ils subissent depuis si longtemps ait une fin et que notre pauvre pays meurtri, blessé, martyrisé, retrouve la paix et la concorde nationale.
Le peuple tchadien a atteint la limite de ce que l'être humain peut endurer et un puissant sentiment dé révolte et de dégoût contre l'injustice anime chaque cœur et occupe chaque esprit.
Profitant de ce désarroi, un certain nombre d'aventuriers cupides ont confisqué, depuis des années, la rébellion tchadienne à leur propre profit. Leurs mensonges, leurs illusions, leurs haines, sont tels qu'ils sont maintenant tombé dans la poubelle de l'histoire. Oublions ces ombres creuses et ces pantins dérisoires et occupons nous, avec enthousiasme, du destin de notre pays.
Le temps, les faits et la nécessité ont démontré que seule une opposition démocratique, patriotique et sincère représente un avenir pour le pays.
Aujourd'hui l'honneur, l'humeur, l'horreur, commandent que toutes les Tchadiennes et tous les Tchadiens s'unissent afin de chasser le tyran avant de construire une république rénovée et fraternelle.
Dans cet esprit, le FSR et l'ANR ont décidé de conclure une alliance militaire et politique. Cette alliance est ouverte à tous les gens de bonne volonté, elle accueillera avec chaleur tous ceux qui veulent combattre pour le pays, pour la justice et pour le droit.
Toute campagne militaire demande de l'organisation et du secret. Que l'on ne compte pas sur nous pour révéler à Deby quoi que que ce soit sur notre structure.
En particulier nous ne voyons pas l'intérêt de publier une liste de personnages tous affublés de titres plus ridicules les uns que les autres.
Sur le terrain, les militaires travaillent depuis un moment au sein d'une Union Militaire Intégrée. C'est elle qui mettra Deby dehors, en son temps et en son heure.
Chers compatriotes, nous ne promettons pas des victoires rapides et des résultats mirifiques, nous savons à quel point les choses sont difficiles. Mais vous pouvez compter sur notre détermination sans faille, sur notre courage et sur notre honnêteté.
Quand s'abat le temps de la désespérance, se lève le jour du persévérant !
Tchadiennes, Tchadiens, ayez confiance, tenez vous debout et combattez, chacun à sa place, chacun selon ses possibilités car il s'agit de défendre notre vie de tous les jours et l'avenir de nos enfants.
Si nous sommes ensemble, alors se lèvera le temps du renouveau !
Pour le FSR Capitaine Ismaïl Moussa
Pour l'ANR Mahamat Abbo Sileck
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COMMUNIQUE DU MPRD
Mouvement pour la Paix, la Reconstruction et le Développement
23/12/2009
Communiqué de presse n° 005/MPRD/2009
Fait à Dijon le 22 décembre 2009
Le Vice-Président du MPRD
Djédouboum Sadoum
Ce communiqué confirme et précise ce qui avait été annoncé il y a 72 heures. Les faibles et les poltrons qui constituent la milice nationale de Déby sont beaucoup plus à l'aise dans le pillage, le viol et l'assassinat que face à de valeureux guerriers. Ce sont des individus médiocres et pitoyables. Encore une fois nous apportons tout notre soutien, nos félicitations et nos encouragements au MPRD et à ses alliés.
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AFP - 22/12/2009 |
Innocent Ebodé, directeur de publication de «La Voix», retrouvé au Cameroun
RFI 22/12/2009 par Sarah SakhoLe journaliste camerounais enlevé dimanche devant son domicile à Ndjamena se trouve au Cameroun. Innocent Ebodé affirme avoir été brutalisé. Reporters sans frontières demande au gouvernement tchadien des explications sur les motifs de m'arrestation et de l'expulsion du journaliste.
La gendarmerie de Kousséri, dans l’extrême-nord du Cameroun, à la frontière du Tchad, a annoncé lundi soir avoir pris en charge Innocent Ebodé, le directeur de publication de l’hebdomadaire privé tchadien La Voix, enlevé dimanche 20 décembre à Ndjamena. L’information a ensuite été confirmée par le gouvernement camerounais.
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Innocent Ebodé affirme avoir été soumis à un « interrogatoire musclé » de la part de ses ravisseurs, avec des « coups de poing », à Ndjamena.
Déjà expulsé du Tchad à la mi-octobre pour séjour irrégulier, Innocent Enodé était revenu à Ndjamena au début décembre.
Dans une lettre ouverte au ministre tchadien de l'Intérieur, Reporters sans frontières « réprouve avec la dernière énergie la façon dont a été appréhendé Innocent Ebodé » et demande au ministre de bien vouloir fournir au plus vite des explications sur les motifs de cette arrestation et de cette expulsion du journaliste.
L'acharnement policier et judiciaire contre la « Voix » se poursuit dans l'indifférence générale et notamment celui de la puissance coloniale. Encore une fois, nous apportons notre soutien à Innocent Ebodé et à tout les collaborateurs de "La Voix" et nous condamnons les méthodes primaires et d'un autre âge du tyran déby et de ses sbires.
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Qui combat vraiment Deby ?
Communiqué de l'A.N. R.du 21/12/09
Depuis plusieurs décennies, les opposants/businessmen ont pris la rébellion en otage. Ils se servent de la crédulité de tous les braves tchadiens pour en faire de la chair à canon à leur profit. Le scénario est toujours le même : ils trouvent des Tchadiens révoltés contre Deby, ils en prennent la tête (de loin et de préférence dans un palace alors que leurs troupes subissent la faim et le feu debyque) et ils obtiennent des subsides de l’étranger.
Puis, après avoir un peu ennuyé Deby, ils se vendent à lui avant que leur nullité sur le plan militaire ne devienne trop aveuglante. Nos lecteurs pourront vérifier que le schéma se répète à chaque fois.
Dans cette optique alimentaire, tous les moyens sont bons pour faire parler de soi car la somme reçue par les opposants/businessmen est proportionnelle à l’esbroufe dont ils sont capables. Le principe est moins ils en font et plus ils doivent faire parler d’eux.
C’est pourquoi les opposants/businessmen ont toute une solde de hauts parleurs médiatiques qui chantent leurs louanges. En outre le rejet de Deby est tel que beaucoup de gens s’accrochent au moindre espoir et relaient les mensonges, pour le plus grand bénéfice des vantards cupides.
Depuis plusieurs jours ont voit s’agiter à nouveau le système. Il parait que l’UFR livre une grande bataille contre le tyran. Nous avons signalé qu’il s’agissait d’une simple escarmouche, puis nous nous sommes tus, tout en sachant très bien qu’il s’agissait d’une opération alimentaire de plus. Mais, quand même, si l’opération militaire avait été sérieuse, Deby n’aurait jamais laissé le Tchad pour aller se promener à Copenhague !
Or la situation a évolué. Nous savons de source sure que les opposants/businessmen ont pris contact avec Deby. Ils tentent à nouveau de se vendre. C’est pourquoi il nous parait utile de révéler la vérité sur les combats de ces derniers jours.
Les troupes debyques, depuis des mois tentent de mater la rébellion de notre ami et allié, le colonel Dassert. Ce brave et honnête soldat se bat avec courage et dans l’isolement médiatique le plus complet. Avec peu de moyens, il obtient de remarquables résultats qui inquiètent Deby au point que le tyran monte opération après opération contre la rébellion du MPRD. A chaque fois et contrairement à ce qui se passe avec les opposants/businessmen, Deby prend une raclée. Ces succès de la vraie opposition sont soigneusement ignorés par les hauts parleurs médiatiques.
Il y a une semaine, Deby avait planifié une attaque de grande envergure. Il a déplacé ses troupes aux environs de Melfi, Korbol et Bousso en croyant surprendre Dassert et le défaire. C’est l’inverse qui s’est produit et le MPRD a mis en fuite l’ANT. La soldatesque debyque fuit depuis à toutes jambes, poursuivie par le MPRD et quelques colonnes de l’ANR dépêchées sur place.
En aucune façon, l’UFR n’a combattu Deby ces derniers jours. Jamais il n'y a eu de bataille sérieuse dans l'Est pour la bonne raison que ni l'ANR, ni l'UFCD n'ont bougé. Les Opposants/ businessmen, s'ils ont de l'argent, n'ont pas de troupes.Tout au plus ont-ils eu un léger accrochage et quelques bombardements à très haute altitude, donc sans effets notables.
Se parant de la peau du lion, l’UFR a tenté de récupérer à son profit, le bénéfice des Tchadiens. C’est une avalanche de communiqués bidons qui a atteint l’AFP, RFI, la BBC et tant d’autres. Il a été aisé de vérifier que toutes les rodomontades de l’UFR étaient fausses, comme d’habitude, hélas. Comme les media occidentaux assimilent la rébellion tchadienne aux opposants/businessmen, c’est l’ensemble de l’opposition qui a été discréditée une fois de plus.
Les Tchadiens doivent prendre conscience que les opposants/businessmen sont le meilleur rempart de Deby. Ils ont volé effrontément le peuple quand ils étaient au pouvoir. Dés qu’ils déplaisent au tyran, ils font semblant de s’opposer. Avec l’argent récolté frauduleusement ils se paient une milice qu’ils n’hésitent pas à recruter dans les camps. Après une petite cure d’opposition dans un hôtel 5 étoiles, ils retournent à N’Djaména se remplir les poches.
Il faut ouvrir les yeux et dénoncer ces honteuses pratiques. Deby et les opposants/businessmen, c’est bonnet blanc et blanc bonnet et il faut les chasser ensemble du pouvoir dans l’intérêt du peuple.
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Nous approuvons totalement l'analyse de l'ANR. S'agissant des derniers communiqués de l'UFR faisant état de grandes victoires militaires, l'UFCD ne les a jamais repris sur son site. Toute cette gesticulation médiatique de l'UFR ne reposait sur aucun fait avéré. Par contre nous avons salué l'action discrète mais très efficace des troupes du colonel Dassert et leur avons adressé nos félicitations.
Contact : ufcd@ufcd.org
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le 20 Décembre 2009
Communiqué de presse
Représailles contre des civiles au Tchad
Suite à la lourde défaite subie face aux vaillants combattants du FPRN/UFC et MPRD, les forces du gouvernement de N’DJAMENA se sont lancées dans de graves représailles à l’encontre des populations civiles traitées désormais de complices de la rébellion, dans la zone et la localité de Korbol.
Plusieurs personnes ont été arrêtées, des femmes ont été violées et des maisons ont été incendiées.
Dans la localité de Korbol, hier 19 décembre :MM. DAGAL KABO, KADARI OMI, KONABAY, et SORYA NIMIR ont été spoliés de tous leurs biens, torturés devant leurs familles et déportés vers une destination inconnue.
Nous interpellons la communauté internationale et les organisations de défense des droits de l’homme pour intervenir et faire cesser cette politique de la terre brulée de Monsieur DEBY et son armée.
Fait à Tissi le 20 Décembre 2009
Le Commandant de la colonne 4
Chef d'état major du FPRN
Le colonel Brahim Adam Haroun ( Brahim Irig)
Contact:0088 216 4444 5761
Le FPRN du Colonel Dassert, ses hommes et ses alliés infligent régulièrement des défaites importantes aux troupes du tyran Déby. Nous leur témoignons notre admiration et nos encouragements. La réplique de l'ANT est celle des faibles et des médiocres, ils se vengent sur les civils, les femmes en particulier, honte à eux !
Nous espérons qu'un jour proche, une justice indépendante et impartiale les traitera comme ils le méritent.
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Sommet de l’OHADA actuellement à N’Djamena
20 Décembre 2009
APA N’Djamena (Tchad) par lm
Un sommet des chefs d’Etat et de gouvernements des pays membres de l’Organisation pour l’harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA) est prévu le 20 décembre prochain à N’Djamena, a appris APA de sources concordantes.
Les experts et les ministres des pays membres de l’OHADA sont actuellement réunis dans la capitale tchadienne pour préparer le sommet de cette organisation qui regroupe 16 pays, et dont l’acte fondateur a été signé le 13 octobre 1993 à l’Ile Maurice.
Lundi à N’Djamena, le président tchadien Idriss Deby Itno, président en exercice de l’OHADA, a reçu le secrétaire permanent de l’organisation, M.Boutora Takpa Koléka.
Cette organisation regroupe 16 Etats membres de l'OUA. Majoritairement, ces pays sont dirigés par de spécialistes mondiaux de la corruption et du détournement d'argent public, tout ceci sur fond de despotisme et de censure de la presse. Imaginons un peu une réunion présidée par Déby et regroupant Biya, Bozizé, Sassou Nguesso, Tamdja, Ali Bongo,.....et qui aurait pour objet de fixer les règles communes applicables au droit des affaires, des affaires louches probablement.
Ce cirque grotesque serait à mourir de rire si les populations concernées ne souffraient autant de l'action de ces malfaisants.
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Copenhague, un sommet historiquement … médiocre
19/12/2009 18:07 (Par Pierre MELQUIOT)
Copenhague, un sommet historiquement … médiocre. Les critiques fusent après l’échec des négociations du sommet climatique de Copenhague. Barack Obama et Nicolas Sarkozy se sont dits déçus par le maigre résultat obtenu après deux ans de pourparlers. Nicolas Sarkozy qui ne voulait pas d’un accord sur le combat contre le réchauffement climatique qui soit « médiocre » s’est déclaré déçu par le résultat. Tour de France des réactions.
Les critiques fusent après l’échec des négociations du sommet climatique de Copenhague. Barack Obama et Nicolas Sarkozy se sont dits déçus par le maigre résultat obtenu après deux ans de pourparlers, deux semaines de débats et de deux jours de négociations entre chefs d’état et de gouvernements.
Ce sommet de Copenhague pour la lutte contre le réchauffement climatique, un sommet qui était annoncé comme historique pour la planète, se conclue par un accord non contraignant, un sommet au résultat médiocre.
Nicolas Sarkozy a échoué à imposer un accord contraignant à la conférence des Nations Unies de Copenhague pour la lutte contre le réchauffement climatique de la planète. L’Europe qui demandait une réduction de 30% des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020 (par rapport aux niveaux de 1990), revient sur son objectif et se fixe seulement une réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre.
Les critiques fusent après l’échec des négociations du sommet climatique de Copenhague. Barack Obama et Nicolas Sarkozy se sont dits déçus par le maigre résultat obtenu après deux ans de pourparlers. Nicolas Sarkozy qui ne voulait pas d’un accord sur le combat contre le réchauffement climatique qui soit « médiocre » s’est déclaré déçu par le résultat. Tour de France des réactions.
Devant l’urgence climatique, les « grands » de ce monde ont seulement fixés que les pays en développement recevraient une aide de 30 milliards d’euros sur trois ans et qu’il fallait éviter de dépasser les deux degrés de réchauffement d’ici 2050. Comment ? Mystère et boule de gomme.
L'écologiste français Nicolas Hulot, a jugé l’accord de Copenhague de « consternant ». Nicolas Sarkozy qui ne voulait pas d’un accord sur le combat contre le réchauffement climatique qui soit « médiocre » s’est déclaré déçu par le résultat, déçu devant l'absence d'objectif de réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre de 50%, par rapport aux niveaux de 1990, d'ici 2050.
Pour Nicolas Hulot comme pour Nicolas Sarkozy, le sommet de Copenhague montre « les limites d'un système onusien à bout de souffle », et ce type de négociations devraient disposer de nouvelles méthodes d’arbitrage et de vote final.
Pour le Collectif « Sauvons le Climat », « le processus engagé en 1992 à Rio a paru à bout de souffle, la mécanique onusienne a semblé rouillée et impuissante alors que les diplomates passaient leur temps à se quereller et se révélaient incapables de rédiger des textes compréhensibles. Résultat : une simple déclaration d’intentions qui reconnait que l’on doit limiter le réchauffement planétaire à 2°, déclaration qui n’est pas même (encore ?) avalisée par tous les pays. Sur la table, aucun engagement, aucun chiffres significatifs, aucune contrainte. »
« Alors que Copenhague devait rassembler par un contrat de confiance l'ensemble des pays autour de la cause climatique, l'arrogance de quelques chefs d'État ébranle le processus même des négociations. Le multilatéralisme a peut être malheureusement été remis en cause de manière irréversible », constate Morgane Créach directrice du pôle international du RAC-France.
Pour Oxfam France Agir-Ici, « la déclaration de principe sur le climat dévoilée par un petit comité de dirigeants mondiaux à Copenhague aujourd'hui n’est qu’une fuite en avant. Ce texte, négocié par un petit groupe de pays, laisse de coté la grande majorité des pays en développement, qui ont à peine été consultés, et qui doivent encore se prononcer sur son contenu. La France affirme avoir adopté cet accord, mais l’Union européenne ne s’est pas prononcée formellement. »
Pour Les Amis de la Terre, « la conférence de Copenhague, qui était la dernière chance de ne pas dépasser 2 ° de hausse de la température mondiale en 2100, se termine en échec patent. C’est le résultat d’un système basé sur l’égoïsme des grandes puissances. L'incapacité des dirigeants du monde à se mettre d'accord et à remettre en cause un modèle de société insoutenable aura des conséquences dramatiques pour l’humanité toute entière, et en premier lieu pour les populations des pays les plus pauvres. »
Pour Europe Ecologie, « les dirigeants des grands pays ont échoué lamentablement. Et plutôt que d’assumer leur échec devant les pays les plus vulnérables qui n’ont pas pris part aux discussions finales, ils sont partis par la petite porte. (…) Le risque existe que l’ « Accord de Copenhague », s’il est signé par quelques pays mais rejeté par la majorité, créé un processus parallèle à l’ONU qui – en pratique – pourrait rendre caduc les négociations onusiennes. On craignait qu’ils tuent Kyoto, ils vont peut être tuer le Convention climat de l’ONU. Ce serait alors la victoire posthume de Bush. »
L'accord de Copenhague deviendra en effet le « traité » de Copenhague lors du sommet de Bonn dans six mois, avant le prochain grand sommet de l’ONU sur le climat prévu à Mexico en 2010.
On peut se poser la question de savoir quelle orientations auraient eu ce sommet si la Communauté Européenne était arrivée unie derrière des propositions précises, préalablement débattues avec les pays du Sud, africains notamment, et validées par tous.
La gesticulation tous azimuts mais solitaire de Sarkozy, toujours soucieux de démontrer au monde entier qu'il est le meilleur, n'a pas donné les résultats escomptés, comme d'habitude.
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Affaire suspecte du cambriolage du Transall de l’armée française
Par Ndouné
En un mois, Deby a fait semblant de découvrir la corruption en révélant à l’opinion deux affaires : la première concerne l’ancien Premier ministre Haroun Kabadi, prévenu d’être impliqué dans un marché pour la fourniture de livres scolaires surfacturé à 2 milliards; et différentes personnalités intervenant dans le processus se sont partagés 1 milliard.
Aujourd‘hui, c’est la seconde affaire, c’est le secrétaire général de la Mairie de Ndjaména, M. Lapia qui est accusé de faits similaires portant sur 3 milliards de FCFA, qui ont été payés à des sociétés fictives. Quel est cet Etat, quel est ce gouvernement, quelles sont ces autorités qui dirigent le pays ? Comment fonctionne la machine administrative ? Que fait le ministère des finances ? Comment expliquer qu’un homme aussi compétent que M. Gata Goulou ne puisse faire profiter son pays, tant soit peu, de son expérience ?
Tout simplement parce que son chef, le Premier ministre Youssouf Saleh Abbas, premier responsable et organisateur de la machine administrative s’est révélé totalement incapable de faire quoi que ce soit, il gère ses petits intérêts en s’enrichissant tranquillement et, partant de là, tout le monde fait pareil, «tu veux une signature ? Pas de problème, où est-ce que je dois signer ? Et en voici pour vous… ».
Autre affaire, très révélatrice de ce qu’est devenu le pays, lieu de tous les trafics. Un Transall de l’armée française, en stationnement à l’aéroport de Yaoundé a été cambriolé hier comme annoncé par France 24. L’avion qui faisait une halte avant de rejoindre le Tchad, transportait une importante cargaison d’euros !!
L’armée française au cœur d’un trafic de devises ? Il est évident que ce trafic devait exister depuis longtemps et a été repéré par des gens qui ont bien préparé leur coup. L’armée française ne bénéficie d’aucune exception quant au respect des règles et procédures en matière de transfert de fonds. L’argent qui est massivement détourné des caisses de l’Etat par le clan Deby et ses complices qui profitent tous du pillage savamment organisé, cette manne financière collectée et planquée dans les domiciles et même au Palais de la République qui fait office de Trésor public, et c’est l’une des raisons pour laquelle Deby a nommé son fils au poste de Trésorier Payeur Général, poste stratégique à partir duquel les transferts de fonds en direction du palais s’effectuent quasi-quotidiennement.
Ces sommes colossales ainsi détournées sont gardées à domicile à cause de la nouvelle réglementation imposée pour lutter contre le terrorisme et ce, dans tous les pays d’Afrique, où tout versement d’une somme d’argent supérieure ou égale à 5 millions doit être justifiée. C’est pourquoi, tous les gens qui profitent du système Deby sont du matin au soir à la recherche d’euros, pour convertir les sommes volées et les faire sortir du pays. Avec cette affaire de cambriolage, l’armée française était probablement l’une des clés du trafic en faisant office de blanchisserie.
Est-ce nouveau ? Pas du tout, tout le monde le sait au Tchad, sous Hissein Habré, les militaires français avaient été pris en flagrant délit de livraison de marchandises prétendument importées pour leur propre consommation, mais en fait revendues en gros à des commerçants de la place moyennant finance bien entendu. L’Etat tchadien se voyait ainsi lésé de tous les droits et taxes liées à l’importation desdites marchandises. La révélation de ce trafic n’a pas arrangé les difficiles relations entre les autorités tchadiennes de l’époque et le staff militaire d’Epervier. Autre temps, autre pratique. Deby étant un pote à eux, parions que cette affaire sera rapidement étouffée pour le bonheur des uns et des autres. Ainsi va le pays de Toumaï.
Nous attendons avec grande impatience, les explications officielles des autorités camrounnaises et françaises. Langue de bois, mensonges incroyables, contradictions.. résultat grotesque assuré. A moins que le « no comment » soit jugé plus prudent.
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Tchad et Centrafrique: la mission de l'Onu cible de toutes les critiques
(Cyberpresse 17/12/2009)
La Mission des Nations unies au Tchad et en Centrafrique (Minurcat) est cible de toutes les critiques alors que la situation sécuritaire des centaines de travailleurs humanitaires et des 450.000 réfugiés et déplacés dans la zone inquiète.
Seulement 2.385 des 5.200 soldats prévus (46%) sont présents actuellement au sein de la Minurcat, qui a pris officiellement la relève de l'Eufor, la force de l'Union européenne (UE) dans la région, le 15 mars. Mais le représentant spécial de l'ONU au Tchad, Victor Angelo, promet un déploiement complet d'ici fin janvier, justifiant le retard par un problème de logistique aujourd'hui surmonté.
Un épisode est symbolique: le contingent népalais de cette force internationale est arrivé sans munitions. "Ils pensaient qu'ils venaient faire du camping", ironise un membre d'une ONG. M. Angelo reconnaît: "Il y a eu des problèmes d'autorisations pour survoler les pays" entre le Népal et le Tchad avec du matériel militaire.
Les personnels humanitaires ne veulent pas se mettre à dos leur partenaire onusien et refusent de parler ouvertement de la Minurcat. Sous couvert de l'anonymat, les langues se délient.
"La Minurcat reste dans ses camps et n'en sort pas, surtout pas si ça tire", affirme un membre d'une organisation non gouvernementale. "C'est un comble: on en vient à regretter l'Eufor dont on trouvait l'action inadaptée", ajoute un autre. "Ils (les soldats) ne font pas ou peu de patrouilles. Quand ils se déplacent, c'est avec une colonne de blindés pour accompagner deux (agents) de l'ONU pendant une heure dans une ville. Ca devient ridicule", souligne également une membre d'une agence onusienne.
"On n'a pas le même niveau quand on remplace les soldats et les moyens des armées professionnelles européennes par des contingents asiatiques ou africains mal équipés", souligne un autre agent onusien.
Le représentant de l'ONU au Tchad rétorque qu'"on est injuste envers les militaires du tiers-monde". "Par exemple, le Togo, un pays sans grandes ressources, nous a envoyé des soldats exceptionnels qui sont tout le temps sur le terrain." "On fait plus de patrouilles", assure M. Angelo. "On sécurise des marchés et les routes qui y mènent. Il y a des zones où la sécurité s'est améliorée mais il y a eu d'autres endroits où il y a une aggravation."
Le chef de mission d'une ONG affirme qu"il faut arrêter de raconter que ça s'améliore doucement" car, dit-il "la situation se dégrade".
Mais un militaire français tempère: "Il n'y a pas brusquement une augmentation du nombre d'incidents et des enlèvements parce que la Minurcat a remplacé l'Eufor. Il y a de nombreux autres facteurs" à l'augmentation de l'insécurité, comme la démobilisation de certains rebelles tchadiens de l'est du pays qui pourraient être tentés de mener des activités crapuleuses pour survivre.
Les autorités tchadiennes, qui ont plusieurs fois évoqué la possibilité ne pas reconduire le mandat de la Minurcat censé se terminer le 15 mars mais reconductible, ne cachent pas leur agacement. "On ne voit pas beaucoup ses soldats sur le terrain. Ils sont encore en sous-effectifs. L'Eufor faisait bien son travail mais la Minurcat est une machine lourde. On ne doute pas de leur bonne foi mais...", analyse le représentant spécial du président tchadien auprès de la Minurcat, le général Oki Dagache.
Autre critique: les 768,2 millions de dollars de l'opération pour l'exercice 2009-2010. "On manque souvent de moyens: imaginez ce qu'on pourrait faire avec cet argent", relève une humanitaire.
"C'est un vieux débat. Cet argent provient du tiroir +opération maintien de la paix+ des Etats membres, il ne peut servir à des projets de développement", répond M. Angelo. "Il est possible d'instaurer un climat de sécurité à l'est du pays", assure-t-il. "Il faut une conjugaison des différents instruments: police, information, coordination avec les autorités".
Avec 768 millions de US $ que pourrait-on faire d'aussi inutile ? Les donner à Déby afin qu'il s'achète beaucoup d'armes, d'appartements et villas à travers le monde ? Installer confortablement dans notre pays de nombreux experts internationaux accompagnés de leurs familles afin qu'ils nous échafaudent quelques projets de développement soigneusement copiés sur d'autres projets mal pensés, irréalistes et jamais aboutis?
Vous avez d'autres idées aussi stupides ?
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16 Décembre 2009
Suite à la parution de l’édition spéciale du 10 décembre 2009 intitulée « Youssouf Saleh Abbas doit démissionner », Le Premier ministre a réuni dans la journée du 14 décembre 2009, les ministres de la Communication, de l’Intérieur et de la justice, ainsi que ses plus proches collaborateurs. A l’ordre du jour : La Voix. Le ministre de la Justice a été instruit d’enjoindre aux magistrats, par le canal du Procureur de la République, qui auront à connaître de la procédure de citation à comparaitre, prévue pour ce mardi 15 décembre 2009, de prononcer la fermeture de votre journal. Par la Rédaction de la Voix.
Selon nos antennes à la Chancellerie (ministère de la Justice), le Procureur de la République a été effectivement convoqué lundi 14 décembre 2009. Dans la citation à comparaitre ce mardi 15, le Procureur de la République a visé l’article 17 de l’Ordonnance 05 qui dispose que toute publication doit avoir un Directeur de publication et un rédacteur en chef. Or La Voix satisfait totalement à cet article. Innocent Ebodé avait déjà été nommé Directeur de publication en date du 19 octobre 2009. Aussitôt après sa nomination, le Directeur de publication a pris une note de service en date du 22 octobre 2009 pour désigner Béganguem Miandadji Eloi comme Rédacteur en chef.
Par conséquent, si votre journal est fermé, il l’aura été pour des raisons politiques, parce qu’il a osé faire le bilan de la gestion du Premier ministre Youssouf Saleh Abbas qui considère cela comme un crime de lèse-Majesté.
En tous les cas, la société des rédacteurs de La Voix, est plus que jamais mobilisée pour faire triompher la vérité. C’est le combat de David contre Goliath.
La rédaction de la Voix
Les hommes peuvent être naturellement stupides. Si ces mêmes hommes disposent du pouvoir, leur imbécilité mêlée à un sentiment d'impunité explose. Nous en sommes arrivés à ce point avec Youssouf Saleh Abbas qui n'est pas conscient de ce qui l'attend. Nous renouvelons tout notre soutient à LA VOIX.
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Procès Bolloré contre France Inter
Communiqué de Olivier Thimonier / Survie, le 15 décembre 2009
Devant les révélations qui se multiplient sur les pratiques du groupe Bolloré en Afrique, Vincent Bolloré contre-attaque par voie judiciaire. Une manière de prévenir tous ceux des journalistes et militants associatifs, français et camerounais, qui enquêtent sur ses activités africaines ?
Ce mardi 15 décembre, France Inter, Lionel Thompson (producteur) et Benoît Collombat (journaliste) sont cités à comparaître pour diffamation publique devant la 17ème Chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris.
La raison ? Le 29 mars 2009, France Inter diffusait dans le cadre de l’émission Interception, à de multiples reprises primée pour sa qualité, « Cameroun, l’empire noir de Vincent Bolloré ». Un reportage riche en témoignages sur les entreprises Bolloré au Cameroun : gestion du chemin de fer, dragage du port, gestion des plantations de palmiers... C’était un éclairage supplémentaire sur les pratiques du groupe Bolloré après les nombreuses accusations de violation des droits sociaux, déforestation ou pollution environnementale portées par Survie, des personnalités (1) et ONG françaises (2) et camerounaises.
Après avoir investi dans le contrôle direct de la presse écrite et audiovisuelle (Direct 8, Direct Soir…) ou indirect via ses annonceurs (par exemple Havas), le groupe Bolloré, soucieux de préserver l'image de ses juteuses activités africaines, opte aujourd'hui pour la stratégie d'intimidation à l'égard des médias et journalistes qui délivrent encore à son sujet une information fiable et indépendante.
Atteint dans « son honneur », Bolloré n’est pourtant plus si pressé d’en découdre. Alors que la défense fait appel à des employés du groupe Bolloré, syndicalistes, journalistes, organisations de défense des droits de l’Homme et même hauts cadres de l’administration camerounaise ayant traité avec le groupe Bolloré, celui-ci a demandé, sans succès, le report de l'audience, espérant visiblement limiter la présence de ces témoins camerounais (3). Peur d’un grand déballage ? Curieux hasard : l’un des témoins s’est même vu refuser le visa d’entrée en France alors qu’il y voyage très régulièrement, et surtout, qu’il est cité à comparaître !
L’association Survie dénonce ce nouvel exemple d'instrumentalisation de la Justice pour étouffer l'information liée au pillage françafricain, à l'instar des procès subis par Survie, Denis Robert ou encore les auteurs et éditeurs de Noir Canada outre-Atlantique. Alors que le groupe Bolloré s’en prend au devoir d’informer des journalistes, il est important de rappeler que la liberté de la presse est un pilier non négociable de la démocratie, surtout lorsque sont mis en cause des pouvoirs économiques proches de l’exécutif.
(1) Eva Joly, Présidente de la Commission du Développement au Parlement Européen, l’a classé en bonne place parmi les pilleurs françafricains du continent
(2) Le groupe Bolloré s’est notamment vu attribuer le mois dernier la première place du « Prix Pinocchio du développement durable », catégorie « Droits humains », décerné chaque année par les Amis de la Terre.
(3) Pius Njawé, directeur du journal Le Messager, Emmanuel Etoundi Oyono, actuel directeur de la Mission d’aménagement et d’équipements des terrains urbains et ruraux (Maetur), Hilaire Kamga, président de l’ONG Nouveaux droits de l’homme, Edouard Tankoué, secrétaire général du Syndicat national des inscrits maritimes et assimilés du Cameroun et Jean Marc Bikoko, président de la Centrale syndicale du secteur public.
Très bon article publié par Survie. Ca sent très fort la françafrique. A suivre avec intérêt.
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Cour pénale internationale : recherche de justice ou complot occidental ? 14/12/2009
La Cour pénale internationale rend-elle équitablement la justice ou cible-t-elle exagérément l’Afrique et pratique-t-elle le deux poids deux mesures à l’égard du continent ? Comme l’a découvert Mary Kimani, d’Afrique renouveau (ONU), en enquêtant sur cette controverse, la réponse dépend de l’interlocuteur et de l’énergie avec laquelle il exprime ses opinions. L’inculpation du Président Omar Al-Bashir du Soudan par Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre a déclenché une crise entre ce tribunal et l’Union africaine (UA). Le mécontentement latent contre la CPI a abouti à une rupture publique le 14 juillet quand l’UA a annoncé qu’elle ne coopèrerait pas avec le tribunal. Les dirigeants africains ont exprimé leur mécontentement face à la procédure d’instruction du dossier, à la médiatisation de l’affaire et au refus du Conseil de sécurité de surseoir à l’inculpation du Président soudanais qui risquait de compromettre les efforts de paix régionaux. Les critiques dénoncent cette inculpation comme une nouvelle preuve de l’intérêt excessif prêté à l’Afrique par la CPI, qui n’a jusqu’ici entamé des poursuites que contre des Africains. Les partisans de la CPI craignent eux que ces arguments minimisent la gravité des crimes commis. Ces débats acerbes contrastent avec l’accueil favorable d’abord reçu par le tribunal. Chidi Anselm Odinkalu, directeur du programme pour la justice en Afrique d’une ONG internationale, donne les raisons de cet enthousiasme initial. “La plupart des habitants du continent sont des enfants de la guerre, du dénuement et des privations, imputables surtout à une mauvaise gouvernance, a-t-il expliqué dans un article publié en ligne. C’est pourquoi nous avons soutenu la création d’une CPI”. Accent sur l’Afrique Aucune inculpation n’a cependant provoqué autant de réactions que celle du Président soudanais. Après avoir exprimé sa préoccupation en février 2009 concernant un mandat d’arrêt, l’Union africaine avait demandé de surseoir aux procédures en cours, affirmant que “la recherche de justice devrait être menée de manière à ne pas gêner les efforts de promotion d’une paix durable.” Certains dirigeants africains ont été plus virulents. Le Président rwandais Paul Kagamé a déclaré aux journalistes que la CPI “a été créée uniquement pour les pays africains, pour les pays pauvres. Les faits me donnent raison avec chaque année qui passe.” De son côté Jean Ping, président de la Commission de l’UA, a déclaré à la station de radio RFI que “la CPI semble toujours cibler… les Africains. Est-ce à dire qu’il n’y a rien à signaler à Gaza ? Ou dans le Caucase ? Ou sur les militants en Colombie ? Il ne se passe rien en Iraq ? ” En réponse aux accusations selon lesquelles la Cour “vise” les Africains, Sylvia Steiner, juge brésilienne de la CPI, a souligné que trois des quatre affaires actuellement à l’examen de la Cour ont été présentées par des gouvernements africains. Faiblesse de l’appareil judiciaire Olympia Bekou et Sangeeta Shah, juristes des droits de l’homme, répliquent que la CPI s’intéresserait moins à l’Afrique si les gouvernements du continent se montraient plus disposés à traduire en justice les responsables des atrocités commises. Solomon Dersso, chercheur principal à l’Institute of Security Studies d’Afrique du Sud affirme que l’intérêt porté par la CPI aux dossiers africains s’explique par la faiblesse des appareils judiciaires africains qui freine les procédures de mise en examen de personnalités influentes. De plus, les pays bailleurs de fonds ont investi des millions de dollars dans l’établissement de tribunaux spéciaux et de cours internationales, mais n’ont accordé qu’un soutien infime aux appareils judiciaires des pays africains, ce qui empêche ceux-ci de développer leurs propres capacités. Toutefois, l’ancien procureur des tribunaux internationaux pour le Rwanda et la Yougoslavie, Richard Goldstone, souligne que la répartition géographique des mises en accusation pouvait prêter à confusion. Dans un article récent il écrit que “pour corriger l’impression que la CPI ne s’intéresse qu’à l’Afrique ou qu’elle est au service des pays occidentaux, le procureur devrait mener des enquêtes dans d’autres régions du monde. Ces enquêtes devraient aboutir à des inculpations rapides chaque fois que cela se justifie et qu’il y a des preuves suffisantes”. Lutter contre l’impunité Ancien Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan affirme que ces motivations politiques n’ont aucun sens pour les nombreuses victimes des atrocités en Afrique. Dans un article paru en juin dans plusieurs publications, il soutient que “les adversaires de la Cour internationale affirment qu’elle fait une fixation sur l’Afrique car les quatre affaires qu’elle a eu à traiter à ce jour portent sur des crimes qui auraient été commis contre des victimes africaines. On doit commencer par se demander pourquoi les dirigeants africains ne salueraient-ils pas l’intérêt porté aux victimes africaines ? Préfèrent-ils se ranger du côté des auteurs présumés d’atrocités plutôt que de celui de leurs victimes ? ” Malgré tout, le soutien du public à la CPI semble assez ferme, plus de 130 associations de la société civile et des droits de l’homme de 30 pays africains ont demandé à leurs gouvernements de revenir sur leur position concernant l’inculpation du Président soudanais ; d’après des sondages, 77% des Kényans interrogés ont approuvé sa mise en accusation, comme 71% des Nigérians, alors que 52% des Egyptiens l’ont réprouvée. Plutôt que de dénoncer la délivrance des mandats d’arrêt, l’UA ferait mieux de d’assurer une coopération plus étroite entre les gouvernements africains, la CPI et l’ONU de sorte que la Cour fonctionne mieux et soit plus attentive aux préoccupations de l’Afrique, estime M. Odinkalu. Mais, plus important encore, il incombe à l’Union africaine de traduire son discours contre l’impunité en programme d’action, “pour montrer que les vies africaines ont de l’importance et qu’il n’y aura pas de sauf-conduit pour ceux, puissants ou faibles, qui portent atteinte aux droits des Africains ”. La CPI est manipulée par les gouvernements occidentaux, c'est certain et nous en sommes pleinement conscients. Ceci ne justifie pas le soutien sans condition de diverses organisations africaines aux despotes assassins, voleurs et affameurs du peuple qui se sont imposés par la force sur notre continent. Les populations africaines semblent partager notre pragmatisme. Démocratie et respect des populations d'abord, c'est notre position. ************************************************************* |
Les pays africains ont suspendu lundi matin leur participation aux discussions à Copenhague pour protester contre le non-renouvellement des engagements contraignants des pays développés. Ils ont finalement repris le dialogue en début d'après midi.
Les pays africains, soutenus par les pays en développement du G77, ont suspendu ce matin leur participation aux groupes de travail des négociations sur le climat à Copenhague, a indiqué un ministre occidental qui a requis l'anonymat.
Selon ce ministre, les pays en développement estiment que la conférence de Copenhague néglige l'importance du renouvellement des engagements, au-delà de 2012, des pays industrialisés dans le cadre du protocole de Kyoto.
"Ils ont quitté les groupes de travail et refusent le processus ministériel" défini par la présidente danoise de la conférence, Connie Hedegaard, réclamant une réunion des ministres exclusivement consacrée aux suites à donner au Protocole de Kyoto, après 2012.
Le débat a finalement repris en début d'après-midi. "Nous revenons" à la table des négociations, a déclaré à Reuters Pa Ousman Jarju, membre de la délégation gambienne.
Les Africains pessimistes
Le protocole de Kyoto est à ce jour le seul instrument légal contraignant contre le réchauffement climatique. Et il faisait partie de la position commune adoptée par les pays africains pour les négociations.
"Le consensus africain tourne autour de trois points, explique Salifou Sawadogo, ministre burkinabè de l'Environnement. D'abord, il faut maintenir le Protocole de Kyoto, car nous ne voulons pas de nouveaux instruments juridiques. Ensuite, nous voulons des financements prévisibles et sans conditionnalité, autour de 65 milliards de dollars pas an. Enfin, nous souhaitons aborder la question de l'énergie et des transferts de technologie qui lui sont liés".
Mais déjà, à la veille de Copenhague, la plupart des ministres africains interrogés par J.A. s'étaient montré pessimistes quant aux chances de parvenir à un accord satisfaisant. "Les caisses sont vides, nous dit-on? Pourtant, elles étaient pleines quand il s'est agit de sauver les banques de la faillite!", s'exclamait le ministre sénégalais de l'Environnement, Djibo Leyti Kâ, le 27 novembre à Deauville (France).
Le plan de la dernière chance
L'accord auquel les pays en développement du G 77 rêvent de parvenir a été divulgué en fin de semaine dernière. Il insistait sur l'aspect contraignant dudit accord et sur l'instauration d'un Fonds global du climat qui serait placé sous le régime de la Convention des Nations unies, ce qui excluerait de facto le recours à la Banque mondiale, souhaité par les Etats-Unis. Le texte précisait également que le Fonds pour l’environnement mondial – une structure autonome et agissant depuis plus de dix ans – serait « l’entité opérationnelle du Fonds global ».
A Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement européens avaient répondu en promettant d'accorder 7,2 milliards d'euros d'aide rapide aux pays pauvres sur trois ans, soit 2,4 milliards d'euros par an en 2010, 2011 et 2012. Une somme qui financerait un fonds mondial alimenté par les nations riches à hauteur de sept milliards d'euros par an.
Mais les pays du G77 critiquent le manque d'ambition de l'UE, qui ne s'est pas prononcée sur l'aide à moyen et long terme. L'annonce européenne a ainsi été jugée "insignifiante" par le délégué soudanais Lumumba Stanislas Dia-Ping, dont le pays préside le G77, lequel représente 130 pays en développement. "Cela nourrit en réalité encore plus la défiance sur les intentions des leaders de l'Union européenne à l'égard du changement climatique", a-t-il ajouté.
Pour sortir de l'impasse deux solutions: un nouveau plan, celui de la dernière chance, qui pourrait être présenté par la présidente danoise de la conférence, Connie Hedegaard, avant mercredi. Ou une entente in extremis entre les chefs d'Etat eux-mêmes, à partir de jeudi. (Avec AFP)
Pour les pays riches, un milliard de $ US ou € ce n'est rien lorsqu'il s'agit de couvrir les errements des banquiers ou de combler les déficits creusés ici et là par négligence ou gaspillage. C'est selon eux beaucoup d'argent lorsque cela permet aux pays émergents de poursuivre leur développement sans polluer l'atmosphère. Il n'y a rien d 'étonnant dans tout cela !
Nous saluons la démarche unitaire des pays africains et nous les encourageons à poursuivre dans cette attitude solidaire et ferme. Elle sera productive.
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Le grand nettoyage est peut-être déjà terminé. La famille Déby encaisse, condamne et gracie.
Une farce bananière
Le président de la République Idriss Déby Itno, a gracié, mercredi, 9 décembre 2009, à Abdelkérim Issaka Diar, ex-directeur général de la caisse nationale de prévoyance sociale (CNPS) et le Général Oumar Bahr. Ces derniers étaient condamnés, le 1er octobre 2009, à 5 ans de prison ferme et 1 million de franc Cfa d’amende chacun, pour corruption et complicité de corruption par le Tribunal de Première instance de N’Djaména.
L’ex- DG de la CNPS aurait envoyé à la Première Dame Hinda Déby Itno 50 millions de francs Cfa afin d’obtenir le poste de ministre.
Cette grâce présidentielle a été également accordée à Ahamat Hassaballah Soubiane, Issaka Diar, Massour Abbas, Ali Guedelaye, Issa Moussa Damboul, Issak Bachar, Wodjey Ouardougou, igrey Charfadine, Hissein Hamiza, Abdelaziz Bichara, condamnés à mort par contumace en 2008, par la Cour criminelle pour destruction des édifices publics et atteinte à l’ordre constitutionnel.
Ces derniers sont des ex-chefs rebelles qui avaient tenté, les 2 et 3 février 2008 de renverser les institutions de la République en lançant des assauts contre la capitale N’Djaména.
Alphonse Dokalyo
Et quels condamnés ! Que du beau monde : des voleurs, des traîtres, des assassins et pour certains, notamment Soubiane, tout à la fois. C'est bien mais il est probable que le duo Sarkouchner aurait souhaité que la campagne anti-corruption se prolonge médiatiquement un peu plus longtemps; pour l'image de la France.
Communiqué UFCD du 12 Décembre 2009
Un document présenté comme un communiqué officiel de l'UFR et signé par le Général Adouma Hassaballah circule sur différents blogs dont les rédacteurs ne vérifient pas l'authenticité des informations qu'ils publient. .
Ce "communiqué" est rédigé par des imposteurs soucieux de camoufler ce que tout le monde sait : l'UFR qui n'a jamais réellement existé, est aspirée vers le néant. La publication de faux documents laissant à penser que l'UFCD est engagée dans le machin UFR ne changera rien à sa déchéance autant inéluctable que prévisible. Les authentiques patriotes qui connaissent la réalité du terrain et du combat en sont convaincus.
Nous avons écrit à de nombreuse reprises que l'UFCD qui rassemble le plus grand nombre d'opposants armés au tyran Déby, n'est pas engagée dans l'UFR. Le Colonel Adouma Hassaballah n'en est pas le premier vice-président, ses valeurs morales et démocratiques ne sont pas celles des dirigeants de ce mouvement corrompu .
Il est plus respectable et efficace d'être colonel, président de l'UFCD et fier patriote tchadien que général, 1er vice président de l'UFR et aux ordres d'un pays étranger. .
Le Porte-parole de l'UFCD
Alhafiz SEID MAHAMAT
Contact : 008821621346535
Site . ufcd.org - Mail : ufcd@ufcd.org
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Le 11 Décembre 2009
Depuis Août 2008, un groupe de soutien à l'UFCD existe au Maghreb. A l'occasion de sa création, le communiqué ci-dessous avait été publié.
Après avoir reçu la constitution du nouveau Bureau Exécutif de l'Union des Forces pour le Changement et la Démocratie (UFCD), Nous, les représentants de l'UFCD aux pays du Maghreb, adressons nos félicitations vont aux nouveaux membres tous dynamiques et soutenons le Colonel qui en est le Président. Nous souhaitons la réussite de notre lutte commune.
Et nous adressons un message a tous nos frères des forces de la résistance à rejoindre L'UFCD seule capable de mettre fin au régime sanguinaire du général Deby qui rejette les initiatives de paix générale.
Vive les forces de la résistance
Vive L'UFCD
Depuis les pays du Maghreb
Le réprésentant de l'UFCD : Mahamat Nousradine
e-mail : mhtnousradine@yahoo.fr
L'état-major de l'UFCD apprécie à sa juste valeur l'action menée par Mahamat Nousradine et ses amis afin de faire connaître au Maghreb la vision démocratique et patriotique que l'UFCD propose aux Tchadiens lorsqu'ils auront été libérés du tyran Déby et de la puissance coloniale qui le soutien. Merci les amis.
UFCD, le commandement.
Nous écrire : ufcd@ufcd.org
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Sommet de Copenhague : sauver le lac Tchad !
(journal du cameroun 10/12/2009)
2e réservoir d’eau douce de la planète il y’a quelques années, il est aujourd’hui menacé de disparition.
Le lac Tchad disparait à l’œil nu
Alors que de nombreux leaders du monde sont réunis à Copenhague pour sauver la planète, le lac Tchad lui continue de subir une disparition déjà programmée. Dans son documentaire « une vérité qui dérange », Al Gore ancien vice président des Etats unis sous Bill Clinton cite le lac Tchad en exemple, comme une des manifestations les plus alarmistes du réchauffement de la planète. Entre 1910 et cette année 2009, la lac Tchad aurait perdu près de 80% de sa superficie.
Sur les cartes, le lac qui constituait une large tache bleu caractéristique des points d’eau de grande envergure, est aujourd’hui une simple tache, où se distingues de minces filets de bleu. En vrai, le spectacle est plus désolant. Le lac est envahi par une légère végétation et les pirogues se frayent difficilement un passage dans un chenal pour atteindre des eaux libres. Sur les rives, on retrouve parfois des centaines de poissons morts et des pêcheurs visiblement dépassé par les évènements. "Il n’y a pas de poisson, ça devient trop bizarre ici !" affirme l’un d’eux. Le lac Tchad est un lac peu profond mais de taille importante, limitrophe à 4 pays qui sont le Tchad, le Nigeria, le Nigeria et le Cameroun, son bassin hydrographique représente 2 380 000 km².
Le climat et l’action humaine responsables
Le Lac Tchad est d'un intérêt stratégique immense pour toute la région. Si rien n'est fait, le lac pourrait disparaître d'ici 2020 selon les experts. Une catastrophe pour près de 20 millions de personnes des quatre pays limitrophes qui dépendent des eaux de ce lac pour leur survie. Au réchauffement accentué du climat, s’ajoute l’activité humaine, parmi les causes de cette dégradation.
L’avancée du désert, le déboisement sauvage et quasi permanent des espaces verts au profit du bois de chauffe et à diverses autres actions de l'homme ont multiplié l’assèchement du lac. Certains experts réunis lors de la Commission du bassin du lac Tchad (Cblt) en janvier dernier à Maroua dans la région de l’extrême nord du Cameroun ont également pointé du doigt l'action des différents Etats riverains dans la dégradation du lit du lac, du fait de nombreuses interventions de projets camerounais et nigérians dans sa périphérie. On cite à ce propos, la retenue d'eau causée par la digue de Maga au Nord du Cameroun.
Elle prive en effet, le Lac Tchad d'une partie importante de ses eaux. Des opérations de ce genre sont multipliées par quatre ou cinq du côté du Nigeria. Outre la faible pluviométrie, le lac est aujourd’hui la victime d’une utilisation intensive des eaux pour l'irrigation et du doublement des populations riveraine, justement parce qu’elles fuient la poussé désertique du Sahara. en 1960, le lac couvrait une surface de plus de 26 000 km², en 2000 il ne couvrait plus que 1 500 km².
Le fleuve Oubangui au secours du lac
Un autre projet d'envergure mené par la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) pour ralentir cet assèchement du lac, mais qui n'a pas encore démarré est celui du transfert des eaux du fleuve Oubangui partant de la Centrafrique par un "pipeline" pour renflouer le lac en eau. Lancé en 1994 au Nigeria lors du 8ème Sommet de la CBLT, ce projet de transfert d'eau porte sur deux bassins : l'Oubangui (sous bassin du Congo, avec une superficie de 643 900 Km²) qui est le bassin donneur, et le Lac Tchad, bassin récepteur.
Comme retombées socio-économiques, ce transfert d'eau permettra l'extension du réseau électrique des deux Congo, la construction de barrages à buts multiples, l'augmentation des capacités hydroélectrique et le réglage des problèmes d'étiage de l'Oubangui, ainsi que l'éventualité de la construction d'un port à Garoua au Cameroun qui va relier Port Harcourt au Nigeria. Une réelle opportunité selon les pays du bassin du Lac Tchad dont les experts se sont encore réunis le 10 septembre 2009 à Douala au Cameroun afin d'accélérer le processus de la réalisation de ce projet qui s’annonce difficile. Une ONG Tchadienne, Tchad- Agir Pour l'Environnement (TCHAPE) a également élaboré un vaste projet de reboisement, mais les financements tardent à arriver.
Pour les experts ces mesures même si elles venaient à être effective avec un appui confirmé de l’union européenne, n’aurait que peu de résultat. Une action intégré du type aide alimentaire aux populations riveraines et renflouement du lac sur 5 ans serait un début de solution.
Une solution qui irait au-delà des 20 milliards prévus. A cette analyse, les observateurs ajoutent que l’Afrique tient avec le lac Tchad, une carte franche de discussion à Copenhague. Mais une fois de plus les africains sont en train de briller par leur absence et même un peu de stupidité, préférant poursuivre des objectifs de financement généraux, qui comme à l’accoutumée iront remplir des poches privées.
Par Idriss Linge
C'est bien évidemment un des plus grands problèmes écologiques africains. Nous souhaitons une fois encore que la communauté internationale le classe parmi les dossiers prioritaires. Un éventuel projet de sauvegarde se heurtera à des problèmes techniques, climatiques et sociaux. Ce ne sera rien comparé au coût exorbitant de l'intervention des pseudos experts internationaux et moins que rien comparé à l'appétit monétaire des tyrans régionaux, Déby en tête. Ceux-ci auront pour premier objectif de détourner à leur profit la plus grande partie des financements qui seront éventuellement alloués au projet.
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LA FRANCE DEUX FOIS ACCUSEE.9 Décembre 2009
La France est peut-être accusée à tort, nous ne le savons pas. Toutefois elle récolte ce qu'elle a mérité. Depuis des décennies, la France s'immisce, magouille, tripatouille, dans les affaires africaines tout en semant mensonges, corruption des dirigeants et misère des populations. Qu'elle s'occupe de ses propres problèmes, ils sont très nombreux.
Accrochage diplomatique entre Lomé et Paris.
Le Togo a expulsé un diplomate français en poste à Lomé qui aurait eu des "contacts trop suivis" avec Kofi Yamgnane, candidat à la présidentielle du 28 février. La France a réagi en demandant à son tour le départ d'un diplomate togolais.
AFP - Le Togo a décidé d'expulser le premier secrétaire de l'ambassade de France à Lomé, chargé du suivi de la politique intérieure du pays, a annoncé mardi le ministère français des Affaires étrangères, qui a demandé à son tour le départ d'un diplomate togolais. "Nous confirmons la décision du Togo de demander le départ du premier secrétaire de l'ambassade de France, Eric Bosc", a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero. "La France a pris une mesure réciproque et a demandé le départ d'un diplomate de l'ambassade du Togo", a-t-il ajouté. Le diplomate "n'a pas outrepassé sa mission" et a fait preuve d'un "grand professionnalisme dans ses contacts avec tous les partis légaux", a ajouté le porte-parole. Bernard Valero était interrogé sur des informations selon lesquelles les autorités togolaises reprocheraient au diplomate des contacts trop suivis avec l'un des candidats à la présidentielle togolaise, Kofi Yamgnane. Ce dernier dispose de la double nationalité française et togolaise et, après une carrière politique en France, il a annoncé qu'il briguait la présidence de son pays d'origine contre le président sortant Faure Gnassingbé. M. Valero s'est refusé à confirmer que le Togo avait réagi à des contacts avec M. Yamgnane: "il faudrait demander aux autorités togolaises", a-t-il dit, saluant "l'excellent travail" que M. Bosc effectuait au Togo comme auparavant dans son précédent poste en Haïti.
M. Bosc "fait ses valises. Le délai de son départ est dans les prochains jours", a-t-il dit, précisant que le diplomate effectuait sa quatrième année consécutive à Lomé.
Une élection présidentielle est prévue le 28 février prochain au Togo. Elle doit avoir lieu au scrutin uninominal majoritaire à un tour. Les deux principaux partis d’opposition ont menacé de la boycotter si le scrutin ne s'effectuait pas à deux tours.
Kofi Yamgnane, 64 ans, ingénieur des Mines de formation, secrétaire d'Etat à l'Intégration sous François Mitterrand, est connu pour ses critiques du régime politique togolais.
"Après 43 ans de Rassemblement du peuple togolais", parti de l'ex-président Gnassingbé Eyadéma, mort en 2005 et auquel a succédé son fils Faure Gnassingbé, "pas une famille togolaise qui n'a été touchée par une violence quelconque", a accusé Kofi Yamgnane dans une récente interview à l'AFP. Il a été persona non grata durant près de 10 ans après avoir écrit un article au vitriol sur l'ancien président Eyadéma.
Ancien maire socialiste de la municipalité bretonne de Saint-Coulitz, il avait exhorté Paris à ne "plus" soutenir le "dictateur" Faure Gnassingbé et à rompre les liens politiques et économiques de la "Françafrique" entre Paris et certains dirigeants des anciennes colonies. Kofi Yamgnane s'est installé à Lomé il y a un an. Il avait annoncé sa candidature début septembre.
Guinée: la junte accuse la France de vouloir "préparer un coup d'Etat", Paris dément
Il affirme qu’il y a quatre jours, Bernard Kouchner a reçu l’opposant guinéen Alpha Condé. Ensemble, ils ont appelé le président de la commission de la CEDEAO, Mohamed Ibn Chambas (ce dernier avait en fin de semaine, demandé un isolement pur et simple de la junte maintenant que Dadis ne constitue plus d’obstacle). Ils lui ont demandé de faire des déclarations et essayer de prendre contact avec des gens au pays afin de préparer un coup d’Etat en l’absence de Dadis » La France dément
Suite aux déclarations du ministre guinéen, le porte parole du Quai d’Orsay Bernard Valéro a déclaré «la France dément énergiquement ces rumeurs absurdes et rappelle la priorité de la tenue d’élections. Il n’y a pas de temps à perdre en polémique stérile».
Selon un habitant de Conakry, les militaires font des fouilles et descentes quotidiennes dans les coins et recoins, dans l’espoir de retrouver le lieutenant Toumba Diakité toujours en fuite. La semaine dernière, des militaires guinéens auraient tiré sur un marabout, arrêté un Imam, un coiffeur et mis un nombre important de personnes sous les verrous. Ces derniers dont les familles n’ont pas été vues depuis lors, sont accusés de complicité avec l’aide de camp Toumba Diakité.
La junte suspend les négociations de sortie de crise
Le conseil national pour la démocratie et le développement (CNDD), suspend toute négociation sur les négociations de sortie de crise se déroulant à Ouaga (Burkina Faso). Il informe ne retourner à la table des négociations que, lorsque leur chef Dadis sera de retour. Dans cette annonce faite hier à la RTG, la télévision nationale, le colonel Moussa Keita du CNDD, informe : « La junte attendra le temps nécessaire au retour de Moussa Dadis Camara avant de revenir dans le processus même si le retour aux affaires doit prendre un certain temps. »
Notons que ces déclarations ne réjouissent guère les forces vives de Guinée qui espéraient une participation du CNDD à la rencontre du dimanche à Ouaga. Surtout qu’ils clament depuis longtemps le départ du capitaine Dadis. Le colonel précise qu’ils demanderont un report de cette réunion puisque, « la junte suspend juste les négociations, ce n’est pas pour autant qu’elle est contre. »
Soudan : Des locaux du parti au pouvoir incendiés pour protester contre des arrestations
09/12/2009
Des opposants soudanais manifestent contre l'arrestation de trois responsables de l'ancienne rébellion sudiste du SPLM, dans Khartoum, le 7 décembre 2009.
Reuters / Mohamed Nureldin
Par RFI
Des locaux du parti du Congrès national, le parti du président soudanais Omar el-Béchir ont été incendiés lundi 7 décembre par une foule en colère dans le sud du pays. Les manifestants protestaient contre l'arrestation de trois responsables de l'ancienne rébellion sudiste du SPLM. Les trois responsables ont été relâchés au bout de quelques heures, mais assurément, la tension monte à l'approche des élections générales.
Le SPLM, le parti sudiste et le Congrès national, le parti du président el-Béchir s’accusent mutuellement d’être responsables de l’enlisement de l’accord de paix global de 2005. Point d’achoppement principal, les réformes démocratiques prévues pour les élections d’avril 2010 et des réformes sur la loi d’encadrement du référendum d’autodétermination de janvier 2011.
Ce manque d’entrain du gouvernement, l’ensemble des partis d’opposition l’explique par l’attitude négative du Congrès national. Il ya deux mois à Juba, sur invitation du SPLM, communistes, islamistes démocrates et autres socialistes s’étaient réunis pendant une semaine avec un seul mot d’ordre à la fin : « tous contre le Congrès national ». Certains comme le numéro deux du parti unioniste démocrate appelant même à une alliance pour lutter « non pas contre le parti du président, mais contre le totalitarisme».
La manifestation avortée du lundi 7 décembre était une sorte de première mise en pratique de cette alliance potentielle entre partis d’opposition et le SPLM. De son côté, le régime de Khartoum affirme toujours vouloir collaborer avec tout le monde.
Plusieurs membres du Congrès national rappelant à qui veut l’entendre que nul n’a le droit de manifester sans avoir préalablement fait une demande d’autorisation au ministère de l’Intérieur, y compris Abbas Gumma, l’un des trois leaders SPLM arrêté hier matin et pourtant secrétaire d’Etat aux ministère de l’Intérieur.
La politique menée par Al Béchir est incohérente, tribaliste et raciste. Elle n'a pas d'avenir. Parallèlement, les USA ont pour objectif régional l'éclatement du Soudan afin d'en détacher les zones productrices de pétrole. Ils profitent de la colère légitime des opprimés pour encourager tous les mouvements qui sont susceptibles de favoriser leur projet.**************************************************************
Le lac Tchad, une manne en voie de disparition
07/12/2007
« Un jour, il n'y aura plus d'eau. Ni eau, ni poisson, ni commerce. » Le constat de Mohamat El Hadji Adam, un habitant de Bol, ville située au bord du lac Tchad, est sans appel. A 41 ans, il se souvient encore du temps où il arrivait jusqu'à son village. « Quand j'étais enfant, j'habitais à une quarantaine de kilomètres à l'est de Bol. En sortant de l'école, je pouvais aller me baigner. Maintenant, il me faudrait aller plus loin », raconte-t-il.
Selon une étude de la Banque mondiale parue en juillet, le Tchad fait partie des douze pays qui risquent d'être les plus touchés par la sécheresse à cause des changements climatiques. Le lac a perdu plus de 70 % de sa surface depuis les années 1960, d'après l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Une diminution dramatique pour la population. Le lac, qui s'étend sur le Tchad, le Niger, le Nigeria et le Cameroun, permet à 11 millions de personnes de vivre de la pêche et de l'agriculture, selon la FAO. Or, le manque de pluie dans la région se fait fortement ressentir. « Avant, trois fleuves tchadiens, un du Niger et un du Nigeria alimentaient le lac, explique le gouverneur de la région, Oumarou Yerima Djibrila. Mais maintenant, ce sont principalement le Chari et le Logone (Tchad), les autres se sont asséchés. »
Les habitants s'adaptent comme ils peuvent. Un piroguier, qui transporte hommes et marchandises vers le Nigeria, explique que lorsqu'il n'y a pas assez d'eau pour que son embarcation à moteur puisse passer, il doit utiliser des pagaies. Du côté des pêcheurs, la situation est critique. « La production diminue d'année en année, et on ne pêche que des petits poissons », confie l'un d'eux.
Les autorités tentent de mettre en œuvre des mesures et ont, par exemple, imposé aux pêcheurs d'utiliser certains types de filets. « L'homme est victime de ses excès et nous sommes tous responsables, affirme le gouverneur. Quand il y a un problème en matière d'écologie, il ne faut pas dire que ça vient des pays du Nord ou des pays du Sud. Nous devons être tous solidaires. »
Envoyée spéciale au Tchad, Sophie Cois
Ceci est un drame tchadien mais aussi africain. Nous souscrivons aux paroles du gouverneur Oumarou. Il ne sert à rien de rejeter sur les autres la responsabilité du problème.
Nous espérons qu' à Copenhague, la communauté internationale prendra en compte ce désastre. Si c'est le cas, nous espérons aussi que les financements éventuellement attribuées pour tenter de stopper le phénomène, ne seront pas confiés les yeux fermés à Déby et à ses pairs dictateurs africains. Il y aurait grand risque que cet argent soit immédiatement transformé en châteaux, appartements ou hôtels particuliers en Suisse, à Paris ou tout autre lieu qui aurait les faveurs de ces tristes voyous.
06/11/2009
Les neiges du mont Kilimanjaro pourraient disparaître d'ici 20 ans.
En Afrique, nul besoin d'être expert pour constater que le réchauffement climatique est déjà une réalité qui aggrave le sort des plus démunis: sécheresses ou inondations à répétition, progression des maladies, humains et animaux désemparés.
"Le temps a changé. Les pluies sont de plus en plus aléatoires et nos récoltes de plus en plus minces", témoigne Tuke Shika, un paysan du village éthiopien de Loke, devant ses champs de maïs désséchés. A quelques centaines de kilomètres de là, au milieu des acacias dénudés, les nomades Turkana du Kenya abattent leur cheptel décimé par la faim et la soif pour bénéficier d'une aide d'urgence.
"C'est la pire sécheresse depuis 1969, l'année où des dromadaires étaient déjà morts", se souvient une sexagénaire, Esta Ekouam. 23 millions de personnes souffrent actuellement de faim dans tout l'Est de l'Afrique en raison du manque de pluies. L'Afrique australe a au contraire été frappée par des inondations exceptionnelles en début d'année, tout comme la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, le 1er septembre dernier.
Continent le plus touché
Pourtant à l'origine d'à peine 4% des émissions de gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement climatique, l'Afrique est le continent le plus touché par ce phénomène. Même "s'il est encore difficile de faire la part des choses entre l'impact du changement climatique et le cycle normal d'événements météorologiques extrêmes qui caractérise l'Afrique", comme le rappelle Nick Nuttall, porte-parole du directeur du Programme des Nations Unies pour l'environnement, Achim Steiner.
Les glaces ont fondu à une telle vitesse qu'elles pourraient avoir totalement disparu d'ici vingt ans des plus hauts sommets du continent, le Kilimandjaro, le Mont Kenya ou le massif des Ruwenzori. Ce dernier massif en Ouganda a perdu depuis 1987 la moitié de ses glaciers, qui se déversent dans la rivière Semliki marquant la frontière entre l'Ouganda et la RD Congo.
Son cours a changé une centaine de fois depuis les années 60, la première fois peut-être que le changement climatique fait bouger une frontière. "Cela peut déboucher sur un conflit, car nous savons qu'il y a du pétrole autour (de la rivière)", s'inquiète Goreti Titutu, une chercheuse de l'Autorité ougandaise de gestion de l'environnement.
Paludisme
L'augmentation des températures fait également progresser le paludisme dans des régions où la fraîcheur le tenait jusqu'à présent éloigné, comme l'Ouest de l'Ouganda, le massif des Aberdares au Kenya ou certains sommets du Rwanda.
Les hommes ne sont pas les seuls touchés: les experts des parcs nationaux kényans constatent de plus en plus de comportements animaux anormaux, attribuables en partie au réchauffement selon eux: singes ou serpents poussés dans des maisons par la faim, éléphants qui ravagent des récoltes à la recherche de nourriture...
Au large de l'Afrique du Sud, la migration des sardines est désormais très pauvre une année sur deux en moyenne, l'eau étant devenue trop chaude pour ce poisson, ce qui menace à terme l'écosystème de la région.
Besoin d'aides
A Copenhague, l'Afrique réclamera le financement d'un fonds par les pays riches pour s'adapter à tous ces bouleversements. Une revendication soutenue par M. Steiner: "sommes-nous incapables de créer un partenariat financier qui protègera les citoyens du Kenya ou de toute autre nation développée des conséquences d'un phénomène dont ils ne sont en rien responsables?", s'interroge-t-il.
"Si le Nord ne coopère pas avec le Sud, nous serons tous des victimes, tous perdants", déclare en écho le Premier ministre kényan Raila Odinga.
L'Afrique et d'une manière générale les pays en développement ne contribuent que très peu à l'émission de gaz carbonique (CO2). Toutefois ces pays paient le tribu le plus lourd aux changements climatiques qui touchent la terre. Les scientifiques savent que si solution au problème il y a, elle sera globale. Les pays industrialisés doivent aider les pays du sud à se développer autrement tout en stoppant la déforestation. Les politiciens en auront-ils le courage ? Nous le souhaitons mais nous n'en sommes pas certains.
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La saisie du journal la Voix : Les vraies raisons de la décision de la
justice tchadienne
Le 6 Décembre 2009
Le tribunal de première instance de N’Djamena a ordonné la saisie automatique de toutes les publications de la Voix. Ce n’est pas une coïncidence. Trois jours avant la décision, un journaliste de la Voix Eloi Miandadji avait passé un temps au service de la police. A l’origine de l’interpellation, l’enquête sur l’usage abusif des véhicules administratifs. Maindadji venait d’interviewer le ministre de l’intérieur sur l’affaire. Lors de l’interpellation, les agents de la police ont saisi la carte mémoire de l’appareil photo du journaliste Maindadji, avant sa libération. Les motivations de la justice tchadienne n’ont rien avoir avec les raisons administratives comme le précise le HCC. Ils sont bel et bien d’ordre politique selon le conseiller juridique du journal Jean-Bernard Padaré. Par Lucie Umukundwa, pour le site de la Voix.
Après la condamnation de cette décision de la part de « Reporters Sans Frontières », qui considère que les menaces du ministre de l’Intérieur ont été mises en exécution, le président du HCC Moustapha Ali Alifei a affirmé à l'AFP, que le journal la Voix n’était pas en règle du point de vue administrative. "La Voix n'a pas de directeur de publication, ni de propriétaire fixe. Ils avaient deux mois pour régulariser la situation et ils ne l'ont pas fait", a précisé à l’AFP, le chef du HCC.
Pour le conseiller juridique du journal cette accusation n’est pas fondée « Les propriétaires du journal sont connus leurs noms figurent dans les statuts de la société, Innocent Ebodé est le directeur de publication nommé et consacré par le récépissé délivré par le procureur de la république », précise-t-il. Avant d’ajouter que l’hebdomadaire la Voix « ne compte pas baisser les bras » malgré les pressions.
Deux mois avant que le tribunal de N’Djamena n’ordonne la saisie de toutes publications du journal, Innocent Ebodé de nationalité camerounaise avait été expulsé par les autorités tchadiennes. Les raisons avancées par ces dernières, la présence irrégulière sur le sol du Tchad. Depuis vendredi, Innocent Ebodé qui était expulsé d’une façon illégale selon les organisations de la défense des droits des journalistes « Reporters Sans Frontières er Committee to Protected Journalists », est de retour au Tchad.
Estimant que la décision de la justice est injuste, l’équipe de l’hebdomadaire la Voix ne compte pas suspendre la publication du journal.
L’oppression des médias indépendants au Tchad est monnaie courante. Au moment où le tribunal de N’Djamena ordonne la saisie de la Voix, un autre directeur de publication du bi hebdomadaire N’Djamena bi Hebdo, Yaldet Begoto Oulatar est traîné en justice. Il doit comparaître le 8 décembre prochain devant le tribunal de première instance de N’Djamena pour avoir dénoncé les détournements de fonds de l’ancien ministre de l’eau Taher Sougoudi.
Nous en étions persuadés mais cela méritait d'être confirmé. Nous saluons la détermination des journalistes de "La Voix" et nous leur apportons tout notre soutien. Bon courage à tous !
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Accord sur la tenue des législatives en 2010
04/12/2009 - AFP
Opposition et gouvernement sont tombés d'accord sur la tenue d'élections législatives en 2010. Les cartes biométriques sont abandonnés pour permettre de tenir les délais.
La quasi-totalité des partis politiques tchadiens, représentant opposition et majorité, se sont mis d'accord vendredi, lors d'une réunion à N'Djamena sous l'égide du président Idriss Deby Itno, sur la tenue d'élections législatives en 2010.
"L'ensemble des partis politiques ont convenu de la tenue des élections en 2010", a résumé Ngarmadjal Gami, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) lors de cette rencontre au palais présidentiel.
Cartes biométriques abandonnées
Les discussions entre pouvoir et opposition achoppaient depuis plusieurs semaines sur l'établissement ou non de cartes biométriques pour les électeurs. Les deux parties ont convenu qu'il était matériellement impossible d'arriver à fabriquer ces cartes tout en tenant le calendrier prévoyant les législatives pour 2010. Elles se sont mises d'accord sur "un recensement informatisé" qui permettrait d'éviter doublons et fraudes.
"J'ai personnellement quelques craintes au regard de ce qui me paraît actuellement du "sur-place" : il y a un risque que nous ne puissions organiser une seule élection en 2010", a déclaré le président Deby, critiquant des retards pris à cause du débat sur les cartes biométriques mais aussi sur la publication des listes électorales.
"Aucune élection utilisant la carte biométrique ne pourra avoir lieu avant 2014 (. . . ). En tant que premiers responsables politiques de ce pays, nous n'avons pas le droit de décevoir les attentes de nos concitoyens", a-t-il conclu.
L'opposition adhère "pleinement"
Saleh Kebzaboh, porte-parole de la Coordinations des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC, coalition de l'opposition), a déclaré adhérer "pleinement" à l'échéance 2010. "Nous pensons qu'il est possible d'organiser un recensement informatisé fiable", a-t-il dit.
Le Tchad doit organiser une présidentielle en 2011.
Depuis l'arrivée au pouvoir d'Idriss Deby en 1990 au terme d'un coup d'Etat, les scrutins tchadiens ont été systématiquement contestés par l'opposition et la société civile. M. Deby a signé en août 2007 avec ses opposants, à l'exception des rebelles armés, un accord politique censé favoriser la démocratisation du régime.
Sans trop d'efforts, on peut comprendre qu'il n'y aura aucun scrutin en 2010. Déby a commencé la cuisine, il connaît parfaitement les recettes.
Le résultat sera bien entendu plus proche de la tambouille que de la haute gastronomie. Si tout cela est mené à son terme, les plats seront indigestes pour les Tchadiens; encore une fois.
L'important pour Déby est que la commission s'agite, afin de permettre à l'ineffable duo Sarkouchner d'afficher sa satisfaction devant tant de transparence et de démocratie.
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La presse muselée par le système Déby
Cette interdiction est liée à des "problèmes administratifs", selon le Haut conseil de la communication (HCC), organe de régulation des médias, alors que l'avocat du journal l'a attribuée à des "raisons politiques". La décision est exécutoire et l'appel interjeté par l'hebdomadaire n'est pas suspensif. La justice a estimé que le journal n'était pas en règle du point de vue administratif. "La Voix n'a pas de directeur de publication, ni de propriétaire fixe. Ils avaient deux mois pour régulariser la situation et ils ne l'ont pas fait", a affirmé à l'AFP Moustapha Ali Alifei, président du HCC, précisant que c'est la "justice qui a décidé et non le HCC". Pour l'avocat du journal, Jean-Bernard Padaré, "La Voix a satisfait à toutes les exigences de la loi. En réalité, c'est une décision politique du Premier ministre" Youssouf Saleh Abbas. Dans un communiqué, l'organisation Reporters Sans Frontières (RSF) a condamné cette décision, la qualifiant d'"infondée" et estimant qu'elle traduisait "une volonté réelle de faire fermer l'hebdomadaire". Le rédacteur en chef de l'hebdomadaire, Ebodé Innocent, de nationalité camerounaise, avait été expulsé du pays mi-octobre officiellement pour séjour irrégulier dans le pays. Cette expulsion s'est faite "sans raison légale", a dit RSF, qui avait déjà dénoncé cette décision "surprenante et injuste".Lancé au mois de mai, l'hebdomadaire qui emploie une dizaine de personnes tire à 2.000 exemplaires, un tirage important pour le Tchad.
le 3 décembre 2009
Le tribunal de N’Djamena a ordonné, le 3 décembre, l’exécution automatique de saisie de toutes les publications du journal La Voix. "Nous condamnons cette décision infondée qui traduit une volonté réelle de faire fermer l’hebdomadaire. Les menaces du ministre de l’Intérieur ont malheureusement été mises à exécution", a déclaré Reporters sans frontières. "C’est une décision politique et entachée d’irrégularités", s’insurge Maître Jean-Bernard Padaré, un des avocats du journal qui souhaite continuer la parution. Faute de pouvoir ordonner légalement la fermeture de ce journal privé, le tribunal de première instance a prononcé cette décision qui revient concrètement au même résultat. Le juge s’est fondé sur l’absence d’un directeur de publication pour motiver sa décision. Pourtant,La Voix en a un en la personne d’Innocent Ebodé, de nationalité camerounaise. Or, ce sont les autorités tchadiennes elles-mêmes qui l’ont expulsé du pays, le 14 octobre, sans raison légale. Selon nos informations, ce dernier se dirigerait vers le Tchad afin de contester cette décision.
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Il y a quelques jours, le tout puissant Maire de la ville de N'djaména, le buldozer Mahamat Zène Bada, a eu des sueurs froides et des vertiges qui ont failli le balancer à 180° au sol. Pour cause, le Maire de la capitale tchadienne a reçu, contre toute attente, la visite des Inspecteurs du ministère du contrôle d'Etat et de la moralisation publique. Rappelons pour commencer que le demi-frère de feu Maldom Bada Abbas, ne se sentait plus depuis que Deby lui a permis de raser des maisons et d'indemniser à sa guise, parfois selon la tête du citoyen. Mahamat Zène Bada se croyait sérieusement au rang des Itno sinon au moindre à celui des Younousmi, Bahar, Terda et autres gladiateurs que Deby a fabriqués de toutes pièces.
Alors, lorsqu'un beau jour les Inspecteurs du ministère du contrôle d'Etat poussent la porte de son bureau, le Maire de N'djaména ne croyait pas à ses yeux, qu'il faisait un cauchemar ? Mais que nenni, il a très vite dû se rendre à l'évidence que les contrôleurs sont bien là pour voir de plus prêt la gestion gabégique de la Mairie de N'djaména.
Surpris, effrayé voire sonné par cette visite inattendue et certainement impensable pour lui, le tout puissant Maire de la ville de N'djaména a perdu la langue pendant un laps de temps avant de se ressaisir et de proposer gentiment aux contrôleurs de revenir dans trois jours, temps qui lui permettra de mobiliser ses collaborateurs et de préparer les documents, car présentement ils ne sont pas du tout prêts pour un contrôle de leur gestion. Evidemment la requête a été magistralement rejetée en touche, les Inspecteurs ont d'abord précisé à Monsieur Zène Bada qu'ils ne sont pas sous ses ordres et qu'ils tiennent absolument commencer séance tenante. Ils affirment disposer suffisamment de temps pour vérifier de fond en comble la gestion de l'édile de la ville de N'djaména.
Paniqué et désarmé, Mahamat Zène Bada bondit sur son téléphone et ameute son mentor, le ministre des infrastructures, Adoum Younoussmi. Ce dernier déja éclaboussé dans diverses affaires scandaleuses, ne parvient pas à dissuader les envoyés du Ministre du contrôle d'Etat. Il demande à Zène Bada de venir le trouver à son bureau. Quelques heures plus tard, ils sont devant Deby. Younoussmi explique que le "Buldozer" municipal risque de gros ennuis si jamais on laisse faire ce contrôle maintenant. Deby feint de ne pas comprendre la situation et demande que Zène Bada prenne ses dispositions pour que ce contrôle se fasse dans les plus brefs délais.
Ouf ! le "Buldozer" municipal redémarre, il fonce vers la Mairie de N'djaména avec sur son toit le ministre des infrastructures brandissant la décision présidentielle. Arrivé sur place, le "Buldozer" municipal a failli écraser les véhicules des Agents contrôleurs stationnés devant la mairie. Ces derniers se retirent tranquillement en attendant le jour J.
Depuis, Mahamat Zène Bada ne dort plus et s'agite comme un vrai gladiateur. Il y a deux jours, Monsieur le Maire est passé à la Télé-Tchad pour une interview au cours de laquelle il a sommé les N'djaménois qui ont leur maison en bordure d'une route goudronée et dont les murs sont en terre battue (tiné) de les transformer illico presto en dur (construction en briques) et les peindre aux couleurs qui leur seront communiquées. En plus, ils devront daller la devanture de leur maison pour lutter contre l'ensablement de la chaussée. Nous vous proposons un petit extrait de cette interview.
Le journaliste : pensez-vous que tout le monde a le moyen financier pour lui permettre de se plier à votre injonction ?
Zène Bada : ça fait deux ans que la Mairie a prévenu les popalutions, maintenant nous pensons qu'il est temps de passer à l'action. Il n'y aura pas de dérogation et bientôt une descente sur le terrain sera effectuée par les agents municipaux. Des sanctions seront prises contre ceux qui ne coopèrent pas. Le Journaliste : on vous accuse de construire avec les larmes de la population ?
Zène Bada : on enfante toujours dans la douleur mais lorsque l'enfant arrive, c'est la joie dans la maison...
Les questions directes du Journaliste et les réponses spontanées et précises du Maire trahissent la transparence de cette interview. D'ailleurs, nous avons noté ce dernier temps des pseudo-interviews de ce genre proliférer dans la presse écrite. C'est dire que les laoukaras carburent à fond en ce moment.
Ailleurs, dans les pays pétroliers émergents, c'est une capitale flambant neuve qui est proposée. C'était le cas de Franceville, d'Abuja et maintenant de Malabo 2. Ici, Deby et son "Buldozer" municipal vous propose du colmatage, juste un trompe oeil. Tous les travaux (bâtiments, routes) entrepris à N'djaména et dans les provinces, ont une durée de vie de 3 ans. Déjà, on constate des fissures énormes sur les murs et des nids de poules sur la chuassée. Aussi, les initiateurs et exécutants de ces projets se sont bien gavés dans leurs réalisations. Demain, ils continueront à se remplir la panse avec des travaux d'entretiens interminables. Pauvre de vous !
Parions qu'avec l'approche des élections, Deby ne voudra plus s'encombrer d'un homme aussi impopulaire et haï. Une fois le sale boulot terminé, Deby l'enverra paître. Au pire des cas, c'est la prison qui attendra Mahamat Zène Bada. Lui qui est déjà mouillé dans le détournement des fonds de la CENI, sans oublier ceux de la Mairie qui pointent à l'horizon. Zène Bada pourra cogiter avec Kabadi et les autres sur le régime MPS tout en tendant l'oreille vers l'Est.
Dur, dur ! Il a déployé beaucoup de zèle Zène pour faire aussi bien que Déby en matière de vol, brutalité, cruauté ..... Et voilà le résultat de tous ses efforts ! C'est jamais bon de devoir son poste au bon vouloir d'un tyran.
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Africom: La coke va-t-elle supplanter l’AQMI ?
01/12/2009
Nous souhaitons que l'AFRICOM réussisse à détruire ces réseaux criminels. Toutefois, l'histoire nous a enseigné que les USA ont pour seul et unique objectif de défendre leurs intérêts, le sort des habitants des pays dans lesquels ils interviennent importe peu. L'histoire nous a aussi appris que pour atteindre leurs objectifs, les USA n'hésitent pas à faire alliance avec le diable et si nécessaire à le financer. Assez régulièrement, "chaïtane" qui n'est pas dupe se retourne contre eux. De Castro à Ben Laden en passant par Noriega, la liste des dictateurs et criminels un temps financés par la CIA est longue.
Ce qui est inquiétant dans cette affaire c'est qu'elle fait l'objet d'un soutien actif de Déby qui est dans tous les mauvais coups qui rapportent des US $, des €, voire des faux dinars de Bahrein.................Attendons la suite.
La première visite du patron de l'African Command (Africom) William Ward à Alger, les 25 et 26 novembre, s'est déroulée dans la bonne humeur. Jusqu’ici la lutte contre le terrorisme en général et Al Qaida au Maghreb Islamique en particulier était la priorité des priorités des actions américaines dans la région.
A cette fin un commandement spécial (Africom) a été crée et placé à Stuttgart sous le commandement du Général Willaim Ward. Ce dernier en visite cette semaine à Alger a déclaré que "Les activités terroristes et criminelles dans le Maghreb et la région du Sahel continuent d'être une menace pour toute la région et au delà de celle ci".
Evidemment le mot «criminelles» est nouveau dans le discours américains même si l’on est persuadé que le grand banditisme et le terrorisme s’imbriquent fortement dans cette région.
Alors Africom qui a commencé à devenir pleinement opérationnel en octobre 2007, avec plus de 1000 hommes mène le combat contre les groupes islamistes armés qui peuplent le désert du Sahara mais elle y a ajouté une nouvelle cible, la grande criminalité et notamment le trafic de la cocaïne. Officiellement, l’Africom fournit, notamment, une aide militaire et des entraînements aux pays de la bande saharo-sahélienne. Mais les Américains participent en réalité directement aux opérations militaires.
En dépit de l’opposition de plusieurs pays africains notamment l’Algérie, Washington ne désespère toujours pas d’implanter l’Africom en Afrique. « Les groupes terroristes sont constamment en mouvement. Beaucoup d’armes et beaucoup de combattants franchissent les frontières », explique le Lieutenant-colonel Randall Horton planificateur de la mission Trans-Sahara. «Nous travaillons avec des États partenaires pour sécuriser la zone», assure-t-il.
Le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger ont pris part officiellement aux programmes militaires américains. Les missions de l’Africom sont d’entraîner leurs troupes, de faire la chasse aux terroristes et d’effectuer des patrouilles de contrôle aux frontières par lesquelles transitent armes et drogues et enfin de faire de l’infiltration d’organisation terroristes. Officiellement, l’Algérie n’est pas partie prenante mais certains médias ont fait état de l’entraînement de forces spéciales algériennes par les Américains ainsi que d’un appui logistique à partir de la base secrète d’avions P3-Orion à Tamanrasset.
Il faut noter que ce branle bas militaro diplomatique américain survient au moment ou le désert du Sahara s’emplit de bruit de bottes et de vrombissement de moteurs d’avions de toutes origines. Il y a deux semaines l’armée mauritanienne avait mis sur pieds une opération de communication pour montrer qu’elle contrôlait désormais parfaitement la portion de territoire qui lui est dévolue.
Mais dans la foulée on annonçait deux crashs d’avion dans le grand Nord malien. Les Américains viennent d’atterrir clandestinement au nord du Mali pour traquer les islamistes armés. Un avion libyen vient de se poser dans le désert malien pour livrer des armes à l’armée malienne. Un avion américain en provenance de la Mauritanie se serait posé en catastrophe dans le nord du Mali. Début novembre, on se perdait en conjectures au sujet d’un Boeing qui se serait posé en catastrophe dans le sable du désert malien et dont o a retrouvé que le fuselage calciné.
Au sujet de ce dernier avion, un diplomate onusien basé à Dakar a déclaré que: « L’avion viendrait du Venezuela, il aurait déchargé de la cocaïne et autres produits illicites dans le nord du Mali, et il se serait écrasé au décollage ». Cette dernière information, est a rapprocher de toutes celles qui ces dernières années ont émaillé l’actualité. En 2006 un Cessna est retrouvé abandonné sur la cote mauritanienne après avoir redécollé sans autorisation de l’aéroport de Nouadhibou. A bord de l’appareil, une cargaison de plus d’une tonne de cocaïne et les enquêteurs diront que l’avion provient du Venezuela.
Quelques mois plus tard, un voilier de plaisance est arraisonné par la police sénégalaise sur la petite cote, à bord près d’une tonne de cocaïne en provenance d’Amérique latine, un autre chalutier arraisonné par la marine française au large du golfe de guinée est chargé lui aussi de coke . La fin du régime de Conté et l’assassinat du président Bissau guinéen Joao Bernardo Vieira laisse entrevoir l’ampleur de la pénétration des réseaux maffieux de la drogue dans ces pays et l’on parle de plusieurs vols nocturnes dans la ville guinéenne de Labé.
Pour le Boeing malien l’on a pu rapprocher cette information avec celle faisant état le 15, voire au 16 octobre 2009 d’un PA32, petit avion d’une dizaine de places, repéré par la tour de contrôle de Gao. Le pilote se dit en «détresse », et « se débrouille » pour atterrir sur une piste de fortune. L’avion était, en fait, en repérage. La scène se passe à 200 Km au nord de Gao, une route solide a été sommairement aménagée en piste d’atterrissage par un « ingénieur »qui voyage souvent en Mauritanie et qui est connu dans toute la région pour être un grand trafiquant devant l’éternel.
Le Boeing en question se serait donc tout bonnement posé sur « la piste », en deux heures les colis sont transbordés dans les véhicules 4X4 qui s’enfoncent aussitôt dans le désert à destination du Niger non sans prendre le temps de mettre le feu à l’appareil. Les pilotes de l’appareil s’en seraient allés tranquillement pour repartir de l’aéroport de Dakar ou Nouakchott.
Chemins complexes.
Plus de trois semaines après les faits, on ne connaît toujours pas avec précision les auteurs et complices de cette curieuse affaire. Cependant il est impensable que les trafiquants n’aient pas pu bénéficier de la complicité de personnes basées dans cette partie du Mali. Pour faire avancer l’enquête, l’aide des Etats-Unis sera précieuse. Les faits ont coïncidé avec l’arrivée dans la région de Gao, d’instructeurs américains chargés de former les soldats maliens dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
« Ils (américains) sont venus comme d’habitude avec leurs appareils sophistiqués, et ils sont en rapport avec leur base. «Je crois que depuis quatre jours, ils ont de nouveaux éléments précis sur l’affaire », ose une source malienne. Les Américains, les Européens, mais aussi les Libyens, sont sur les dents. Tripoli a dépêché une équipe de sept personnes, dont un pilote de chasse sur les lieux de l’épave. L’enjeu est connu : la drogue qui passe par le désert commun à plusieurs pays, est une bombe qui peut détruire toute la région.
Traditionnellement, dans la région la drogue emprunte des chemins complexes. La cocaïne après l’étape malienne, pénètre dans le désert nigérien. Très peu de personnes rencontrées. Les complicités locales font le reste, les trafiquants, traversent le Tchad, et entrent en Libye. La traversée de ce pays est pourtant périlleuse. L’armée libyenne réserve aux trafiquants un traitement expéditif: Elle détruit à l’arme lourde, les véhicules, la drogue et les transporteurs. Bref, lorsque la marchandise franchit le cap du sud de la Libye elle se retrouve en Egypte, dernière étape avant la remontée vers l’Europe.
Grâce aux millions de touristes qui visitent ce pays et parmi lesquelles se cache une multitude de petits porteurs appelés dans le jargon « fourmis ». La cargaison de l’avion brûlé au nord du Mali et celles qui sont passées par la Mauritanie (Surtout depuis que l’Espagne a instauré un contrôle pointilleux sur les containers de poisson en provenance de la Mauritanie) ont en toute vraisemblance, suivi cet itinéraire.
Le Quotidien de Nouakchott / Bouna Cherif